• Deux frères domiciliés dans l’Aisne revivent depuis leur transplantation cardiaque en 2010 et 2014. Ils sont les preuves palpitantes de l’utilité du don d’organe.

    les deux frères

    Une deuxième vie qui commence.

    Fabien et Joël Allart sont des greffés du cœur. Une greffe qui les a sauvés tous deux d’une mort certaine. Issus d’une fratrie de quatorze enfants, huit frères et six sœurs, Fabien et Joël, domiciliés à Mont-d’Origny et Origny-Sainte-Benoîte (Aisne), étaient tous deux atteints d’une maladie du cœur, une cardiomyopathie hypertrophiée familiale et évolutive.

     Tous deux ont bénéficié d’une transplantation cardiaque quand un autre de leurs frères, Roger, est malheureusement mort à 40 ans en 1999, alors en attente d’une greffe qui n’est jamais arrivée pour lui. Les deux frères ont été opérés à la Pitié-Salpétrière, à Paris, au sein du service du professeur Leprince, dans l’hôpital du célèbre cardiologue natif de l’Aisne et aujourd’hui à la retraite Christian Cabrol. C’était le 10 mai 2010 pour Fabien, âgé aujourd’hui de 55 ans, et le 31 mars 2014 pour Joël, 65 ans.

    Hygiène de vie aussi par respect pour le donneur

    « J’étais mourant, au bout du rouleau. Je ne pouvais plus marcher 50 mètres », se souvient Fabien Allart, les yeux brillants d’émotion. « Aujourd’hui je me sens très bien. Je fais du vélo, de la marche, je joue avec mes petites-filles. Je veux rattraper le temps perdu, dans le bricolage et auprès de ma famille. »

     « J’étais en situation d’hyper-urgence quand j’ai appris à 11 heures du soir que j’allais avoir un cœur. J’étais anxieux, avec la peur de me réveiller et de souffrir, confie de son côté Joël Allart. Quand j’ai vu les deux infirmières en me réveillant, je pensais que j’étais là-haut en compagnie de deux anges. (…) Avant je vivais dans le canapé. Maintenant, je marche dès 7 heures du matin, vélo et piscine aussi. Je ne peux pas rester inactif. »

     Les deux frères, tous deux grands-pères, s’appliquent une hygiène de vie, d’abord pour eux, mais aussi « en respect pour le greffon », donc pour le donneur inconnu.

     « Au début, on pense énormément à la personne qui a donné et à sa famille », évoque Fabien. Il a d’ailleurs écrit à l’agence de biomédecine, dans l’espoir que celle-ci transmette à la famille du donneur le fait qu’il ait survécu. Il n’a eu aucun retour. Trois ans après sa greffe, Joël envisage d’écrire à son tour. Sans rompre le sacro-saint anonymat, les deux frères pensent que les familles devraient connaître l’issue favorable des dons de leurs proches disparus. Joël sait juste que son cœur est arrivé du sud de la France et Fabien que son donneur était une femme.

     Toute la famille de Fabien milite pour le don d’organes et de tissus. Sa compagne Corinne et sa fille possèdent une carte. Joël présente aussi les siennes, dont celle plus rare de donneur de cornées. « J’ai toujours cru qu’un receveur ne pouvait pas être donneur, bien sûr que je veux l’être », glisse Fabien. Et naturellement, les deux frères voient favorablement l’évolution de la loi sur le don d’organes qui défend l’idée du « qui ne dit pas non, consent ». ( Source : L'Aisne Nouvelle Publié le 09/01/2017 article de Nicolas Totet  )

     

     

     


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  • Après sa greffe de foie, «Je démarre une 2e vie»

    Depuis 14 mois, Marie-Yvonne Hempte était dans l’attente d’une greffe de foie. Malade depuis 8 ans, cette greffe devait lui sauver la vie, ni plus, ni moins. Il y a peu, la magie de Noël a opéré avec un petit décalage. Marie-Yvonne a reçu l’organe tant espéré. Elle revit !

    La greffe de Marie-Yvonne

    En octobre 2015, la sœur de Marie-Yvonne lançait une bouteille à la mer dans votre journal. La jeune femme, originaire de Soumagne, souffrait d’une maladie génétique auto-immune qui attaquait son foie. La greffe était le seul moyen de lui sauver la vie. Une vie clairement en péril. Sur Facebook, un appel au don d’organes avait même été lancé !

