• Expériences de mort imminente

    La peur de la mort n'est pas une fatalité, selon le Dr Cafardy. Il est possible pour les patients en fin de vie de partir apaisés et sereins , notamment en s'appuyant sur la force du témoignage de ceux ayant vécu une expérience de mort imminente. Une expérience transformatrice et <<contagieuse >>, pour le Dr Cafardy.

    Un médecin témoigne

    Pourquoi avoir écrit un livre sur les expériences de mort imminente ?

    Beaucoup de patients en fin de vie sont en grande détresse psychologique face à la mort. La question est éludée dans nos sociétés contemporaines car elle fait peur. Résultat, les patients ne sont pas préparés et se retrouvent seuls et désemparés, à l'instar de beaucoup de soignants, d'ailleurs. Pourtant, on sait aujourd'hui que de nombreuses personnes (10% de la population mondiale environ) n'ont plus peur de la mort , parce qu'elles ont vécu ce qu'on appelle une expérience de mort imminente ou EMI . Et lorsque les patients écoutent leurs récits, leur sérénité face à la mort est contagieuse et se communique aux patients en fin de vie, comme l'ont démontré des psychologues en soins palliatifs. Mais ces témoignages autour des EMI nous enseignent surtout l'importance d'être bien préparé . est cet enseignement que j'ai appliqué au cours de ma pratique médicale et que j'ai voulu partager dans ce livre.

    Qu'est-ce que les expériences de mort imminente ? 

    On les appelle ainsi parce qu'à l'origine, ce sont des personnes réanimées après un arrêt cardiaque qui les ont rapportées. Mais les deux tiers des EMI se produisent chez des gens qui ne sont pas en danger de mort. Chaque expérience diffère , mais tous les récits ont en commun une ou plusieurs de ces caractéristiques : l'impression de sortir de son corps et de tout observer à distance, une sensation intense de bien-être et de joie, la rencontre d'entités lumineuses et bienveillantes, dont des proches décédés , la présence d'un tunnel conduisant vers un océan de lumière, le ressenti d'un amour infini ... Les personnes qui ont vécu ces expériences ont toutes changé radicalement de système de valeurs et corrélativement de vie. Elles n'ont plus peur de la mort, la richesse et le pouvoir ne les intéressent plus, elles ressentent en revanche avec acuité la souffrance d'autrui.

    Certains éléments semblent <<objectiver>>ces expériences, notamment quand elles sont vécues par plusieurs personnes simultanément 

    On parle d'expériences de mort imminente partagées. Le psychiatre américain Raymond Moody a recensé de nombreux témoignages où les proches d'un mourant présents à son chevet rapportent avoir tous vu leur parent quitter son corps , traverser un tunnel et rencontrer des êtres de lumière . Il y a aussi des cas de patients aveugles de naissance qui, une fois revenus de leur EMI, ont su décrire sans erreur les soignants mais aussi les soins de réanimation dont ils ont fait l'objet , alors que par définition , ils ne les avaient jamais vus . Deux exemples, parmi tant d'autres , qui interrogent sur la nature des EMI .

    Quel regard portez-vous en tant que médecin sur ces récits ?

    En tant que médecin, ce qui m'intéresse, c'est de soulager mes patients. Et les récits d'EMI  ont démontré leur action apaisante sur l'angoisse face à la mort. Plus calme, les malades peuvent accomplir ce qui compte à leurs yeux, ce qui les aide ensuite à quitter cette vie sereinement . Ils sont aussi bénéfiques pour les proches et leurs soignants : quand on sait que celui qui s'enfonce dans la mort se sent bien, cela aide à rester à ses côtés jusqu'au bout . Quelle que soit leur origine, les EMI ont un réel effet thérapeutique qu'il est regrettable de ne pas utiliser sous prétexte que certains les qualifient de <<paranormales>>! Qu'est-ce que le <<paranormal>>? C'est simplement ce que la science n'a pas encore expliqué ... mais qu'elle expliquera un jour.

    Où en est la science sur la question ? 

    Toutes les hypothèses psychiatriques et neurologiques proposées à ce jour , bien que séduisantes sont impuissantes à expliquer les EMI . Plusieurs équipes de neuroscientifiques  à travers le monde les étudient depuis de ombreuses années . Tout ce qu'elles ont pu démontrer , pour l'instant , c'est qu'il ne s'agit pas d'hallucinations. De quoi s'agit-il, alors ? On ne le sait pas encore. Il semble que l'explication des EMI réside dans la nature même de la conscience, l'un des grands mystères actuels de la science. De nombreuses pistes de recherche restent à explorer.

