• Mon parcours cancer du sein ,décelé le 14 avril 2018 ,s'est achevé ce jour le 17 octobre 2018 .


    Pourquoi si court ,parce que le crabe n'a pas eu raison de moi et pourquoi parce que je me suis fait contrôler régulièrement .

    Le parcous de Marie-Renée


    Avril 2017 il n'y avait rien , avril 2018 il était la , en moi .


    Grace à Madame Corine Maury ,au contrôle mammographie ,qui aurait pu passer à coté tellement c'était petit ,le pire a été évité .
    Mais si vous n'allez pas au devant de ce corps médical , le pire peut vous attendre au tournant .
    Certain ,certaine vont être surpris ,je ne l'ai jamais montré ,même si parfois !!!!!!!!!!
    Au départ ,tous m'ont dit :100 pour cent de guérison, mais ,car il y a dans ces moments la un mais si !!


    Mais pourquoi se plaindre ,faire la tête ,ne plus sourire etc. ,surement pas il faut au contraire aller de l'avant et combattre parce que parfois c'est la parcours du combattant .Personne n'en peut s'il vous arrive cela .


    Alors j'en viens au remerciements car j'aime bien remercier ,dans tous les cas ,,,en premier ma fille qui a été discrète, mais présente ,tous les jours ,même si au début c'est moi qui ai du la rassurer ,, mon gendre préféré ,"le seul" ,Erwan qui a compris qu'il ne fallait pas me plaindre ,ma petite fille Léane qui m'a posé de bonnes questions .


    4 de mes fidèles amis ,qui ont répondu présents quand j'avais besoin de penser à autre chose (ils vont se reconnaitre ),un simple coup de fil ,un mail ,un texto ,un ciné ,un resto ,ça y est ils se sont reconnus !!!


    Mes adhérents de la godasse qui ont été comme je leur ai dit : ma cam ,mon besoin d'être et qui durant les randos ne m'ont pas regardée comme si j'avais une maladie honteuse ou que j'étais prête à mourir !!!


    Et sans oublier ma moitié ,Didier ,qui m'a accompagnée partout ,et pourtant parfois , quand je sortais d'examens il s'en prenait plein le tête (le curé nous a dit un jour ; pour le meilleur et pour le pire ) .


    Tous ceux qui ont demandé de mes nouvelles je les en remercie ,et ceux qui savaient et qui n' en ont pas demandé je veux leur dire : il est trop tard ,c'est derrière moi désormais .


    Mes jeunes amies de Mezel Audrey ,Alex et Kanou .


    Merci à tout ce corps médical , à l'écoute ,tous ont été supers ,ceux de oscar Lambret ,ceux d'Anne d'Artois et ceux du centre de radiologie à beuvry , les manipulations  de radiothérapie de PIERRE CURIE avec lesquels j'ai passé beaucoup de jours ,sans oublier le Docteur Farés .


    Alors à toutes les femmes que j'aime ou que j'aime, un peu moins ,faites vous déceler à temps .N'oubliez pas que "opaline "c'est pas du bleuf ,c'est sérieux ,ne mettez pas le courrier à la poubelle ,ne pensez pas que ça n'arrive qu'aux autres ,ne pensez pas que vous êtes trop jeune ou trop âgée .

    Le crabe lui s'en moque .

     


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  •  

    Il y a eu 19 ans  le 12 août à 9 heures du matin, Serge Goutchtat (photo) entrai au bloc pour sa transplantation hépatique à RANGUEIL (Toulouse), il était temps il n’avait plus que quelque jours à vivre.

    La greffe de Serge

    Le bloc était vide les scialytiques au plafond, j’ai juste aperçu l’anesthésiste je ne rappelle plus très bien, de toutes façons je m’en foutais j’étais au bout du rouleau.


    Je me suis réveillé 24 heures après on m’avait fait dormir pour que je souffre pas. Le premier souvenir c’est l’infirmière qui me caressait le front en me disant réveillez-vous on est arrivé.

    Drôle d’impression, j’avais des tuyaux partout, j’ai voulu parler mais j’étais intubé. Et là subitement alors que j’étais un mort vivant avant la transplantation mon cerveau s’est mis en surmultiplié, j’a fait des plans sur la comète « je ferai ça je ferai ci etc… et lors des visites j’avais du mal à maitriser mes émotions.


