• Au fil de mes visites sur les blogs , je me suis arrêté sur ce poème de Rita Bazile que je m'empresse de partager avec vous .


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  • Une jeune femme de 27 ans écrit une « note avant de mourir », un jour seulement avant de mourir du cancer.

    Note avant de mourrir

    Il n’est pas facile de faire face à la mort. Le deuil d’une personne n’est pas simple, alors le deuil de soi-même ?

    Holly Butcher a reçu un diagnostic de cancer à l’âge de 26 ans, et a décidé d’écrire une « Note avant de mourir ». Publiée le 3 janvier 2018, Holly décédait le lendemain.

    Voici ce qu’elle a écrit :

    « C’est étrange de réaliser et accepter sa mortalité à 26 ans. C’est l’une de ces choses que l’on ignore. Les jours passent et l’on s’attend à ce que cela continue, jusqu’à ce que l’inattendu arrive. Je me suis toujours imaginée vieillissante, ridée et grise, entourée d’enfants avec l’amour de ma vie. Je veux tellement ça que ça fait mal.

    La vie est fragile, précieuse et imprévisible. Chaque jour est un cadeau, pas un droit acquis.

    J’ai 27 ans. Je ne veux pas partir. J’aime ma vie, je suis heureuse. Je le dois à mes proches. Mais je n’en ai pas le contrôle.

    Je n’ai pas commencé cette « note avant de mourir » parce que la mort est effrayante, j’aime le fait que nous ignorons qu’elle est inévitable. Seulement, quand je vais en parler, elle est traitée comme un sujet tabou qui n’arrivera jamais à chacun de nous. C’est dur. Je veux que les gens cessent de s’inquiéter pour les petits stress insignifiants de la vie et qu’ils se rappellent que nous connaîtrons tous le même sort, comment pourrions-nous faire en sorte que notre temps compte si nous tenons compte des emmerdes ?

    J’ai laissé beaucoup de tracas derrière moi, j’avais beaucoup de temps pour réfléchir à la vie ces derniers mois. Ces moments où vous vous plaignez de choses ridicules, pensez à quelqu’un qui fait face à un réel problème. Soyez reconnaissants pour vos petits problèmes et passez par-dessus. N’emportez pas la négativité et ne la laissez pas affecter les autres.

    Une fois que c’est fait, sortez et prenez une grande respiration de cet air, bien profondément dans vos poumons, regardez comment le ciel est bleu et combien les arbres et l’herbe sont verts : c’est magnifique. Réfléchissez à votre chance que vous avez, de seulement respirer.

    Vous avez peut-être été coincé dans la circulation ou eu une mauvaise nuit car vos enfants vous ont tenu réveillé, ou votre coiffeuse a trop coupé vos cheveux. Vos nouveaux faux ongles ont peut-être un accro, vos seins trop petits ou vous avez de la cellulite et votre ventre est mou.

    Laissez tout ça couler. Vous ne penserez à aucune de ces choses quand ce sera votre tour. C’est si insignifiant quand vous regardez l’ensemble de votre vie. Je vois mon corps se décomposer devant mes yeux et je ne peux rien y faire, et tout ce que je souhaite est juste un autre anniversaire ou Noël avec ma famille, ou un autre jour avec mon conjoint et mon chien. Seulement un de plus.

    J’entends les gens se plaindre de leur travail ou combien il est dur de faire de l’exercice. Soyez reconnaissant de pouvoir le faire. Le travail et le sport semblent si insignifiants, jusqu’à ce que votre corps ne vous permette plus ni l’un ni l’autre.

    J’ai tenté de vivre une vie saine, c’était ma plus grande passion. Appréciez votre corps fonctionnel et en santé, même s’il n’est pas idéal. Regardez-le et voyez combien il est fantastique. Bougez-le, nourrissez-le de nourriture fraîche. N’en soyez pas obsédé.

    Rappelez-vous qu’il y a plus que la santé physique. Travaillez sur votre santé mentale, émotionnelle et spirituelle aussi. De cette façon vous réaliserez combien la stupide image du corps parfait transmise par les média sociaux est insignifiante. Supprimez tous les contacts qui vous font vous sentir comme une merde, ami ou non. Soyez impoli pour votre propre bien.