    Comment bien accompagner une personne en fin de vie ? 

    Ne pas mentir pour ne pas rompre le lien de confiance . S'asseoir à la hauteur du patient et lui prendre la main. Être présent et à son écoute . Si le patient est inconscient , lui parler de choses positives, car il peut vous entendre . Lui rappeler tout le bien qu'il a accompli et l'en remercier . Pardonner et demander pardon. Dire adieu et autoriser la personne à partir en la rassurant sur votre avenir. Tout cela l'aidera à se détacher de cette vie en douceur.

    Un médecin témoigne


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  • Quand jean-Marc Vanaclocha apprend à l'âge de 50 ans qu'il souffre de diabète, il a avant tout peur des conséquences de la maladie. Alimentation, activité physique ... il revoit toute son hygiène de vie , pour le plus grand bien de son diabète et de sa silhouette ! 

    Le diabète de Jean-Marc

    Comment avez-vous découvert votre diabète ? 

    C'est simple. Pour mes 50 ans, mon médecin m'a prescrit un bilan sanguin . je n'en avais jamais fait , en tout cas pour le sucre . Mon médecin m'a immédiatement appelé et m'a dit qu'il fallait qu'on se voit . Il m'a prévenu : << Il y aura un avant et un après aujourd'hui>>. Je coanaissais quelqu'un qui était mort du diabète dans des conditions assez horribles, je ne voulais pas qu'il m'arrive la même chose . je me suis dit que si je ne voulais connaître mes petits-enfants, il fallait que je fasse quelque chose . J'ai donc commencé à faire attention à mon alimentation. Je pesais 110 kilos pour 1,78 m . Pourtant, j'étais maigre quand j'étais petit et ça m'a toujours dérangé de devenir gros. Mais c'est en 1994 , quand j'ai arrêté de fumer , que j'ai commencé à prendre du poids . J'étais aussi champion d'Europe de canapé. On n'arrive pas là par hasard !

    Vos efforts ont-ils portés leurs fruits ? 

    Oui, au début, mais je me suis relâché au bout de 7-8 mois et les chiffres de mon diabète ont commencé à remoter. Mon médecin m'a dit << ça e sert à rien que je m'occupe de vous si vous ne faites pas ce qu'il faut >>. Il n'a pas été  tendre mais j'avaisbesoin de ce coup de pied aux fesses. j'ai repris mes efforts et au final, j'ai perdu 25 kg en un an et demi, les 20 premiers assez rapidement , les 5 derniers , ça a été plus dur. Et, c'est un combat qui ne s'arrête jamais . Désormais, je fais du vélo tous les jours pour aller au travail et tous les week-end aussi. je fais 7000 à 8000 km par an . Ce n'est pas énorme mais c'est devenu une addiction . J'ai largement diminué tout ce qui est sucré, alors qu'avant j'achetais les oursons en guimauve par paquet de 1 kg  et ils ne duraient pas longtemps . Je ne mangeais pas de charcuteries ou de choses très grasses, donc je 'ai pas eu à changer de ce côté là mais je mange plus de légumes maintenant et j'ai réduit mes portions au cours des repas .

    Est-il difficile de tenir cette discipline ? 

    Ce n'est pas linéaire, je fais des écarts , j'ai des coups de mou. Je vais avoir 59 ans au mois de juin et j'ai encoe des pulsions pour le sucre. C'est vraiment une drogue dure ! Ma principale motivation, c'est d'avoir des chiffres de glycémie comme tout le monde Et je suis aussi content quand je vois mon profil dans le miroir de la salle de bain , j'avais aussi un petit traitement pour une légère hypertension artérielle et j'ai vu qu'avec le sport, j'arrivais à la contenir. En accord avec mon médecin, j'ai arrêté les médicaments et j'ai vu que ça ne remontait pas. Mais si ma tension remonte, je verrais avec lui pour reprendre le traitement .

    Quel message souhaiteriez-vous paser aux autres patients diabétiques ? 

