• Nager pour rester actif tout en douceur !

    Serge à bientôt 79 ans et marseillais depuis 40 ans , ne tarit pas d'éloges sur sa ville .<<C'est une ville super malgré tout ce qu'on entend ! >> martèle-t-il . S'il aime autant la cité phocéenne , c'est aussi parce qu'elle lui permet , chaque jour à la belle saison , d'aller nager en mer matin et soir .<< J'ai la chance d'habiter à 200 m de la plage , ce serait dommage de ne pas en profiter !>> . La mer est devenue sa meilleure alliée pour équilibrer son diabète .

    Le diabète de Serge

    Nager pour équilibrer son diabète

    Le diabète de Serge a été diagnostiqué il y a 5 ans , à la suite d'un bilan sanguin . << J'y allais pour autre chose , et j'en suis sorti avec un diabète ! >> . En plus du traitement prescrit par son médecin , Serge a décidé en mai 2015 de profiter des bienfait de la natation . << Mon arthrose au genou m'empêche de marcher autant que je voudrais . Je vis au 4 étage sans ascenseur , et Marseille , ça monte et ça descend ; je fais ma part de marche ! La natation me fait moins mal au genou >> explique Serge .<<J'ai commencé à nager tranquillement et sur de courtes durée . Puis au fur et à mesure je suis allé un peu plus loin , puis encore plus loin . Maintenant , à labelle saison , je nage 45 mn chaque matin et30 mn chaque soir .>>

    Et se sentir bien dans sa tête

    << J'y vais tôt le matin et assez tard le soir : je suis souvent le premier et le dernier à l'eau ! Comme ça , j'évite le pic de soleil >> continue Serge . <<mais je me sens véritablement mieux quand je rentre de ma séance. Nager me détend , me met de bonne humeur et la natation a clairement un effet positif sur mon diabète . Et ça, je m'en rends d'autant plus compte l'hiver , quand j'ai moins la possibilité d'aller nager en mer! >> Entre son médecin , son traitement , une alimentation qu'il essaie d'équilibrer au maximum e ses séances quotidiennes de natation, Serge équilibre chaque jour son diabète .<< Plus jeune, le sport n'a jamais été une folle passion ! >> s'amuse-t-il avant de conclure ; << aujourd'hui, quand le mistral trop fort m'empêche d'aller nager , ça me manque !>>. (source et photo : Sophia-Amélie n°32.automne 2016)


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  • Leur frère décède , le brutal choix du don d'organes

    Séverine et ses deux sœurs ont dû prendre une décision terriblement compliquée . Leur frère était en état de mort cérébrale à la suite d'un accident . Après une nuit de discussions , elles ont décidé d'accepter le prélèvement d'organes .  

    Une décision compliquée

    Séverine témoigne

    Aujourd'hui pour encourager les familles à en discuter en amont afin <<que cette difficile décision n'incombe pas aux proches dans des moments très durs >>.

    << Il était environ 23 h . J'attendais avec mes deux sœurs , au CHU de Rennes , d'avoir des nouvelles de notre frère . On nous avait averties , en fin de journée , qu'il avait eu un accident . Qu'il était tombé d'un échafaudage >> raconte Séverine 40 ans .

    Peu après , elles se rendent au  CHU et attendent .<<On se doutait que ça devait être grave , mais on espérait toujours une bonne nouvelle .>>Puis un médecin invite les trois sœurs à le suivre , <<Il nous a fait entrer dans une pièce où il y avait deux autres personnes . Et là , il nous a annoncé que notre frère avait fait un très grave anévrisme . Que c'était très profond et qu'il ne pouvait plus rien faire pour lui .

    << En une fraction de seconde , le monde s'est écroulé autour de nous .>> Admettre l'impensable et l'insupportable verdict sur le sort de notre frère , un peu plus âgé qu'elles .

    Quelques minutes plus tard, le médecin nous as demandé si notre frère s'était positionné pour le don d'organes . >> Nouveau choc. <<C'est comme si on nous enlevait tout espoir qu'il puisse peut-être se réveiller . >> Quoi de plus humain que de croire qu'un miracle est encore possible ... Mais le prélèvement d'organes devient synonyme d'irrémédiable fin .

    << On ne savait pas. On était perdues , sans réactions . On n'avait jamais parlé de ça entre nous. >> Pas vraiment le genre de sujet qu'on aborde lors des réunions familiales .