    Environ 14 mois plus tard, la bonne nouvelle nous est parvenue.

    La jeune mère de famille, âgée de 33 ans, est passée avec succès sur le billard. «  Je revis  », nous confie-t-elle. «  Je vais enfin pouvoir refaire des projets avec ma famille. Avant, je vivais toujours avec cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Je ne prévoyais plus rien, je vivais au jour le jour. La maladie pouvait, sans prévenir, me faire rechuter dans le coma. Là, je marche, je mange de faibles quantités, je prévois même de partir en Finlande en caravane l’an prochain. C’était un projet que nous avions avec mon mari et nos trois enfants. Nous avions dû le postposer à cause de la maladie, mais ce voyage se fera !  »

    « La peur au ventre »

    Jusqu’au dernier moment, Marie-Yvonne aurait pourtant pu voir sa chance passer. «  Endormi sur la table d’opération, on peut encore nous réveiller et tout annuler  », dit-elle. «  J’avais la peur au ventre. Entre le moment où le centre de greffe m’a prévenue qu’un foie potentiel était disponible, et le moment de l’opération, moins de 24 heures se sont écoulées. J’avais un court laps de temps pour m’organiser et, surtout, passer les nombreux examens. Ça peut paraître long, mais le temps passe vite. Le réveil a été douloureux mais je suis tellement heureuse…  »

    Si le plus dur est passé, Marie-Yvonne devra désormais vivre avec une posologie stricte. «  Toute la vie, je vais devoir prendre des médicaments antirejet. Mais ce n’est tellement rien à côté de ce que j’ai vécu… Bien entendu, il y a aussi le risque que je rejette le foie à tout moment, mais c’est un risque à prendre. Je me suis beaucoup documentée et le foie est l’organe greffé qui est le mieux accepté par le corps. Et puis, je suis tellement bien encadrée, avec un personnel médical humain, que je ne me sens pas abandonnée.  »

    « Une grande joie »

    Ce beau miracle de Noël, c’est aussi celui de toute une famille qui, pendant de nombreux mois, s’est mobilisée autour de la jeune femme. «  Pour tout le monde, c’est une grande joie. Dans quelques mois, on va d’ailleurs faire une grosse fête dans le village ! Depuis l’opération, il y a beaucoup de larmes, de joie. À travers votre article, je veux aussi dire un tout grand merci à mes proches.  »

    Son foie était à l’arrêt!

    La maladie de Marie n’était pas censée évoluer aussi rapidement. Pendant de nombreuses années, elle a été régulée. En octobre 2015, lors de la rédaction de notre premier article, son état avait empiré. Dix jours auparavant, elle avait été admise dans un hôpital liégeois car son taux de potassium était trop élevé. Le corps médical avait alors découvert que son état s’était aggravé.

    À l’hôpital, le constat était terrible : son foie était désormais à l’arrêt, et il dégageait des toxines qui attaquaient son corps de l’intérieur. La jeune maman avait aussi été touchée par plusieurs virus, son système immunitaire étant affaibli.

    «  Ma sœur a effectivement contracté plusieurs maladies dues aux médicaments immunosuppresseurs qu’on lui donne  », expliquait sa sœur.

    La jeune femme avait été plongée dans le coma. (source : journal la Meuse région liégeoise| Publié le 6/01/2017 )            

     


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  • C était en 2011. Après m'être couchée à 2h du matin..... ce Jeudi 29 Décembre à 4h du matin que le téléphone à résonné avec au bout du fil notre cher Dr Arnauld Delarue. Ce fameux appel... celui qu on attendait tant... celui qui nous a fait trembler. Car comme chacun sait, c était une troisième greffe du foie et une première greffe de rein qui allait se dérouler. Préparation d'un sac, chargeur, papiers,les clefs... bref on était prêt. De nombreux examens avant la prise en charge d'Arnaud au bloc à 12H, fin greffe foie à 2H du matin le vendredi 30 decembre, beaucoup de complications pour cette greffe du foie. Des moments durs a encaisser pour mon loulou, mais à 8H le matin, les bilans commencent a s'améliorer, ainsi que les constantes, echo du foie dans la matinee bonne, 14H retour au bloc pour la greffe du reins, sortie bloc a 21H tout s est bien déroulé, mon GUERRIER a remporté une premiere bataille. demain on pourra le voir, et je poserai ma main sur son front pour lui dire qu il est toute notre vie, qu on l'aime, que c'est un battant!vivement qu'il gueule et qu'il râle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! il revient de loin et c est Dr Delarue qui nous l a dit! BRAVO MON FILS

