• Tout savoir sur notre second cerveau

    Quelques indispensables notions d'anatomie et de physiologie du tube digestif .

    << Ben mon côlon ! >> (1/2)

    Savoir ce qu'on a vraiment dans le ventre ...

    Les aliments parcourent un long trajet pour aller de la bouche à l'anus . Mais ils sont loin de traverser un vulgaire boyau comme on l'a longtemps imaginé . Ils empruntent en réalité un trajet particulièrement sinueux et sophistiqué , ponctué d'étapes dont chacune est indispensable au résultat final . L'appareil digestif est avant tout responsable de la transformation de la nourriture ingérée .Il permet la dégradation des aliments en nutriments, petites molécules absorbables , et leur  assimilation au niveau de l'intestin afin de procurer à l'organisme l'énergie nécessaire à son fonctionnement . Il se compose de deux éléments, la bouche et le tube digestif proprement dit .

    La cavité buccale assume deux fonctions complémentaires ; l'une mécanique , l'autre chimique .

    Le découpage et le broyage mécanique des aliments jouent un rôle essentiel dans la digestion à condition que la mastication - phase d'apparence banale mais véritablement déterminante - soit effective et efficace .

    La production, elle aussi primordiale , d'environ un litre et demi de salive par jour ; celle-ci libère une substance protéique antibactérienne - mucine - , digère en partie les amidons et informe les papilles de l'arrivée imminente d'un aliment , ce qui déclenche la production des enzymes nécessaire à la digestion . La salive libère également une substance  proche chimiquement de la morphine , qui nous apaise et nous incite probablement à croquer quelque chose lorsque nous sommes angoissés .

    Le transport des aliments vers l'œsophage , puis leur progression jusqu'à l'estomac se fait sur un trajet d'environ 30 cm . Nous avons tous connu au moins une fois cette sensation fort déplaisante voire angoissante d'une gélule  ou d'un petit bout d'aliment qui reste coincé et ne descend pas . Certains patients présentent de façon chronique ces spasmes œsophagiens fort désagréables , souvent liés au stress er à une mauvaise hygiène de vie .

    Nous pouvons d'ores et déjà vous prodiguer deux conseils importants ;

    Vous ne devez jamais avaler un médicament sans eau , le simple mouvement de la tête vers l'arrière ne suffit pas ;

    Vous devez toujours mastiquer un aliment même s'il vous paraît mou .

    A quoi servent les enzymes digestives ?

    Comment résumer la phase de digestion des aliments ?

    Les enzymes digestives jouent un rôle capital dans la digestion ;

    l'amylase dans la bouche , la pepsine dans l'estomac, l'amylase du pancréas , la lactase dans le côlon . Elles permettent la dégradation et donc la transformation des aliments . En leur absence , les fruits et légumes fermentent , la viande putréfie , ce qui est susceptible d'entrainer des difficultés de digestion et surtout un déséquilibre de l'écosystème intestinal à l'origine de tout un processus pathologique sr lequel nous reviendrons longuement .

    La digestion sert à transformer par une action mécanique ( mastication, motricité intestinale ...) et chimique  enzymes, sécrétions diverses...) les aliments ingérés en macronutriments énergétiques (sucres, graisses, protéines ) et micronutriments métaboliques ( acides aminés, acides gras essentiels , oligo-éléments , vitamines ...)qui peuvent alors être assimilés et fournir à l'organisme l'énergie dont il a besoin pour fabriquer , fonctionner , renouveler ses cellules - ce que fait la muqueuse intestinale tous les deux jours .

    Votre repas , composé d'aliments plutôt durs que liquides , doit être pris dans le calme , en prenant votre temps , sans accomplir une autre tâche parasite ( pianoter sur votre ordinateur, ou votre téléphone portable , lire un journal , rédiger vos mails ...) en mastiquant longuement . Vous ne devez pas mettre votre langue dans votre poche mais au contraire la tourner quinze fois dans votre bouche avant d'avaler l'aliment soigneusement broyé . C'est le seul moyen de produire de la salive , antibactérienne et très alcaline - le contraire d'acide - donc protectrice de l'œsophage . Certaines intolérances aux légumes relèvent en réalité d'une mastication insuffisante ;les fibres les plus dures résistent à leur passage dans le haut du tube digestif ( bouche, œsophage, estomac , duodénum ) puis dans l'intestin grêle et arrivent inattaquées dans le côlon ; le bactéries tentent alors de les digérer avec pour conséquence fréquentes des gaz , des douleurs abdominales , des difficultés de digestion .

