• Le CHUV et les HUG pratiqueront bientôt un nouveau type de don d’organes dit «à cœur arrêté». L’initiative vise à accroître le nombre de donneurs mais soulève aussi des questions éthiques

    Une nouvelle façon de donner ses organes

    Avec 117 donneurs post mortem l’année dernière, la Suisse fait figure de mauvais élève en matière de don d’organes. Le nombre de dons est trop faible par rapport aux besoins: en mars dernier, plus de 1300 personnes étaient sur liste d’attente en vue d’une greffe. Pour accroître le nombre de donneurs, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) vont lancer dans les semaines à venir des programmes de dons d’organes dits «à cœur arrêté». Dans ce type de dons, jusqu’alors peu pratiqués en Suisse, les organes sont prélevés chez des patients dont le cœur a cessé de fonctionner avant le cerveau, à l’inverse de ce qui se fait le plus couramment. Une nouvelle manière de donner ses organes qui s’accompagne de défis techniques et humains.

    En Suisse, les prélèvements d’organes post mortem sont aujourd’hui très majoritairement effectués chez des patients décédés d’une lésion du cerveau, dont la circulation sanguine et la respiration sont maintenues artificiellement. «Ce type de situation a l’avantage de laisser du temps pour organiser le prélèvement. Les organes continuent d’être irrigués par le sang et ne se dégradent donc pas immédiatement», explique Philippe Eckert, du Service de médecine intensive du CHUV, responsable du Programme latin de don d’organes, qui regroupe les hôpitaux actifs dans le don d’organes en Suisse romande et au Tessin. Si le patient ou ses proches ont donné leur approbation, le corps est transporté au bloc opératoire, où les organes – rein, foie ou plus rarement poumons ou cœur – sont prélevés.

    «Actuellement, pour pouvoir donner ses organes, il faut mourir d’une atteinte cérébrale sous ventilation dans un service de soins intensifs; or ces conditions ne sont que rarement réunies. Un certain nombre de personnes qui souhaitent être donneuses ne le pourront donc pas, parce qu’elles décèdent autrement», relève Samia Hurst, bioéthicienne à l’Université de Genève. Dans cette perspective, développer le don d’organes à cœur arrêté permettrait à davantage de personnes d’offrir leurs organes.

    Ce type de dons n’est pas en soi une nouveauté. Historiquement, les organes ont d’abord été prélevés sur des personnes en arrêt cardiaque. Mais depuis les années 1960, le concept de mort cérébrale s’est imposé: le décès est établi par l’arrêt irréversible des fonctions du cerveau. Dans la pratique, c’est donc le don d’organes après mort cérébrale qui est devenu la norme. Les dons d’organes à cœur arrêté continuent cependant d’être pratiqués à l’étranger, dans des proportions variables selon les pays: en 2012, ils ont représenté près de la moitié des dons aux Pays-Bas et 40% en Grande-Bretagne, mais seulement 0,4% de ceux effectués en Italie.

    En Suisse, des dons d’organes à cœur arrêté ont été effectués jusqu’en 2007. Mais cette année-là, une révision de la loi sur la transplantation a introduit des incertitudes sur leur légalité. Une nouvelle version de la loi étant finalement entrée en vigueur au mois de juin dernier, après que l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) a adapté ses directives, les voyants sont désormais au vert pour les relancer. Aux HUG, le programme devrait être prêt dès le mois de septembre; ce sera dans le courant de l’automne au CHUV. L’hôpital universitaire de Zurich a pour sa part repris cette pratique dès 2012.

    Les dons d’organes à cœur arrêté laissent très peu de temps aux équipes médicales pour intervenir. En effet, dès l’arrêt du cœur, la circulation du sang est suspendue et les organes ne reçoivent plus d’oxygène. Le cerveau cesse alors rapidement de fonctionner et les autres organes se détériorent. Le prélèvement doit intervenir dans la demi-heure environ qui suit le décès. En pratique, c’est bien souvent impossible lorsque la mort est survenue avant l’arrivée à l’hôpital. «Dans leur grande majorité, les personnes concernées par ce type de dons seront en soins intensifs, dans un état catastrophique et sans rémission possible, sans pour autant être en mort cérébrale», indique Yvan Gasche, médecin adjoint au Service des soins intensifs des HUG.

    Chez ces patients, il vient un moment où les médecins jugent qu’ils ne peuvent plus rien faire; ils proposent alors à la famille d’arrêter tous les traitements, sauf palliatifs, afin de laisser la personne mourir. Cependant, en raison de la brièveté du temps à disposition pour le prélèvement, la question du don d’organes doit alors être abordée avec les proches avant le décès du patient. Ce qui entraîne des difficultés éthiques: «Le risque est que les proches voient dans l’arrêt des soins une décision opportuniste destinée à favoriser le prélèvement des organes», indique Samia Hurst. Pour éviter tout conflit d’intérêts, la règle en Suisse veut que les équipes médicales responsables des soins et celles chargées des prélèvements soient distinctes. «Un patient donneur d’organes est soigné exactement de la même manière qu’un non-donneur. Nous ne donnons pas de médicament pour accélérer le décès après le retrait thérapeutique», précise pour sa part Philippe Eckert.

    Autre difficulté: après l’arrêt des soins, le décès du patient donneur peut prendre selon les cas quelques minutes ou plusieurs heures. Or, s’il survient trop tard, les organes ne pourront pas être prélevés, même si la famille le souhaite. Un dernier aspect éthiquement problématique concerne les interventions à effectuer sur le patient donneur avant son décès, afin de préserver ses organes. L’ASSM recommande de les limiter à la pose de cathéters, qui serviront à effectuer des transfusions post mortem avec un liquide froid. «Pour tous ces aspects, les équipes médicales doivent faire preuve de transparence et bien informer les proches», insiste Samia Hurst.