     

    Les 5 ans de greffe d'Arnaud

    Tout les jours je pense à cette personne grâce à qui nous pouvons te serrer dans nos bras. Arnaud tu nous as appris le courage, la force et la ténacité. je ne remercierai jamais assez les médecins, infirmières de jour comme de nuit, kiné,aide soignant et tout ceux qui de près, famille et amis ,ou de loin ont suivi notre aventure de cette greffe. Un merci particulier a mon ami de toujours Nicolas qui etait la sans rien demander sans jugement, tu as su nous faire une place. Famille éparpillée mais néanmoins soudée... boucau salon marseille, pour certains ca ne veut rien dire pour nous c'était webcam et skype obligatoire. ( Ceux qui le savent, c est que mon homme Stelazac Ludo et ma doudouille étaient partis direction le sud ouest pour l'école et le boulot et notre maison.... ) Merci a Jacqueline car avec tout ça je me retrouvais piéton. ...
    Merci a Joel Laetitia d' avoir pris soin de notre petite doudouille par la suite. Vous n'avez pas hésité un instant car ça a duré presque 6 mois... c'était un DDI... doudouille à durée indéterminée. A ma Charlie Fabio et son soutien sans failles.

    Une journée de fou passée à espérer.
    A regarder mon téléphone. ... Nous allions vivre une renaissance.

     Et 4ans apres nous voilà réunis plus fort que jamais. Un grand merci à vous qui avez suivi de près ou de loin notre aventure.

     Et même si les tempêtes
    Les dieux mauvais, les courants
    Nous feront courber la tête
    Plier genoux sous le vent....
    J'irai au bout. ...
    Tout ça pour dire que malgré la galère il y a toujours de bonnes choses.

     Bref si je devais conter cette aventure je pourrais le faire les yeux fermés en me remémorant tout les détails. Car cette histoire se vit au quotidien.

    Arnaud à été greffé

    Le 24 mars 2004
    Le 30 octobre 2006
    Le 29 Décembre 2011 pour le foie
    Le 30 décembre 2011 pour le rein

     

     

     


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  • ... Avec un diabète

    << Au départ je n'y croyais pas quand on me disait qu'on pouvait vivre normalement avec un diabète >> reconnaît Christian 68 ans . << Et pourtant , trois ans après la découverte de mon diabète , je peux vous dire que c'est vrai : je vis normalement ! >>

    On peut vivre normalement...

    Son parcours évoque une renaissance

    << La découverte a été brutale , suite à un coma aux urgences . Quand j'ai commencé le traitement , avec 4 à 5 piqûres d'insuline par jour , je trouvais cela fastidieux , contraignant ... j'étais dans le refus total de la maladie et je me suis refermé sur moi-même .>>

    Aujourd'hui encore , Christian utilise des mots lourds de sens quand i évoque cette première année avec le diabète . << Un vrai calvaire . Je n'osais pas en parler .je ne sortais plus . Chaque repas était une corvée .>>

    << La vie est redevenue belle ! >>

    Le tournant a lieu quand sa diabétologue l'oriente vers le CHU de Nice . << Une équipe extraordinaire m'a pris en charge pendant une semaine et m'a appris plein de choses sur le diabète .>>Avec en plus le soutien de son épouse et de ses proches , Christian a alors vu la maladie sous un autre jour . << Petit à petit , mes résultats d'examens se sont améliorés et j'ai pris confiance en moi .>>

    Puis la pose d'une pompe à insuline << a changé ma vie! >> 'exclame Christian , qui poursuit : <<est la vie est redevenue belle ! je marche, je bricole et je jardine sans souci dès que j'en ai l'occasion . Je sais aménager mes repas . J'ai repris toutes les activités associatives auxquelles je prenais part avant le diagnostic du diabète . >> Ses résultats reflètent d'ailleurs son bien-être actuel : << mon HbA1c au début de 10. Elle est désormais à 7,1 . >>

