• Les zoonoses

    Les zoonoses sont les maladies communes aux hommes et aux animaux.
    La faune sauvage peut en être le réservoir ou (et) le vecteur de très nombreuses et de nature variée (virales, bactériennes, parasitaires), certaines sont plus dangereuses par leur virulence et leur dispersion sournoise à travers quelques espéces animales sauvages qui ont tendance à croiser l'homme de plus en plus fréquemment .

  •  Bactéries  (Mycobacterium bovis, M. tuberculosis, M.africanum) de la famille des mycobactéries.

     

    Épidémiologie chez l'homme  

    Transmission de la tuberculose

    Par inhalation : en respirant des aérosols contaminés (animaux "tousseurs"), ou des poussières infectées de l'environnement des animaux.

    Par blessure ou piqûre : en manipulant des objets contaminés ou des lésions tuberculeuses d'animaux à l'abattoir.

    Par ingestion : en particulier de lait d'animaux contaminés, cru ou insuffisamment traité par la chaleur.

    Fréquence des cas

    Tuberculose d'origine animale à Mycobacterium bovis : en métropole, une cinquantaine de cas, remontant le plus souvent à une contamination ancienne.

    Pas de cas dans les DOM.

    En France, les 6 000 à 7 000 nouveaux cas par an de tuberculoses par contamination humaine ne sont pas des zoonoses.

    Activités professionnelles à risque

    Contact avec :

    Des animaux vivants : professionnels des élevages, du commerce d'animaux (y compris de compagnie), vétérinaires …

    Des animaux morts ou abattus : employés d'abattoirs, d'équarrissage, garde-chasses…

    Toutes les activités favorisant la promiscuité homme-animal : un séjour prolongé, répété dans un local où vit un animal infecté peut suffire à contaminer une personne par inhalation d'aérosols ou de poussières infectés.

    Symptômes et évolution

    La tuberculose à M. bovis (transmission animale) est, dans 80 pour cent des cas, à localisation extra-pulmonaire, en particulier rénale.

    D'abord sans symptôme, elle se signale par une fièvre modérée, une fatigue générale, un amaigrissement et des symptômes qui dépendent de la localisation infectieuse.

    Des inoculations accidentelles lors d'expositions professionnelles, peuvent conduire à des formes localisées (ganglion, atteinte articulaire…).

    (Pour mémoire, la tuberculose à M. tuberculosis - transmission interhumaine - est surtout pulmonaire.)

    timbre tuberculeuxPhoto d'un timbre qui était vendu au profit du comité national de défense contre la tuberculose

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par la tuberculose

    Toutes les espèces animales, y compris les animaux de compagnie ou sauvages (singes, cervidés…) :

     M. bovis infecte principalement les bovins,

     M. tuberculosis infecte principalement l'Homme.

        Distribution géographique et fréquence des cas de tuberculose  

    France : déclarée officiellement indemne de tuberculose bovine depuis 2001.

    Faune sauvage : cas signalés surtout chez des cervidés (cerfs, daims, chevreuils).

        Transmission de la tuberculose  

     Par les animaux infectés, qu'ils soient malades ou non.

     Par inhalation de gouttelettes émises lors de la toux, ou d'aérosols contaminés.

     Par ingestion : lait, eau d'abreuvement, fourrage, pierre à lécher... contaminés.

     Par blessure avec des objets contaminés (ustensiles d'alimentation ou de soins, mangeoires, abreuvoirs…).

        Les bacilles tuberculeux peuvent persister pendant des mois dans le milieu extérieur.  

        Symptômes  

    Peu caractéristiques en raison de la grande diversité de localisation (poumons, intestins, mamelles…) . (source INRS)

     

     


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  • Parasite Toxoplasma gondii du groupe des Coccidies

      Épidémiologie chez l'homme

    Transmission de la toxoplasmose Principalement par voie digestive :

    Ingestion d’aliments (crudités…) souillés par des ookystes sporulés rejetés par des félins infectés.