    Soyez reconnaissant pour chaque jour où vous ne souffrez pas et même les jours où vous avez un sacré rhume, un mal de dos ou une cheville foulée, acceptez que ce n’est pas amusant, mais que ça ne vous met pas à l’article de la mort et ça s’en ira.

    Plaignez-vous moins et aidez plus.


    Donnez, donnez, donnez. C’est vrai que l’on devient plus heureux à faire des choses pour les autres que pour soi. Je souhaiterais l’avoir fait davantage. Depuis que je suis malade, j’ai rencontré les gens les plus gentils et généreux et ai reçu beaucoup d’amour et de soutien de ma famille, de mes amis et même d’étranges. Plus que je ne pourrai donner en retour. Je n’oublierai jamais cela et leur serai toujours reconnaissante.

    C’est étrange d’avoir de l’argent à dépenser à la fin… quand on est mourant. Ce n’est pas un moment où on peut sortir et acheter des choses comme une nouvelle robe. Ça fait réfléchir à combien il est fou de penser que cela vaut la peine de dépenser de l’argent sur des nouveaux vêtements et des choses matérielles.

    Achetez quelque chose à vos amis, au lieu de vous acheter des vêtements, des produits de beauté ou des bijoux. Tout le monde s’en fout si vous portez deux fois la même chose et ça fait du bien.

    Emmenez vos amis prendre un repas ou cuisinez pour eux. Appelez-les pour un café. Offrez-leur une plante, un massage ou une chandelle et dites-leur que vous les aimez.

    Prenez compte de la valeur du temps des gens. Ne les faites pas attendre pour rien. Préparez-vous plus tôt et appréciez que vos amis veuillent partager de leur temps avec vous.

    Cette année, on ne s’est pas faits de cadeaux de Noël dans notre famille. C’était bien, car personne n’avait la pression d’acheter des cadeaux ou d’écrire une carte pour tout le monde. Et imaginez ma famille m’acheter un cadeau en sachant qu’ils allaient finir avec. Les cadeaux ne sont pas nécessaires pour un Noël significatif.

    Utilisez votre argent pour des expériences. Ou plutôt, ne ratez pas des expériences car vous avez tout dépensé sur du matériel.

    Faites des efforts et allez à la plage. Trempez vos pieds dans l’eau et enterrez vos orteils dans le sable. Plongez dans l’eau salée.

    Essayez de profiter des moments de la vie, plutôt que de les regarder à travers votre écran de téléphone. La vie, ce n’est pas d’avoir la photo parfaite. Vivez le moment présent !

    Levez-vous tôt et écoutez les oiseaux en regardant le lever de soleil. Écoutez de la musique. Câlinez votre chien, très fort. Ça va me manquer. Parlez à vos amis, déposez votre téléphone. Vont-ils bien ?

    Si vous voulez voyager, faites-le. Travaillez pour vivre, ne vivez par pour travailler. Faites ce qui vous rend heureux. Mangez le gâteau sans culpabilité. Dites non aux choses que vous ne voulez pas faire.

    N’ayez pas la pression de faire ce que les autres pensent nécessaires pour une vie accomplie, faites ce que vous voulez.

    Dites à vos proches que vous les aimez quand vous en avez la chance et aimez-les de tout votre cœur. Si quelque chose vous rend misérable, vous pouvez le changer. Ayez le courage de changer. Vous ne savez pas combien de temps vous avez sur cette terre, alors ne le gaspillez pas à être malheureux.

    Ce ne sont que des conseils de jeune femme, faites-en ce que vous voulez.

    Si vous le pouvez, faites une bonne action pour l’humanité et donnez du sang régulièrement. Chaque don peut sauver trois vies ! C’est simple et ça a un fort impact.

    Davantage de dons de sang auraient pu me donner une année de plus, auprès de ma famille, de mes amis et de mon chien. Une de mes plus belles années. »


    Holly Butcher

    ( Lettre et photo extraites du groupe Un Temps pour soi )

     


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  • C'est avec une immense tristesse que je vous annonce le décès d'un  ami, d'un frère de greffe . 