    Urgence

    Le médecin leur explique alors qu'il a besoin d'une réponse dans des délais relativement courts . <<On a très bien compris l'urgence de la situation , explique Séverine . Mais on ne pouvait pas prendre la décision nous-mêmes . Il fallait que l'on en parle avec toute la famille . Nous étions en pleine nuit et nous ne voulions pas réveiller notre maman avec cette nouvelle ou lui annoncer par téléphone . Il fallait que l'on soit présentes à côté d'elle .>>

    Son frère en état de mort cérébrale n'avait pas d'épouse ou de compagne . La décision revenait donc à sa famille .<< On a alors demandé si on pouvait donner notre réponse le lendemain matin et le médecin a accepté . >>

    Les heures suivantes vont être douloureuses et pénibles .<< Tout le monde est tombé d'accord pour autoriser ce don d'organes . Ca correspondait bien à ce qu'était notre frère . Un homme généreux avec beaucoup d'amour qui allait redonner espoir , vie et bonheur à non pas une seule personne , mais à plusieurs familles .>> Elles retournent au CHU pour un dernier moment avec leur frère , avant que les organes ne soient prélevés .

    Pourquoi Séverine a-t-elle tenu à témoigner ?

    << Je veux juste dire aux gens que c'est important de se décider sur le don d'organes de son vivant . Pour que cette difficile décision n'incombe pas aux proches dans des moments très durs . Et puis donner ses organes , c'est aussi sauver des vies . >>

    Elle raconte aussi avoir rencontré une famille qui a perdu son enfant . << Ils ont refusé , sur le moment , que ses organes soient prélevés. Puis l'ont longtemps regretté après , en pensant que d'autres familles , auraient pu garder leur enfant avec eux si seulement ils avaient accepté ... >> ( Source : édition du soir du 05 10 2016)

     

     


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  • Le professeur Francis Fontan célébré par ses pairs

    Il ne veut pas dire son âge. L'œil pétille. Le professeur Francis Fontan du CHU de Bordeaux est une grande figure de la chirurgie cardiaque, reconnu dans le monde entier. La transplantation cardiaque en France a 50 ans, avec le professeur Eugène Baudet, un autre mentor, c'est en 1969 qu'une première opération s'est déroulée à Bordeaux. Francis Fontan a été chef de service pendant trente-six ans, jusqu'en 2002. En vérité, il a 87 ans aujourd'hui, et encore, on l'appelle de partout pour lui demander un conseil.

    Un geste chirurgical porte son nom "l'opération Fontan".

    Chirurgien hors pair, innovant, exigeant, sévère, mais créateur d'une grande école de chirurgie cardiaque recevant des étudiants et stagiaires du monde entier, Francis Fontan a laissé une empreinte exceptionnelle dans le milieu médical et cardiologique bordelais, national et international. Alors, lorsqu'il est arrivé dans les salons de l'hôtel de ville où une réception était organisée, pour l'anniversaire de la Transplantation cardiaque Bordelaise, il fut largement applaudi. Francis Fontan fait référence, tout comme Henri Bricaud, premier président de l'université Bordeaux Segalen et à l'origine de la construction de l'hôpital Haut-Lévêque, Pierre Broustet, premier père de l'école de cardiologie, le célèbre chercheur Alan Nurden ou encore aujourd'hui, Michel Haissaguerre, porteur de l'IHU Lyric, dont les travaux sur l'arythmie cardiaque sont reconnus internationalement.

    Le professeur Francis Fontan célébré par ses pairs

    "Je pense que je suis d'abord fier du nombre de chirurgiens qui ont été formés ici", a déclaré le professeur Fontan, à son arrivée, saluant ses anciens collègues et les plus jeunes, les professeurs Dos Santos, Outtara, le docteur Thambo de l'unité de cardiologie pédiatrique et le docteur Mauriat de l'unité de réanimation cardiaque. Le docteur Karine Nubret Le Coniat, nouvelle responsable du programme de transplantation cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque, a rappelé les avancées technologiques de ces dernières années, à l'instar des cœurs artificiels qui ont permis de soigner 25 patients en 2015.  ( Journal Sud Ouest du 05 10 2016)


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  • Il était mourant à 33 ans, un des premiers greffés du cœur de Bordeaux raconte

    La transplantation cardiaque a 30 ans à Bordeaux. Pierre fut l’un des premiers greffés. Il avait 33 ans, ne pesait que 45 kilos et était considéré comme moribond. La chirurgienne qui l'opère avait son âge. Ils racontent aujourd'hui cette (belle) aventure.