    Consommation de viande ou de viscères, crus ou peu cuits, contenant des kystes tissulaires : surtout le porc élevé en plein air et le mouton.

    En portant les mains souillées à la bouche.

    Contamination possible par piqûre accidentelle :Lors de la vaccination des ovins contre la toxoplasmose (vaccin vivant).

    En laboratoire lors d’un travail sur une culture de toxoplasmes.

        Fréquence des cas  

    Infection fréquente, le plus souvent non diagnostiquée.

        Activités professionnelles à risque  

    La toxoplasmose ne présente pas de risque particulier pour une personne en bonne santé, sauf pour les femmes non immunisées, enceintes ou souhaitant le devenir, et travaillant :

    En présence de félins infectés ou de leur environnement souillé (litières, locaux d'élevage…) : vétérinaires, personnels d'animalerie, aides à domicile…

    En contact avec des légumes souillés par des déjections de félins infectés : maraîchères, jardinières…

    En laboratoire (cultures de toxoplasmes).

    Plus exceptionnellement, au contact de viandes ou de viscères crus contaminés : personnels d’abattoir ou d’équarrissage, bouchères, charcutières, cuisinières...

        Symptômes et évolution  

    Le plus souvent sans symptôme. Parfois fièvre, fatigue, ganglions…

    Chez la femme enceinte non immunisée, l’infection par la toxoplasmose peut entraîner un avortement, mais aussi des malformations graves de l'enfant à naître.

    toxoplasmose 

    Epidémiologie chez l'animal

     

    Espèces pouvant être infectées par le toxoplasme

    Presque tous les vertébrés à sang chaud (mammifères et oiseaux).

        Distribution géographique et fréquence du toxoplasme  

    Répartition mondiale.

    Fréquent chez la plupart des animaux d’élevage (mouton, porc élevé en plein air), moins commun chez les bovins.

    Ce sont les félins, surtout les chats, qui entretiennent le cycle naturel du parasite.

        Transmission du toxoplasme  

    La contamination se fait essentiellement par voie orale :

    Ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par des ookystes sporulés.

    Chez les félins, au moment de l’infection, on observe un développement dans le tube digestif d’œufs enkystés,

    appelés ookystes, éliminés dans les déjections.

    Pour devenir infectants, ces ookystes doivent sporuler dans le milieu extérieur, ce qui demande au moins 24 heures.

    Les déjections ne deviennent donc dangereuses qu’après ce délai. Les ookystes sporulés constituent une forme de résistance du parasite dans l’environnement, où ils peuvent survivre plusieurs mois, voire plus d’un an.

    Ingestion de viande ou de viscères de mammifères ou d’oiseaux contenant des kystes tissulaires :

    Après infection, chez tous les animaux, le parasite persiste sous forme de kystes dans de nombreux tissus (muscles, centres nerveux, poumons). La mère peut contaminer son petit pendant la gestation.

        Symptômes  

    Le plus souvent sans symptôme.

    On peut parfois observer :

    Chez les jeunes animaux : fièvre souvent accompagnée de broncho-pneumonie, parfois de troubles nerveux ou digestifs. Des troubles oculaires sont observés

    chez le chat.

    Chez les femelles gestantes : avortements, mort-nés…du groupe des Coccidies. (source INRS)

     

     


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  •  

      

    Champignons dermatophytes du genre : Microsporum ou Trichophyton et leurs spores, forme de résistance d’une très grande longévité.

      Épidémiologie chez l'homme  

    Transmission de la teigne

    Par contact direct : Avec un animal infecté. Avec un objet porteur de spores. Exceptionnellement avec le sol contaminé.

      Fréquence des cas  

    Affection assez fréquente. Nombre de cas mal connu.

     Activités professionnelles à risque  

    Travail en présence d’animaux infectés ou de leur environnement contaminé (litières, locaux d’élevage, véhicules de transport…), notamment :

    Eleveurs et vendeurs de chiens, de chats, de rongeurs, de lapins et de bovins…

    Vétérinaires.

    Personnel des laboratoires vétérinaires.