    Au revoir mon ami

    Francis Charles nous a quitté subitement dans la semaine.

    Après dix ans et quelques mois de greffe de foie .

    Il était né en 1938

    Mes pensées vont vers sa famille .

    Au revoir camarade.


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  • je vous souhaite de tout cœur, mes amis, 

     un doux Noël empreint de sérénité .  

    ainsi qu'à tous ceux que vous aimez ! 

     Avec mes pensées particulières pour ceux 

     et  

     celles qui seront seuls en ces jours de fête . . .

     

    Joyeux noël 2018

    ( petit clic droit et vous pourrez imprimer ce calendrier )

     


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  •  

    Heureux noël 2016

     

     

    je vous souhaite, de tout cœur, mes amis,

     un doux Noël empreint de sérénité ...

     

    ainsi qu'à tous ceux que vous aimez !

     Avec mes pensées particulières pour ceux

     et

     celles qui seront seuls en ces jours de fête ... 

     

    Heureux noël 2016


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  • Cher donneur,


    Aujourd'hui est le 3650ème jour de ce que je voudrais appeler « ma nouvelle vie ». Comment expliquer toutes les émotions qui passent à travers une personne en attente d’un nouvel organe. Je m'en souviens comme si c'était hier. Je me souviens de cette nuit où le chirurgien m’a appelée pour m’annoncer qu’ils avaient des poumons pour moi. De ces larmes de soulagement mais aussi de peur lorsque j’ai annoncé la nouvelle à ma sœur, Cha. De ces mots plein d’amour et d’espoir échangés avec mes parents devant la porte du bloc opératoire. Chaque jour, je me rappelle de cette nuit du mois de novembre où j’ai été appelé pour la greffe.

    Du jour où je me suis réveillée, et de ce moment qui aurait certainement marqué la fin de ma vie. De la première fois où je me suis tenue assise sur une chaise. Je me souviens de tout. De cette salle d'opération et de ces baies vitrées où je pouvais voir tout ce qui se passait. De ce drap blanc qui recouvrait l’ensemble de mon corps, de toutes ces machines auxquelles j’étais reliée. De ce masque sur le nez, de ces électrodes posées sur ma poitrine et de ces chirurgiens prêts à m’ouvrir le thorax.
    De ce « Clémence, tu es prête ? » prononcé par l’anesthésiste. Je me souviens de tout, dans les moindres détails. De mon réveil en réanimation, intubé avec des drains de chaque côté. De cette première sensation lorsque j'ai pu respirer par moi-même. De ces premiers mots prononcés, de la fois où on m'a annoncé que ça y est, le plus dur avait été fait.

    La lettre de Clémence

    Cher donneur, je me souviens qu'il a fallu que tu perdes la vie pour sauver la mienne. Et, tu étais là, quelque part ; je ne te voyais pas mais je savais que celle qui avait été traversée par la même douleur que moi tenait encore debout. J’aurai voulu te dire « je t’aime » autant de fois qu’il le fallait. Te dire « merci » pour tout ce que j’ai appris. Je voudrais te raconter tout ce qui se passe dans ma vie, te parler de celle que je suis devenue et de tout ce que j'ai pu vivre grâce à toi. J’voudrais te raconter tous les sentiments que j’ai eus, toute ma peine et toute ma joie. Ecrire des centaines de pages de souvenirs, de déceptions mais aussi d’espoir. Des centaines de pages de souvenirs pour toujours me rappeler. Me souvenir à quel point j’ai pu rire souvent, et à quel point j’ai pu avoir mal aussi. Me souvenir de toutes ces fois où j’ai eu le cœur brisé et de toutes ces fois où la vie m’a rendue heureuse. Me rappeler de toi. De la première fois où j’ai compris ce que c’était de souffrir, de la première fois où je me suis sentie revivre. J’voudrais te raconter toute ma vie ici, simplement pour ne jamais oublier. Toi que j’ai attendu pendant 5 mois, chaque jour je me force à garder un esprit positif, avec des objectifs plus grands que ceux que j’avais avant. En l’espace de 8 heures ma vie a complètement changé. Ce 19 novembre 2006 m'a donné de l'espoir et être libérée 40 jours après l'intervention a été un miracle.