    Mastiquer et manger est un acte simple , essentiel et apparemment compliqué pour la plupart des actifs qui avalent sur le pouce , debout dans la rue , un sandwich, un kébab ou une pizza en quatre bouchées et moins de trois minutes .


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  • Existe -t-il des recette miracles pour l'aider à faire ses nuits plus vite ?

    Même si la capacité des bébés à<<faire leurs nuits >>dépend au début du moins de facteurs biologiques , il existe des astuces pratiques et concrètes pour l'aider  à passer le cap plus vite .

     Rassurez-le encore et toujours ! Pour votre bébé la nuit est avant tout synonyme de séparation . C'est un apprentissage quotidien dans lequel vous avez un rôle important à jouer.

    Accordez-lui une attention pleine et entière la journée , au moment où vous êtes disponible pour lui , afin qu'il ne ressente pas le manque et la frustration le soir venu . L'idée est de l'aider à mieux gérer la séparation que représente la nuit de sommeil .

    Mettez en place un petit rituel du coucher dès l'âge de 2 ou 3 mois . Au début , ce rituel peut être tout simple ; on prend le bain , on met le pyjama , on chante une berceuse , on fait un gros câlin ... Et hop au dodo ! Pour les tout-petits , ce sont autant de repères qui rassurent et apaisent .

    Adoptez des rythmes fixes la journée aussi. Les bébés ont besoin d'avoir des repères , cela les rassure et les apaise , on appelle cela << les donneurs de temps >> . Il peut s'agir de l'heure des repas , des promenades, des jeux, du bain , etc... Cela leur permet d'apprendre aussi , petit à petit , à se repérer dans le temps . Essayez de respecter un emploi du temps à peu près identique chaque jour . 

    Aidez-le à faire la différence entre le jour et la nuit afin qu'il puisse tout doucement réguler son rythme biologique .

    Détendez-vous ; votre état de stress à des répercussions sur votre bébé . Plus vous serez serein , plus votre bébé le sera aussi et mieux il dormira .

    Les bébés français ; des modèles à suivre ?

    Selon une étude récente menée par Pampers les bébés français font leurs nuits avant l'âge de 5 mois .Ils ne seraient que 41 % au Royaume-Uni et 35 % en Allemagne .

    En France , l'âge moyen des bébés qui commencent à faire leurs nuits est de 5,3 mois contre 6,9 mois au Royaume-Uni et 8,3 mois en Allemagne . L'étude nous apprend aussi que l'un des principaux facteurs qui peuvent venir perturber les nuits d'un bébé est les poussées dentaires (23 % des mamans françaises interrogées) , suivi par une couche mouillée (15 <ù ) et la faim (14 %)  . Source : Quand va -t-il (enfin) faire ses nuits ? Editions Leduc au prix de 15 €

    Le sommeil chez bébé (2/2)

     

     


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  • Une innovation majeure pour les malades

    Une technique pour reconditionner des poumons et les rendre disponibles à la greffe a été mise au point à l'hôpital Foch de Suresnes

    Greffe de poumon ...

    Une technique nouvelle, mise au point à l'hôpital Foch de Suresnes, permet de remettre en état des poumons pour les proposer à la transplantation.

    C'est une innovation extraordinaire grâce à laquelle on peut augmenter le nombre de greffes de poumon et réduire les délais d'attente pour les malades. Une méthode mise au point et testée à l'hôpital Foch de Suresnes, en banlieue parisienne, qui permet de remettre en état des poumons qui, jusqu'à présent, été refusés car ils étaient jugés de mauvaise qualité. Cette technique a fait l'objet d'une étude clinique et le résultat est très positif. 

    "Pour faire simple, on a un organe non-transplantable que l’on rend transplantable au moment du prélèvement, grâce à une machine de reconditionnement. On a réalisé 45 transplantations grâce à cette technique. Ce poumon reboosté, une fois implanté donne des résultats excellents. On est à plus de 90 % de survie aujourd’hui." — Le docteur Edouard Sage, chirurgien thoracique à l'hôpital Foch de Suresnes.