    La clé, c'est de prendre la décision, comme pour arrêter de fumer.Après, si on peut être aidé par son entourage , c'est mieux . Le diabète , ça impose à la cellule familiale de modifier sa manière de manger. Chez moi, ils se sont adaptés un peu mais ils râlent souvent . Ils n'ont pas conscience de ce que ça représente que je sois diabétique. Mais même sans leur soutien, on peut y arriver. Et il faut trouver l'activité qui vous fait plaisir. Moi, c'est le vélo, mais ça peut être la marche à pied, la natation... peu importe. (Article extrait de Sophia et vous N° 49)


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  • Les 13 ans de greffe d'Isabelle

    Aujourd'hui je fête un anniversaire très spécial...une renaissance pour moi...
    Mes 13 ans de greffes…
    Il y 13 ans , un appel de l'hôpital me demandant de venir d'urgence …
    ça a complètement changé ma vie, après 20 ans de galère de diabète et de dialyse, une double greffe rein et pancréas m'était offerte. ..
    Par cet inconnu, du même âge que moi (40 ans ), qui dans un accident de moto perdait sa vie et allait améliorer la mienne…
    Tu avais de ton vivant dis que si un jour tu perdais la vie tu étais pour le don d'organes, le don de vie…
    Tu m'as offert 2 de tes organes, je ne te remercierai jamais assez pour ce magnifique geste…
    Ce jour là je t'ai promis de prendre soin de tes organes qui vivent en quelques sortes à travers moi…
    Je ne connais pas grand-chose de toi, juste un homme de 40 ans tué en moto (certainement ta passion ) mais pour moi c'est énorme car tous les jours je pense â toi quand je prend mes anti-rejets (médicaments de greffes) pour faire vivre un maximum d'années tes organes …
    j'ai aussi une pensée pour ta famille â qui tu dois énormément manqué et de la place vide que tu as laissé ce jour là …et où tu es toujours dans leurs pensées et leurs cœurs…
    Je voudrais aussi remercier toute l'équipe médicale de Néphrologie de d'hôpital Saint Louis qui sans leurs interventions, les heures passées au bloc, leurs patiences, et le suivie durant ses 13 années…, Merci aux chercheurs, à la science, car sans eux rien n'aurait été possible…
    Merci d'avoir amélioré ma vie..Merci pour mes 13 ans de greffe
    Je ne demanderai jamais assez à chacun de vous de bien réfléchir de votre vivant..
    Soyez donneur d'organes et faites le savoir à vos proches car un jour c'est peut être vous qui pourrai en avoir besoin..
    La mort d'un ami donne la vie à un autre…
    Merci la vie

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  • << A cause de la cigarette , j'ai dû être opéré à cœur ouvert >>

    diabétique depuis trois ans, avec un taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) satisfaisant, à 65 ans , Feghoul ne pensait pas développer de complications graves. Pourtant, en moins de deux mois, il a eu un infarctus puis un AVC . A l'hôpital , les professionnels de santé qui l'ont pris en charge lui ont expliqué que sa consommation de tabac associée au diabète avait augmenté son risque de souffrir de maladies cardiovasculaires.

    Opéré à cœur ouvert

    Dix cigarettes par jour , pendant 35 ans 

    << Pendant 35 ans , j'ai fumé une dizaines de cigarettes par jour , raconte-t-il . J'ai réussi à arrêter pendant deux ans, mais malheureusement, je suis retombé dans le piège.>> plusieurs essais sont souvent nécessaires pour parvenir à se libérer de la dépendance au tabac .                                                                                                                   <<En septembre 2019, je suis tombé malade et j'ai dû être hospitalisé. Suite à mon infarctus, les médecins m'ont découvert un œdème pulmonaire. J'ai été placé en coma artificiel , intubé et sous assistance respiratoire ... cela a duré un mois . On peut dire que j'ai arrêté de fumer  malgré moi ! >>                                                                       Peu de temps après sa sortie de l'hôpital , Feghoul est victime d'un accident vasculaire cérébral ( AVC) .