    Avec le redémarrage des programmes de dons à cœur arrêté, les HUG et le CHUV espèrent comptabiliser entre 20 et 30 donneurs supplémentaires par année. «Cela peut paraître peu, mais cela représente une progression d’environ 10 à 20% par rapport au nombre moyen de donneurs en Suisse. Et un patient peut donner plusieurs de ces organes, venant ainsi en aide à plusieurs personnes en attente de greffe», indique Manuel Pascual, médecin-chef de service du Centre de transplantations du CHUV. Ce seront en premier lieu les reins et les poumons qui seront prélevés, les études ayant montré que ces organes fonctionnaient aussi bien lorsqu’ils étaient issus de donneurs à cœur arrêté que de donneurs en mort cérébrale.( source : Le temps du 03 08 2015)


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  • Le grand bourbier législatif des prélèvements d’organes

    Le grand bourbier législatif

    Pour accroître le nombre de greffons, le projet de loi Santé prévoit de durcir le régime du consentement présumé, et d'écarter les famille du processus de décision. Est-ce la bonne méthode? Un consentement présumé du défunt sans intervention des familles serait-il vraiment applicable?

    Introduit en droit français par la loi Caillavet du 22 décembre 1976, le principe du consentement présumé du défunt aux prélèvements d’organes a quelque chose de bancal. Bien qu’il soit parfaitement dérogatoire par rapport au droit généralement applicable aux personnes défuntes (puisqu’il fait le pari, en quelque sorte, de leur absence de volonté dont il s’autorise à tirer effet : qui ne dit mot consent), il semble quasiment impossible à remettre en question depuis quarante ans (toutes les tentatives en ce sens ayant échoué). Il est, en outre, essentiellement inapplicable ; et de fait, n’a jamais été appliqué à la lettre. Car son principe est clair : si l’on n’a pas de preuve de l’opposition d’une personne au prélèvement de ses organes post mortem, la loi autorise le prélèvement.

    Mais la réalité humaine commande, dans les faits, un assouplissement de la loi. Peut-on en effet imaginer que l’infirmier-coordinateur des prélèvements d’organes du superbe roman de Maylis de Kerangal «Réparer les vivants» (page 135 de Réparer les vivants, Folio Gallimard, 2014) dise aux parents de Simon Limbres que, leur fils de 18 ans ne s’étant pas inscrit au registre national automatisé des refus, la conversation s’arrête là? Que, peu importe leur sentiment sur l’affaire, le prélèvement aura lieu ? Certainement pas. Le roman illustre bien l’importance du dialogue entre les médecins et la famille pour construire l’acceptabilité de l’insupportable. Et c’est bien parce qu’il est impossible de faire sans (ou contre) les familles que, depuis son introduction dans le droit français, le principe du consentement présumé a toujours été atténué par des dispositions destinées à permettre leur opposition. Certes, les familles ne sont pas censées donner leur volonté mais, disent les textes, elles peuvent témoigner de celle du défunt. Ultime invitation à s’interroger, par-delà leur douleur face à une mort souvent violente, sur le point de savoir si le défunt n’aurait pas accepté ce geste de générosité. Implicitement, les familles conservent le pouvoir de s’opposer au prélèvement des organes (L. 1232-1 Code de la Santé Publique).

    Un nouveau bourbier législatif

    Or le projet de loi Santé qui sera débattu au Sénat en septembre (et la procédure accélérée ayant été déclarée, une seule lecture aura lieu dans chaque chambre ; voir le dossier législatif) s’apprête à aggraver le régime juridique du consentement présumé, et risque d’en faire un nouveau bourbier législatif.

    On le sait, tout à fait dérogatoire, le principe du consentement présumé poursuit un objectif clairement défini : augmenter le nombre de greffons disponibles en maximisant le nombre de cadavres sur lesquels des prélèvements sont envisageables. D’autres évolutions vont dans le même sens, comme le développement des prélèvements sur donneurs dits à «cœur arrêté» ou l’assouplissement de la législation relative au don entre vifs… (sur tous ces points, v. Marie-Xavière Catto, Le principe d’indisponibilité du corps humain, limite de l’usage économique du corps, Thèse, droit, 2014, Université Paris Ouest Nanterre, à paraître LGDJ/Fondation Varenne).

    En mars, lors de l’examen du texte à l’Assemblée Nationale, un amendement déposé par Jean-Louis Touraine (PS), professeur de médecine a été adopté par la commission des affaires sociales et a ajouté un nouvel article (46ter) au projet. Il prévoit la suppression du recueil du témoignage des familles et indique que seule l’inscription de l’intéressé-e au Registre national automatisé des refus (RNR) pourra faire obstacle à la réalisation des prélèvements. Cet amendement s’inscrit clairement dans l’objectif de l’augmentation du nombre de greffons : «Cet article vise la clarification. Trop souvent en effet, les familles se trouvent désemparées, ne sachant que répondre aux équipes soignantes qui leur demandent si le défunt s’était opposé au prélèvement d’organes de son vivant. Cela la conduit bien naturellement à répondre avec prudence, empêchant la plupart du temps le prélèvement. Il convient donc de mieux organiser le traitement de cette question» (Assemblée Nationale, Rapport n°2763, 20 mars 2015, p. 53). La feuille de route est claire : le «désemparement» des familles se juge et se jauge au fait qu’elles refusent les prélèvements (en réalité, non pas «la plupart du temps», mais dans environ 30% des cas de décès permettant qu’un prélèvement soit envisagé); dès lors, «mieux traiter» cette question revient en fait à leur retirer la possibilité d’intervenir.