    Pour répondre aux besoins, il faudrait réaliser en France 400 transplantations de poumons par an. Or, on ne dispose chaque année que de 60 à 80 poumons répondant à tous les critères pour être greffées. En 2013, 29 patients qui avaient un besoin urgent de greffe sont décédés fautes de greffons disponibles. D'où l'intérêt de cette technique qui permet de greffer des poumons même s'ils ne sont pas en parfait état.

    Reste un problème : ce reconditionnement engendre des frais supplémentaires de l'ordre de 15.000 euros. Ils sont aujourd'hui pris en charge par les associations de patients. Des démarches sont en cours pour qu'ils soient remboursés. (Source : france info .par Bruno Rougier jeudi 12 mai 2016 22:16, mis à jour le vendredi 13 mai 2016 à 06h51


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  • Une greffe de foie entre deux personnes séropositives réussie aux HUG

    Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont réalisé une première mondiale: une greffe de foie entre deux personnes atteintes du sida. Six mois après l’opération, le patient receveur se porte bien.

    Une greffe de foie entre ...

    L’expérience est présentée comme une première mondiale aux hôpitaux universitaires de Genève… Un foie transplanté d’un donneur porteur du VIH à un receveur également séropositif. Six mois plus tard, les HUG tiraient lundi un premier bilan de l’expérience.

    Dans le cas présenté ce matin, le donneur, était, comme le receveur, un malade séropositif de longue date. Il a fait don de ses organes à son décès, survenu après une hémorragie cérébrale. L’équipe médicale des HUG a disposé d’un minimum de temps pour agir, sans pouvoir se référer à une expérience antérieure ailleurs dans le monde. Le professeure Alexandra Calmy, responsable de l’unité VIH, parle d’un réel défi médical :

    Un succès rendu possible grâce au cadre légal qu’offre notre pays. La Suisse est en effet depuis 2007 est un des rares états au monde à autoriser la greffe d’organes entre deux personnes séropositives. Christian Van Delden, responsable du service des maladies infectieuses :

    Notez que 2 personnes meurent chaque semaine en Suisse faute de don d’organe. ( Source : one Fm article de Ghufran Bron )


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  • Israël : invention d’un patch cardiaque révolutionnaire

     Patch cardiaque...

    Le Dr. Tal Dvir et son doctorant Ron Feiner du Département de microbiologie moléculaire et biotechnologie de l’Université de Tel-Aviv ont mis au point un patch organique contrôlable à distance pour réparer les tissus cardiaques endommagés. Le nouveau patch, qui combine électronique et tissus vivants est susceptible de révolutionner la recherche cardiaque et de constituer dans un avenir proche une alternative aux problématiques greffes du cœur. La recherche a été publiée le 14 mars 2016 dans la revue Nature Materials.

    Contrairement aux autres cellules du corps, les cellules cardiaques ne se reconstituent pas. Aussi la cicatrice qui se créé après un incident cardiaque persiste-t-elle, diminuant les capacités de fonctionnement du cœur. Aujourd’hui la seule solution est la transplantation, mais les listes d’attente sont longues, alors qu’on estime que la moitié des patients ayant subi une atteinte cardiaque sérieuse meurent dans les 5 années qui suivent.

    Le “patch cardiaque cyborg” de l’Université de Tel-Aviv pourra bientôt constituer une alternative. Combinant composants organiques et électroniques, il possède des capacités qui dépassent celles du tissu cardiaque humain: comme lui, il se contracte et se dilate, mais en plus, il se régule comme une machine.

    “Avec ce patch cardiaque, nous avons intégré l’électronique et les tissus vivants”, commente le Dr. Dvir. “Cela fait très science-fiction, mais c’est une réalité, et nous pensons que cela va faire avancer la recherche cardiaque d’un grand pas. Jusqu’à présent, on pouvait fabriquer des tissus cardiaques organiques, et les résultats obtenus étaient mitigés. A présent, nous avons produit un tissu bionique viable qui assure un fonctionnement correct du tissu cardiaque”.