    Dysplasie ventriculaire. Une insuffisance cardiaque majeure. Pierre Folliard a 33 ans, et il est mourant. Le 23 décembre 1989, la jeune Nadine Laborde, chirurgien cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque a le même âge et lorsqu'on la conduit dans la salle d'opération, où l'attend son patient endormi....

    Dysplasie ventriculaire. Une insuffisance cardiaque majeure. Pierre Folliard a 33 ans, et il est mourant. Le 23 décembre 1989, la jeune Nadine Laborde, chirurgien cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque a le même âge et lorsqu'on la conduit dans la salle d'opération, où l'attend son patient endormi. Elle s'étrangle : "Je vais devoir greffer un moribond, ça ne marchera jamais !" Mais elle prend les armes et se bat. Pierre qui ne pèse plus que 45 kg pour son mètre 83 est cyanosé, au bout du rouleau, mais contre toute attente il supporte la transplantation cardiaque. Et survit.

    "J'ai regardé mes mains, les ongles étaient bleus"

    Pierre Folliard a 60 ans aujourd'hui, comme le docteur Nadine Laborde. Tous les deux sont désormais de vieux amis. Même passion pour le dépassement de soi, la randonnée, le vélo. Elle a grimpé l'Everest et lui aussi, d'une autre manière. Ils étaient ensemble à la mairie de Bordeaux pour fêter les 30 ans de la transplantation cardiaque, au milieu de patients, de chirurgiens, de soignants, tous ces gens qui ont fait de la capitale aquitaine, un lieu de référence dans le monde. Une rencontre particulièrement chargée affectivement pour Pierre : "À la suite d'une aggravation subite de mon état, j'ai été placé en coma artificiel à Saint-André, le 18 décembre 1989. On m'a réveillé pour savoir si j'acceptais une greffe, je n'avais pas le choix, j'ai regardé mes mains, les ongles étaient bleus." A ses proches, il dit "à bientôt" et il est opéré dans la nuit du 23 décembre à Haut-Lévêque.

    La transplantation cardiaque de Pierre

    Le docteur Laborde se souvient qu'elle était de garde, que cette opération du dernier espoir a pu être possible parce que le professeur Warin, chef du service cardiologie à l'hôpital Saint-André, avait appelé le professeur Francis Fontan, chef du service de chirurgie cardiaque à l'hôpital Haut-Lévêque pour lui demander de réserver le premier cœur disponible pour Pierre. "Les deux hôpitaux étaient un peu en concurrence à l'époque, sourit Nadine Laborde. Cela créait de l'émulation, basée sur le respect. La première transplantation cardiaque avait eu lieu en 1969, avec l'équipe des professeurs Fontan et Eugène Baudet, à Bordeaux. Un an à peine après la première mondiale. Bordeaux déjà fait école.

    "Lorsque je me suis réveillé après l'opération, reprend Pierre, j'ai regardé mes mains. Les ongles avaient retrouvé une couleur normale. Mais les suites ont été très difficiles, car mon organisme avait trinqué. Il a fallu tout réapprendre, je ne pouvais ni parler, ni marcher, ni écrire. Pas à pas j'ai repris une vie normale." Sa voix s'étrangle, il parle d'une seconde chance, de ce cœur qu'il a adopté, de ses enfants qu'il a vu grandir. "J'ai eu besoin de la détermination de toute l'équipe, du professeur Jean-François Warin qui s'est engagé personnellement auprès de l'équipe de Haut-Lévêque, du professionnalisme de Nadine Laborde, de l'entourage au sein du service, de ma famille."

    Les cœurs de la Nationale 10

    Le chirurgien approuve. "On ne sait pas très bien ce qui fait qu'un patient va résister à tout, survivre en bon état, comme Pierre, ou pas. Le voir ainsi me réconcilie avec l'idée de continuer. Sur 100 greffés, un quart va très bien, un quart décède et la moitié rament. Il est entouré, sportif... À l'époque, nous avons multiplié les transplantations, pour une raison cynique, nous avions de jeunes cœurs qui arrivaient. La Nationale 10 et ses accidents... Beaucoup de jeunes. Aujourd'hui, il y a moins d'accidents heureusement, mais il faut parfois attendre longtemps avant de trouver un greffon. Sur le plan technique, le geste n'a pas changé, l'amélioration tient surtout à l'accompagnement, avec des avancées techniques.. Nous, les jeunes chirurgiens, avons eu beaucoup de chance de travailler au sein de ces équipes avant-gardistes et audacieuses. C'était une aventure."

    Pierre et son épouse se regardent, elle souffle: "Nous aussi on a vécu une aventure. Chaque jour qui se lève est un cadeau... depuis vingt-sept ans." ( Source : journal Sud Ouest  du 05 10 2016. Photo Fabien Cottereau)


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  • 14 septembre 1997...