    L’amendement de Jean-Louis Touraine a, dans un premier temps, suscité un débat parlementaire au cours duquel plusieurs députés ont exprimé leur opposition à cette modification jugée trop violente pour les familles (mais ils n’étaient que 22 votants au moment du vote sur les modifications à apporter à l’article 46 ter tel qu’il ressortait des travaux de la commission… (voir débats parlementaires, 10 avril 2015). Un amendement du gouvernement est ensuite venu l’atténuer en prévoyant que l’inscription au RNR serait un des modes possibles d’expression du refus, mais plus le seul. L’exclusion des familles du processus décisionnel s’en trouve confirmée, même si une obligation d’information est réintroduite : «le médecin informe les proches du défunt, préalablement au prélèvement envisagé, de sa nature et de sa finalité, conformément aux bonnes pratiques arrêtées par le ministre chargé de la Santé sur proposition de l’Agence de biomédecine». En fait, la ministre de la Santé a indiqué son souhait de renvoyer à un décret en Conseil d’Etat la détermination exacte des modalités possibles d’expression du refus.

    Un amendement dans le collimateur du Sénat

    Le Sénat semble déterminé à faire disparaître l’article 46 ter du texte de la loi à l’occasion des débats qui reprendront le lundi 14 septembre (Rapport n°653 présenté par Alain Milon, Commission des affaires sociales, notamment pp. 450sq) et considère, à juste titre, qu’il vaut mieux renvoyer la discussion au réexamen de la loi bioéthique qui devrait avoir lieu en 2018. En effet, la réforme proposée, que ce soit dans sa version Jean-Louis Touraine ou dans sa version Marisol Touraine, a tout d’un futur bourbier.

    Les nouvelles formulations risquent en effet de susciter des situations dramatiques d’opposition entre les familles et le corps médical. Aussitôt après l’adoption de l’amendement de Jean Louis Touraine, l’Agence de la biomédecine a enregistré un bond (de 15-20/jour à 300-600/jour !) du nombre des demandes d’inscription au RNR (Sénat, rapport n°653 de la commission des affaires sociales, Alain Milon et al., 22 juill. 2015, p. 453). Médecins et députés peuvent affirmer, comme ils le clament depuis 1976, que le consentement présumé ne participe aucunement d’un mouvement de «nationalisation des corps», le principe même et son application suscitent une réelle inquiétude du grand public.

    Il paraît en effet crucial de prendre en considération les conditions d’acceptabilité des usages médicaux et sociaux du corps humain. Les récents développements de l’affaire Lambert, sur un autre terrain, l’ont rappelé à l’envi : au-delà du fond, les procédures sont déterminantes qui, devant associer l’ensemble des intéressées, doivent être conçues pour que chacun-e ait le sentiment d’avoir été écouté et pris en compte (v. Pourquoi l’affaire Vincent Lambert n’en finit pas, Libération, 28 juillet 2015 et sur ce blog Affaire Lambert : qui va décider de la fin de vie?). En ce sens, si l’instauration d’une décision médicale collégiale d’arrêt des soins en fin de vie ne passe pas, on serait bien inspiré d’en tirer des leçons en matière de prélèvements d’organes post mortem. Est-il pertinent de supprimer toute référence dans la loi à l’obligation faite aux médecins de «recueillir le témoignage des familles» ?

    Il paraît en outre singulièrement maladroit de faire disparaître les familles des dispositions législatives organisant le prélèvement d’organes post mortem au moment même où la Lettonie vient d’être condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme précisément au motif que sa législation en la matière, qui repose sur le consentement présumé, n’impose pas au médecin de les rechercher et de les contacter avant tout prélèvement afin de s’assurer de leur absence d’opposition au prélèvement (CEDH, 24 juin 2014, Petrova c. Lettonie).

    La chose paraît enfin d’autant plus absurde que l’étude de l’efficacité comparée des différents modèles de législation en matière de prélèvements d’organes (consentement présumé / consentement exprès) démontre assez clairement que le modèle législatif importe peu. Ainsi, si le consentement présumé à la française n’est pas parvenu, malgré son âge et ses réitérations successives, à faire baisser le taux de refus des familles en dessous de 30% environ, il n’en va pas du tout de même en Espagne où le même principe permet un taux de prélèvement bien plus élevé. A l’inverse, on connaît également des systèmes de consentement exprès où le taux de prélèvement demeure limité. Les études d’éthique et de sociologie médicale ont montré depuis longtemps que ce qui fait vraiment la différence, c’est d’une part la formation de l’ensemble des personnels médicaux intervenant dans le processus (depuis le constat et l’annonce du décès jusqu’à la réalisation du prélèvement) et d’autre part la sensibilisation du public (v. notamment, Graciela Nowenstein, The generosity of the dead. A sociology of organ procurement in France,Ashgate, 2010).

    De nombreux éléments invitent à considérer qu’il y a là des leviers d’action essentiels. D’abord, la disparité du taux de refus des familles à l’échelle du territoire : le fait qu’il soit ici (Ile de France) aux alentours de 40% et là (Bretagne) au niveau de 20% va bien dans le sens d’une grande sensibilité de l’acceptation des prélèvements par les familles à la qualité du dialogue avec les équipes médicales, laquelle dépend nécessairement, en amont, de la formation de ces dernières. Ensuite, les sondages qui, depuis des années et dans une remarquable unanimité, indiquent que la population est généralement très favorable au prélèvement post mortem ; mais quelle politique publique de santé a réellement pris appui sur ce terreau favorable pour mettre en place de réelles campagnes d’information et de sensibilisation à la cause des greffes d’organes ? Qui sait que le 22 juin est, depuis quinze ans maintenant, la journée nationale du don d’organes ? N’y a-t-il pas là, pourtant, une condition essentielle d’acceptabilité du consentement présumé ? Formation et Information : gageons que le projet de loi santé serait mieux inspiré de mettre l’accent sur ces deux points que de faire disparaître les familles des dispositions législatives relatives au prélèvement post mortem. (source libération .article de Stéphanie Hennette Vauchez du 27 08 2015 )


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  • PREMIERE. Chirurgie robotique : un rein transplanté par voie vaginale

    Une équipe du CHU de Toulouse a réussi pour la première fois une transplantation rénale entièrement réalisée par chirurgie robotique en passant par le vagin de leur patiente.