    Enfin bref 19 ans après tout va bien je n’ai pas eu de gros pépins, j’ai la forme malgré mes 77 printemps, je ne prends pas plus de médicaments que certains de mes amis de mon âge. J’ai toujours aussi mauvais caractère c’est peut-être cela qui me maintien en forme.


    Merci, merci à mon donneur j’espère faire vivre ce magnifique cadeau encore longtemps, je le dois à mon donneur.


    Merci à l’équipe médicale et à tout le personnel qui a toujours été présent et efficace.
    Comme remerciements ,je milite au sein de l’ADOT 31 pour faire passer le message sur le don d’organes, car j’ai eu un magnifique cadeau, et il y a tellement de gens qui attendent.


    Bonne journée, et courage à ceux qui attendent ou qui viennent d’être greffé, l’avenir est devant vous.


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  • Pour deux petites filles 

    Un foie

    Une opération délicate à l'hôpital Vall d'Hebron à Barcelone, mi-juillet. Près de 50 professionnels étaient mobilisés autour de Naroa et Roma ce jour-là. Les deux fillettes ont dû, dans l'urgence, se partager un foie.

    Naroa et Roma ne sont pas de la même famille et pourtant, pour vivre, elles ont besoin de la même chose. L'une atteinte d'un cancer du foie et l'autre d'une cirrhose du foie irréversible, les deux filles de 13 ans et 8 mois respectivement n'ont plus d'autre choix : la greffe de l'organe s'impose.

    Pas de répit pour l'équipe médicale de l'hôpital Vall d'Hébron à Barcelone ce jour-là : 14 greffes étaient au programme. L'intervention était des plus délicates. Simultanément, les médecins ont donc dû opérer avec d'autant plus de minutie que le donneur était mineur : « Trouver un enfant qui a un poids légèrement supérieur, et avoir à la fois deux destinataires sur la liste qui correspondent bien à cette taille n'est pas chose facile », témoigne Ramon Charco, le chef du service de chirurgie et de transplantation de l'hôpital à La Vanguardia.

    Aujourd'hui, l'une des fillettes, Naroa, la plus grande, est déjà sortie. Tandis que Roma, qui a reçu la plus petite partie récupère, le temps que son corps se réadapte à ce nouveau foie, qui vient de la sauver. Les deux mères s'accordent pour remercier celui qui a donné une tout autre perspective aux vies de leurs progénitures: " Ici, il n'y a qu'un héros et c'est celui qui a aidé ma fille", déclare la mère de Roma.

     


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  • Mon parcours de greffé par Pierre-Paul Bellemène

    (ici sur la photo avec son petit-fils)

    Pierre-paul , greffé du foie


    Je ne suis plus tout à fait sur de la  date exacte mais je pense que tout a commencé au cours de l’année 88. Lors d'une  visite médicale le médecin du travail palpe mon foie et constate  une anomalie . Il  comprend tout de suite que j’ai un problème au foie . Il me questionne pour savoir si j’avais l’habitude de boire . Je lui réponds que ça m’arrivait deux ou trois fois dans l’année lors d’un grand repas, mais pas plus. Là il me fait comprendre qu’il y a certainement un problème et il me fait une lettre pour mon médecin traitant. Celui-ci me prescrit des analyses et dès que les résultats arrivent il m’annonce que j’ai probablement un début de cirrhose. Et là il me dit d’arrêter l’alcool et m’explique les conséquences de la cirrhose.

     Sur le moment j’avais envie de rigoler, je ne prenais pas conscience de la gravité de de ma maladie et surtout je ne connaissais pas vraiment ce qu’était une  cirrhose.  Comme je ne buvais pas, et surtout je ne me sentais pas malade  je pensais que c’était comme une maladie qui passe et que dans quelque temps tout allait rentrer dans l’ordre. Suite à ça il y a eu un contrôle régulier Avec des périodes ou la cirrhose stagnait et d’autres fois ou elle progressait et il me disait toujours il  faut  arrêter de boire .

    J’avais beau dire que je ne buvais pas mais vu les résultats des analyses, il en doutait. Finalement il a fini par me croire et on a essayé de chercher l’origine de cette cirrhose qu’on a jamais trouvé . Par la suite j’ai  fait des biopsies pour confirmer la cirrhose  Et là il m’explique  qu‘il faudra  passer par la greffe. Ça devenait de plus en plus angoissant pour moi, je ne ressentais aucune douleur, mais moralement c’était difficile pour moi d’accepter ça .