    Je suis dans mon lit , j'entends le téléphone mais qui peut bien appeler quand c'est l'heure du dodo ?

    J'entend les pas qui monte l'escalier on ouvre ma porte de chambre , Bayounette , réveille toi ma chérie , on va te débrancher (nutrition parentérale) . Je me met sur le dos , mes parents reviennent habiller de blouse et chapeau , mais même là dessous je vois bien à leur visage qu'il se passe quelque chose , mon papa. La tête de ça va pas , ma maman a l'œil brillant et elle tremble . On sonne mon père se hâte , aussitôt débrancher ma mère m'habille . <<On vas où ?>> Ça va aller ma princesse , on va à Necker.<< Pourquoi ? Je suis pas malade, veux pas y aller >>.

    Pas de réponse mon père me prend dans ses bras et me fais descendre. Un Mr en blanc attend dehors , il y a aussi un motard de la police . Salut baya holà là tu as grandis depuis l'autre fois tu te souviens de moi ? Oui Mr Très bien , alors tiens c'est un petit médicament pour te détendre après on t'allongera sur le brancard . Ma mère monte avec moi , on démarre , on va vite , très vite la sirène retentie . Ma mère prend ma main et me murmure pimpon, laisser passer princesse Baya, pimpon . Quelque chose mouille mon visage , ce sont  les larmes de maman . Il est où papa ? Juste derrière nous ma chérie juste derrière .

    On arrive , on me met sur un autre brancard , tout le monde se hâte , je vois les lumières du plafond défilé , mes parents suivent le mouvement ma mère me sourie entre deux larmes mon père a le visage fermer et ne dis rien . Bonjour petite Baya comment tu vas ? Aller on va se laver , l'infirmière me met dans une douche me déshabille avec hâte et protège mon cathéter. J'ai froid , le produit y pue et en plus je suis jaune berk . On me met une blouse un chapeau et me revoilà sur un brancard , on  stoppe devant un ascenseur , une dame en jaune arrive . Bonsoir ma Baya tu te rappelle de moi ? Oui madame d'accord . Elle parle à mes parents , ma maman pleure de plus belle , mon père a l'œil brillant.... J'ai jamais vue papa pleurer .... Sois forte ma chérie à toute à l'heure . Je voulais demander pourquoi forte? Mais je décide de serrer mon nain-nain plus fort. Mon papa m'embrasse , je t'aime ma fille à toute à l'heure . Je vois mes parents disparaître quand l'ascenseur se ferme , la dame en jaune me sourie mais moi j'ai peur ....

    Je commence à pleurer . Ça va aller Baya ne t'inquiète pas. On rentre dans une salle , des gens sont la beaucoup de gens en jaune, en vert ... Baya bonjour tu te souviens de ce qu'on a dit pour ton petit ventre . C'est docteur Révillon . Oui , on a dit qu'un jour j'en aurais un tout neuf et que j'aurais plus de cathéter ni de poche (colostomie). Hé bien nous y voilà Baya d'accord? Oui Mr , du coup je vais guérir? Oui. On me prend mon doudou , mon nain- nain !!! Regarde baya il est juste là , il ne peut pas rester avec toi ma puce . On  me met un truc au doigt , des électrodes . Baya fraise ou menthe pour le masque? Humm fraise ! Compte jusqu'à dix ,1 ,2 3 4 ...

    14 h plus tard je me réveille.

    La salle est bleu je vois une horloge mais!  haaaaaa j'ai mal , j'ai affreusement mal au ventre. Il y a pleins de pansements.  J'ai tellement mal, je n'arrive même pas à bouger. On me dis de me calmer. Je veux maman, je veux papa . J'ai mal, j'ai trop mal,  affreusement mal ....

    Et voila 19 ans plus tard

    la petite fille de 5 ans en à 24 .Tout fonctionne à merveille pas de régime en particulier , juste un traitement à vie et beaucoup d'espoir pour les futurs greffé(es). Bien que jeune je m'en souviens très bien , j'en profite pour saluer les infirmières anesthésistes et mon magicien (surnom que je donne à mon chirurgien). Qui continue d' ailleurs à faire du super boulot .

    Merci je vie infiniment. Merci . Baya.

    Lien vers sa page FB : https://www.facebook.com/baba.aurhum.336

    La greffe de Baya


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    Stéphane Labelle sauve cinq vies

    DÉCÈS. La famille de Stéphane Labelle a décidé de donner ses organes afin qu'il sauve des vies et de souligner que son décès ne soit pas arrivé pour rien.