    Le laboratoire d’ingénierie tissulaire et de médecine régénérative du Dr. Dvir à l’Université de Tel-Aviv est depuis ces cinq dernières années à l’avant-garde de la recherche en cardiologie, travaillant au développement de substituts fonctionnels des tissus endommagés de manière permanente par les crises et les maladies cardiaques à l’aide d’outils nano-technologiques sophistiqués. Le nouveau “patch cardiaque cyborg”  remplace non seulement le tissu organique, mais assure également son bon fonctionnement grâce à un système de surveillance à distance.

    “Nous avons d’abord veillé à ce que les cellules du patch soient capable de se contracter et de se dilater comme le tissu cardiaque, d’où la nécessité d’utiliser des matériaux organiques, explique le Dr. Dvir. “Mais il était tout aussi important de pouvoir vérifier ce qui se passe dans ce patch après sa pose, et de réguler son fonctionnement. Nous voulions également être en mesure de délivrer des médicaments directement au cœur à partir du patch pour améliorer son intégration dans le corps du patient”.

    Pour créer ce nouveau patch bionique, les chercheurs fabriquent une structure biologique qui contient à la fois des cellules souches prélevées sur le patient lui-même (afin que le patch soit bien accepté par l’organisme), des nano-molécules d’or qui améliorent la stimulation électrique, et des polymères électro actifs capables de délivrer des médicaments sur demande. Le patch est créé au moyen d’une imprimante 3D. L’une des innovations de la recherche est l’intégration de composants électroniques qui transforment le patch en “cyber-tissu” possédant des capacités améliorées. Après la greffe du patch par opération, le médecin peut suivre et contrôler son activité à distance au moyen d’impulsions électroniques. “Imaginez qu’un patient assis chez lui, ne se sente pas bien”, explique le Dr. Dvir. “Son médecin sera en mesure de se connecter à son ordinateur et au dossier de ce patient en temps réel; il pourra visualiser les données envoyées à distance à partir de capteurs implantés dans le tissu du patch, évaluer exactement ce qui se passe dans l’organisme du patient, et activer de loin les médicaments nécessaires”.

    “L’objectif à long terme est que le patch cardiaque puisse s’autoréguler. En d’autres termes, s’il détecte une inflammation, il délivrera un médicament anti-inflammatoire. S’il détecte un manque d’oxygène, il libérera des molécules qui améliorent la formation des vaisseaux sanguins etc.”.

    Le Dr. Dvir examine actuellement comment ce concept pourrait s’appliquer au cerveau et la moelle épinière pour traiter les affections neurologiques. “Il s’agit certainement d’une percée. Mais je ne conseillerais pas pour autant de se jeter sur des cheeseburgers ou d’abandonner tout sport. La mise en pratique de cette technologie peut prendre un certain temps. Entretemps, un mode de vie sain est toujours la meilleure façon de conserver son cœur en bonne santé”.


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  • Première étude démontrant un lien entre Zika et le syndrome neurologique Guillain-Barré

    Virus Zika (2)

    Le virus Zika qui sévit en Amérique du Sud, fortement soupçonné de provoquer des malformations chez les bébés, nés de mères infectées, peut aussi déclencher un trouble neurologique grave, le syndrome de Guillain-Barré, selon des chercheurs.

    Il s'agit de "la première démonstration d'un lien entre le virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré", souligne le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité d'Épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur à Paris, qui a coordonné l'étude publiée mardi dans la revue médicale The Lancet.

    L'étude a été réalisée à partir de données recueillies en Polynésie française, où une épidémie Zika, entre octobre 2013 et avril 2014, a touché les deux-tiers de la population.

    La maladie provoque, dans 20 à 30% des cas une défaillance respiratoire et, dans les pays riches, environ 5% de décès. Ce syndrome neurologique rare est observé à la suite d'autres infections virales (grippe, dengue, virus du Nil occidental...) mais également de façon non négligeable, à la suite d'une infection bactérienne (Campylobacter).

    Avec plus de 1,5 million de cas au Brésil, et plusieurs milliers ailleurs, dont déjà plus de 40.000 cas en Colombie, les chercheurs mettent en garde sur les risques de voir les capacités de soins intensifs dépassées, en particulier en dehors des cités urbaines.