    Chirurgie robotique d'un rein

    TRANSPLANTATION. Deux chirurgiens du centre hospitalier universitaire de Toulouse ont transplanté le rein prélevé sur une donneuse vivante à une receveuse par voie vaginale dans la foulée "en une seule séquence, exclusivement par robot chirurgical", a-t-on appris mercredi 19 août 2015 auprès du CHU qui présente l'intervention comme une première mondiale. L'extraction rénale, tout comme la transplantation, ont été réalisées en juillet 2015 par voie vaginale, chez deux sœurs, précise le communiqué.

    Chirurgie robotique d'un rein

    Valérie Perez, 44 ans, a donné son rein à sa sœur, Béatrice Perez, 43 ans, le 9 juillet dernier. "Les deux sœurs se portent bien aujourd'hui", a déclaré le chirurgien urologue responsable de la transplantation au CHU de Toulouse, Frederico Sallusto. Il a réalisé l'opération chirurgicale avec l'expert en chirurgie urologique robot-assistée le Dr Nicolas Doumerc. La donneuse a pu regagner son domicile après deux jours seulement et la receveuse au bout de quatre. Un des avantages des interventions mini-invasives réalisées à l'aide du robot Da Vinci est en effet de réduire le délai de récupération après l'opération. Parmi les autres avantages, le CHU de Toulouse indique également la "diminution de la taille de la cicatrice, l'atténuation de la douleur et du risque d'épanchement de liquide lymphatique, et un traitement postopératoire moins lourd".


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    Depuis une semaine, de nombreux médias ont relayé les résultats d’une étude américaine sur le fonctionnement d’un nouveau patch à insuline qui se régule de manière autonome. Si ces résultats ouvrent une nouvelle voie de recherche, le procédé n’est pas encore testé chez l’homme et, même en cas de résultats concluants, il ne sera pas disponible tout de suite pour les patients…Le point sur les éléments à retenir de cette étude.

    Comment fonctionne le patch ?

    Le patch développé par des chercheurs américains et dont les premiers résultats ont été publiés dans la revue PNAS, fonctionne sur un principe d’autonomie et de réactivité. Ce patch, de quelques millimètres carrés est posé sur la peau. Il est constitué de micro-aiguilles, fines comme des cils et indolores, contenant de l’insuline.
    Lorsque le corps est en hyperglycémie, le surplus de sucre circulant provoque un état de stress dans l’organisme. Associées aux micro-aiguilles, des enzymes sont sensibles à cet état de stress, elles provoquent alors une réaction qui libère, sous la peau, les micro-doses d’insuline contenues dans le patch. Les chercheurs ont ainsi réussi à réguler la glycémie d’une souris diabétique de type 1 pendant une durée de 9 heures.

    Pourquoi est-ce une avancée importante ?

    Les chercheurs mettent en avant les avantages majeurs de ce dispositif. Tout d’abord le patch positionné sur la peau n’est pas douloureux. Le principe de fonctionnement repose par ailleurs sur une réponse en temps réel au stress provoqué par l’hyperglycémie. En mettant au point un système basé sur cet élément, qui imite en quelque sorte le fonctionnement des cellules du pancréas, les chercheurs espèrent délivrer l’insuline de façon autonome, sans aucune intervention humaine ou électronique. Un mécanisme biologique décrit aussi comme plus réactif, qui assure une réponse proportionnée aux hyperglycémies en évitant ainsi le risque d’un surdosage de l’insuline. Interrogé par l’AFD, le Dr Riveline évoque « un concept innovant majeur, ce mécanisme bio-compatible devrait ouvrir la voie pour de nombreuses études à venir ».

    Pourquoi ne faut-il pas s'emballer pour autant ?

    Selon ces premiers résultats, le principe de ce patch semble idéal. Indolore, basé sur un mécanisme compatible avec le corps humain et complètement autonome. Il faudra cependant beaucoup de temps pour que cette étude, réussie chez la souris sur une durée de quelques heures, puisse déboucher sur un prototype de patch, adapté à l’homme. « De nombreuses questions demeurent quant à la sensibilité du dispositif chez l’homme » indique le Dr Riveline, « notamment en ce qui concerne la vitesse à laquelle l’insuline est délivrée par rapport aux variations de glycémie, quel peut être le niveau de décalage dans le temps ? Des pistes de réflexion qui devront être explorées dans les années à venir». Les chercheurs assurent de leur côté t avoir déjà pris en compte certaines variations individuelles. Le Pr Zhen Gu, responsable de l'étude pour l’Université de Carolin du Nord parle ainsi d’un patch qui «  peut être personnalisé pour prendre en compte le poids du malade et sa sensibilité à l'insuline ».

    Combien de temps avant de voir le patch en pharmacie ?

    Malgré ces caractéristiques qui font de cette découverte une innovation majeure, la ligne d’arrivée est encore très loin. Dans un premier temps, les essais chez les animaux devraient se poursuivre, avant d’être éventuellement démarré chez l’homme. « Si ces essais chez les animaux sont concluants, nous pourrons démarrer les essais chez l’homme d’ici quelques années, probablement 3 ou 4 ans ». confie à Medscape,  le Pr Zhen Gu.
    D’autres spécialistes interrogés tempèrent aussi l’impatience qu’a pu générer cette annonce. Le Dr David C Klonoff, du Diabetes Research Institute chez Mills-Peninsula Health Services parle lui « d’au moins 5 ans avant que cette méthode n’arrive sur le marché. Pour le moment c’est un concept intéressant mais qui est loin d’être prêt pour une utilisation clinique ».