    Examens, chirurgie et soins intensifs

    Feghoul a pasé une coronarographie. Cet examen a montré que ses artères étaient trop abîmées pour lui poser des stents , sorte de petits ressorts qui peuvent être pkacés dans les artères pour éviter qu'elles se bouchent<< J'ai dû être opéré à cœur ouvert pour changer ma valve cardiaque. Après l'opération , je suis resté encore un mois en soins intensifs .>>                                                                                     Aujourd'hui, Feghoul va beaucoup mieux . Il espère que son témoignage incitera des fumeurs à essayer d'arrêter. <<Je conseille à tous les fumeurs de faire un tour dans les hôpitaux pour voir les dégats causés par le tabac. Tout ça m'est arrivé à cause de la cigarette ! Et quand je fumais, j'étais tout le temps essoufflé, je ne sentais plus le goût des aliments ... J'avais perdu le plaisir de savourer la vie .>>

    Diabète et complications cardiaques : pourquoi il est important d'arrêter de fumer ?

    Le diabète est un facteur de risque cardiovasculaire .En effet, l'excès de sucre dans le sang conduit à la formation de plaques sur les parois des artères, qui vont peu à peu se boucher. Associé à d'autres facteurs comme le tabac ( mais aussi l'alcool, le cholestérol, l'hypertension artérielle , etc.) , il augmente le risque de développer des pathologies cardiaques. C'est pourquoi, nous vous recommandons régulièrement d'arrêter de fumer.   L'assurance maladie vous accompagne dans l'arrêt du tabac en prenant en charge à 65 % les substituts nicotiniques , lorsqu'ils sont prescrits par un médecin . N'hésitez pas à en parler lors d'une prochaine consultation .


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  • Comme quoi tout peux arriver, même à 60 ans et trois ans de greffe cardiaque, quand on à la volonté.

    trois ans de greffe pour Guy


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  • Philippe a été atteint de la Covid-19 courant mars, à 58 ans, ce diabétique de type 1 ne correspond pas au profil des patients diabétiques les plus à risque( voir article:http://don-de-vie-62.eklablog.com/diabete-et-covid-19-a199055524 ; fiche pratique) . Même s'il n'a pas été hospitalisé, il a vécu plusieurs semaines difficiles .

    <<J'ai attrapé la Covid-19>>

    Premiers symptômes 

    Philippe et son épouse ont ressenti les premiers symptômes de l'infection peu de temps après un voyage en Italie . << Nous avons passé les vacances de février au carnaval de Venise . A ce moment-là, il n'y avait pas encore de masques, et les festivités se sont déroulées sans restriction . A notre retour, nous sommes restés confinés pendant 15 jours . Au bout d'une semaine , mon épouse , qui toussait déjà depuis plusieurs jours, a fait un malaise, peu de temps après, je me suis à mon tour senti  fébrile .>>

    Le télésuivi 

    Ensemble, ils consultent leur médecin traitant qui diagnosique la Covid-19. << En tant que personne à risque, mon médecin m'a inscrit sur une plateforme de suivi à distance sur laquelleje remplissais deuxfois pa jour un questionnaire de santé .           Je devais prendre ma température, calculer ma fréquence cardiaque . Heureusement, on m'avaitoffert à Noêl une montre connectée qui m'a bien aidé. Mon pharmacien m'a prété un oxymètre afin de mesurer mon  tauxd'oxygène dans le sang. En fonction des données, un professionnel de santé pouvait me rappeler et organiser une hospitalisation si besoin .>>

    Cela a été un mois intense physiquement et émotionnellement 

    Le pic del'infection est en généralatteint entre 7 et 10 jours après les premiers symptômes . << J'avais une forte fièvre, des douleurs musculaires qui m'obligeaient à me lever la nuit pour prendre du paracétamol. Le 7e jour, j'ai senti un point au cœur et j'ai eu du mal à respirer, raconte Philippe .                                                                         J'ai eu 15 jours vraiment compliqués. Puis, je mesuis senti mieux .Mais à Pâques, j'ai eu de nouveaux symptômesgastriques. A cause de la diarhée, je me suis vidé de mon sucre et j'ai fait une crise d'hypoglycémie . Après cette épisode, j'ai encore été très fatigué pendant une semaine .>>

    Une campagne médiatique angoissante 

    << On ne pouvait pas allumer la télévision sans entendre parler u nombre de décès ... J'étais très anxieux et j'avais besoin de comprendre pourquoi le diabète augmentait les risques.>> Grâce à la téléconsultation, Philippe est resté en contact avec son médecin qui l'a rassuré quant à ses symptômes. Engagé dans le milieu associatif, il a ausi appelé la Fédération Française des Diabétiques. << Ils m'ont expliqué qu'en tant que diabétique insulinodépendant j'avais probablement une baisse des défenses immunitaures qui me rendait plus sensible au risque de complications.>>