    Plus rarement :

    Personnel d’abattoir et des services d’équarrissage.

    Personnel de centres équestres et de haras.

       Symptômes et évolution  

    Incubation courte (de l’ordre d’une semaine).

    Apparition de lésions au niveau des zones de contact avec les animaux (cou, visage, avant-bras) : Peau : rougeur en anneau, bien circonscrite, avec démangeaison (lésion appelée “herpès circiné”). Cuir chevelu et barbe : lésion en relief très inflammatoire avec présence de pus (kérion).

    Guérison après traitement prolongé local et parfois oral

    Sur cette photo la teigne du cuir chevelu

     

     

    Épidémiologie chez l'animal  

    Espèces pouvant être infectées par la teigne

    Toutes les espèces de mammifères. De façon plus exceptionnelle, les oiseaux.

            Distribution géographique et fréquence des cas de teigne  

    Répartition mondiale. Infection fréquente, en particulier chez les jeunes animaux.

            Transmission de la teigne  

    Par contact : Avec un animal infecté. Chez les mammifères domestiques, transmission favorisée par

    les rassemblements : élevages de chats, de rongeurs, de lapins, chevaux à l’écurie, bovins à l’étable, animaleries. Avec des objets porteurs de spores.

    Exceptionnellement par le sol contaminé par des spores

            Symptômes  

    Variables en fonction de l’espèce de champignon et de l’espèce animale atteinte. Généralement, apparition d’une zone sans poil, souvent circulaire, bien délimitée.

    Chez les chats ou les rongeurs, souvent sans symptôme. (source INRS)

     


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  • Bactérie Francisella tularensis

     

    Épidémiologie chez l'homme  

    Transmission de la tularémie
      Par voie cutanée : à travers la peau saine par contact avec des animaux contaminés, des fourrures, des organes, ou à l'occasion d'une plaie (épine, écharde…) ou d'une morsure de tique.
      Par voie respiratoire et conjonctivale : par contact ou inhalation de poussières de fourrage, de céréales ou de litières souillées par des cadavres ou des déjections de petits mammifères.
      Par voie digestive : par consommation d'eau contaminée ou de viandes insuffisamment cuites provenant d'animaux infectés.

    Fréquence des cas
    Une vingtaine de cas diagnostiqués par an (sous-évaluation probable).

    Activités professionnelles à risque
    Contact avec :
      Des rongeurs sauvages ou du petit gibier (lièvre d'Europe) : gardes-chasses et forestiers, professionnels du commerce de venaison.
      Des rongeurs destinés au commerce des animaux de compagnie : vendeurs et animaliers.
     Des cadavres, organes ou fourrures de lièvres ou de rongeurs contaminés : personnel de laboratoire vétérinaire, taxidermistes…

    Symptômes et évolution
    Deux formes principales, suivant la voie d'entrée :
     Infection locale cutanée ou oculaire avec ganglion suite à une piqûre ou à un contact avec la fourrure ou les organes d'animaux infectés.
      Infection généralisée avec forte fièvre après pénétration du germe par voie digestive ou par inhalation (atteinte des poumons, du tube digestif ou du cerveau possible, pouvant entraîner la mort en l’absence de traitement ).

    tularemie.jpg

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par la tularémie

    Europe :

    Principalement animaux sauvages : rongeurs et lièvres.

    Parfois : autres mammifères, oiseaux, tiques.

            Distribution géographique et fréquence des cas   de tularémie  

    France et Europe : foyers sporadiques dispersés.

            Transmission de la tularémie  

    Par un environnement souillé par la bactérie Francisella  tularensis. Ou par des tiques infectées.

            Symptômes  

    Peu connus sur animaux sauvages.

    De façon exceptionnelle, mortalité anormalement  importante chez les lièvres. ( source INRS)

     


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  •  

    Bactéries Salmonella enterica, dont il existe de très nombreuses variétés appelées sérovars ;
    les plus connues sont Salmonella typhi, Salmonella typhimurium et Salmonella enteritidis.
    La contamination par Salmonella typhi se fait entre humains : ce n'est donc pas une zoonose.
     