    Le don d'organe de Stéphane

    Décédé la semaine dernière après un accident en vélo survenu sur la route 148 à Lochaber, Stéphane Labelle n'aura jamais commencé son deuxième secondaire. Il est plutôt parti rejoindre son père décédé un an plus tôt.

    Pour la famille, ce sont de durs moments à passer. Sa mère, Johanne Vigneault, demande aux cyclistes, surtout aux jeunes, d'être vigilants, d'être visibles et de porter un casque. Stéphane Labelle est décédé, car il a été happé par une conductrice de véhicule sport utilitaire qui ne l'aurait jamais vu vers 20h30.

    Selon la Sûreté du Québec, l'adolescent de 13 ans se trouvait au milieu de la chaussée. Il ne portait pas de casque et son vélo n'était pas doté de réflecteur. La conductrice ne l'aurait donc pas vu. Il portait aussi des écouteurs. Son décès est survenu à l'hôpital des enfants de l'Est ontarien vers 17h, le 30 août. «Si je peux au moins inciter un jeune à porter un casque..», affirme sa mère, visiblement émue.

    Du côté de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau, on a rapidement mis en place les mesures d'urgence pour les élèves qui ont pu rencontrer des psychologues et faire des séances de groupes entre amis. La sœur jumelle de Stéphane, Roxanne devrait reprendre les cours cette semaine.

    Selon la grande sœur de Stéphane, Josée Labelle et Mme Vigneault, Stéphane était un jeune homme énergique au grand cœur. «Il avait un TDAH (trouble du déficit et d'attention avec ou sans hyperactivité), il était quand même tannant, mais c'était une bonne personne», affirment-elles.

    Grâce à son don d'organes, cinq personnes auront la vie sauve et deux autres retrouveront la vue.

    Stéphane sera exposé à la Coopérative funéraire de Thurso le 9 septembre de 13h à 16h et de 18h à 21h. Le service religieux aura lieu le 10 septembre à 11h à la paroisse St-Cœur-Très-Pur-de-Marie à Plaisance.

    La famille demande comme marque de sympathie de signer pour les dons d'organes. ( Source : Info07 - La Petite-Nation. Article de Jessie Laflamme , publié le 06 septembre 2016 )


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  • Cassandra son combat contre la leucémie

    Le combat de Cassandra

     Hier soir 18 août 2016, quelques minutes avant la tombée de la nuit, notre petite Cassandra a déployé ses ailes d’ange. Calme, apaisée et sereine, sans dire un mot, elle s’est envolée, portée vers la Lumière par les derniers rayons du soleil.

     Nous étions auprès d’elle. Nous l’avons accompagnée jusqu’au bout. Cassandra n’est jamais restée seule.

     Puis une nouvelle étoile s’est mise à briller. Cassandra a rejoint le paradis des enfants, un pays où les maladies, les souffrances et les pleurs laissent place aux rires, au bonheur et à l’amour.

     Nous imaginons une vaste prairie, où tous les bébés et enfants partis trop tôt jouent ensemble, pour l’éternité. Ils attendent patiemment l’arrivée de leurs parents.

     Nous retrouverons un jour notre Cassandra. Dans combien de temps ? Nous ne le savons pas. En attendant ce jour où nous serons à nouveau réunis, nous allons poursuivre le combat de Cassandra !

     Par sa force, son courage et sa détermination à lutter contre son cancer, Cassandra nous a montré la voie d’un monde meilleur. Nous, ses parents, nous n’avons été que les messagers et les traducteurs de la force de Cassandra.

     Grâce à Cassandra, des centaines, et peut-être même des milliers de personnes ont décidé de donner leur sang, et de s’inscrire sur la liste des donneurs de moelle osseuse. Nous ne l’inventons pas, c’est vous qui nous le dites, chaque jour, à travers les milliers de messages que nous recevons.

     Un jour, une de ces personnes sera appelée pour sauver la vie d’un malade atteint de leucémie. « Merci Cassandra. Nous sommes si fiers de toi ! »

     Nous sommes partagés entre une douleur profonde, celle de la perte de notre fille unique, et un sentiment de fierté incommensurable.

     Avec l’Association Cassandra Contre la Leucémie, nous allons continuer à combattre les cancers pédiatriques, à aider les familles d’enfants atteints de cancers et à promouvoir les dons de vie. Nous sommes plus déterminés que jamais !