    Cher donneur, tu m’as fait pleurer plus d’une fois, il m’est arrivé d’être en colère contre toi mais tu m’as permis de ressentir l’amour, la compassion, et la force dont j’avais besoin. Tu m’as montré que rien n’est acquis et surtout que rien ne dure. Qu’il faut vivre l’instant présent parce que la vie est courte et que tout peut basculer du jour au lendemain. Tous ces moments où nous nous sommes demandé si j'allais vivre encore un autre jour, on se disait que, bientôt, je serai capable de monter les escaliers, de danser, et de rire. Des choses si insignifiantes et pourtant si importantes. Pendant de nombreuses nuits ces pensées étaient les seules choses qui me permettaient de passer outre la douleur et la souffrance ; pour voir ma famille sourire à nouveau. Ce n'est que maintenant que je réalise à quel point la route a été longue. On maudit une épreuve, mais on ne sait pas, quand elle nous arrive, qu'elle va nous faire grandir et nous emmener ailleurs. On ne veut pas le savoir. La douleur est trop forte pour qu'on lui reconnaisse une vertu. C'est quand la douleur est passée, qu'on se retourne et qu'on considère, ébahi, le long chemin qu'elle nous a fait parcourir. C’était le samedi 19 novembre 2006 et depuis, je marche sans avoir besoin de m’arrêter à chaque pas que je fais, je voyage sans emporter ma bouteille d’oxygène partout où je vais, je danse jusqu’à en perdre l’équilibre et je mange sans être écœurée à chaque bouchée. La vie est enfin devenue ce qu’elle était censée être. Comme j’ai toujours voulu qu’elle soit.

    Cher donneur, je ne sais pas quand on m'annoncera la fin de cette belle et merveilleuse histoire, ni si une nouvelle greffe de poumons sera envisageable mais j’aimerai te remercier. Merci de me laisser respirer sans l’aide d’oxygène depuis 10 ans, merci de ne plus me fatiguer au moindre faits et gestes, merci de me laisser danser, chanter, voyager, rigoler comme j’en ai envie. Comme j’en ai toujours rêvé. Cher donneur, aujourd’hui est le 3650ème jour mais aucun mot ne sera assez fort pour te dire à quel point tu m’as sauvé la vie.

     

    « Votre vie commence lorsqu'on se rend compte que l'on en a qu'une. »

     


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  • Par : Laure Herbaut-Pouchain

    Je tiens à vous partager la lettre ouverte qu’avait écrite Laurie mon amie qui nous a quitté en ce matin du 10 novembre 2016.

    La lettre ouverte de Laurie


    LAURIE DRYBURGH·MARDI 14 JUIN 2016
    J’avais 20 ans la dernière fois que j’ai ressenti ce désespoir. ..
    “- C’est très très (…) grave, a-t-il déclaré d’un air solennel
    – Je vais…. Mourir ? , ai-je alors balbutié
    – On en meurt jeune. , conclut-il.”


    C’est sur ces mots que le cardiologue quitta la pièce en 2008 et que ma vie a basculé.
    HTAP (Hypertension artérielle pulmonaire) , 4 lettres qui ne signifient rien pour vous , mais il s’agit là de l’une des ces innombrables maladies qui vous tombent sur le coin du nez et remettent tout votre avenir en question…


    J’étais dans la fleur de l’âge , je terminais de belles études de langues et je vivais à l’étranger. De belles perspectives professionnelles s’offraient à moi et j’avais des projets plein la tête.. Ca faisait déjà une paire d’années que je sentais que quelque chose n’allait pas, mais jamais je n’aurais imaginé vivre grâce à quelqu’un, d’autre… Moi aussi , j’ai fait partie des gens qui respirent sans vraiment y penser , moi aussi j’ai fait partie de ces gens qui croient que le don d’organes , ça n’arrive que « dans les films » ou tout du moins , que cela n’arrive « qu’aux autres »… Il a fallu que je tombe malade pour me rendre compte à quel point on est riche quand on a la santé…