    Épidémiologie chez l'homme


    Transmission des salmonelloses Uniquement par voie digestive.
     En milieu professionnel, en portant à la bouche des mains souillées (contact avec des déjections animales ou manipulation de l'appareil digestif).
     Dans la population générale, plus souvent par consommation d'aliments contaminés (oeufs, produits à base d'œufs, lait et produits laitiers, viandes et produits de charcuterie, légumes crus …).
     

    Fréquence des cas
    Métropole : autour de 6500 cas diagnostiqués par an (zoonoses et intoxications alimentaires confondues).
    DOM : la situation est mal connue.

    Activités professionnelles à risque
    Travail en présence d'animaux infectés ou de leur environnement souillé (litières, locaux d'élevage, véhicules de transport…), notamment :
     Éleveurs, vétérinaires, ouvriers d'abattoir, personnels d'équarrissage, animaliers y compris ceux en contact avec les nouveaux animaux de compagnie.
     Personnel des laboratoires vétérinaires.

    Symptômes et évolution
    Vomissements et diarrhée importante accompagnée de fièvre pouvant apparaître de 48 heures à trois jours après la contamination.

     Evolution le plus souvent favorable en une huitaine de jours, sauf pour des personnes de santé fragile chez lesquelles la mort peut survenir.

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par les salmonelles

    Pratiquement toutes les espèces d'animaux (ruminants, volailles, porcins…) y compris les nouveaux animaux de compagnie (NAC) comme les tortues de Floride, les reptiles...

        Distribution géographique et fréquence des cas de salmonelloses  

    Répartition mondiale.

    En France, deux réseaux de surveillance :

    Bovins (RESSAB) : les diarrhées à salmonelles

    chez les bovins adultes sont en régression

    depuis 2000.

    Volailles (RENESA) : l’infection est maintenant très faible dans la filière ponte alors que la filière viande reste plus infectée.

        Transmission des salmonelloses  

    Contamination par ingestion d'aliments ou d'eau souillés par les déjections animales contenant des salmonelles.

    Multiplication des salmonelles dans le tube digestif et excrétion en grande quantité dans les déjections des animaux infectés ou malades.

    Résistant plusieurs semaines dans le milieu extérieur, les salmonelles contaminent durablement l'environnement des élevages.

        Symptômes  

    Volailles : généralement sans symptômes. Dans de rares cas, diarrhée suivie de mortalité des jeunes.

    Ruminants et porcs : parfois forte diarrhée avec fièvre et abattement, ou avortement. Mort possible. ( source INRS )

     

     


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  •  

    Bactérie: Erysipelothrix rhusiopathiae (bacille du rouget).

    Épidémiologie chez l'homme


    Transmission du rouget
     Par voie cutanée, par inoculation accidentelle (piqûre…) ou par souillure d'une plaie préexistante.
     Pas de transmission inter-humaine.


    Fréquence des cas
    La situation est mal connue tant en métropole que dans les DOM.


    Activités professionnelles à risque
    Travail en présence d'animaux infectés ou de leur environnement souillé (litières, locaux d'élevage, véhicules de transport…) ou manipulation de viandes, abats, viscères, os, arêtes… contaminés, notamment :
     Personnels d'abattoir, charcutiers, personnels d'équarrissage, naturalistes…
     Poissonniers, écailleurs, pêcheurs (rouget pisciaire)...
     Vétérinaires, éleveurs.
     Personnel des laboratoires vétérinaires.


    Symptômes et évolution
     Le plus fréquemment, forme cutanée localisée (érysipéloïde de Baker-Rosenbach) :
    24 à 48 heures après inoculation, plaque rouge violacé dure et légèrement surélevée, sensation de démangeaison et de brûlure.
    Guérison en 2 à 4 semaines. En l'absence de traitement, complications possibles :
    localisation articulaire (arthrite du poignet...), atteinte cardiaque, septicémie.