    Rémission 

    Avec le soutient de ses proches et en puisant dans so expérience, Philippe a su surmonter cette épreuve. << Je suis sportif, non-fumeur, avecun diabète bien équilibré... Je vis depuis 40 ans avec le diabète, je n'allais pas ma laisser terrasser par un virus. Aujord'hui, j'ai retrouvé une vie normale. En ce moment, je suis en vacances et je profite pleinement de la nature . Je vis même à 200% !> >


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  • Il y a 10 ans jour pour jour, le 13 avril 2010, décédait un homme ou une femme que je ne connais pas, je ne connais pas plus sa famille, ses amis, ses proches.
    Ce que je sais c’est que cette personne est décédée brutalement (AVC, crise cardiaque, rupture d’anévrisme, etc.…?) et qu’elle et ses proches sont des gens immensément généreux, solidaires, ce sont des gens qui ont le cœur sur la main comme on dit.

    Dans le même temps, loin de ce décès, il y avait une autre personne qui avait un cancer du foie et qui, ce même 13 avril 2010, attendait une hypothétique greffe, elle était inscrite sur la liste d’attente des futurs greffés depuis le premier juillet 2009 soit 9 mois et demi plus tôt. Cette personne qui avait toujours gardée le moral, l’espoir de s’en sortir, depuis quelques jours était convaincue qu’elle ne survivrait plus à la maladie, qu’elle n’aurait pas la greffe suffisamment tôt par manque de donneurs, aussi, en essayant de cacher sa douleur morale aux siens, elle se préparait à quitter ce monde. On entend souvent dire « moi je n’ais pas peur de la mort », Cette personne avait peur, peur pour elle, peur pour les siens.

    Les 10 ans de greffe de Cyprien

    Cette personne allait avoir 64 ans 1 mois plus tard, elle était sure de ne pas y arriver, cette personne allait avoir un sixième petit enfant quelques mois plus tard mais elle ne le connaîtrait pas, cette personne qui aimait le travail du bois, qui faisait des jouets pour ses petits enfants, avait rangé son atelier.

    Ce soir du 13 avril 2010, 2 familles étaient dans la douleur, l’une venait de perdre un être cher et l’autre voyait la fin arriver à grand pas. Ce soir là, dans son extrême générosité, la famille qui venait de perdre un être cher, à la question de l’infirmière de coordination « voulez vous faire don des organes de votre défunt pour sauver d’autres vies », ils ont répondu OUI. Quant à la famille de la personne qui n’avait plus d’espoir, elle était désespérée, la personne ne se levait plus que pour prendre des semblants de repas, un silence de mort régnait dans la maison, les proches essayaient de lui parler mais il n’entendait plus, il était devant son potage qui refroidissait, il n’avait plus d’appétit depuis déjà quelques semaines.

    Ce soir du 13 avril 2010, la personne devant son potage froid avec son téléphone qui ne le quittait pas, broyait du noir quand tout à coup, à 19 h 45, ce fameux téléphone qui ne le quittait jamais se mit à sonner, le cœur de l’homme se mit à battre vitesse grand V et en décrochant il entendit cette voix qu’il connaissait bien qui lui dit « Mr Minaud, j’ai un colis pour vous, voulez vous le prendre », là j’ais explosé de joie car la personne dont je vous parle, c’était bien moi, Cyprien . Il était grosso modo 20 h et il fallait que je sois au CHU de Rennes au plus tard à 22 h ce fameux 13 avril 2010.

    Je n’ai jamais trouvé les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti à ce moments la, de la joie, de l’angoisse, de la reconnaissance pour mon donneur, tout ces sentiments mélangés et d’autres encore. Toutes les idées noir disparaissent d’un coup et l’image que je retiens de cette soirée est l’image d’un tunnel noir fermé des deux bouts et qui grâce à une explosion vous ramène à la lumière. La on imagine plein de profils de son donneur, est ce un homme, une femme, jeune, moins jeune, de loin ??? On ne le saura jamais.