    << On peut tous agir sur le diabète >>

    Le rôle de sa diabétologue a été déterminent . << Elle m'a dit les mots qu'il faut pour que je retrouve de la confiance et que je prenne en main mon diabète. >> L'utilité du service Sophia ? << Il y a toujours des choses à apprendre sur le diabète pour mieux le gérer >> reconnaît Christian , qui s'enthousiasme enfin pour les innovations technologiques <<qui mettent à disposition des diabétiques des appareils de plus en plus performants . >> De quoi faire dire à Christian que , << même si on 'en guérit pas , on peut tous agir positivement sur le diabète . >>

    Pour contacter les infirmiers-conseillers en santé du service Sophia

    Métropole : 0 809 400 040

    Antilles et Guyane : 0 809 100 097

    La Réunion : 0 809 109 974  ( service gratuit + prix appel ) ( source : Sophia et vous n° 33 hiver 2016)

     


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  • Nager pour rester actif tout en douceur !

    Serge à bientôt 79 ans et marseillais depuis 40 ans , ne tarit pas d'éloges sur sa ville .<<C'est une ville super malgré tout ce qu'on entend ! >> martèle-t-il . S'il aime autant la cité phocéenne , c'est aussi parce qu'elle lui permet , chaque jour à la belle saison , d'aller nager en mer matin et soir .<< J'ai la chance d'habiter à 200 m de la plage , ce serait dommage de ne pas en profiter !>> . La mer est devenue sa meilleure alliée pour équilibrer son diabète .

    Le diabète de Serge

    Nager pour équilibrer son diabète

    Le diabète de Serge a été diagnostiqué il y a 5 ans , à la suite d'un bilan sanguin . << J'y allais pour autre chose , et j'en suis sorti avec un diabète ! >> . En plus du traitement prescrit par son médecin , Serge a décidé en mai 2015 de profiter des bienfait de la natation . << Mon arthrose au genou m'empêche de marcher autant que je voudrais . Je vis au 4 étage sans ascenseur , et Marseille , ça monte et ça descend ; je fais ma part de marche ! La natation me fait moins mal au genou >> explique Serge .<<J'ai commencé à nager tranquillement et sur de courtes durée . Puis au fur et à mesure je suis allé un peu plus loin , puis encore plus loin . Maintenant , à labelle saison , je nage 45 mn chaque matin et30 mn chaque soir .>>

    Et se sentir bien dans sa tête

    << J'y vais tôt le matin et assez tard le soir : je suis souvent le premier et le dernier à l'eau ! Comme ça , j'évite le pic de soleil >> continue Serge . <<mais je me sens véritablement mieux quand je rentre de ma séance. Nager me détend , me met de bonne humeur et la natation a clairement un effet positif sur mon diabète . Et ça, je m'en rends d'autant plus compte l'hiver , quand j'ai moins la possibilité d'aller nager en mer! >> Entre son médecin , son traitement , une alimentation qu'il essaie d'équilibrer au maximum e ses séances quotidiennes de natation, Serge équilibre chaque jour son diabète .<< Plus jeune, le sport n'a jamais été une folle passion ! >> s'amuse-t-il avant de conclure ; << aujourd'hui, quand le mistral trop fort m'empêche d'aller nager , ça me manque !>>. (source et photo : Sophia-Amélie n°32.automne 2016)


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  • Leur frère décède , le brutal choix du don d'organes

    Séverine et ses deux sœurs ont dû prendre une décision terriblement compliquée . Leur frère était en état de mort cérébrale à la suite d'un accident . Après une nuit de discussions , elles ont décidé d'accepter le prélèvement d'organes .  

    Une décision compliquée

    Séverine témoigne

    Aujourd'hui pour encourager les familles à en discuter en amont afin <<que cette difficile décision n'incombe pas aux proches dans des moments très durs >>.

    << Il était environ 23 h . J'attendais avec mes deux sœurs , au CHU de Rennes , d'avoir des nouvelles de notre frère . On nous avait averties , en fin de journée , qu'il avait eu un accident . Qu'il était tombé d'un échafaudage >> raconte Séverine 40 ans .