     Aujourd’hui, nous sommes le 18 août 2016. Cassandra aurait eu vingt-et-un mois. La vie va continuer. « Ce sera simplement plus dur sans toi Cassandra ».

     Beaucoup de chose vont se passer dans les prochains jours. Sachez que nous communiquerons demain ou après-demain, sur la page Facebook de Cassandra, la date et l’heure des obsèques de Cassandra. Nous communiquerons également une adresse pour celles et ceux qui souhaiteraient lui faire parvenir des fleurs.

     Le dernier hommage qui sera rendu à Cassandra sera à la hauteur de son combat !

     Beaucoup de personnes auraient souhaité participer au financement d’un éventuel traitement contre la leucémie pour Cassandra, à l’étranger. Beaucoup souhaitent également participer aux frais des obsèques de Cassandra.

     Nous avons donc décidé d’ouvrir demain une « cagnotte en ligne », où toutes les personnes désireuses de faire un don pour les funérailles de Cassandra pourront le faire, en toute sécurité. Sachez que l’argent qui ne servira pas à l’enterrement de Cassandra sera reversé intégralement à des associations de lutte contre les cancers pédiatriques, dont l’Association Cassandra Contre la Leucémie.

     Ce sera une cagnotte officielle. Il n’y en aura pas d’autres. Si vous voyez d’autres cagnottes en ligne que celle qui sera publiée demain ici même, n’y participez que si vous en connaissez l'auteur.

     Nous avons également remarqué que de faux profils, d’Elodie ou Xavier, étaient créés sur Facebook pour réclamer de l’argent directement. Ce sont des tentatives d’escroquerie. Sachez que nous ne demandons pas d’argent à titre personnel via nos profils.

     Enfin, nous souhaitons rassurer beaucoup de monde. La page Facebook de Cassandra ne fermera pas. L’histoire du combat de Cassandra restera. Cette page deviendra un mémorial numérique en l’honneur de Cassandra.

     Cette page restera le lien entre vous et nous, qui nous avez soutenu depuis de longs mois, parfois même depuis le début. Vous faites partie de notre vie, comme Cassandra fait partie de la vôtre.

     Un part de la force de Cassandra restera dans votre cœur.

     Nous répondrons à tous vos messages. Cela prendra du temps, mais nous le ferons. A demain.

     « Dans notre cœur à jamais. Nous t’aimons Cassandra ! »

     Les parents de Cassandra, Xavier et Elodie

     


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  • Yvetot. Claude Debrée rentre tout juste de Finlande où il a remporté une médaille d’or en badminton lors des 16e championnats européens des transplantés cœur et poumons.

    Un champion au coeur d'or

    On peut dire que l’année 2016 est une bonne année pour Claude Debrée. Après avoir remporté 5 médailles et le trophée du fair-play lors des jeux nationaux des transplantés et dialysés, qui se sont déroulés en mai dernier à Saint-Priest, près de Lyon, le champion rentre tout juste de Vantaa, en Finlande, où il a disputé du 11 au 17 juillet dernier, les championnats européens des transplantés cœur et poumons. Et il ne rentre pas les mains vides, c’est le moins que l’on puisse dire : le sportif quinquagénaire a en effet décroché la médaille d’or en badminton simple. Outre ses performances en badminton, l’Yvetotais a réalisé un bon résultat personnel au 4 000 m malgré une météo capricieuse qui a obligé les organisateurs à annuler certaines épreuves d’athlétisme.

    « Une nouvelle chance de m’accomplir »

     

    En 1998, alors qu’il avait 37 ans, les médecins ont diagnostiqué une dysplasie ventriculaire à Claude Debrée suite à un accident survenu quelques mois auparavant : « C’était un samedi de juin 1998, je participais à l’organisation d’un concours de pêche à Grainville-la-Teinturière. Nous avions travaillé toute la semaine pour nettoyer les abords de l’étang où le concours devait avoir lieu. Le samedi je me suis aperçu que nous avions oublié d’enlever un tas de foin. Quelques heures plus tard j’ai fait une syncope et c’est ce tas de foin qui m’a sauvé la vie, il a amorti ma chute et a ainsi évité que ma tête heurte le sol ».

    Après une série d’examens, Claude Debrée sera donc équipé pendant 9 ans d’un défibrillateur implantable. Mais la maladie ne cessera de progresser rendant sa vie de plus en plus difficile : « Plus les années passaient, plus la maladie gagnait du terrain. Je ne pouvais plus rien faire. J’avais de plus en plus de difficultés à respirer, sans parler des crises de tachycardie à répétition accompagnées d’allers-retours plus que réguliers au CHU de Rouen. Ce n’était pas une vie. Mon cardiologue m’a alors parlé de la transplantation cardiaque et nous l’avons envisagé. En novembre 2006 j’étais inscrit sur une liste d’attente ».

