• Fines , suaves , corsées  ou discrètes . Des huiles de bon goût    

    Certaines huiles riches d'arômes et de saveurs insolites nous convient à la découverte de sensations gastronomiques nouvelles et souvent exquises .    

    Si la plus estimée des huiles goûteuses reste l'huile d'olive , celle que les méridionaux utilisent en assisonnements, marinades et fritures , on trouve de plus en plus facilement des huiles rares aux saveurs très particulières .

    Tirés de graines et de fruçts régionaux , ces huiles délicates , longtemps restées l'apanage de leur province d'origine , ne supportaient guère les voyages .

    Aujourd'hui , les techniques modernes employées pour la fabrication et le conditionnement permettent de mieux préserver leurs qualités et leur goût , même si elles doivent voyager ou rester entreposée pendant plusieurs mois .    

    broyage des noix

     

    Huile de noix

    Elle est produite essentiellement dans le Périgord , l'Isère , la Drôme , des régions productrices de noix , mais également dans le Bourbonnais . Encore très artisanale , la production de cette huile est saisonnière . Elle débute à la fin du mois de novembre , pour s'achever à la mi-avril . Produite dans les règles de l'art , à partir de fruits bien secs ,cette huile se conserve sans problème pendant un an .

    La saveur de l'huile de noix est particulièrement appréciée sur les salades d'endives . Elle est très corsée , ,aussi peut-on la mélanger pour moitié à de l'huile de goût neutre .

    Certains préférent "l'huile noîtée " ou "l'huile fruitée aux noix ". La première est une aromatisation d'une huile neutre par son passage sur le tourteau de noix , c'est-à-dire la pâte de noix qui reste après le préssurage . La deuxième est tout simplement un mélange d'huile de noix et d'huile de goût neutre .      

    Huile de noisettes

    L'huile de noisette est produite dans les mêmes régions que l'huile de noix et ses utilisations sont identiques . Plus délicate toutefois que cette dernière , son goût sans violence est bien rond .    

    Huile d'amandes douces , de pignons de pin et de pistaches

    Ces huiles plus rares possèdent des saveurs délicates et fruitées . La  majeure partie des vinaigres ont tendance à les tuer ; ne les mariez qu'avec un compagnon sans agressivité , tel un balzanique ou de vieux vinaigres de Jerez . Ces huiles s'utilisent à froid . Pour aromatiser un plat chaud , ajoutez-les après cuisson .    

    Huile de carthame

    Extraite d'une plante du genre chardon , cultivée dans le Midi , dont les graines donnent une huile assez claire au goût assez discret . En cuisine , on peut l'utiliser aussi bien pour les fritures que pour les assaisonnements car elle résiste bien à la chaleur .    

    Huile de sésame

    Cette huile de couleur claire possède une saveur très douce , légérement fumée . Mais attention , si vous la fites chauffer , elle perdra son parfum subtil .    

    Huile d'argane

    Une spécialité Marocaine . Les arganiers , cultivés surtout entre Agadir et Ouarzazate , donnent des fruits qui ressemblent à de petites olives . Ceux-ci sont pressés de façon traditionnelle pour en extraire une huile épaisse au parfum très puissant . Dommage que son prix soit si élevé (normal aussi puisqu'il faut une tonne de fruits et des jours de labeur pour en obtenir un litre !).

    Etonnante sur les salades de légumes cuits puis aromatisées de raz-el-hanout , un mélange d'épices lui aussi haut en goût .    

    Bon goût discret au quotidien

    Indispensables à la cuisine , elles conviennent aussi bien à la cuisson qu'aux assaisonnements . Longtemps l'arachide est restée la plus connue et la plus vendue mais , depuis une dizaine d'années , cette huile tirée de la cacahuète , très résistante aux hautes températures , est passée au second rang derrière le tournesol.

    Depuis peu des huiles industrielles et raffinées ont envahi les super-marchés qui proposent chaque saison des nouveautés .