    Peu après , elles se rendent au  CHU et attendent .<<On se doutait que ça devait être grave , mais on espérait toujours une bonne nouvelle .>>Puis un médecin invite les trois sœurs à le suivre , <<Il nous a fait entrer dans une pièce où il y avait deux autres personnes . Et là , il nous a annoncé que notre frère avait fait un très grave anévrisme . Que c'était très profond et qu'il ne pouvait plus rien faire pour lui .

    << En une fraction de seconde , le monde s'est écroulé autour de nous .>> Admettre l'impensable et l'insupportable verdict sur le sort de notre frère , un peu plus âgé qu'elles .

    Quelques minutes plus tard, le médecin nous as demandé si notre frère s'était positionné pour le don d'organes . >> Nouveau choc. <<C'est comme si on nous enlevait tout espoir qu'il puisse peut-être se réveiller . >> Quoi de plus humain que de croire qu'un miracle est encore possible ... Mais le prélèvement d'organes devient synonyme d'irrémédiable fin .

    << On ne savait pas. On était perdues , sans réactions . On n'avait jamais parlé de ça entre nous. >> Pas vraiment le genre de sujet qu'on aborde lors des réunions familiales .

    Urgence

    Le médecin leur explique alors qu'il a besoin d'une réponse dans des délais relativement courts . <<On a très bien compris l'urgence de la situation , explique Séverine . Mais on ne pouvait pas prendre la décision nous-mêmes . Il fallait que l'on en parle avec toute la famille . Nous étions en pleine nuit et nous ne voulions pas réveiller notre maman avec cette nouvelle ou lui annoncer par téléphone . Il fallait que l'on soit présentes à côté d'elle .>>

    Son frère en état de mort cérébrale n'avait pas d'épouse ou de compagne . La décision revenait donc à sa famille .<< On a alors demandé si on pouvait donner notre réponse le lendemain matin et le médecin a accepté . >>

    Les heures suivantes vont être douloureuses et pénibles .<< Tout le monde est tombé d'accord pour autoriser ce don d'organes . Ca correspondait bien à ce qu'était notre frère . Un homme généreux avec beaucoup d'amour qui allait redonner espoir , vie et bonheur à non pas une seule personne , mais à plusieurs familles .>> Elles retournent au CHU pour un dernier moment avec leur frère , avant que les organes ne soient prélevés .

    Pourquoi Séverine a-t-elle tenu à témoigner ?

    << Je veux juste dire aux gens que c'est important de se décider sur le don d'organes de son vivant . Pour que cette difficile décision n'incombe pas aux proches dans des moments très durs . Et puis donner ses organes , c'est aussi sauver des vies . >>

    Elle raconte aussi avoir rencontré une famille qui a perdu son enfant . << Ils ont refusé , sur le moment , que ses organes soient prélevés. Puis l'ont longtemps regretté après , en pensant que d'autres familles , auraient pu garder leur enfant avec eux si seulement ils avaient accepté ... >> ( Source : édition du soir du 05 10 2016)

     

     


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  • Le professeur Francis Fontan célébré par ses pairs

    Il ne veut pas dire son âge. L'œil pétille. Le professeur Francis Fontan du CHU de Bordeaux est une grande figure de la chirurgie cardiaque, reconnu dans le monde entier. La transplantation cardiaque en France a 50 ans, avec le professeur Eugène Baudet, un autre mentor, c'est en 1969 qu'une première opération s'est déroulée à Bordeaux. Francis Fontan a été chef de service pendant trente-six ans, jusqu'en 2002. En vérité, il a 87 ans aujourd'hui, et encore, on l'appelle de partout pour lui demander un conseil.

    Un geste chirurgical porte son nom "l'opération Fontan".

    Chirurgien hors pair, innovant, exigeant, sévère, mais créateur d'une grande école de chirurgie cardiaque recevant des étudiants et stagiaires du monde entier, Francis Fontan a laissé une empreinte exceptionnelle dans le milieu médical et cardiologique bordelais, national et international. Alors, lorsqu'il est arrivé dans les salons de l'hôtel de ville où une réception était organisée, pour l'anniversaire de la Transplantation cardiaque Bordelaise, il fut largement applaudi. Francis Fontan fait référence, tout comme Henri Bricaud, premier président de l'université Bordeaux Segalen et à l'origine de la construction de l'hôpital Haut-Lévêque, Pierre Broustet, premier père de l'école de cardiologie, le célèbre chercheur Alan Nurden ou encore aujourd'hui, Michel Haissaguerre, porteur de l'IHU Lyric, dont les travaux sur l'arythmie cardiaque sont reconnus internationalement.