    Durant les dernière années on m’a mis sur la liste d’attente pour la greffe, et j’ai dû  faire deux séjours  à l’hôpital Henri Mondor pour les bilans pré-greffe.  Comme j’habite l’ile de  la Réunion  il fallait venir en France. Et là c’est le parcours du combattant. Il y a tellement de démarche à faire, parfois il faut  aller de l’autre côté de l’ile pour faire des papiers et puis quand tout parait bon, il manque encore quelque chose. Il y a de quoi se décourager, heureusement que j’avais des gens pour m’aider parce que en plusieurs fois j’ai failli renoncer  .

    Après chaque bilan je rentrais chez moi et quand je suis arrivé en deuxième position sur la liste d’attente on m’ a demander de  me rapprocher de l’hôpital  . Je suis donc revenu en France avec beaucoup d’espoir et en même temps , je faisais mes adieux à mes enfants je me disais que peut-être c’était la dernière fois que je les voyais .
     Ma dernière fille avait à peine trois mois et comme ma femme m’accompagnait on avait dû la laisser chez une tante . Les derniers moments avant le départ était déchirant, mais il fallait y aller. En métropole on a eu de la chance de trouver des amis qui nous ont hébergés pas loin de l’hôpital. Ça a duré deux mois environ et puis un jour quand on faisait nos courses le bip a sonné et on a pris contact avec l’hôpital, il fallait venir immédiatement il y avait un greffon pour moi. Arrivé à l’hôpital on m’a préparé pour la greffe . Dans la soirée on est venu me dire que le foie ne me correspondait pas et que ce sera pour une autre fois. Ce soir-là, Je suis renté un peu soulagé comme c’était la première fois qu’on m’appelait, j’étais pris au dépourvu et je n’avais pas eu le temps de faire mes adieux à la famille et aux amis.

    Puis arrive ce jour que je n’oublierais pas, c’était la fête d’halloween on m’a appelé en début de soirée en arrivant à l’hôpital il y avait des infirmières déguisées en sorcière il y avait un côté festif, et ça m’a amusé je n’ai pas eu la crainte que j’avais la première fois. On m’a préparé pour la greffe. Ça s’est passé très vite et la dernière chose que je me souviens avant de m’endormir c’est les anesthésistes qui parlait entre eux de cueillette de champignons et puis le grand sommeil   je ne sais pas combien de temps ça a duré .

    Quand j’ai commencé à reprendre conscience  j’avais l’impression d’être dans une pièce ou il y avait de l’eau qui coulait du plafond  Au fond de moi j’avais compris que ça s’était bien passé qu’une nouvelle vie allait commencer. Par contre un ou 2 jours après j’ai eu une infection aux yeux et comme je ne pouvais pas parler à cause des appareils impossible de me faire comprendre. Finalement en faisant des gestes de la main j’ai réussi à demander de quoi  écrire et après de longs efforts  j’ai fini par écrire œil.  Là ils ont compris ou j’avais mal et ils m’ont soigné efficacement. Pour la suite tout s’est bien passé. Entre temps mes enfants sont venu en France et j’ai pu les voir pour noël après l’opération je suis resté environ 6 mois en métropole avant de pouvoir rentrer définitivement. Par la suite je devais  être suivi par l’équipe médicale qui m’a opéré.et il fallait revenir chaque fois en métropole.  Je suis donc revenu 2 fois pour des contrôles, mais  vu les contraintes d'un voyage fatiguant et des démarches compliquées, j’ai refusé de revenir . Je pense que les médecins de la Réunion sont aussi compétant que ceux de métropole.  D'ailleurs les résultats de tous mes examens sont transmis à l’équipe qui a fait ma greffe. 

    Maintenant ça fait 19 ans que j’ai été greffé et d’après mon médecin le foie est impeccable. Par contre depuis les antis rejets ont abimés mes reins. Au départ j’avais la ciclosporine puis le prograff et maintenant le cellcept .  Avec le prograff mon diabète était très élevé et depuis qu’on m’a mis au cellcept,  c’est redevenu normal.

    Mais maintenant mes reins sont très abimé et je risque d’être dialysé bientôt Je suis aussi sur la liste d’attente pour une greffe de reins.    