    Les techniques de fabrication de ces huiles sont sensiblement les mêmes . Les graines broyées puis pressées donnent une huile de pression . L'huile se trouvant dans le tourteau (graines pressées) est extraite au moyen de solvant : on obtient l'huile d'extraction . Elle est lavée à l'eau pour retirer les traces de solvant puis ajouter à l'huile de pression . Le mélange est raffiné, débarrassé des mauvais goûts et stabilisé . Seule la mention "première pression" indique qu'il n'y a pas eu de mélange avec de l'huile d'extraction    

    Huile de tournesol

    L'huile de tournesol , très classique , demeure la plus utilisée de toute .

    Elle n'a quasiment pas de goût , résiste à la cuisson et convient aussi bien pour les fritures , à température modérée (en changeant assez souvent le bain) , que pour les salades . Dernièrement sont apparues des huiles de tournesol ""première pression " raffinées , riches en acide linoléique et en vitamine E  .    

    Huile de soja

    Peu chère et assez fournie , elle aussi , en acides gras essentiels , elle ne présente aucun goût . Elle est à réserver uniquement zux assaisonnements à froid car elle ne supporte pas la chaleur .      

    Huile de pépins de raisin

    L'une des huiles les plus riches en acide linoléique. elle est assez rare et un peu chère mais convient pour les fritures comme pour les assaisonnements . Ne figeant pas au froid , elle s'avère donc idéale pour les préparations à l'huile que l'on réserve au réfrigérateur , comme les filets de harengs marinés .    

    Huile de maïs

    L'épi de maïs donne une huile qui ne posséde pas de goût .

    Un peu plus chère que l'huile de tournesol , moins riche en acide linoléoque mais plus riche en acide oléique . Pour fritures et assaisonnements . Intéressante , donc , et neutre sur le plan du goût .    

    Huile de colza

    Extraite de la graine du colza , l'huile offre un goût neutre ou une saveur corsée , suivant la façon dont elle est traitée .

    Instable à la chaleur mais peu onéreuse , elle est recommandée pour les assaisonnements car elle déétient beaucoup d'acides gras essentiels . En version artisanale , l'huile de colza grillé pourrait être rangée parmi les huiles qui ont du goût : assez corsée , son parfum évoque ... le chou .      

    Quelques vérités bonnes à savoir

     Toutes les huiles ont la même quantité de lipides et apportent 900 calories aux 100 g .

     Les huiles raffinées contiennent encore des vitamines . L'huile de tournesol , par exemple , et riche en vitamine E .

     L'ennemi n°1 de l'huile est llumière . Préférez les bidons et les bouteilles opaques aux flacons en verre transparent .

     Second ennemi de toutes les huiles : l'air qui les fait rancir . Refermez soigneusement la bouteille après chaque usage .

     Enfin , la chaleur n'étant pas non plus leur amie , conservez vos bouteilles dans un endroit frais (15°C ).

     Certaines huiles fruitées sont particulièrement fragiles , leur utilisation restreinte , et leur temps de conservation court . Préférez-les en petits flacons .


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  • Un espoir pour améliorer les greffes de peau

    PEAU.

    Pour la première fois, des chercheurs sont parvenus à produire des cellules de peau contenant leurs propres vaisseaux sanguins et lymphatiques. La nouveauté est de taille car elle pourrait grandement améliorer l’efficacité des greffes de peau utilisées en cas de brûlures sérieuses par exemple.

    Les résultats de cette recherche ont été publiés le mercredi 29 janvier par une équipe de chirurgiens de l’hôpital pédiatrique de Zurich (Suisse) dans la revue spécialisée Science Translational Medicine.

    Jusqu'ici les cellules de peau produite en laboratoire ne disposaient pas de capillaires, ces micro vaisseaux (sanguins ou lymphatiques) qui servent à irriguer et nourrir la peau.

    Ce tissu améliorerait la cicatrisation des plaie

    Les cellules décrites dans cette nouvelle étude sont bien vascularisées et pourraient donc permettre d’accélérer les processus de cicatrisation lors d'une greffe de peau. Les vaisseaux lymphatiques sont importants lors des transplantations parce qu'ils permettent d'évacuer des tissus les liquides pouvant gêner la guérison. Quant aux vaisseaux sanguins, ils alimentent la peau de remplacement est les substances nutritives et en oxygène.