    Après avoir mis un nom sur le mal qui me rongeait, tous les traitements existants de l’époque ont été mis en place , en vain… En janvier 2009, j’étais sous 10 litres d’oxygène dans un hôpital parisien et l’on m’inscrivait sur la liste de Super Urgence pour une transplantation cœur/poumons. Je me souviens comme si c’était hier de ces 48 heures d’attente interminables où j’essayais de faire « bonne figure » devant mes parents. Je me souviens de la culpabilité aussi … Je me souviens d’avoir pensé être un monstre , à prier pour que quelqu’un meure pour que j’ai la chance de vivre encore… Parfois , quand on souffre trop , on est plus totalement soi et c’est la douleur qui parle . Celui ou celle qui n’a pas atteint cette souffrance , qui fait que tout le corps devient douloureux , que l’on cherche l’air au moindre mouvement jusqu’à en arrivant au point où l’on souhaite juste que ça s’arrête, quelque soit l’issue… ne peut comprendre.


    Dans mon malheur à l’époque , j’ai eu la chance d’avoir un cœur et des poumons à temps. L’opération et ses suites ont été dures , mais ce cadeau qui m’a été donné , m’a permis de vivre plus de 7 ans, soit 2687 jours supplémentaires . Oui , je connais le nombre de jours que cette personne et sa famille m’ont offert , car j’ai chéri chacun d’entre eux… Je devais me marier en Septembre de cette année. J’ai 28 ans et cela fait deux ans que mon fiancé et moi préparions cet évènement. Il semblerait qu’une fois de plus , la maladie en ait décidé autrement… Je suis malheureusement à nouveau en attente de poumons…


    Cette fois , je suis sur la liste « standard » . Cela veut dire que je peux attendre des jours…des mois … des années . Dans ces cas là, ce sont les heures que l’on compte, voire les minutes… Minutes à suffoquer … Heures qui passent à sentir ses forces nous abandonner… Je n’ai pas peur de re subir cette lourde opération. J’ai peur à l’idée qu’il n’y ait pas de greffon à temps, peur de ne pas tenir jusqu’à cet appel… Je n’ai plus le souffle ou la force ni de rire , ni de pleurer, ni même parfois de parler ou de faire trois ou quatre pas … La seule phrase qui retentit dans ma tête à chaque nouvelle journée qui démarre , telle une ritournelle entêtante , c’est « pourvu que ce soit aujourd’hui ». J’espère de toute mes forces, qu’une fois encore , une personne aura fait part de sa volonté de donner ou qu’une famille dans la douleur de l’inacceptable, dise Oui … Oui pour que je puisse encore compter des tas de jours, Oui pour que je puisse me marier… Oui pour que je puisse juste continuer à rire, manger, faire l’andouille, colorier, voir des spectacles, danser ou même juste respirer … J’aime tellement la vie et j’ai encore des tas de choses à faire…


    Nous sommes des milliers à attendre chaque année . Demain , ça pourrait être VOUS, un parent, un frère , votre enfant… Non , ça n’arrive pas qu’aux autres ..


    Son ami Pierre et Laurie avaient pris la décision de s'unir dans 10 jours.

     


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  • Je ne peux que vous faire partager ce très beau texte que je viens de trouver sur le groupe :  Morgane Dialyse pour enfants, greffe et don d'organes .Paru sur leur blog Facebook  le
    20 octobre, 12:00 ·

    Toi machine

    Toi machine qui me vole mon enfance mais sans qui je ne peux pas vivre
    Toi machine qui est mon pire ennemi mais aussi ma meilleure amie
    Toi machine qui me fatigue tellement mais qui m'oblige à me battre
    Toi machine qui me coupe du monde mais qui m'a permis de faire tellement de belle rencontres
    Toi machine pour qui je suis une patiente parmi d'autre mais qui m'a forgée un caractère plus que fort
    Toi machine méconnue du monde mais qui m'a permis de faire connaître mon combat
    Toi machine qui me prend tellement de temps mais me permets d'attendre ma greffe
    Toi machine à qui je suis si attachée mais pour qui j'aurais aucun regret le jour où je pourrais me passée de toi
    Toi machine qui mutile mon corp mais à qui je peux pas en vouloir
    Toi machine qui coupe notre famille en 2 mais qui nous rapproche tellement
    Toi machine qui est si dure avec moi mais qui me permet de me rendre conte de la chance que j'ai d'être en vie
    Toi machine que je déteste mais que j'aime part la force des choses
    Toi machine qui me permet d'attendre ma renaissance un jour je te dirai adieux mais tu fera toujours partie de moi
    Morgane la lionne qui vous embrasse
    Dite oui au don d'organes pour que cette machine est le moins d'enfance à voler


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  • Lettre ouverte d’une jeune femme qui veut vivre encore...