    Maintenant que j’ai vécu l’expérience de la greffe  je pense que s’il fallait refaire je serais plus serein et mieux organisé.


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  • Je fais aujourd'hui un petit clin d'œil à l'. . .

    Clin d'oeil à  

    Clin d'oeil à


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  • Jean-Marie Desdions , 58 ans , agriculteur à Vailly-sur-Sauldre (Cher), a tenté de s'attaquer au géant de l'agrochimie Monsanto après avoir obtenu la reconnaissance de son cancer comme <<maladie professionnelle >>.

    Victime des pesticides

    << Je suis une victime des pesticides>>

    En 2001, alors que je me hissais dans la cabine de mon tracteur pour labourer mes champs de maïs , je me suis sévèrement fracturé l'humérus , l'os situé au haut du bras .Mon vertébrologue m'a conseillé de faire des analyses de sang au laboratoire . Quelques jour après , j'apprenais que j'avais un myélome , une tumeur de la moelle osseuse. J'étais sous le choc , d'autant que j'étais déjà au stade terminal de la maladie au moment du diagnostic ! Très vite , mon médecin m'a envoyé au service d'hématologie de l'hôpital Dieu à Paris pour rejoindre un groupe de patients qui suivait un protocole de soins. le chef de service a suspecté chez moi une contamination chronique aux pesticides par inhalation prolongée. Lorsqu'il a su que j'utilisais exclusivement du chlorobenzène dans mes champs depuis une dizaine d'année , il a tout de suite fait le rapprochement entre mon cancer et cette molécule créée par le géant américain Monsanto. Il m'a alors vivement conseillé d'entamer des démarches pour que la pathologie soit reconnue comme <<maladie professionnelle >>, chose qui a été faite en 2005 par un collège de médecins et ma compagnie d'assurance , au prix de quatre ans de lourdes démarches .

    Mon calvaire a duré huit ans, pendant lesquels j'ai subi des séances de chimiothérapie et deux autogreffes qui n'ont pas fonctionné.

    Puis un donneur m'a permis de bénéficier d'une allogreffe qui m'a sauvé la vie . Aujourd'hui, je suis en totale rémission. C'est un miracle ! De mes séjours à l'hôpital, je garde un souvenir douloureux. Heureusement que ma femme et mes deux enfants étaient là pour me soutenir! J'ai eu la chance d'être suivi par la meilleure équipe d'hématologues d'Europe . Aujourd'hui, je suis extrêmement reconnaissant du travail accompli. Et je bénéficie toujours d'un suivi médical annuel avec une analyse de sang.

    En 2011 , j'ai participé à la création de Phyto-Victimes

    Une association d'aide aux professionnels victimes des pesticides. Le président de l'association n'est autre que Paul François, un agriculteur charentais, connu pour avoir été le premier à intenter un procès à Monsanto après avoir inhalé accidentellement une forte concentration de pesticides. Si le tribunal de grande instance (TGI) et la cour d'appel de Lyon ont reconnu la responsabilité du fabricant en 2012 et en 2015, notamment parce que la molécule , vendue sous le nom de <<Lasso>> par la marque, a été retirée du marché en 2007, Monsanto s'est pourvu en cassation dans cette affaire. De mon côté, j'ai également attaqué le géant américain en justice en 2011. J'ai été aidé par l'association Générations Futures dans mon combat, Mais le TGI de Lyon m'a débouté en janvier dernier, car j'utilisais des génériques du Lasso et non la marque elle-même . La responsabilité du fabricant n'a donc pu être établie .

    Aujourd'hui, j'ai vendu une partie de mes terres et afin d'éviter une surconsommation de pesticides, j'essaie dans la mesure du possible - en prenant le risque de perdre une partie de la récolte - de faire l'impasse sur certains traitements , par exemple les fongicides . J'ai désormais un tracteur équipé d(une cabine pressurisée avec des filtres à charbon actifs pour éviter toute nouvelle contamination. Et j'aide mon fils maraîcher à cultiver ses fruits et légumes. Même si j'ai perdu face à Monsanto, j'espère que mon combat aura permis de faire la lumière sur les ravages du lobby de l'agrochimie .