    Les données recueillies par l’équipe de l’hôpital pédiatrique de Zurich suggèrent ainsi qu’une greffe réalisée avec ce tissu transgénique améliorerait la cicatrisation des plaies et favoriserait la régénération des tissus entourant la plaie. Autrement dit, la greffe serait bien mieux assimilée par les tissus d'origine.

    Comme une peau naturelle

    Pour créer cette nouvelle peau, les chercheurs ont isolé des cellules provenant de sang et de vaisseaux lymphatiques humains. Placées dans une solution puis dans un incubateur les cellules ont proliféré jusqu’à donner des greffons de peau. Lesquels ont ensuite été testés sur des rats. Les chercheurs se sont aperçus qu'une fois transplantée sur les rongeurs, cette nouvelle peau réagissait comme une peau naturelle. Les chirurgiens y ont immédiatement vu l'espoir d'une meilleure guérison pour les grands brûlés et les patients nécessitant des greffes de peau importantes.

    Une utilité encore discutée

    D'autres sont plus sceptiques sur l'utilité d'une telle découverte. Ainsi, le Dr Alfred Culliford, directeur du service de chirurgie plastique et reconstructrice au Staten Island University Hospital à New York "ne pense pas que cette technique sera utilisée pour de nombreuse personnes, car les meilleurs greffons sont encore ceux qui viennent du patient lui-même". Et il est vrai que le drainage des fluides de la peau peut aujourd'hui être effectué par des méthodes telle que la compression de la greffe. Le Dr Culliford reconnait néanmoins que "ça peut être utile pour les très grands brûlés qui n'ont plus assez de peau saine pour la transplantation."

    Ces cellules pourraient notamment être très utiles chez les patients dont les plaies ne guérissent pas ou mal comme les diabétiques ou ceux souffrant de maladies cardio-vasculaires.

    Quoi qu'il en soit, la technique, qui n'a encore fait ses preuves que sur des rats, fera l'objet d'un essai clinique dans le courant de l'année 2014. (source :sciences-avenir -santé)


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  • Deux traitements existent aujourd’hui pour un patient dont les reins n’assurent plus leur rôle d’épuration. Ainsi les malades touchés par une insuffisance rénale terminale peuvent-ils bénéficier de la dialyse, ou d’une greffe. La technique consistant à prélever un rein sur donneur vivant serait plus efficace. Explications.

     

     

     

    « La greffe est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale, surtout si le rein greffé provient d’un patient en vie », rappelle l’Agence de la Biomédecine, à l’occasion de la Journée européenne du don d’organes et de la greffe, organisée ce 11 octobre 2014.

     L’an dernier, 3 074 patients ont pu bénéficier d’une greffe, 401 reins ont été prélevés chez un donneur en vie. « Soit 13% du total des greffes rénales réalisées cette année-là. Contre 12,3% par rapport à 2012 », indique l’Agence de la Biomédecine. Un progrès dû à l’augmentation « des dons de conjoints (+ 111%) et de frères et sœurs (+69,5%) des malades ». 

    Anticiper la démarche

     En 2013, sur les 14 336 patients en attente d’un rein, seuls 21,4% ont effectivement pu être greffés dans l’année. La greffe rénale à partir de donneur vivant est « souvent ignorée des patients et de leurs proches, parfois peu proposée par certaines équipes médicales ».  Et pourtant comme le rappelait les auteurs du plan greffe 2012-2016, cette technique permet : 

    • Des délais d’attente raccourcis. En moyenne, un patient attend un an avant de bénéficier d’une greffe de rein à partir d’un donneur décédé. Pour un donneur vivant, la greffe est possible dans des délais beaucoup plus courts, en particulier pour les malades qui possèdent un groupe sanguin rare. Or au stade terminal de la maladie, anticiper la transplantation « permet de meilleurs résultats d’espérance et de qualité de vie » ;
    •  
    • Des passages moins fréquents par la dialyse. Ce traitement lourd et contraignant impose aux patients d’être hospitalisés 3 jours par semaine pour 4 heures de séance de dialyse quotidienne. « Le recours à un donneur vivant permet de raccourcir cette période de dialyse, voire de la supprimer », souligne l’Agence de la Biomédecine ;
    •  
    • Des greffons plus efficaces… plus longtemps. Les conditions de transplantation sont bien meilleures lorsque le prélèvement est effectué à partir d’un donneur vivant. Greffé sans délai, le nouveau rein reprend efficacement et rapidement ses fonctions d’épuration. Ainsi dix ans après la greffe, 77% des greffons prélevés sur donneur vivant continuent de fonctionner, contre 63% pour les greffes à partir de donneur décédé.