    Le professeur Francis Fontan célébré par ses pairs

    "Je pense que je suis d'abord fier du nombre de chirurgiens qui ont été formés ici", a déclaré le professeur Fontan, à son arrivée, saluant ses anciens collègues et les plus jeunes, les professeurs Dos Santos, Outtara, le docteur Thambo de l'unité de cardiologie pédiatrique et le docteur Mauriat de l'unité de réanimation cardiaque. Le docteur Karine Nubret Le Coniat, nouvelle responsable du programme de transplantation cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque, a rappelé les avancées technologiques de ces dernières années, à l'instar des cœurs artificiels qui ont permis de soigner 25 patients en 2015.  ( Journal Sud Ouest du 05 10 2016)


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  • Il était mourant à 33 ans, un des premiers greffés du cœur de Bordeaux raconte

    La transplantation cardiaque a 30 ans à Bordeaux. Pierre fut l’un des premiers greffés. Il avait 33 ans, ne pesait que 45 kilos et était considéré comme moribond. La chirurgienne qui l'opère avait son âge. Ils racontent aujourd'hui cette (belle) aventure.

    Dysplasie ventriculaire. Une insuffisance cardiaque majeure. Pierre Folliard a 33 ans, et il est mourant. Le 23 décembre 1989, la jeune Nadine Laborde, chirurgien cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque a le même âge et lorsqu'on la conduit dans la salle d'opération, où l'attend son patient endormi....

    Dysplasie ventriculaire. Une insuffisance cardiaque majeure. Pierre Folliard a 33 ans, et il est mourant. Le 23 décembre 1989, la jeune Nadine Laborde, chirurgien cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque a le même âge et lorsqu'on la conduit dans la salle d'opération, où l'attend son patient endormi. Elle s'étrangle : "Je vais devoir greffer un moribond, ça ne marchera jamais !" Mais elle prend les armes et se bat. Pierre qui ne pèse plus que 45 kg pour son mètre 83 est cyanosé, au bout du rouleau, mais contre toute attente il supporte la transplantation cardiaque. Et survit.

    "J'ai regardé mes mains, les ongles étaient bleus"

    Pierre Folliard a 60 ans aujourd'hui, comme le docteur Nadine Laborde. Tous les deux sont désormais de vieux amis. Même passion pour le dépassement de soi, la randonnée, le vélo. Elle a grimpé l'Everest et lui aussi, d'une autre manière. Ils étaient ensemble à la mairie de Bordeaux pour fêter les 30 ans de la transplantation cardiaque, au milieu de patients, de chirurgiens, de soignants, tous ces gens qui ont fait de la capitale aquitaine, un lieu de référence dans le monde. Une rencontre particulièrement chargée affectivement pour Pierre : "À la suite d'une aggravation subite de mon état, j'ai été placé en coma artificiel à Saint-André, le 18 décembre 1989. On m'a réveillé pour savoir si j'acceptais une greffe, je n'avais pas le choix, j'ai regardé mes mains, les ongles étaient bleus." A ses proches, il dit "à bientôt" et il est opéré dans la nuit du 23 décembre à Haut-Lévêque.

    La transplantation cardiaque de Pierre

    Le docteur Laborde se souvient qu'elle était de garde, que cette opération du dernier espoir a pu être possible parce que le professeur Warin, chef du service cardiologie à l'hôpital Saint-André, avait appelé le professeur Francis Fontan, chef du service de chirurgie cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque pour lui demander de réserver le premier cœur disponible pour Pierre. "Les deux hôpitaux étaient un peu en concurrence à l'époque, sourit Nadine Laborde. Cela créait de l'émulation, basée sur le respect. La première transplantation cardiaque avait eu lieu en 1969, avec l'équipe des professeurs Fontan et Eugène Baudet, à Bordeaux. Un an à peine après la première mondiale. Bordeaux déjà fait école.