    La France vice-championne d'Europe de consommation de pesticides

    Avec près de 30 millions d'hectares de surface cultivée, l'hexagone est le premier producteur agricole d'Europe . Pas étonnant que l France y soit vice-championne de consommation de pesticides, au coude-à-coude avec l'Espagne depuis 2013 ! <<Dans les années 60-70 , la vocation de notre pays était de développer une agriculture intensive , d'où l'emploi massif des pesticides sur nos sols >> , rappelle François Veillerette, porte-parole de l'association Générations Futures . Mais pourra-t-on un jour s'en passer ?<< Des solutions agronomiques existent, comme l'introduction d'insectes prédateurs dans les cultures ou bien la diffusion de pièges à phéromones jouant sur la confusion sexuelle des insectes qui ne peuvent plus se reproduire >> explique-t-il . Utilisées de manière combinée , ces solutions sont efficaces à condition qu'elles prennent leur place dans un système de production intégré qui pousserait les agriculteurs à revoir entièrement leur copie en matière de choix des variétés de mode de fertilisation des sols . . . << Rien n'est impossible >> (Extrait de Vivre N°375 Octobre 2017)


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  • L'association " Motards pour l'Enfance "

    Coup de pouce à ...

    Coup de pouce à ...

    Voici  une des motos qui faisait faire des balades lors des poireaux folies de Verquin en ce week-end des 07 et 08 octobre 2017

    Coup de pouce à ...


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  • ... Aux infirmiers sophia !

    Je tire mon chapeau ... 

    << Mon diabète , je ne le ressens pas au quotidien >> admet Nicole , 66 ans . Diabétique depuis 2007 , elle s'est inscrite au service sophia il y a près de 4 ans << même si , au début , j'avoue que je ne voyais pas trop l'utilité d'être accompagnée par téléphone ... >> .

    Prise de conscience progressive 

    Le service sophia est d'abord fondé sur un accompagnement régulier au téléphone par des infirmiers-conseillers en santé . <<J'étais réticente , >> précise t'elle , <<<mais j'écoutais quand même les infirmiers quand ils m'appelaient .>> La fréquence des appels et leurs contenus sont déterminés en fonction de la situation de chaque personne . Nicole est régulièrement appelée par les infirmiers sophia et, petit à petit , l'accompagnement téléphonique a commencé à prendre du sens . << A chaque nouvel appel ,nous abordons quelque chose qui m'interpellait dans la gestion de mon diabète . J'ai peu à peu pris conscience que c'était une maladie qui pouvait avoir de graves conséquences .

    Dialogue enrichi avec le médecin 

    Par son expérience , Nicole décrit concrètement l'objectif visé par le service sophia ; un soutien et une écoute dans la durée pour une meilleure qualité de vie, en plus du suivi assuré par le médecin traitant . << Les échanges ont avancé doucement jusqu'à ce que je me mette moi aussi à poser des questions aux infirmiers par exemple sur les soins des pieds . Puis je poursuis ce dialogue avec mon médecin .>> Elle insiste sur les qualités d'écoute et l'intérêt du suivi réalisé par les infirmiers sophia : >> à chaque appel , si j'évoque moi-même un sujet concernant mon diabète , un autre infirmier à l'appel suivant prend le relais en douceur pour savoir où j'en suis . Et jusqu'à présent mon diabète est bien équilibré >> .

    Engagement et bienveillance 

    << Je suis impressionnée par l'engagement des infirmiers sophia ,>> poursuit Nicole . << Ils sont bienveillants à l'écoute ... et persévérants aussi ! >> Le journal << sophia et vous>> et les livrets repères lui sont utiles ? << je les ouvre et les regarde , mais j'avoue que je ne lis pas toujours tout en entier ! >> concède Nicole . << Tous ces moyens d'informations sur la maladie et sa prise en charge au quotidien sont très utiles . C'est grâce à des aides de ce type que les gens ne baissent pas les bras , continuent à être sensibilisés et mobilisés pour agir pour leur santé >> 

    Je tire mon chapeau ...

     


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  • Un acte généreux et précieux

    Jacques Déramaux n'a jamais oublié les vingt-cinq flacons de sang qui, en 1964 , l'ont suivi à Paris où  il devait être opéré à cœur ouvert . Vingt-cinq flacons (et les chirurgiens ) lui ont sauvé la vie . Dés l'année suivante, il créait une amicale des donneurs de sang , <<en remerciement >>dit-il , mais aussi pour promouvoir le don du sang . Aujourd'hui encore, à 87 ans , il suit de très près l'organisation des collectes qui se déroulent dans sa ville d'Auchel .