     Qui peut donner ? Les personnes en bonne santé, majeures, ayant un lien familial avec le patient, peuvent effectuer un don. Et depuis 2011, la loi de bioéthique autorise aussi toute personne en mesure de « fournir une preuve de lien affectif étroit et stable, depuis au moins deux ans avec le receveur », à donner l’un de ses reins. Rappelons que cette démarche nécessite une réflexion de la part du patient et de son entourage. « Informer les malades et leurs proches le plus tôt possible permet au donneur potentiel et au receveur de mûrir progressivement leur décision », rappelait à ce sujet la Haute Autorité de Santé en juin 2012. ( source : ladepeche.fr  du 10 10 2014 )

    Pour aller plus loin :

    Consultez le site www.dondorganes.fr, Facebook « Don d’organes, je le dis » et Twitter @ag_biomedecine.


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  • Pour augmenter le nombre de dons, l’Agence de biomédecine a autorisé le prélèvement des organes « à cœur arrêté » dans les services de réanimation

     

    Greffe d’organes : les prélèvements « à cœur arrêté » autorisés

    Il y a pénurie d’organes. Depuis plusieurs années, le nombre de demandeurs augmente plus vite que celui des donneurs, et le décalage ne cesse de s’accroître. Pour inverser la tendance, l’Agence de biomédecine a donc décidé d’autoriser le prélèvement d’organes « à cœur arrêté ». Un tournant majeur en France, un pays qui s’est toujours montré réticent à ce type de pratique, alors que la législation l’autorise depuis près de dix ans.

    Avoir un encéphalogramme plat

     Très pratiqué dans de nombreux pays, le prélèvement « à cœur arrêté » consiste, comme son nom l’indique, à prendre un organe sur une personne dont le cœur vient de s’arrêter. En France, on s’y refuse : pour être prélevés, les donneurs doivent avoir un encéphalogramme plat, signe que la personne n’a plus aucune activité cérébrale. En revanche, le cœur doit continuer à battre - ce qui limite forcément le nombre de donneurs.

     La raison de ce refus est avant tout médicale. On estime que les greffons sont de mauvaise qualité, dès lors que le cœur s’est arrêté. Mais les progrès de la médecine et les études ont montré l’efficacité de cette opération, poussant l’Agence à réfléchir à un protocole afin de faire évoluer les pratiques et les mentalités.

    Une nouvelle population de donneurs

     Depuis 2005, toutefois, la loi autorise le prélèvement « à cœur arrêté », mais il s’applique uniquement dans le cadre extrahospitalier. Les équipes médicales ont ainsi 140 minutes pour prendre un organe après le décès du donneur, suivant un protocole très technique et contraignant. Une centaine de greffes de reins se font chaque année par ce biais.

     Mais il en faut davantage. L’autorisation de l’Agence de la biomédecine vise cette fois une autre population de donneurs : les patients en soin de réanimation depuis quelques jours, dépendants des appareils (ventilation artificielle…) et sur lesquels les soins thérapeutiques ne montrent aucune efficacité. Les personnes en état de coma chronique ou végétatif ne sont donc pas concernées.

    Des questions éthiques

     Mais ici entre en compte l’éthique. Va-t-on accélérer l’arrêt des soins pour pouvoir prélever ? Voire refuser de réanimer pour augmenter le nombre de dons ? La question est au cœur du protocole décidé par l’Agence, qui s’est efforcée de mettre en place des garde-fous.

     « Les activités de réanimation et celles de prélèvement sont bien distinctes, explique Olivier Bastien, directeur du prélèvement à l’Agence de la biomédecine. La décision d’arrêt des soins relève uniquement du service de réanimation, selon le principe de collégialité, en consultant la famille et les proches. Ce n’est que dans un deuxième temps que la question du don d’organes se pose. Alors, on se renseigne auprès de la famille pour connaître les volontés du patient ».