    Des recherches pour en terminer avec les piqûres

    Le patch à insuline vient s’ajouter à d’autres recherches en cours comme les lentilles Google ou les inhalateurs d’insuline. D’autres chercheurs travaillent actuellement sur des systèmes de surveillance en continu de capteurs de glucose, plus proche du fonctionnement du corps humain que les systèmes électroniques actuels. A terme des procédés combinés couplant pompe et capteur pourraient voir le jour. Autant de recherche qui ont pour objectif commun de délivrer les patients des piqûres, que ce soit pour la mesure de la glycémie ou l’injection d’insuline. Des recherches enthousiasmantes mais qui, à l’image du patch à insuline ont encoure un très long chemin à parcourir avant d’atterrir sur les rayons de votre pharmacie…

     Sources :
    Le quotidien du médecin
    Medscape. (http://www.medscape.com/viewarticle/847059)
    Le figaro Santé. (http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/06/26/23892-patch-intelligent-po...)
    Photo : Zhen Gu Lab (http://gulab.bme.unc.edu/index.htm)


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  •  Pourquoi votre sommeil est -il  important ?

    Le sommeil dont la durée moyenne est de 8 heures , est constitué de 4 à  6 cycles  ( un cycle dure 90 mn )  composés de sommeil léger, profond et paradoxal .

    Le sommeil profond est abondant en début de nuit au cours des premiers cycles puis diminue progressivement au profit du sommeil paradoxal ( rêves) qui occupent majoritairement les derniers cycles .

    Le nombre de cycles , et donc la durée du sommeil nécessaire pour une bonne récupération , dépendent de votre besoin de sommeil .

    Court dormeur ( moins de 6 h 30par nuit )

    Moyen dormeur ( entre 7 et 9 h par nuit )

    Long dormeur ( plus de 10 h par nuit ).

    Si vous ne dormez pas suffisamment , des signes de fatigue , de somnolence , des troubles de l'humeur  ( irritabilité, tristesse), ronflements répétés peuvent s'installer avec , parallèlement, une prise de poids .

    Faites le test pour voir votre sommeil avec ce calendrier de sommeil .

    Hygiène de sommeil

    Manque de sommeil et prise de poids

    Scientifiquement , un lien fort est démontré entre la durée du sommeil et l prise de poids .

    La diminution de la durée de sommeil s'accompagne d'une prise de poids et favorise le développement du diabète de type 2 .

    En effet , le déficit de sommeil provoque des anomalies de sécrétions d'hormones qui influent sur le poids :

    Diminution de sécrétion de leptine ,hormone qui stimule les dépenses énergétiques .

    Augmentation de sécrétion de ghréline , hormone qui stimule la faim .

    Comment avoir une bonne hygiène de sommeil ?

    sarcastic Limitez le temps passé au lit .

    Dissociez le lit de toute activité non compatible avec le sommeil : télévision, repas ...

    yes Maintenez un horaire de sommeil constant . Les heures de lever doivent être régulières .

    ^^ Evitez les siestes prolongées .Si une sieste est réalisée , elle ne doit pas durer plus de 20 mn .

    smile Maintenez des horaires de repas réguliers . Le repas du soir doit être léger .

    smile Privilégiez un environnement facilitant le sommeil :  absence de bruit , obscurité, température de la chambre ( pas trop chaude ) , confort de la literie .

    wink2 Prenez le temps de vous relaxer avant le coucher .

    frown Evitez les excitants surtout le soir : alcool, tabac, cannabis, café , cola ...

    frown L'exercice physique est à éviter en fin de soirée ainsi que le bain chaud : ils augmentent la température centrale et retardent l'endormissement .

    frown Evitez l'automédication ( somnifères ) . N'en prenez que sur avis médical et n'arrêtez jamais brutalement .

    yes Au réveil , favorisez votre remise en route par une douche et un peu d'exercice physique .

     Pour bien dormir , il est nécessaire:

    D'accumuler une dette de sommeil , c'est-à-dire de rester suffisamment longtemps éveillé pour s'endormir facilement le soir ( il faut donc éviter les siestes prolongées )

    Que votre horloge biologique ,localisée dans le cerveau , fonctionne correctement , c'est-à-dire qu'elle ait des <<donneurs de temps>> tels que :

    une exposition à la lumière du jour le matin

    un rythme de vie régulier

    un rythme de repas régulier

    des activités physiques dans la journée .

    Hygiène de sommeil

    Une bonne hygiène de sommeil et une alimentation équilibrée peuvent améliorer votre sommeil

    Si, malgré vos efforts, il persiste des difficultés de sommeil , reparlez-en avec votre médecin .

     


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  • Diabète et recherche sur le tissu brun : l'étape de la culture cellulaire in vitro franchie

    Les récentes découvertes scientifiques sur le tissu adipeux brun  (appelé parfois « beige ») et son rôle dans le métabolisme du glucose font naître de grands espoirs pour le traitement du diabète. La recherche médicale s'active dans ce sens mais pour aboutir à un médicament l'étape de la culture cellulaire (in  vitro) et celle du screening (tri qui  permet de distinguer les différents effets d'une substance) sont essentielles. 

    Diabète et recherche sur le tissu brun

    Une étape importante de la recherche

    Les études in vitro, que rendent possibles la biologie moléculaire et cellulaire moderne, nécessitent d’avoir à dispositon des cellules établies en lignées (cellules immortelles, reproductibles et stables). Cette étape vient d'être franchie et permet aux scientifiques de poursuivre les recherches et les tests sur le fonctionnement du tissu adipeux brun.

    Différents types de tissus adipeux

    Pour le comprendre, petit rappel : les mammifères, et donc aussi les êtres humains, possèdent deux types de tissu adipeux :

    • le tissu adipeux blanc qui stocke l’énergie sous forme de graisse pour l’utiliser plus tard (a un lien avec l’obésité et le diabète).
    • et le tissu adipeux brun qui brûle les graisses pour produire de la chaleur (les bébés naissent ainsi avec une quantité importante de tissu adipeux brun pour lutter contre l’hypothermie).