    Le 6 juin dernier ( huit jours avant la journée moniale des donneurs de sang ) , il était ravi de rencontrer quatre nouveaux donneurs , des élèves de terminales du lycée Lavoisier . << Il faut sensibiliser les jeunes à cet acte généreux , citoyen , 10 000 dons sont nécessaires chaque jour pour soigner un million de malades >>. Si l'acte généreux fut heurté de plein fouet par << l'affaire >> du sang contaminé dans les années quatre-vingt-dix , il repose désormais sur les épaules solides de l'EFS , crée le premier janvier 2000 . << L'établissement français du sang harmonise les pratiques sur tout le territoire français , explique le Dr Nathalie Brasseur , responsable des prélèvements Pas de Calais à l'EFS Nord de France . Il s'appuie sur les valeurs du don : anonymat, bénévolat , gratuité et volontariat . Il garantit la sécurité des analyses et de l'entretien médicalisé avant le don >> . Placé sous la tutelle de l'état , ce service public , opérateur civil unique de la transfusion sanguine , gère la collecte , la préparation et la distribution (hôpitaux, cliniques ), garantit l'autosuffisance en produits sanguins (douze jours de stock sur tout les groupes ) . Il assure donc les besoins des patients en quantité et en qualité, il est le lien entre donneurs et malades .

    Donner son sang

    45 Minutes

    L'été est une période délicate pour le don du sang . <<Les besoins sont bien là mais de nombreux donneurs sont en vacances ... C'est particulièrement tendu. >>Les beaux jours sont l'occasion d'inciter de nouveaux donneurs au << passage à l'acte >>. Prendre 45 minutes de son temps  pour que des malades retrouvent la santé et vivent encore de longues années .Un don de sang se déroule en quatre étapes . l'inscription et le remplissage du questionnaire précédent l'entretien avec le médecin , attentif aux contre-indications parfois temporaires , << c'est un intermédiaire entre le donneur et le receveur , essentiel pour garantir leur sécurité >> précise le Dr Thierry Scaon . On peut donner son sang dès 18 ans et jusqu'à la veille du 71e anniversaire .Un homme peut donner six fois par an , une femme quatre fois, il faut au moins huit semaines entre chaque don . Le prélèvement , << confié à des mains expertes >> , avec matériel stérile et à usage unique , constitue la troisième étape: dix minutes pour obtenir entre 450 et 480 millilitres de sang . La quatrième étape est celle du repos et du << réconfort >> avec une collation . << Le don du sang ce n'est pas triste , c'est convivial  >> dit Thierry Scaon . Les amicales de donneurs veillent à entretenir cette convivialité , < elles sont un maillon important dans la chaine >> , sur le terrain , leur rôle est aussi de renouveler le monde des donneurs .

    Le plasma aussi

    En France , 4 % de la population en âge de donner effectue le <<geste incontournable >>. 4% seulement ! Les freins s'appellent << peur de l'aiguille >>, <<boulet du sang contaminé >> et étonnamment <<beaucoup de personnes n'en n'ont jamais entendu parler >> . Alors il faut communiquer , renforcer le taux de fidélisation , environ 50 % des donneurs ne donnant qu'une fois leur sang . Il faut rappeler<<à quoi ça sert >> : auprès des accidentés , pour les traitements contre les maladies du sang , les cancers , lors de grosses interventions chirurgicales , des greffes , << pour une seule opération , il faut parfois l'équivalent d'une collecte . Je dis aux jeunes qu'après un accident de scooter par exemple , on peut avoir besoin de quinze poches , ça leur parle >> confie Sylvie Desprets , chargée de développement et de la promotion du don à l'EFS Nord de France . Répéter qu'aujourd'hui , il n'existe pas de produit capable de remplacer le sang humain .A côté du don de sang total , l'EFS met également en exergue le don en aphérèse pour prélever un seul composant sanguin ; plasma ( partie liquide du sang constituant 55 % du volume sanguin et contenant des protéines d'un intérêt thérapeutique majeur ) , plaquettes (800 sont nécessaires chaque jour ), globules rouges . << Il y a un enjeu national autour du don de plasma , qui dure environ 1 heure , et pour lequel les personnes du groupe AB sont donneurs universels... mais seulement 4 % des français sont AB  , leur plasma est rare et précieux >> . Alors parlons groupe : Le O est particulièrement recherché , il permet de transfuser les globules rouges à un très grand nombre de patients . Encore faut-il le connaître son groupe , près de 9 français sur 10 en sont persuadés mais un sur cinq cite un groupe erroné . Les << militants >> pour le don du sang ont du pain sur la planche . Comme Jacques Déramaux , ils espèrent que demain , des jeunes à l'image des quatre lycéens auchellois prendront la relève .