    Une hausse de 10 à 20 % du nombre de donneurs

     Une fois que la décision d’arrêter les soins est prise, l’équipe médicale « débranche » le patient. « Il doit y avoir un délai de cinq minutes entre l’arrêt du cœur et le début des opérations de prélèvement », poursuit Olivier Bastien. Puis, les équipes ont trois heures pour prélever les organes, « sinon, la phase agonique les abîme trop ».

     Mais l’Agence insiste sur le point : « il n’y aura pas de modification ni d’accélération de la décision d’arrêter les soins ». De plus, elle se refuse à établir un objectif chiffré en terme d’augmentation du nombre de donneurs potentiels. « Nous ne voulons pas donner l’impression que nous avons une politique du chiffre. Il faut communiquer et rassurer les populations sur ce sujet très sensible ».

     Ces nouvelles pratiques débuteront dans quelques centres pilotes et concerneront surtout des greffes de reins. Selon le journal Libération, elles pourraient se traduire par une hausse de 10 à 20 % du nombre de donneurs. ( Source : pourquoidocteur.fr | Mercredi 24 Septembre 2014 )

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  • Un biologiste breton a découvert que le ver Arenicola, qu'on voit sur les plages bretonnes, peut être un substitut sanguin universel. Il pourrait remplacer le sang ou assurer une meilleure conservation des organes avant transplantation. Il pourrait sauver des millions de vie.   

    Un ver marin breton au secours de la médecine ?

    Franck Zal est docteur en biologie marine. C'est sur le sable qu'un jour, il s'est intéressé à un ver marin qui colonise les plages de Bretagne. Cet organisme marin vous l'avez déjà vu l'été quand vous mettez votre serviette sur la plage. Il fait des petits tortillons sur l'estran quand la mer s'est retirée. Ce ver c'est l’Arenicola marina. Il est très connu des pêcheurs puisqu'il constitue un appât de choix pour les poissons.

    C'est en étudiant le système de respiration de ce ver marin que le docteur Zal à découvert, presque par hasard, un substitut sanguin universel. Pour lui, cette découverte est cruciale pour la médecine. Grâce à cet organisme marin, on pourrait bien remplacer le sang ou assurer une meilleure conservation des organes avant transplantation. ( source : France info du 21 02 2015)


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  • À 17 ans, elle invente une machine à dialyse miniature et bon marché

    Jeune étudiante, Anya Pogharian, a mis au point un dialyseur dont le faible coût pourrait le rendre plus facilement accessible dans les pays en développement. 

    un appareil de dialyse miniature

    HÉMODIALYSE. À tout juste 17 ans, Anya Pogharian, étudiante en première année au collège Marianopolis au Québec a développé un appareil de dialyse qui pourrait profondément changer la façon dont ce type de soin est dispensé. Sa petite taille et, surtout, son prix extrêmement réduit permettrait de faciliter l’accès aux dialyses dans des pays où ces engins coûteux sont très difficiles d'accès.

    La dialyse, ou plus exactement l'hémodialyse, devient nécessaire pour les personnes souffrant d'une maladie des reins conduisant à une insuffisance rénale importante. En effet, les reins ont pour fonction de purifier le sang de ses déchets afin que ceux-ci soient éliminés dans les urines. Lorsque les organes ne sont plus en mesure d'assurer efficacement cette mission, il faut externaliser ce processus. Autrement dit, c'est une machine par laquelle

    Un coût divisé par 60

    C'est en effectuant une mission bénévole au service des dialyses de l'hôpital général de Montréal que la jeune inventrice, sensibilisée à l'accès aux soins dans les pays en développement, a eu l'idée de fabriquer elle-même le prototype d'une machine à la fois peu coûteuse et transportable. Ainsi, alors qu'un dialyseur classique coûte en moyenne 30.000 $, l'appareil d'Anya Pogharian ne lui a coûté que 500 $ à produire... Une économie incroyable qui pourrait, à terme, faciliter l'accès à ce traitement dans les pays en voie de développement.