    Chez l’adulte, le tissu adipeux brun a quasiment disparu et certains parlent alors de tissu adipeux beige car sans être vraiment du tissu adipeux brun il a les mêmes propriétés « bruleur de graisses » que ce dernier.

    Des cellules établies en lignée

    Mais pour étudier le métabolisme cellulaire du tissu beige, faire du screening pharmaceutique et des recherches en génie génétique, il faut obtenir ce que les scientifiques appellent des lignées cellulaires en culture, ce qui était impossible jusqu'à présent.
     
    C'est précisément ce que vient de réussir une équipe américaine : elle a mis en culture des cellules adipeuses beiges à partir du tissu de deux patients et les ont séparés des cellules adipeuses blanches. Cette équipe a ainsi réussi à en dériver une lignée, c’est-à-dire des cellules gardant leurs caractéristiques et se multipliant à l’infini.

    Les scientifiques ont pu caractériser ces cellules et retrouver les marqueurs spécifiques du tissu adipeux beige.

    Des études à grande échelle

    Cette lignée de cellules humaines va permettre toutes les recherches qu’offre la biologie moléculaire et cellulaire pour comprendre en détail les interactons dans ce type de cellules. Ce qui rend possible également le screening pharmaceutique à grande échelle pour trouver les molécules capables d’augmenter la producton de chaleur. Une piste très prometteuse dans la lutte contre l’obésité et le diabète.

    Source : Nature Medicine. 16 Mars 2015
    Genetc and functonal characterizaton of clonally derived adult human brown adipocytes.
    Shinoda K

     Auteur : Loïc Leroux
    Crédit photo : © Darren Baker


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  • Hépatite C : 10 ans pour en finir avec la maladie

     
    L'arrivée des nouveaux traitements contre l'hépatite C permet d'envisager l'éradication de cette maladie chronique dans les 10 années à venir.  

    Nouveaux traitements cotre l'hépatiet C

    L’Association française pour l’étude du foie (AFEF) veut éradiquer l’hépatite C dans les 10 ans à venir. Utopie ou réalité ? L’efficacité des nouveaux traitements explique cette volonté affichée. « Nous sommes passés de traitements lourds et longs avec des effets indésirables importants et des taux de guérison de l’ordre de 70 % à des traitements simples, courts, bien tolérés et qui assurent des taux de guérison de plus de 95 % le plus souvent en seulement 3 mois », a expliqué ce vendredi Victor de Ledinghen, le secrétaire général de l’AFEF.

    Ces traitements sont les antiviraux à action directe (AAD), comme le sofosbuvir (appelé le Solvadi), arrivés sur le marché il y a moins de cinq ans. Aujourd’hui, les spécialistes disposent de 7 molécules qui, en association, permettent d’obtenir de très bons résultats, « y compris chez les sujets en échec de traitements par interféron et ribavirine (premiers traitements de l’hépatite C, ndlr), chez les malades ayant une cirrhose ou présentant une récidive après une transplantation et chez les personnes co-infectées par le VIH », a indiqué l’AFEF.

    Une révolution récente

    L’offre thérapeutique devrait d’ailleurs se diversifier d’ici à 2016 avec la commercialisation d’au moins 3 médicaments supplémentaires, ce qui permettrait aussi de réduire les prix exorbitants. Dans un article publié au début du mois de mai, Pourquoidocteur détaillait justement le coût initial élevé de ces traitements (jusqu’à 50 000 euros pour 3 mois) pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Raison pour laquelle les autorités sanitaires recommandent ces traitements en priorité aux malades les plus atteints. En 2014, plus de 14 000 ont pu être traités et presqu’autant le seront en 2015.

    Or, pour éradiquer la maladie d’ici à 2025 comme le souhaite l’AFEF, tous les patients devront bénéficier de ces nouvelles molécules. « Les instances sanitaires ont défini les indications dans lesquelles ces nouveaux AAD sont remboursés, le rôle des sociétés savantes, comme l’AFEF, est de proposer une stratégie globale de prise en charge des personnes infectés par le VHC », a souligné Victor de Ledinghen.


    Nouvelles recommandations

    C’est pourquoi, les spécialistes publient de nouvelles recommandations ce lundi. Ils proposent de traiter les patients quelque soit la sévérité de la fibrose, contrairement à ce que préconisent actuellement les autorités. Ils recommandent aussi d’administrer le traitement à des malades infectés par un VHC de génotype 3 (un tiers des infections en France), à ceux en attente de transplantation ou ayant été greffés mais également les personne à risque élevé de transmettre le virus (usagers de drogue, homosexuels masculins avec pratiques sexuelles à risque ou encore détenus…). L'Association mise également sur l'éducation thérapeutique et le suivi des patients guéris.

    Selon l'AFEF, entre 100 000 et 150 000 patients attendent depuis des années le traitement qui pourra les guérir de cette maladie potentiellement mortelle.  


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  • L'apnée du sommeil se traduit par une succession d'interruptions de la respiration pendant le sommeil et concerne 5 à 15 % de la population.

    Mécanismes et symptômes :
    L'apnée du sommeil est principalement liée à une obstruction du pharynx causée par à un relâchement excessif des muscles pharyngés durant le sommeil. Le passage de l'air se réduit jusqu'à l'obstruction totale et l'arrêt de la respiration. Ceci provoque un micro réveil et la respiration reprend. Le phénomène est la plupart du temps inconscient et les apnées du sommeil sont souvent suspectées par le conjoint. Le sommeil, agité, est moins réparateur ce qui engendre une détérioration de la qualité de vie : difficulté de concentration, irritabilité, fatigue chronique, baisse de la libido. Des modifications du rythme cardiaque et des poussées d'hypertension artérielle peuvent également survenir.