    Lettre ouverte ...par Laurie

    J’avais 20 ans la dernière fois que j’ai ressenti ce désespoir. ..

    “- C’est très très  (…) grave, a...-t-il déclaré d’un air solennel
    - Je vais…. Mourir ? , ai-je alors balbutié
    - On en meurt jeune. , conclut-il.”

    C’est sur ces mots que le cardiologue quitta la pièce en 2008 et que ma vie a basculé.

    HTAP (Hypertension artérielle pulmonaire) , 4 lettres qui ne signifient rien pour vous , mais il s’agit là de l’une des ces innombrables maladies qui vous tombent sur le coin du nez et remettent tout votre avenir en question…

    J’étais dans la fleur de l’âge , je terminais de belles études de langues et je vivais à l’étranger. De belles perspectives professionnelles s’offraient à moi et j’avais des projets plein la tête.. Ca faisait déjà une paire d’années que je sentais que quelque chose n’allait pas, mais jamais je n’aurais imaginé vivre grâce à quelqu’un, d’autre… Moi aussi , j’ai fait partie des gens qui respirent sans vraiment y penser , moi aussi j’ai fait partie de ces gens qui croient que le don d’organes , ça n’arrive que « dans les films » ou tout du moins , que cela n’arrive « qu’aux autres »… Il a fallu que je tombe malade pour me rendre compte à quel point on est riche quand on a la santé…

    Après avoir mis un nom sur le mal qui me rongeait, tous les traitements existants de l’époque ont été mis en place , en vain… En janvier 2009, j’étais sous 10 litres d’oxygène dans un hôpital parisien et l’on m’inscrivait sur la liste de Super Urgence pour une transplantation cœur/poumons. Je me souviens comme si c’était hier de ces 48 heures d’attente interminables où j’essayais de faire « bonne figure » devant mes parents. Je me souviens de la culpabilité aussi … Je me souviens d’avoir pensé être un monstre , à prier pour que quelqu’un meure pour que j’ai la chance de vivre encore… Parfois , quand on souffre trop , on est plus totalement soi et c’est la douleur qui parle . Celui ou celle qui n’a pas atteint cette souffrance , qui fait que tout le corps devient douloureux , que l’on cherche l’air au moindre mouvement jusqu’à en arrivant au point où l’on souhaite juste que ça s’arrête, quelque soit l’issue… ne peut comprendre.

    Dans mon malheur à l’époque , j’ai eu la chance d’avoir un cœur et des poumons à temps. L’opération et ses suites ont été dures , mais ce cadeau qui m’a été donné , m’a permis de vivre plus de 7 ans, soit 2687 jours supplémentaires . Oui , je connais le nombre de jours que cette personne et sa famille m’ont offert , car j’ai chéri chacun d’entre eux… Je devais me marier en Septembre de cette année. J’ai 28 ans et cela fait deux ans que mon fiancé et moi préparions cet évènement. Il semblerait qu’une fois de plus , la maladie en ait décidé autrement… Je suis malheureusement à nouveau en attente de poumons…

    Cette fois , je suis sur la liste « standard » . Cela veut dire que je peux attendre des jours…des mois … des années . Dans ces cas là, ce sont les heures que l’on compte, voire les minutes… Minutes à suffoquer … Heures qui passent à sentir ses forces nous abandonner… Je n’ai pas peur de re subir cette lourde opération. J’ai peur à l’idée qu’il n’y ait pas de greffon à temps, peur de ne pas tenir jusqu’à cet appel… Je n’ai plus le souffle ou la force ni de rire , ni de pleurer, ni même parfois de parler ou de faire trois ou quatre pas … La seule phrase qui retentit dans ma tête à chaque nouvelle journée qui démarre , telle une ritournelle entêtante , c’est « pourvu que ce soit aujourd’hui ». J’espère de toute mes forces, qu’une fois encore , une personne aura fait part de sa volonté de donner ou qu’une famille dans la douleur de l’inacceptable, dise Oui … Oui pour que je puisse encore compter des tas de jours, Oui pour que je puisse me marier… Oui pour que je puisse juste continuer à rire, manger, faire l’andouille, colorier, voir des spectacles, danser ou même juste respirer … J’aime tellement la vie et j’ai encore des tas de choses à faire...