    Le petit plus

    Le Nord et le Pas-de-Calais son réputés <<grands donneurs de sang >> avec un fort << indice de générosité >> dans de petites communes (11 % à Roquetoire par exemple ) . En 2016dans le Pas-de-Calais 957 collectes de sang ont été effectuées pour 69 699 candidats au don . Ces collectes très encadrées par l'EFS avec transport dans des bacs scellés et dans des véhicules climatisés vers la plateforme technique de Lille , ont permis de recueillir 54 791 poches de sang total , 7458 poches de plasma , 1870 poches de plaquettes . Durant cet été 2017 , 50 collectes ont été prévues en juillet , 46 en août . On peut aussi donner son sang - ou simplement se renseigner - au site fixe de prélèvement de Dainville , au site de Lens .

    Le 1er janvier 2018, l'EFS Nord de France deviendra l'EFS Hauts de France-Normandie ; en 2018 toujours , le site fixe de l'arrageois quittera Dainville pour s'installer dans les locaux de l'ancienne école d'infirmières à l'hôpital d'Arras .

    L'union départementale fédérée des associations pour le don de sang bénévole du Pas-de-Calais , créée en 1968 regroupe 80 amicales (10 associations ne sont pas fédérées). ( Source : l'Echo du Pas-de-Calais n° 172 juillet-août 2017 )


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  • Après une greffe du cœur,

    Mélanie est devenue maman.  

    Mélanie, 33 ans, a subi une greffe du cœur à l’adolescence. Cela ne l’a pas empêchée, malgré les fortes réticences de ses médecins, de mettre au monde un petit garçon. Son désir d’enfant a été plus fort que tout.

    Une histoire de coeur

    Greffée du cœur, j’ai eu un enfant malgré l’avis des médecins

    Très jeune, mon cœur m’en a fait voir de toutes les couleurs! A l’âge de 9 ans, j’ai fait un infarctus… A 12 ans, il m’était impossible de faire le moindre effort, de monter un escalier et bientôt de marcher. Je m’évanouissais à tout bout de champ! A 12 ans et demi, mon pronostic vital était engagé: il fallait absolument me greffer un nouveau cœur, sinon je perdais la vie. Après quelques mois d’attente, j’ai eu la chance que l’on me greffe un cœur tout neuf: j’avais alors 13 ans. L’opération s’est déroulée sans anicroche et la vie m’a ouvert les bras: je pouvais remarcher sans problème, avoir une vie d’adolescente normale, ou presque. La seule chose qui était très pénible, c’était de prendre toutes les huit heures le médicament antirejet. Quatre mois après la greffe, je suis retournée à l’école, je suis redevenue comme les autres, sauf que mon cœur battait très vite et que les sports collectifs m’étaient interdits.

    Un désir d'enfant si fort

    Vers 16 ans, j’ai commencé à avoir des complexes. Je n’acceptais pas mon corps avec son immense cicatrice sur le torse… Évidemment, j’étais sûre qu’aucun garçon n’allait s’intéresser à moi: je pensais que je n’étais pas tout à fait "normale". Et puis, à 17 ans, je suis tombée folle amoureuse d’un garçon de mon âge. J’étais sûre de n’avoir aucune chance avec lui, et pourtant, il m’a trouvé belle et sympa, et très vite, nous sommes sortis ensemble. Rapidement, je lui ai dit que j’avais subi une greffe de cœur: à ma grande surprise, ça n’a rien changé à ses sentiments. C’est lui qui me rassurait quand je lui disais que je ne comprenais pas qu’il s’attache à une fille comme moi!