    L'apnée du sommeil

    Les facteurs de risque :
    - L'age au delà de 40 ans
    - Le sexe : les femmes sont moins touchées que les hommes avant la ménopause.
    - Le tabagisme.
    - Le surpoids.
    - Certaines anomalies, telles que de grosses amygdales, un voile du palais trop long ou une tumeur peuvent gêner les voies aériennes supérieures.

    Prise en charge :
    Le traitement repose sur des mesures d'hygiène de vie et si nécessaire sur des dispositifs facilitant la respiration nocturne. La perte de poids, l'arrêt du tabac, la pratique régulière d'une activité physique et le respect d'horaires de sommeil réguliers sont recommandés. Dans les cas plus graves, le médecin peut proposer au patient un dispositif médical à pression positive continue (PPC). Cet appareil portatif est composé d'un masque relié à un appareil produisant une poussée d'air constante qui facilite le passage de l'air dans le pharynx durant le sommeil. Il existe également des orthèses qui se fixent sur les dents et maintiennent la mâchoire inférieure en avant afin de mieux libérer le pharynx. Chez les enfants atteints d'apnées du sommeil, l'ablation des amygdales peut être proposée.

    Mise en garde :
    Les risques d'accidents de voiture augmentent en cas d'apnées du sommeil. La conduite n'est donc pas autorisée tant que les symptômes ne sont pas contrôlés.


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  • Fines , suaves , corsées  ou discrètes . Des huiles de bon goût    

    Certaines huiles riches d'arômes et de saveurs insolites nous convient à la découverte de sensations gastronomiques nouvelles et souvent exquises .    

    Si la plus estimée des huiles goûteuses reste l'huile d'olive , celle que les méridionaux utilisent en assisonnements, marinades et fritures , on trouve de plus en plus facilement des huiles rares aux saveurs très particulières .

    Tirés de graines et de fruçts régionaux , ces huiles délicates , longtemps restées l'apanage de leur province d'origine , ne supportaient guère les voyages .

    Aujourd'hui , les techniques modernes employées pour la fabrication et le conditionnement permettent de mieux préserver leurs qualités et leur goût , même si elles doivent voyager ou rester entreposée pendant plusieurs mois .    

    broyage des noix

     

    Huile de noix

    Elle est produite essentiellement dans le Périgord , l'Isère , la Drôme , des régions productrices de noix , mais également dans le Bourbonnais . Encore très artisanale , la production de cette huile est saisonnière . Elle débute à la fin du mois de novembre , pour s'achever à la mi-avril . Produite dans les règles de l'art , à partir de fruits bien secs ,cette huile se conserve sans problème pendant un an .

    La saveur de l'huile de noix est particulièrement appréciée sur les salades d'endives . Elle est très corsée , ,aussi peut-on la mélanger pour moitié à de l'huile de goût neutre .

    Certains préférent "l'huile noîtée " ou "l'huile fruitée aux noix ". La première est une aromatisation d'une huile neutre par son passage sur le tourteau de noix , c'est-à-dire la pâte de noix qui reste après le préssurage . La deuxième est tout simplement un mélange d'huile de noix et d'huile de goût neutre .      

    Huile de noisettes

    L'huile de noisette est produite dans les mêmes régions que l'huile de noix et ses utilisations sont identiques . Plus délicate toutefois que cette dernière , son goût sans violence est bien rond .    

    Huile d'amandes douces , de pignons de pin et de pistaches

    Ces huiles plus rares possèdent des saveurs délicates et fruitées . La  majeure partie des vinaigres ont tendance à les tuer ; ne les mariez qu'avec un compagnon sans agressivité , tel un balzanique ou de vieux vinaigres de Jerez . Ces huiles s'utilisent à froid . Pour aromatiser un plat chaud , ajoutez-les après cuisson .    

    Huile de carthame

    Extraite d'une plante du genre chardon , cultivée dans le Midi , dont les graines donnent une huile assez claire au goût assez discret . En cuisine , on peut l'utiliser aussi bien pour les fritures que pour les assaisonnements car elle résiste bien à la chaleur .    

    Huile de sésame

    Cette huile de couleur claire possède une saveur très douce , légérement fumée . Mais attention , si vous la fites chauffer , elle perdra son parfum subtil .    

    Huile d'argane

    Une spécialité Marocaine . Les arganiers , cultivés surtout entre Agadir et Ouarzazate , donnent des fruits qui ressemblent à de petites olives . Ceux-ci sont pressés de façon traditionnelle pour en extraire une huile épaisse au parfum très puissant . Dommage que son prix soit si élevé (normal aussi puisqu'il faut une tonne de fruits et des jours de labeur pour en obtenir un litre !).

    Etonnante sur les salades de légumes cuits puis aromatisées de raz-el-hanout , un mélange d'épices lui aussi haut en goût .    

    Bon goût discret au quotidien

    Indispensables à la cuisine , elles conviennent aussi bien à la cuisson qu'aux assaisonnements . Longtemps l'arachide est restée la plus connue et la plus vendue mais , depuis une dizaine d'années , cette huile tirée de la cacahuète , très résistante aux hautes températures , est passée au second rang derrière le tournesol.

    Depuis peu des huiles industrielles et raffinées ont envahi les super-marchés qui proposent chaque saison des nouveautés .

    Les techniques de fabrication de ces huiles sont sensiblement les mêmes . Les graines broyées puis pressées donnent une huile de pression . L'huile se trouvant dans le tourteau (graines pressées) est extraite au moyen de solvant : on obtient l'huile d'extraction . Elle est lavée à l'eau pour retirer les traces de solvant puis ajouter à l'huile de pression . Le mélange est raffiné, débarrassé des mauvais goûts et stabilisé . Seule la mention "première pression" indique qu'il n'y a pas eu de mélange avec de l'huile d'extraction    

    Huile de tournesol

    L'huile de tournesol , très classique , demeure la plus utilisée de toute .