    Nous sommes des milliers à attendre chaque année . Demain , ça pourrait être VOUS, un parent, un frère , votre enfant… Non , ça n’arrive pas qu’aux autres ..


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  • Je m'appelle EDUCATION
    Je suis en voie de disparition
    Avant j'étais dans toutes les maisons
    J'offrais mes services à toutes les générations

    De Tous, je retenais l'attention
    J'étais indispensable pour une bonne construction
    Quand on parlait de société en évolution
    Maintenant nous sommes dans une autre dimension
    Ils ont installé une politique de consommation
    Ils ont laissé tombé la locale production
    Et se sont spécialisé dans l'exportation
    Ils ont empoisonné nos sols avec leurs poisons
    Maintenant nous sommes dépendants des importations
    On doit même faire attention quand on mange du poisson
    puisque dans nos eaux ils ont répandu leurs poisons.
    Ils m'ont oublié, moi l'indispensable EDUCATION

    Je m'appelle EDUCATION
    Je suis en voie de disparition
    Avant j'étais dans toutes les maisons
    J'offrais mes services à toutes les générations

    Ils m'ont tourné le dos pour la surconsommation
    Ils m'ont humilié, ils m'ont jeté en prison
    Ils m'ont enfermé le temps de 2 ou 3 générations
    j'ai vu ce qui s'est passé pendant mon incarcération
    Les jeunes ont grandi sans recevoir de mes leçons
    Les parents n'ont pas voulu de moi dans leurs nouvelles maisons
    Les profs ont tiré le signal d'alarme mais personne ne faisait attention
    Maintenant on dit que les parents crient démission
    Mais ont t - ils fait appel à moi EDUCATION?
    Non, beaucoup se sont réfugiés derrière leur poste de télévision
    Télécommande à la main, aux enfants ils ne font plus réviser les leçons
    Livrés à eux mêmes, de leurs parents les jeunes ne font plus attention
    Sachant que ces derniers sont plus intéressés par les nouveaux feuilletons
    que par l'avenir de leur rejeton. C'est la contradiction
    Heureusement il y a des exceptions,
    Des résistants s'organisent pour une révolution.

    Je m'appelle EDUCATION
    Je suis en voie de disparition
    Avant j'étais dans toutes les maisons
    J'offrais mes services à toutes les générations

    Révolution rime avec moi EDUCATION
    Certains parlent de statutaire évolution
    pour que je reprenne le contrôle de la maison
    mais l'un des problèmes, c'est la médiatisation
    Ils ont valorisé tout ce qui n'était pas bon
    Ils ont ringardisé toute une génération
    après ils s'étonnent d'un manque de transmission
    A la radio, as-tu écouté leurs nouvelles programmations?
    A la TV, as-tu regardé leurs nouvelles émissions?
    Elles mettent en valeur l'argent facile et la fornication,
    Même les journalistes commencent à perdre la raison
    Ils cherchent à faire le buzz au détriment de la vraie information
    Les politiques? Beaucoup ne s’intéressent qu'à la prochaine élection
    Quand ils sont en campagne, ils mettent le paquet sur la sonorisation
    Haut parleur et micros sont bien réglés pour tromper la population
    mais pour l'avenir du pays on ne voit toujours pas...leur vision.

    Je m'appelle EDUCATION, Je suis en voie de disparition
    je subis les contradictions d'une politique avec de mauvaises orientations
    Si vous voulez vraiment sauver les futures générations
    Mettez les MOYENS pour que je puisse reprendre correctement ma fonction

    Brother Jimmy MILITANT pour l'EDUCATION.


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