     Formes généralisées, exceptionnelles mais graves : atteinte cardiaque, septicémie, rouget cutané généralisé.

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par le bacille du rouget

     Nombreuses espèces d'oiseaux et de mammifères terrestres et marins. Les animaux d'élevage les plus touchés sont le porc,

    le mouton et les volailles.

     Divers poissons et crustacés provenant d'eaux contaminées sont porteurs de germes dans le mucus recouvrant leur corps,

    sans présenter de maladie.

     Distribution géographique et fréquence des cas de rouget

    Répartition mondiale.

            Transmission du rouget  

    Par voie digestive ou cutanée (lésions des pieds, plaies de castration, plaies ombilicales…).

     Contamination du milieu extérieur (sol et parcours des élevages) par les déjections des animaux malades ou porteurs sains.

     La bactérie est résistante dans le milieu extérieur.

     Tous les tissus (viandes...) et déjections d'animaux malades sont contaminants.

     Symptômes

     Porc :

    Forme aiguë : septicémie, fièvre et prostration, éruption cutanée sous forme de taches ou de plaques de couleur

    violacée. Non traitée, mortelle en 2 à 3 jours.

     Formes localisées : arthrite, atteinte cardiaque et avortement.

            Agneaux : essentiellement arthrites.  

            Oiseaux : septicémie évoluant en 24 à 48 h vers la mort (de 20 à 50 % de l'effectif).  

            Autres espèces animales : septicémie, atteinte cardiaque, arthrite, abcès sous-cutanés (mammifères marins) . ( source INRS)

     

     


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  •  

    Virus Lyssavirus de la famille des Rhabdoviridae.

    Chez  l'animal :  La rage est une maladie toujours mortelle et qui peut se transmettre à l'homme.

    Il existe dans une grande partie de l'Europe un foyer de rage qui touche les populations de renards. Ce sont des renards atteints, qui perdant leur méfiance naturelle vis-à-vis de l'homme, s'approchent des habitations et transmettent la maladie aux animaux domestiques (chiens, chats, bétail). Ces animaux domestiques peuvent à leur tour contaminer l'homme.

    Compte tenu de la gravité de la maladie et de l'inexistence de traitement, il est important de tout mettre en œuvre pour prévenir son apparition :

    Ci-dessous la carte  de France des départements ayant des animaux atteints de la rage 
     

     
     
    Vacciner correctement tous les chiens. Un rappel annuel est obligatoire. A défaut d'être vaccinés, les chiens devront toujours être tenus en laisse, et l'accès à certains lieux publics (camping, expositions...) leur sera interdit.

    D'autre part, tout animal (qu'il soit vacciné ou non) ayant mordu un homme ou un autre animal, pour quelque raison que ce soit, devra être examiné par un vétérinaire, 3 fois, à une semaine d'intervalle. Cet examen permet de déterminer avec exactitude si l'animal pouvait excréter du virus rabique au moment de la morsure. Dans l'affirmative, la personne mordue sera vaccinée, avant que n'apparaissent les premiers symptômes

           

    Épidémiologie Chez l' homme 


    Transmission de la rage
    Morsure (plus rarement griffure ou léchage) par un animal enragé.


    Fréquence des cas
    Aucun cas de rage autochtone au cours des dernières décennies, mais quelques cas importés.


    Activités professionnelles à risque

      - Contact avec des animaux pouvant être enragés : chauve-souris, animaux importés illégalement de pays où sévit la rage.
     -  Déplacements professionnels dans des pays où la rage est présente.
     -  Laboratoires de diagnostic de la rage.


    Symptômes et évolution
    Absence de symptômes (incubation) d’une dizaine de jours à plusieurs années. Puis, atteinte grave et irréversible du cerveau, aboutissant inéluctablement à la mort en une dizaine de jours.
    Traitement efficace, à mettre en œuvre rapidement après une morsure par un animal suspect de rage. Pas de traitement efficace après l'apparition des symptômes de la maladie

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par la rage

    Toutes les espèces de mammifères terrestres, y compris les chauves-souris.