    "La machine agit comme un rein artificiel en filtrant le sang, explique Anya Pogharian au journal Métro canadien. Le sang entre d’un côté et il est poussé par une pompe jusque dans le filtre, aussi appelé dialyseur, qui contient environ 10 000 fibres fines. De l’autre côté, c’est le dialysat qui est poussé jusque dans le filtre. C’est un liquide prescrit par le médecin, contenant la concentration adéquate en électrolytes en fonction du niveau de filtration des reins du patient. En contact avec le liquide dans le dialyseur, les déchets vont sortir du sang par osmose." Une petite prouesse quand on sait que la jeune femme s'est procurée toutes les pièces nécessaires à la réalisation de son projet sur Internet. on fait passer le sang qui s'occupe de cette purification.

    Des dialyses à domicile plus faciles à mettre en place

    En plus d'un coût extrêmement bas, ce dialyseur présente l'avantage d'être beaucoup moins volumineux que les appareils classiques. Une caractéristique qui pourrait rendre les dialyses à domicile plus faciles à mettre en place. Actuellement, la plupart des patients doivent en effet se déplacer en établissement de santé deux à trois fois par semaine en fonction de l'importance de leur insuffisance rénale. Une contrainte parfois très importante pour les plus âgés et ceux éventuellement atteints d'autres pathologies. 

    Si l'appareil parait encore rudimentaire (voir vidéo ci-dessous) son principe a déjà récolté de nombreuses bourses : deux venant de l'université d'Ottawa (10.000 $ + 1.000 $) et une autre délivrée par l'université Western à hauteur de 1.000 $. En mai 2014, l'invention a également été récompensée par une médaille de bronze à un concours

    Vidéo réalisée pour la compétition de l'émission scientifique québecoise "Genial!" : .

     

    L’objectif de la jeune femme est donc en partie atteint. En partie, car pour l'instant, l'efficacité de la machine n’est que de principe, aucun test avec du sang humain n’ayant encore été réalisé. Lacune qui - souhaitons-le - sera vite comblée puisque la société Héma-Québec a proposé un stage à l'étudiante afin que celle-ci teste en laboratoire l'efficacité du dispositif. Les essais devraient se dérouler durant l'été 2015. rs d'inventeurs, la Super Expo-sciences Hydro-Québec. (source : sciences avenir santé du 20 02 2015 )

     

     


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  • D'après des fouilles archéologiques , l'origine des céréales se situent au Proche-Orient . Plus particulièrement dans les zones frontières de l'Irak actuel (Mésopotamie), où semailles et moissons ont aujourd'hui une tradition vieille de 12 000 ans.

    Les origines du pain


    Les chercheurs supposent que l'art de la panification s' est développé il y a environ 7 à 8 000 ans .

    Les pains les plus anciens , retrouvés entiers , nous viennent du néolithique. Ils sont âgés de plus de 5 000 ans et ont été découverts à TWANN (suisse) et à MONMIRAIL .

    La fabrication artisanale du pain était répandue chez les Egyptiens , il y a déjà 4 800 ans . Elle fut introduite sous nos latitudes par les Grecs et les romains.

    Dans la bible , le pain a une place symbolique importante , tant dans le nouveau testament que dans l'ancien testament  .

    Le pain de la pâque juive est le pain azime , en souvenir de l'exode lorsque les hébreux ne purent emporter de levain. Ils ont alors confectionné et mangé du pain sans levain , le pain azime .

    Ce n'est qu'au XIX eme siécle , avec la découverte des micro-organismes de levure , que la levure a supplanté le levain.


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  • Les premières greffes de rein issues du don croisé devraient pouvoir se faire début 2013, a-t-on appris mercredi à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’association Renaloo.   

     

       

    Infirmieres 

     L’association lance une campagne de sensibilisation à la greffe avec donneur vivant et souhaite en faire le premier traitement de l’insuffisance rénale terminale afin d’augmenter le nombre de greffes de rein faites en France et lutter ainsi contre la pénurie. L’un des moyens de développer les greffes avec donneurs vivants est le don croisé. Autorisé par la loi de bioéthique de juillet 2011, il permet de faire des greffes qui auraient été impossibles sinon.  