    "Lorsque je me suis réveillé après l'opération, reprend Pierre, j'ai regardé mes mains. Les ongles avaient retrouvé une couleur normale. Mais les suites ont été très difficiles, car mon organisme avait trinqué. Il a fallu tout réapprendre, je ne pouvais ni parler, ni marcher, ni écrire. Pas à pas j'ai repris une vie normale." Sa voix s'étrangle, il parle d'une seconde chance, de ce cœur qu'il a adopté, de ses enfants qu'il a vu grandir. "J'ai eu besoin de la détermination de toute l'équipe, du professeur Jean-François Warin qui s'est engagé personnellement auprès de l'équipe de Haut-Lévêque, du professionnalisme de Nadine Laborde, de l'entourage au sein du service, de ma famille."

    Les cœurs de la Nationale 10

    Le chirurgien approuve. "On ne sait pas très bien ce qui fait qu'un patient va résister à tout, survivre en bon état, comme Pierre, ou pas. Le voir ainsi me réconcilie avec l'idée de continuer. Sur 100 greffés, un quart va très bien, un quart décède et la moitié rament. Il est entouré, sportif... À l'époque, nous avons multiplié les transplantations, pour une raison cynique, nous avions de jeunes cœurs qui arrivaient. La Nationale 10 et ses accidents... Beaucoup de jeunes. Aujourd'hui, il y a moins d'accidents heureusement, mais il faut parfois attendre longtemps avant de trouver un greffon. Sur le plan technique, le geste n'a pas changé, l'amélioration tient surtout à l'accompagnement, avec des avancées techniques.. Nous, les jeunes chirurgiens, avons eu beaucoup de chance de travailler au sein de ces équipes avant-gardistes et audacieuses. C'était une aventure."

    Pierre et son épouse se regardent, elle souffle: "Nous aussi on a vécu une aventure. Chaque jour qui se lève est un cadeau... depuis vingt-sept ans." ( Source : journal Sud Ouest  du 05 10 2016. Photo Fabien Cottereau)


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  • 14 septembre 1997...

    Je suis dans mon lit , j'entends le téléphone mais qui peut bien appeler quand c'est l'heure du dodo ?

    J'entend les pas qui monte l'escalier on ouvre ma porte de chambre , Bayounette , réveille toi ma chérie , on va te débrancher (nutrition parentérale) . Je me met sur le dos , mes parents reviennent habiller de blouse et chapeau , mais même là dessous je vois bien à leur visage qu'il se passe quelque chose , mon papa. La tête de ça va pas , ma maman a l'œil brillant et elle tremble . On sonne mon père se hâte , aussitôt débrancher ma mère m'habille . <<On vas où ?>> Ça va aller ma princesse , on va à Necker.<< Pourquoi ? Je suis pas malade, veux pas y aller >>.

    Pas de réponse mon père me prend dans ses bras et me fais descendre. Un Mr en blanc attend dehors , il y a aussi un motard de la police . Salut baya holà là tu as grandis depuis l'autre fois tu te souviens de moi ? Oui Mr Très bien , alors tiens c'est un petit médicament pour te détendre après on t'allongera sur le brancard . Ma mère monte avec moi , on démarre , on va vite , très vite la sirène retentie . Ma mère prend ma main et me murmure pimpon, laisser passer princesse Baya, pimpon . Quelque chose mouille mon visage , ce sont  les larmes de maman . Il est où papa ? Juste derrière nous ma chérie juste derrière .

    On arrive , on me met sur un autre brancard , tout le monde se hâte , je vois les lumières du plafond défilé , mes parents suivent le mouvement ma mère me sourie entre deux larmes mon père a le visage fermer et ne dis rien . Bonjour petite Baya comment tu vas ? Aller on va se laver , l'infirmière me met dans une douche me déshabille avec hâte et protège mon cathéter. J'ai froid , le produit y pue et en plus je suis jaune berk . On me met une blouse un chapeau et me revoilà sur un brancard , on  stoppe devant un ascenseur , une dame en jaune arrive . Bonsoir ma Baya tu te rappelle de moi ? Oui madame d'accord . Elle parle à mes parents , ma maman pleure de plus belle , mon père a l'œil brillant.... J'ai jamais vue papa pleurer .... Sois forte ma chérie à toute à l'heure . Je voulais demander pourquoi forte? Mais je décide de serrer mon nain-nain plus fort. Mon papa m'embrasse , je t'aime ma fille à toute à l'heure . Je vois mes parents disparaître quand l'ascenseur se ferme , la dame en jaune me sourie mais moi j'ai peur ....