    Après 7 mois d’attente, le 1er mai 2007, Claude Debrée recevait un appel du CHU du Rouen lui annonçant qu’ils avaient un donneur pour lui. C’est donc soulagé et serein que l’Yvetotais est monté dans l’ambulance direction l’hôpital : « J’ai été suivi par un psychiatre avant la transplantation. Les médecins m’ont demandé si je voulais rencontrer des transplantés ; au début je ne voulais pas, je m’attendais à voir des gens malades. Au contraire, j’ai rencontré des gens heureux et en forme. Cette greffe, je la vis comme une nouvelle chance de m’accomplir ».

    Un an après sa transplantation cardiaque

     

    Un an après sa transplantation cardiaque, Claude Debrée participait aux jeux nationaux des transplantés et dialysés à Vichy : « J’ai fait ma rééducation, seul, chez moi. J’ai entendu parler des associations Cardio Greffes Haute Normandie et Trans-Forme auxquelles j’ai adhéré. Puis j’ai appris l’existence des jeux nationaux des transplantés et dialysés. Il fallait que je voie ça, que j’y aille. Je me suis donc entraîné. Je pense que tous les transplantés devraient participer à ces jeux, voir que la transplantation ça marche. Ça donne de l’espoir » !

    Depuis, le sportif améliore d’année en année ses performances. Mais s’il fait tous ces efforts, c’est avant tout pour la bonne cause puisque les jeux sont l’occasion de sensibiliser les gens au don d’organes, cause qui lui est désormais très chère : « Moi-même je ne me sentais pas vraiment concerné par le don d’organes avant qu’on me parle de transplantation. Mais je pense que c’est très important d’en parler de son vivant et à ses proches. Il ne faut pas oublier que tout donneur est également un receveur potentiel. Le don d’organes sauve des vies ». ( Source: Paris Normandie. Article de Charlotte Laurence ) 


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  • Lesquin : Élise et Charles, plus que frère et sœur de sang grâce au don d’organe

    La greffe d'Elise et Charles

    Le hasard a voulu qu’ils entrent à l’hôpital lors de la Journée nationale du don d’organe, le 22 juin. Élise, 28 ans, a offert un rein à son frère Charles, 26 ans, pour lui sauver la vie. Ils ont souhaité témoigner afin de partager leur expérience et surtout, donner de l’espoir aux malades.

    Dans le coquet salon, chez Élise, les émotions s’entrechoquent. Nathalie, la maman, doit encore se pincer pour y croire. Son fils, Charles, est bien là devant elle alors qu’il y a quelques semaines, il avait « un pied dans la tombe ». S’il a encore le teint pâle, son calvaire est désormais terminé. Une idée à laquelle ils ont tous du mal à se faire, tant la maladie a pris de place dans cette famille.

    « Mes reins ne fonctionnaient plus qu’à 5 % »

    Il y a deux ans et demi, le jeune homme a été pris d’un malaise un matin, chez lui, à Lomme. La présence d’esprit de plusieurs médecins lui a sauvé la vie. « La prise de sang était très mauvaise, j’ai été orienté chez un néphrologue qui m’a fait hospitaliser tout de suite. Mes reins ne fonctionnaient plus qu’à 5 %. »

    Charles n’a rien vu venir. Il y avait bien ces crampes, parfois, des bourdonnements d’oreille, mais rien de suffisamment fort pour l’alarmer. Le diagnostic a fait l’effet d’une bombe. « Plusieurs membres de ma famille souffrent du syndrome d’Alport », explique Nathalie, porteuse pourtant saine qui a appris à ce moment-là qu’elle avait transmis ce mal héréditaire à son fils, désormais placé sous dialyse.