        Lorsqu’il existe une incompatibilité immunologique entre un donneur potentiel et son receveur, on peut procéder à un échange de reins avec un autre «couple» dans la même situation, sous couvert de l’anonymat. Le receveur A recevra le rein du donneur B et réciproquement.  

        Les textes d’application ont été publiés en septembre, chargeant l’Agence de la biomédecine (ABM) d’une nouvelle mission, celle du don croisé entre personnes vivantes. L’ABM y travaille et a presque fini, a indiqué le Pr Christophe Legendre, chef du service de néphrologie et transplantation rénale à l’hôpital Necker (AP-HP, Paris).  

        Elle a recensé 70 à 75 couples donneur/receveur concernés et elle met en place actuellement un algorithme pour gérer l’appariement, a ajouté Alain Tenaillon, réanimateur qui a longtemps travaillé à l’ABM, membre de Renaloo et du comité de pilotage des états généraux du rein. «Les premières greffes devraient pouvoir se faire en début d’année», a-t-il indiqué.  

        Aux Etats-Unis, ce sont des chaînes de dons qui sont mises en œuvre en partant d’un donneur altruiste. La plus importante a rassemblé 60 donneurs et receveurs permettant de réaliser 30 greffes. Mais cela n’est pas possible en France à ce jour car le don altruiste tel qu’il se pratique couramment pour la moelle osseuse n’est pas autorisé par la loi pour le rein. (source : hopital.fr )   

    Article APM du 19/12/2012

    sl/ab/APM polsan

    redaction@apmnews.com


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  •  La pomme de terre , contre la famine .


    La pomme de terre vient du Pérou , des abords du lac Titicaca dans la Cordillère des Andes , où elle était consommée par les Incas sous le nom de papa , 1000ans avant Jésus-christ.

    Ce sont les conquistadores
    qui l'ont ramenée en Europe au XVIeme siècle .

    Mais la patate ,
    qui fait partie de la famille des solanacée , avait alors mauvaise réputation à cause de deux cousines : la belladone et la mandragore , des empoisonneuses de première . La tomate subit également à ses débuts , le même sort .


    Il faudra attendre deux siècles
    , pour que le pharmacien militaire Antoine-Augustin Parmentier  (photo) nous fasses changer d'avis et l'introduise en France . Il sait que la patate est bonne , il en a mangé quand il était prisonnier de guerre à Hanovre en prusse , pendant la guerre de sept ans .

    La pomme de terre


    A son retour
    il offrit du pain de pommes de terre à son souverain . son nom est d'ailleurs resté attaché au célèbre gratin <<Parmentier>> , et au potage <<Parmentier>>.

    Pour rendre ce légume attractif , il propose au roi Louis XVI , qui ne sait pas comment venir à bout de la famine de 1789, de faire interdire l'accès aux pommes de terre qu'il cultive à Neuilly près de Paris , dans un potager de 57 arpents gardé par des soldats

    . Et c'est en les volant , la nuit pour se nourrir , que les français ont découvert les bienfaits de la pomme de terre .

    La pomme de terre
    a inspiré de nombreuses créations artistiques : des céramiques en Bolivie, au Pérou et dans les Andes .

    En Europe , la toile de Van Gogh intitulée << les mangeurs de pomme de terre >> est particulièrement célèbre .


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  • thermomètres, tensiomètres, balances, traqueurs d'activités, capteurs de pression sanguine. . .Les objets de santé connectables à nos smartphones ne sont pas réduits à de simples gadgets .

    des technologies aux petits soins

    << Le médecin accédera aux données du patient pour l'accompagner >>

    Selon le baromètre santé 360 publié en janvier 2015 par Odoxa , 81 % des médecins généralistes considèrent que la santé connectée est << une opportunité pour la qualité des soins >>. Ils estiment même à 91 % qu'elle peut << améliorer la prévention des maladies >> . Quant aux patients , ils sont 70 % à se déclarer prêts à s'équiper d'un objet connecté médical dans le cadre du suivi d'une maladie si leur médecin le leur proposait .