        Distribution géographique et fréquence des cas de rage  

     Europe : renard (rage vulpine).

     Afrique, Asie : chien (rage canine) ou chat.

     Amérique centrale ou du Sud : vampire (sorte de grosse chauve-souris), chien.

     France métropolitaine :

     Déclarée indemne de rage vulpine et canine depuis 2001.

     Quelques chauves-souris (des sérotines) infectées chaque année (virus différent de celui des rages canine et vulpine).

     Rage de carnivores domestiques ou d'animaux sauvages provenant de pays où la rage est présente, introduits illégalement en France.

     DOM : Guyane (vampire).

        Transmission de la rage  

     Par morsure, habituellement. Transmission possible par la salive quelques jours avant les premiers symptômes puis pendant toute la maladie.

     Par des objets souillés par de la salive infectée : plus rare.

        Symptômes  

    Atteinte du cerveau : un à plusieurs mois sans symptôme, puis changement de comportement, troubles nerveux (paralysie…) aboutissant à la mort en quelques jours :

     Animaux domestiques : tendance à mordre ou, au contraire, apathie.

     Animaux sauvages : comportement inhabituel (circulent en plein jour, se laissent approcher…). (source INRS)

     

     


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  • Bactéries du genre Pasteurella, en particulier Pasteurella multocida.


    Épidémiologie chez l'homme


    Transmission de la pasteurellose Par morsures et griffures, essentiellement de chats et de chiens.
    Dans quelqu
    es cas, par inhalation de Pasteurella dans des locaux hébergeant des animaux infectés.


    Fréquence des cas
    Fréquence mal connue.


    Activités professionnelles à risque
    Travail en présence d’animaux, notamment : Vétérinaires, éleveurs et notamment éleveurs de chiens, chats, rongeurs…
      

    Personnel d'abattoir, d’équarrissage.
    Personnel des laboratoires vétérinaires.


    Symptômes et évolution
    Classiquement, après morsure ou griffure, apparition d’un oedème (gonflement) dur, chaud, rouge et particulièrement douloureux au niveau de la plaie, accompagné de ganglions. Fièvre. Amélioration rapide avec traitement antibiotique.
    Beaucoup plus rarement :
    Complications articulaires localisées au niveau du membre mordu ou griffé.
    Atteinte possible de différents organes (voies respiratoires…), forme généralisée exceptionnelle.

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par Pasteurella

    Nombreuses espèces d’oiseaux et de mammifères (chiens, chats, lapins, rongeurs, ruminants, porcs…).

        Distribution géographique et fréquence des cas d’infection par Pasteurella  

    Répartition mondiale de ces bactéries.

    Animaux fréquemment porteurs dans la cavité buccale et les voies respiratoires supérieures.

        Transmission des Pasteurella  

    Par voie respiratoire et par morsure.

        Symptômes  

    Infections respiratoires.

    Infection généralisée (choléra des poules…).

    Abcès chez le lapin, le chien et le chat. (source INRS)

     

    ( 


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  • Parasites de la famille des Sarcoptidés, genres Sarcoptes (sauf Sarcoptes scabiei hominis), Notoedres, Trixacarus.
    La contamination par Sarcoptes scabiei hominis se fait entre humains ; ce n’est donc pas une zoonose.


    Épidémiologie chez l'homme


    Transmission de la gale

    Par contact direct avec un animal atteint, particulièrement pour certaines gales du cobaye, du rat, du chat (DOM-TOM),
    du hamster, du jeune chien. Une personne atteinte par une gale animale ne la transmet pas à son entourage (familial
    ou professionnel…).


    Fréquence des cas
    Répartition mondiale.
    Les gales animales se transmettent beaucoup moins à l’homme que la gale humaine.


    Activités professionnelles à risque
    Toute activité entraînant des contacts étroits avec des animaux domestiques ou de compagnie atteints,
    en particulier :
    -  Animalier, éleveur, vétérinaire…
    -  Personnel de centre d’équarrissage.