    "Dans les zones qui vont être touchées par l'épidémie de virus Zika, il faut penser, quand c'est possible, à renforcer les capacités en soins intensifs parce qu'on sait qu'un certain nombre de patients vont développer un SGB et parmi eux, 30% vont en avoir besoin, notamment pour une assistance respiratoire", dit à l'AFP le Pr Fontanet.

    Toutefois dans la grande majorité des cas, l'infection par le virus Zika, contre laquelle il n'existe ni vaccin, ni traitement curatif, est bénigne, rappelle l'épidémiologiste.

    Le syndrome de Guillain-Barré (SGB), pouvant entraîner à la fois une paralysie des membres et une atteinte respiratoire, a été diagnostiqué chez 42 patients, dont 16 sont passés en réanimation pour avoir une assistance respiratoire. Aucun n'est mort.

    "Le risque de développer un syndrome de Guillain-Barré a été estimé à 2,4 pour 10.000 infections par le virus Zika", note le Pr Fontanet.

    - 'Trois évidences' -

    Les chercheurs estiment avoir écarté un rôle de la dengue dans la survenue de ces atteintes neurologiques.

    Ils relèvent également qu'une infection par la dengue dans le passé n'augmente pas le risque de faire un SGB parmi les patients infectés par le virus Zika. Une crainte qui a été exprimée car les régions touchées par Zika le sont souvent aussi par la dengue.

    Pour le Pr Fontanet, les liens sont aussi forts que lorsque l'on dit que "le tabac cause le cancer du poumon", même si l'étude ne permet pas d'expliquer le mécanisme par lequel le virus entraîne le syndrome neurologique.

    L'affirmation repose sur trois évidences, dit-il, citant l'augmentation des cas du syndrome pendant l'épidémie polynésienne - leur nombre a été multiplié par vingt par rapport aux taux habituels -- et les signes évocateurs d'infection Zika une semaine avant le début des signes neurologiques.

    Et, ajoute-t-il, parce qu'"on a retrouvé la présence récente du virus Zika chez 100% des patients atteints de Guillain-Barré" avec des tests sanguins à la recherche d'anticorps et "que chez 93% de ces patients, ces anticorps étaient d'apparition récente".

    L'étude est salué par certains experts. "Cette étude fournit la preuve la plus convaincante à ce jour d'un lien causal entre l'infection par le virus Zika et le syndrome neurologique de Guillain-Barré", déclare Jeremy Farrar, directeur du Wellcome Trust en Grande-Bretagne.

    "L'ampleur de la crise qui se déroule en Amérique latine nous a tous pris par surprise, et nous devons être prêts à faire face à d'autres complications imprévues... dans les semaines et les mois à venir", a-t-il dit.

    D'autres sont plus circonspects, jugeant que les résultats ne sont pas concluants et ne peuvent s'appliquer directement à d'autres régions touchées. "Il faudra encore beaucoup travailler avant que les mêmes conclusions puissent être étendues à l'épidémie Zika en Amérique du Sud", selon Peter Barlow, porte-parole de la British Society for Immunology. (Source AFP du 01 030 2016)

    Voir aussi l'article

    http://don-de-vie-62.eklablog.com/virus-zika-a124812776


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    Le CHU de Toulouse réalise une première greffe de flore intestinale

    Nouvelle prouesse du CHU de Toulouse, qui a réalisé en décembre 2015 la première greffe de flore intestinale, aussi appelée microbiote. Une solution contre les infections du côlon.

    Première greffe de flore intestinale

    Le CHU multiplie les premières ces derniers mois. En octobre 2015 a eu lieu la première greffe de flore intestinale au CHU de Toulouse, suivie d’une deuxième transplantation en décembre. Cette opération a été effectuée sur des patients immunodéprimés (autrement dit, au système immunitaire défaillant), souffrant d’une infection « Clostridium Difficile » (une inflammation du côlon).

    Il s’agit d’une nouvelle prouesse pour le CHU toulousain, qui avait déjà réalisé l’implantation du plus petit pacemaker au monde.