    L'autoévaluation possible

    << Les bracelets connectés pour mesurer leurs efforts quotidiens sont les plus plébiscités par les consommateurs >> , constate Stéphane Bohbot , PDG d'innov8, et fondateur des magasins Lick. Il devrait s'en vendre près de 100 000 en France cette année .

    Pour beaucoup d'acheteurs, l'heure n'est encore qu'aux objets connectés autour du bien-être, mais pour Stéphane Bohbot, << l'offre se professionnalise avec des produits plus pointus >>. Utilisables par le personnel médical ou directement par le patient, ces innovations, applications et appareils sont d'ailleurs au cœur du 2e Trophées de la santé mobile .

    En parallèle, des centaines d'applications surfent sur la vague de l'autoévaluation, qui permet à tout un chacun de connaître son niveau d'activité physique, voire la qualité de son sommeil. La porte ouverte à la médecine préventive .

    Vers des médecins Apple ?

    En ce sens, Terraillon proposera bientôt du coaching avec ses balances connectées . << Le médecin partenaire accédera de façon sécurisée aux données du patient avec lequel il aura un rendez-vous téléphonique hebdomadaire pour l'accompagner dans le cadre d'un régime >>, précise Didier Bollé, PDG de Terraillon. Dans un avenir plus lointain, <<l'application de santé Health Kit d'Apple sera une référence >>, selon Stéphane Bohbot . Lequel imagine déjà l'émergence de <<médecins généralistes certifiés Apple ou Google >>. Tout dépendra de la montre connectée qu'ils porteront .

    Ne plus avoir peur des piqûres

    Piqûre ou prise de sang, même pas peur ! Grâce à l'application Ludicalm, les enfants n'ont plus à craindre la seringue. Et les infirmières peuvent travailler tranquilles. << Il s'agit d'un outil ludique qui détourne l'attention de la douleur >>, explique Sylvie-Marie Brunet, qui a développé Ludicalm.

    Le principe de cette application ? Celui de la réalité augmentée, soit l'insertion d'éléments virtuels dans un univers réel. Placée au-dessus de la partie du corps de l'enfant traitée, une tablette numérique reproduit l'action et fait surgir de l'écran une grenouille animée en 3 D .

    Dès lors, l'enfant focalise son attention sur l'animal venu jouer avec lui et laisse son imagination l'emporter sur sa peur .

    Couronné d'un trophée coup de cœur de la e-santé à Castres, Ludicalm a tout d'abord été testé dans un service de pédiatrie à Alès où l'application continue d'être employée. Désormais, des hôpitaux et des infirmière libérales l'ont adoptée. L'hôpital Necker devrait prochainement l'utiliser dans son service cardiologie pédiatrique.

    A 2,99 € sur l'AppStore  et 1,99 €sur Google play , l'application peut-être utilisée par tous .

    En parallèle, Sylvie-marie Brunet songe à des << Ludicaments >>, notamment à l'attention des seniors pour faciliter la relation entre le soignant et le patient .

    << Le patient devient acteur >>

    Entretien avec Gilles Litman Directeur de l'innovation chez Sanofi France

    Qu'Est-ce-que la santé connectée ?

    Des applications, des sites d'informations, des objets connectés... La santé ne se réduit pas à la prise de médicaments. La santé mobile ouvre un champ considérable pour aider à la prévention, à l'éducation des patients sur leur pathologie, au respect des prescriptions du médecin, à la coordination des soins...

    Comment s'y retrouver et qui croire ?

    Il y a un foisonnement d'applications mobiles en santé. La difficulté, c'est de savoir choisir . Une Start-up  comme dmd Santé, que nous soutenons avec les Trophées de la santé mobile, fait évaluer les solutions de santé connectée par des professionnels ou des patients. Elle note et récompense les meilleures .

    Les objets connectés pour la santé vont-ils vider les cabinets médicaux ?

    On n'ira pas moins chez le médecin, mais on peut imaginer des visites plus efficaces, avec plus de continuité entre chaque rendez-vous. Le patient devient acteur de santé . l'enjeu est d'accompagner cette évolution .

    Comment seront protégées les informations de patients ?

    La question de l'usage des données est vraiment importante, il faut que les autorités et l'univers juridique accompagnent cette mutation . ( source : 20 minutes du 26 janvier 2015)

     


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