    A mon arrivé à l’hôpital, il était à peine 22 heures, je suis pris en charge par deux infirmières qui me font passer plein d’examens, (radio, échographie, électro cardio, etc…..) , à environ 1 heure du matin on me fait prendre une douche à la Bétadine, mes vêtements ont été donnés à mon épouse et notre fils qui étaient encore présents et on m’a recouvert de la fameuse chemise à pression dans le dos.

    On m’installe sur un brancard, je dis au revoir aux miens et on me met dans une petite pièce en me donnant un petit cachet calmant.

    A 4 h 20 un brancardier vient me chercher, je suis reçu au bloc par 2 anesthésistes qui m’installent sur la table, il est 4 h 30 le 14 avril 2010 à la pendule du bloc et j’ai été endormi aussitôt.

    Sorti à 18 h 30, soit 14 h après, j’ai été mis en réanimation aussitôt et me suis réveillé vers 23 h soit plus ou moins 20 h d’anesthésie.

    Après 5 jours en réanimation, j’ai été mis en chambre de soins intensifs et très vite je me suis levé pour commencer à marcher.

    13 jours après mon entré à l’hôpital, je rentrais à la maison et c’est seulement à partir de ce moment là que j’ai réalisé l’importance de l’immense cadeau que m’avais fait mon donneur et sa famille, cadeau de la vie, une renaissance.

    Si 10 ans après, je suis toujours en vie pour vous raconter ma petite histoire, mon aventure de la vie, c’est bien grâce à elles, ces personnes généreuses, je ne les remercierais jamais à la hauteur du cadeau que j’ai reçu. Ce remerciement, je l’adresse à tous les donneurs et leurs proches, je pense entre autres aux parents qui ont perdu un enfant et qui malgré le déchirement ont encore la force et le courage de dire OUI.

    Que ce soit pour le don d’organes, le don de moelle osseuse ou le don de sang,

     

    MERCI. MERCI. MERCI

     


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  • la greffe d'Isabelle

    Aujourd'hui je fête mes 12 ans de greffes… Il y 12 ans , un appel de l'hôpital m'annonçait de venir d'urgence … ça a complètement changé ma vie, après 20 ans de galère de diabète et de dialyse, une double greffe rein et pancréas m'était offerte. ..

    Par cet inconnu, du même âge que moi (40 ans ), qui dans un accident de moto perdait la vie et améliorait la mienne… Tu avais de ton vivant dis que si un jour tu perdais la vie tu donnerais tes organes à la science… Tu m'as offert 2 de tes organes, je ne te remercierai jamais assez pour ce magnifique geste…

    Ce jour là je t'ai promis de prendre soin de tes organes qui vivent en quelques sortes à travers moi… Je ne connais pas grand-chose de toi, juste un homme de 40 ans tué en moto (certainement ta passion ) mais pour moi c'est énorme car tous les jours je pense â toi quand je prend mes anti-rejets …

    j'ai aussi une pensée pour ta famille a qui tu dois énormément manqué et de la place vide que tu as laissé ce jour là …mais tu es toujours dans leurs pensées et leurs cœurs…

    Je voudrais aussi remercier toutes l'équipe médicale de Néphrologie de d'hôpital Saint Louis qui sans leurs interventions, les heures passé au bloc, leurs patiences, et le suivie durant ses 12 années…, Merci aux chercheurs, à la science, car sans eux rien n'aurait été possible… Merci d'avoir amélioré ma vie..

    la greffe d'Isabelle

    Merci pour mes 12 ans de greffe Je demanderai jamais assez à chacun de vous de bien réfléchir de votre vivant.. Soyez donneurs d'organes car un jour c'est peut être vous qui en saurait besoin.. Souvenez vous de cette phrase …

    La mort d'un ami donne la vie à un autre…

    Merci la vie


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  • En prenant le parti de la sincérité, une jeune femme combative à surmonter sa terrible épreuve et à reprendre une vie normale .

    Elle a affronté le cancer

    Elle a affronté le cancer

    Elle a affronté le cancer

    Elle a affronté le cancer

    Elle a affronté le cancer

    Elle a affronté le cancer

    Condensé de lecture du Reader's Digest de mai 1973


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  • N'abandonne jamais

    " "N'abandonne jamais ! " "

    N'abandonne jamais

    N'abandonne jamais

    N'abandonne jamais

    N'abandonne jamais

    N'abandonne jamais

    (Condensé de lecture du Reader's Digest juin 1982)


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