    La flore intestinale, élément métabolique essentiel

    Le microbiote intestinal constitue une barrière naturelle aux bactéries et permet un bon fonctionnement du métabolisme. Il a également un impact sur le système nerveux et agit directement sur le cerveau.

    Les infections du côlon, impliquant souvent une colectomie (ablation), empêche la restauration de cette flore intestinale. Un tel dérèglement ne peut être corrigé à l’aide d’antibiotiques, qui entérinent la détérioration du microbiote.

    C’est le professeur Laurent Aric, chef du service interne de l’hôpital de Purpan, qui a relevé ce défi thérapeutique. Pour ce faire il a procédé à l’implantation d’un microbiote fécal. Les deux patients greffés n’ont, à ce jour, pas connus de récidive infectieuse. ( Source : actu côté Toulouse du 24 02 2016. Article de Mélanie Volland )

     


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  •  une avancée majeure réalisée à Limoges grâce à une souris

    Maladie de Berger

    L'équipe limougeaude a travaillé sur une souris transgénique capable de mimer ce qui se passer sur les reins d'une personne atteinte de la maladie de Berger : un modèle unique au monde. - Photo Pascal Lachenaud

    Des chercheurs limougeauds ont réussi à mettre au point un modèle animal capable de reproduire cette grave maladie rénale. Aucune équipe au monde n'y était jusqu’à présent parvenue.

    « On l’appelle la maladie des hypothèses parce qu’on ne sait pas pourquoi elle se développe », explique Jean-Claude Aldigier, professeur de néphrologie au CHU de Limoges. Ce chercheur et toute une équipe du laboratoire d’immunologie labellisé CNRS de Michel Cogné ont pourtant franchi un grand pas, qu’ils s’apprêtent à publier prochainement dans la plus importante revue scientifique mondiale sur le rein : le Journal of the American society of nephrology.

    Aux Etats-Unis, en Allemagne, au Japon, des chercheurs travaillent sur des modèles expérimentaux chez les animaux mais aucun jusqu’à présent ne correspondait exactement à cette maladie rénale chez l’homme. Aucun, sauf celui mis au point à Limoges.

    Découvrir l’origine

    « Nous avons imaginé une souris transgénique capable de fabriquer de l’immunoglobuline A (IgA) humaine, laquelle s’est déposée sur le rein, mimant ce qui se passe chez l’homme atteint par cette pathologie », explique le professeur Aldigier. Une piste unique explorée, donc, pour essayer de comprendre la cause de la maladie de Berger, qui doit son nom au médecin qui l’a décrite à l’hôpital Necker en 1968.

    Mais qu’est-ce que l’IgA ? « En fait, pour nous défendre contre les agressions bactériennes ou virales, nous produisons des anticorps, les immunoglobulines, qui sont de plusieurs classes : M, D G, E et A. Ces immunoglobulines sont fabriquées par les lymphocytes B et au cours de la maladie de Berger, l’immunoglobuline A se dépose sur le rein. Or, dans la moitié des cas, ces dépôts provoquent la destruction des reins. Grâce au modèle que nous avons développé, nous avons pu étudier les caractéristiques de cette IgA. Le but est maintenant de découvrir l’élément déclencheur de la lésion rénale, l’origine de l’anomalie dans le fonctionnement des lymphocytes B pour qu’ils fabriquent une immunoglobuline A anormale. »

    D’autres expériences sont en cours à Limoges pour répondre à ces questions. Ces manipulations sont financées dans le cadre de la chaire d’immuno-pathologie rénale créée début 2015 entre l’Alurad (Association limousine pour l’utilisation du rein artificiel à domicile) et la fondation partenariale de l’université de Limoges. ( Source : lepopulaire.fr du 28 01 2016)


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  • Découverte d'une enzyme contre l'excès de sucre, une possible arme anti-diabète  

    Une enzyme anti-diabète

    Cette enzyme neutralise les effets toxiques des excès de sucre dans l'organisme en régulant l'utilisation du glucose et des lipides par différents organes. Elle pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le diabète et l'obésité.