    Transfusé pour cause d’urgence vitale, il a développé beaucoup d’anticorps qui ont rendu une greffe compliquée. À moins qu’elle ne vienne de la famille. « Cette maladie touche beaucoup d’hommes autour de nous, confie Élise, épargnée par le syndrome. Quand nous étions petits, j’avais dit à Charles que s’il le fallait, je lui donnerais un rein. » La promesse d’enfants a survécu au temps. « Bien sûr, sourit-elle alors que son frère tourne la tête avec pudeur. C’était une évidence. »

    Élise lui a offert une seconde naissance

    L’opération a été programmée en juin. Il était temps, l’état de santé du jeune homme continuait à se dégrader. Charles a passé une éternité sans se lever, à ressasser des idées noires, terrassé par la douleur. « Je l’ai dialysé pendant des mois, toutes les trois heures, souffle Nathalie, les yeux embués. C’est terrible de voir son enfant souffrir et d’être impuissante. Mais je ne voulais pas enterrer mon fils. Élise lui a offert une seconde naissance. Après ce qu’elle a fait, elle ne doit plus jamais douter de sa valeur. »

    Silencieusement, la timide jeune femme accepte le compliment. À ses côtés, Charles, qui a désormais autant d’appétit pour les bonnes choses que pour la vie, sait ce qu’il lui doit. Pas facile pourtant de trouver les mots. « Un simple merci est quelconque dans ce genre de situation », souffle-t-il, la gorge nouée. Alors il ne dira plus grand-chose. Mais ses yeux parlent pour lui. La vie est, tout doucement, en train de les rallumer.

    Le syndrome d’Alport

    Il s’agit d’une maladie orpheline qui provoque des troubles rénaux, auditifs et quelques fois oculaires. Héréditaire, elle peut ne pas se déclarer chez les porteurs sains qui risquent cependant de la transmettre à leur descendance. Elle touche davantage les hommes que les femmes et peut provoquer de graves insuffisances rénales. Au stade terminal, les malades sont soignés par hémodialyse et dialyse péritonéale, avant d’envisager la greffe de rein.

    Parler du don

    « Le don d’organe fait peur mais il peut sauver des vies », insiste Élise, qui souhaite que l’on parle davantage de cette opportunité de sauver des malades. La jeune femme est sortie après quatre jours d’hospitalisation. « Il y a eu quelques douleurs, c’était assez dur mais aujourd’hui, ça va. » Elle pourra mener une vie normale « sans excès » avec son unique rein. Nathalie, elle, aimerait désormais rejoindre une association pour soutenir les parents d’enfants malades, « afin de leur donner de l’espoir ». (source ; la voix du nord du 14 07 2016 . Article de : CARINE BAUSIÈRE )


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    << Avec un diabète , on peut manger de tout ! >>

    <<Il ne faut surtout pas se priver et se stresser par rapport à l'alimentation >> estime Djafeur, 72 ans , ancien restaurateur , <<mais simplement reconnaître qu'on a un diabète et agir pour sa santé . >>

    Le diabète de Djafeur<< Mon diabète a été diagnostiqué en 1974 . Ca n'a pas été facile au début . >> Après plus de 20 ans en tant que responsable du room service dans différents hôtels étoilés , Djafeur a ouvert avec son épouse un restaurant dans le 13e  arrondissement de Paris, à la fin des années 1980 . C'est l'époque d'un restaurant mariant avec succès la cuisine du Sud-Ouest et les saveurs méditerranéennes .  << J'ai un peu oublié le diabète pendant ces années ... Je prenais juste mon traitement . >> A sa table ; les personnalités du quartier et même un premier ministre en exercice , Alain Juppé , lors d'une visite de la bibliothèque nationale de France toute proche .

    Manger équilibré ...

    Djafeur est parti en retraite au début des années 2000 .  <<Mon diabète commençait à se compliquer .. Je me suis pris en main . >> Toujours cuisiner , il vante aujourd'hui les bienfaits de la cuisson vapeur . Pour remplacer notamment les plats en sauce souvent gras , il utilise les épices ; coriandre , cannelle ... Une autre de ses astuces pour manger équilibré ; <<En entrée , je me prépare toujours ce qu'on appelle en restauration un 'paillasson' de légumes , un mélange de légumes vapeur ou de crudités . Et je veille à consommer un féculent à chaque repas ( pain, riz , semoule ).

    ... Et bien vivre avec le diabète

    Djafeur sait aussi que l'activité physique est l'une des clés de l'équilibre du diabète . << Je marche beaucoup chaque jour , et j'ai un vélo d'appartement . J'encourage ma femme à faire comme moi . L'activité physique comme l'alimentation équilibrée . C'est bon pour sa santé aussi ! >>

    Membre de l'association des Hauts de Seine de la fédération française des diabétiques , Djafeur tient à souligner l'utilité des échanges entre patients . << C'est merveilleux ! On parle du diabète et on partage des astuces , mais pas seulement ; on rencontre des personnes d'horizons différents , on crée des liens ... et cela aide à accepter le diabète pour vivre avec normalement >> , conclut -il avec sérénité .(source : Sophia et vous N° 31 été 2016 )

     


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