    Je commence à pleurer . Ça va aller Baya ne t'inquiète pas. On rentre dans une salle , des gens sont la beaucoup de gens en jaune, en vert ... Baya bonjour tu te souviens de ce qu'on a dit pour ton petit ventre . C'est docteur Révillon . Oui , on a dit qu'un jour j'en aurais un tout neuf et que j'aurais plus de cathéter ni de poche (colostomie). Hé bien nous y voilà Baya d'accord? Oui Mr , du coup je vais guérir? Oui. On me prend mon doudou , mon nain- nain !!! Regarde baya il est juste là , il ne peut pas rester avec toi ma puce . On  me met un truc au doigt , des électrodes . Baya fraise ou menthe pour le masque? Humm fraise ! Compte jusqu'à dix ,1 ,2 3 4 ...

    14 h plus tard je me réveille.

    La salle est bleu je vois une horloge mais!  haaaaaa j'ai mal , j'ai affreusement mal au ventre. Il y a pleins de pansements.  J'ai tellement mal, je n'arrive même pas à bouger. On me dis de me calmer. Je veux maman, je veux papa . J'ai mal, j'ai trop mal,  affreusement mal ....

    Et voila 19 ans plus tard

    la petite fille de 5 ans en à 24 .Tout fonctionne à merveille pas de régime en particulier , juste un traitement à vie et beaucoup d'espoir pour les futurs greffé(es). Bien que jeune je m'en souviens très bien , j'en profite pour saluer les infirmières anesthésistes et mon magicien (surnom que je donne à mon chirurgien). Qui continue d' ailleurs à faire du super boulot .

    Merci je vie infiniment. Merci . Baya.

    Lien vers sa page FB : https://www.facebook.com/baba.aurhum.336

    La greffe de Baya


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    Stéphane Labelle sauve cinq vies

    DÉCÈS. La famille de Stéphane Labelle a décidé de donner ses organes afin qu'il sauve des vies et de souligner que son décès ne soit pas arrivé pour rien.

    Le don d'organe de Stéphane

    Décédé la semaine dernière après un accident en vélo survenu sur la route 148 à Lochaber, Stéphane Labelle n'aura jamais commencé son deuxième secondaire. Il est plutôt parti rejoindre son père décédé un an plus tôt.

    Pour la famille, ce sont de durs moments à passer. Sa mère, Johanne Vigneault, demande aux cyclistes, surtout aux jeunes, d'être vigilants, d'être visibles et de porter un casque. Stéphane Labelle est décédé, car il a été happé par une conductrice de véhicule sport utilitaire qui ne l'aurait jamais vu vers 20h30.

    Selon la Sûreté du Québec, l'adolescent de 13 ans se trouvait au milieu de la chaussée. Il ne portait pas de casque et son vélo n'était pas doté de réflecteur. La conductrice ne l'aurait donc pas vu. Il portait aussi des écouteurs. Son décès est survenu à l'hôpital des enfants de l'Est ontarien vers 17h, le 30 août. «Si je peux au moins inciter un jeune à porter un casque..», affirme sa mère, visiblement émue.

    Du côté de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau, on a rapidement mis en place les mesures d'urgence pour les élèves qui ont pu rencontrer des psychologues et faire des séances de groupes entre amis. La sœur jumelle de Stéphane, Roxanne devrait reprendre les cours cette semaine.

    Selon la grande sœur de Stéphane, Josée Labelle et Mme Vigneault, Stéphane était un jeune homme énergique au grand cœur. «Il avait un TDAH (trouble du déficit et d'attention avec ou sans hyperactivité), il était quand même tannant, mais c'était une bonne personne», affirment-elles.

    Grâce à son don d'organes, cinq personnes auront la vie sauve et deux autres retrouveront la vue.

    Stéphane sera exposé à la Coopérative funéraire de Thurso le 9 septembre de 13h à 16h et de 18h à 21h. Le service religieux aura lieu le 10 septembre à 11h à la paroisse St-Cœur-Très-Pur-de-Marie à Plaisance.

    La famille demande comme marque de sympathie de signer pour les dons d'organes. ( Source : Info07 - La Petite-Nation. Article de Jessie Laflamme , publié le 06 septembre 2016 )


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