     A 23 ans, nous nous sommes mariés et pour moi, c’était une évidence que j’aurais un enfant de l’homme que j’aimais… Évidemment, j’en ai parlé à mon cardiologue qui s’est montré plus que réticent. Sans me l’interdire totalement, il m’a expliqué qu’une grossesse pouvait provoquer un risque de rejet. J’étais désespérée, mais je n’ai pas voulu baisser les bras. J’ai cherché de la documentation sur Internet et j’ai trouvé des témoignages de femmes greffées du cœur qui étaient quand même devenues mamans, sans problème particulier. Ça m’a redonné espoir. J’ai revu alors mon médecin qui, devant mon désir d’enfant si fort, m’a alors simplement conseillé de n’en avoir qu’un seul. Il m’a expliqué qu’on allait modifier mon traitement antirejet et me changer d’immunosuppresseur, ce médicament qui empêche le rejet. Ça m’a soulagée d’avoir son feu vert, même s’il le donnait à contrecœur, c’est le cas de le dire! J’ai alors tenté de tomber enceinte, mais j’ai fait trois fausses couches à la suite, qui n’avaient rien à voir avec ma greffe. Enfin, au bout d’un an et demi environ, je suis tombée de nouveau enceinte: cette fois, tout a fonctionné et j’ai commencé une grossesse.

     Par sécurité, à la demande de mon médecin, j’ai arrêté de travailler très vite et je me suis reposée le plus possible. Quand j’ai senti mon bébé bouger pour la première fois, j’ai été émue aux larmes.… J’avais bien sûr un suivi très rigoureux: en plus des échographies habituelles, j’ai eu cinq échographies cardiaques pour vérifier comment mon cœur réagissait. La seule fois où je me suis angoissée, c’est quand le médecin a demandé une échographie fœtale pour vérifier le cœur de mon bébé. Heureusement, tout allait bien.

     L’obstétricien m’avait dit que l’on me ferait une césarienne pour éviter un accouchement par voie basse, qui demanderait trop d’efforts à mon cœur. Ça me rendait particulièrement triste de ne pas pouvoir accoucher normalement. J’ai alors réussi à convaincre mon médecin de me laisser mettre au monde mon enfant par voie naturelle, et finalement, mon enfant est né dans un temps record: en quatre heures il était là! Je n’ai pas eu le temps de fatiguer mon cœur!

    Mon fils, mon bonheur

    A la naissance, mon petit garçon n’était pas très gros puisqu’il pesait 2,380 kg pour 45 cm. Il est vrai qu’il est né près de trois semaines en avance. Mon cardiologue m’avait prévenue que les femmes greffées du cœur accouchaient souvent prématurément. Mais malgré son poids plume, mon bébé allait très bien. On lui a fait très vite une échographie cardiaque qui a montré qu’il avait un cœur qui fonctionnait parfaitement. J’aurais bien allaité mon bébé, mais les médecins me l’ont vivement déconseillé à cause des médicaments anti-rejet que je prenais chaque jour et qui pouvaient se retrouver dans mon lait. Cette fois, je les ai écoutés sans rechigner! Aujourd’hui, mon petit gars a 5 ans et il est vif comme l’éclair: c’est un vrai bonheur! Il est au courant pour ma greffe: il a vu ma cicatrice et ça ne semble pas le déranger plus que ça. Je sais que je suis une miraculée, je reviens de loin, mais je pense à l’avenir avec confiance. Si j’avais écouté les médecins, je n’aurais jamais eu d’enfant! Je comprends qu’ils soient très prudents et ne souhaitent pas prendre de risque avec des patientes comme moi, mais j’ai suivi mon instinct et j’ai eu raison de le faire. Aujourd’hui, j’ai une famille, un travail, une maison et je me sens bien dans mes baskets de maman! La seule chose, c’est que je dois continuer mon traitement anti-rejet à vie. Désormais, je prends une gélule le matin, une le soir, ce qui n’est finalement pas si terrible que ça, et mon cœur est en pleine forme. Bien sûr, je ne vais pas tenter le destin: malgré mon envie, je n’aurai donc qu’un seul enfant, ce qui est déjà extraordinaire pour quelqu’un qui a eu le parcours de santé qui est le mien. Condamnée à l’âge de 13 ans, vingt ans plus tard, je vis entourée de l’amour de mon fils et de mon mari. Ma vie, finalement, est une belle histoire de cœur! ( Source: journal parents Article de Gisèle Ginsberg ,mis à jour le 7 mars 2017 )

     


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