    La découverte d'une enzyme qui neutralise les effets toxiques des excès de sucre dans l'organisme en régulant l'utilisation du glucose et des lipides par différents organes pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le diabète et l'obésité. Cet enzyme, appelée glycérol-3-phosphate-phosphatase (G3PP) dont on ignorait jusqu'alors l'existence dans les cellules des mammifères, joue un rôle clé pour éliminer les effets d'un excès de sucre, expliquent ces chercheurs dont les travaux sont dirigés par Marc Prentki et Murthy Madiraju du Centre de recherche du centre hospitalier de l'université de Montréal (Canada). Cette avancée est publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (article en anglais).

    Lorsque le glucose est anormalement élevé dans l'organisme, le glycérol-3-phosphate dérivé du glucose atteint des taux excessifs dans les cellules ce qui peut provoquer des dommages aux tissus.

    "Nous avons constaté que la G3PP peut dégrader une grande partie de ce glycérol-3-phosphate en excès et le détourner de la cellule, de sorte que les cellules bêta pancréatiques productrices d'insuline et les divers organes sont protégés des effets toxiques d'un niveau élevé de glucose", explique Marc Prentki, professeur à l'Université de Montréal. Le glucose et les acides gras sont les principaux nutriments des cellules des mammifères.

    Obésité, diabète adulte et pathologie cardiovasculaires en cas de dérèglements

    Leur utilisation dans les cellules régule de nombreux processus physiologiques comme la sécrétion d'insuline par le pancréas, de glucose dans le foie, le stockage des lipides dans les tissus adipeux et le métabolisme des nutriments pour produire de l'énergie. Un dérèglement de ces processus provoque l'obésité, du diabète adulte (type 2) et des pathologie cardiovasculaires. L'insuline est une hormone clé produite par les cellules du pancréas pour réguler l'utilisation du glucose et des lipides.

    Si ces cellules sont exposées à trop de glucose et d'acides gras, les mêmes nutriments deviennent toxiques et les altèrent, provoquant leur dysfonctionnement et le diabète. L'enzyme G3PP est de ce fait essentielle au bon fonctionnement du métabolisme en étant nécessaire à la fois pour la production d'énergie et la formation des lipides, soulignent ces scientifiques. Les résultats de ces travaux offrent une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre l'obésité, le diabète et le syndrome métabolique, estiment ces chercheurs.

    Pour cela ils s'efforcent de trouver "de petites molécules capables d'activer l'enzyme G3PP", ce qui en cas de succès et après des tests concluants sur des animaux, constitueraient une classe entièrement nouvelle de traitement contre le diabète et l'obésité. ( Source : Francetv Info du 11 01 2016)


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  • Mucoviscidose. Des patients vont tester une nouvelle molécule

    L'hôpital de Brest pilote une étude clinique sur la roscovitine. Les résultats sont attendus dans le courant de l'année.

    Mucoviscidose

    Le centre hospitalier régional universitaire de Brest, le Centre de ressources et de compétences de la mucoviscidose (CRCM) de la Fondation ildys à Roscoff, et la société ManRos Therapeutics, ont annoncé le lancement d’une étude clinique visant à évaluer la bonne tolérance et les effets d’une nouvelle molécule (la « roscovitine ») pour le traitement de la mucoviscidose.

    7 000 personnes touchées en France

    Des études précliniques menées en France et aux Etats-Unis conduisent à penser que la roscovitine pourrait constituer un traitement efficace dans la mucoviscidose qui touche près de 70 000 personnes dans le monde et 7 000 en France.

    Selon ses promoteurs, la roscovitine pourrait à la fois "corriger en partie la principale mutation génétique responsable de la mucoviscidose" ; "renforcer les capacités bactéricides des patients atteints de mucoviscidose pour les aider à lutter contre les infections chroniques dont ils sont l’objet" ; "agir comme un agent anti-inflammatoire"  ; "avoir un effet analgésique vis-à-vis des douleurs chroniques associées à la mucoviscidose".

    36 patients

    L’étude clinique qui démarre incluera 36 patients adultes atteints de la mucoviscidose. Ils recevront différentes doses de traitement pendant près d’un mois. Neuf centres hospitaliers spécialisés dans la mucoviscidose seront impliqués dans cette étude à Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Paris, Rennes, Roscoff, Suresnes et Toulouse. Les premiers résultats sont attendus fin 2016. ( source : Ouest France du 06 01 2016)


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