    Elle n'a quasiment pas de goût , résiste à la cuisson et convient aussi bien pour les fritures , à température modérée (en changeant assez souvent le bain) , que pour les salades . Dernièrement sont apparues des huiles de tournesol ""première pression " raffinées , riches en acide linoléique et en vitamine E  .    

    Huile de soja

    Peu chère et assez fournie , elle aussi , en acides gras essentiels , elle ne présente aucun goût . Elle est à réserver uniquement zux assaisonnements à froid car elle ne supporte pas la chaleur .      

    Huile de pépins de raisin

    L'une des huiles les plus riches en acide linoléique. elle est assez rare et un peu chère mais convient pour les fritures comme pour les assaisonnements . Ne figeant pas au froid , elle s'avère donc idéale pour les préparations à l'huile que l'on réserve au réfrigérateur , comme les filets de harengs marinés .    

    Huile de maïs

    L'épi de maïs donne une huile qui ne posséde pas de goût .

    Un peu plus chère que l'huile de tournesol , moins riche en acide linoléoque mais plus riche en acide oléique . Pour fritures et assaisonnements . Intéressante , donc , et neutre sur le plan du goût .    

    Huile de colza

    Extraite de la graine du colza , l'huile offre un goût neutre ou une saveur corsée , suivant la façon dont elle est traitée .

    Instable à la chaleur mais peu onéreuse , elle est recommandée pour les assaisonnements car elle déétient beaucoup d'acides gras essentiels . En version artisanale , l'huile de colza grillé pourrait être rangée parmi les huiles qui ont du goût : assez corsée , son parfum évoque ... le chou .      

    Quelques vérités bonnes à savoir

     Toutes les huiles ont la même quantité de lipides et apportent 900 calories aux 100 g .

     Les huiles raffinées contiennent encore des vitamines . L'huile de tournesol , par exemple , et riche en vitamine E .

     L'ennemi n°1 de l'huile est llumière . Préférez les bidons et les bouteilles opaques aux flacons en verre transparent .

     Second ennemi de toutes les huiles : l'air qui les fait rancir . Refermez soigneusement la bouteille après chaque usage .

     Enfin , la chaleur n'étant pas non plus leur amie , conservez vos bouteilles dans un endroit frais (15°C ).

     Certaines huiles fruitées sont particulièrement fragiles , leur utilisation restreinte , et leur temps de conservation court . Préférez-les en petits flacons .


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  • Un espoir pour améliorer les greffes de peau

    PEAU.

    Pour la première fois, des chercheurs sont parvenus à produire des cellules de peau contenant leurs propres vaisseaux sanguins et lymphatiques. La nouveauté est de taille car elle pourrait grandement améliorer l’efficacité des greffes de peau utilisées en cas de brûlures sérieuses par exemple.

    Les résultats de cette recherche ont été publiés le mercredi 29 janvier par une équipe de chirurgiens de l’hôpital pédiatrique de Zurich (Suisse) dans la revue spécialisée Science Translational Medicine.

    Jusqu'ici les cellules de peau produite en laboratoire ne disposaient pas de capillaires, ces micro vaisseaux (sanguins ou lymphatiques) qui servent à irriguer et nourrir la peau.

    Ce tissu améliorerait la cicatrisation des plaie

    Les cellules décrites dans cette nouvelle étude sont bien vascularisées et pourraient donc permettre d’accélérer les processus de cicatrisation lors d'une greffe de peau. Les vaisseaux lymphatiques sont importants lors des transplantations parce qu'ils permettent d'évacuer des tissus les liquides pouvant gêner la guérison. Quant aux vaisseaux sanguins, ils alimentent la peau de remplacement est les substances nutritives et en oxygène.

    Les données recueillies par l’équipe de l’hôpital pédiatrique de Zurich suggèrent ainsi qu’une greffe réalisée avec ce tissu transgénique améliorerait la cicatrisation des plaies et favoriserait la régénération des tissus entourant la plaie. Autrement dit, la greffe serait bien mieux assimilée par les tissus d'origine.

    Comme une peau naturelle

    Pour créer cette nouvelle peau, les chercheurs ont isolé des cellules provenant de sang et de vaisseaux lymphatiques humains. Placées dans une solution puis dans un incubateur les cellules ont proliféré jusqu’à donner des greffons de peau. Lesquels ont ensuite été testés sur des rats. Les chercheurs se sont aperçus qu'une fois transplantée sur les rongeurs, cette nouvelle peau réagissait comme une peau naturelle. Les chirurgiens y ont immédiatement vu l'espoir d'une meilleure guérison pour les grands brûlés et les patients nécessitant des greffes de peau importantes.

    Une utilité encore discutée

    D'autres sont plus sceptiques sur l'utilité d'une telle découverte. Ainsi, le Dr Alfred Culliford, directeur du service de chirurgie plastique et reconstructrice au Staten Island University Hospital à New York "ne pense pas que cette technique sera utilisée pour de nombreuse personnes, car les meilleurs greffons sont encore ceux qui viennent du patient lui-même". Et il est vrai que le drainage des fluides de la peau peut aujourd'hui être effectué par des méthodes telle que la compression de la greffe. Le Dr Culliford reconnait néanmoins que "ça peut être utile pour les très grands brûlés qui n'ont plus assez de peau saine pour la transplantation."

    Ces cellules pourraient notamment être très utiles chez les patients dont les plaies ne guérissent pas ou mal comme les diabétiques ou ceux souffrant de maladies cardio-vasculaires.

    Quoi qu'il en soit, la technique, qui n'a encore fait ses preuves que sur des rats, fera l'objet d'un essai clinique dans le courant de l'année 2014. (source :sciences-avenir -santé)


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