    Symptômes et évolution
    -  Démangeaisons intenses entraînant des lésions de grattage au niveau des zones de contact avec l’animal infesté (bras, jambes…), qui disparaissent après traitement médical.
    -  Il convient de plus d’éloigner ou de traiter l’animal.

     

     

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par une gale transmissible à l’homme

    Essentiellement rongeurs d’élevage et animaux de compagnie (chien, chat,rongeurs).

    Distribution géographique et fréquence des cas de gale

    Répartition mondiale.

    Transmission de la gale

    Très contagieuse au sein d’une espèce animale.

    Transmission essentiellement par contact avec un animal atteint, possible par contact avec du matériel d’élevage ou des locaux contaminés.

    Symptômes

    Démangeaisons, apparition de croûtes et de zones sans poil. (source INRS)

     

     


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  •  

    Bactérie Chlamydophila (Chlamydia) psittaci, dont il existe plusieurs variétés appelées sérovars.

     

    Épidémiologie chez l'homme


    Transmission de l'ornithose-psittacose
    Par inhalation d'aérosols de poussières ou de fientes contaminées. Pas de transmission par consommation de viande et d'œufs.

    Fréquence des cas
    En France : plusieurs dizaines de cas par an.


    Activités professionnelles à risque
      Travail en présence d'oiseaux de compagnie, de volière, d'élevage… infectés ou de leur environnement souillé (litières, locaux d'élevage, véhicules de transport…), notamment : Éleveurs, ramasseurs de volailles, vétérinaires, personnel des animaleries et des parcs zoologiques, salariés des abattoirs… du fait de la présence d'oiseaux vivants ou de leurs fientes.
      Salariés des équarrissages, des laboratoires d'analyses vétérinaires, taxidermistes etc… du fait de la présence d'oiseaux morts.

    Symptômes et évolution
    Trois formes possibles :
     1)  Conjonctivite, après quelques jours d'incubation, accompagnée de maux de tête importants.
      2)  Forme respiratoire, après incubation de 5 à 15 jours, ressemblant à une grippe : température élevée 39°- 40°C, frissons, douleurs musculaires, toux, pneumonie, grande fatigue. Convalescence souvent lente. Possibilité de rechutes et de complications cardiaques.
     3)   Forme généralisée ou septicémique avec des symptômes plus diffus et de diagnostic difficile (signes cardiaques, neurologiques, hépatiques, pulmonaires ou rénaux).
    Taux de mortalité lié aux complications supérieur à 20 % en l'absence de traitement antibiotique spécifique, inférieur
    à 1 % en cas de traitement précoce adapté.

     

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par Chlamydophila psittaci

    Oiseaux domestiques ou sauvages : perruches, perroquets, dindes, pigeons, canards, autruches, rapaces…

        Distribution géographique et fréquence  des cas d'ornithose-psittacose  

    Répartition quasi mondiale. En France :

    Oiseaux d’ornement : cas isolés chez des animaux fragilisés, dans des élevages, des

    animaleries ou chez des particuliers (perroquets,  perruches).

    Volailles fréquemment porteuses de la bactérie  Chlamydophila psittaci (surtout les canards,

    mais aussi les pigeons….).

            Transmission de l'ornithose-psittacose  

    Par la toux, les éternuements, les fientes et les aérosols (lors de l’agitation des animaux).

    Par les insectes piqueurs (poux…).

    Transmission au poussin dans l'oeuf possible  mais rare.

            Symptômes  

    Absence de symptôme très fréquente chez   les canards, perroquets et perruches.

    En cas de symptômes, il existe trois formes :

    Suraiguë : mort rapide, sans signe préalable,  le plus souvent chez les jeunes oiseaux.

    Aiguë : abattement, amaigrissement,  conjonctivite, troubles respiratoires, diarrhée,

    troubles nerveux précédant la mort.

    Plus ou moins apparente : signes   respiratoires discrets, conjonctivite, diminution de la fertilité et du nombre d'oeufs éclos. (source INRS)

     


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