• Deux traitements existent aujourd’hui pour un patient dont les reins n’assurent plus leur rôle d’épuration. Ainsi les malades touchés par une insuffisance rénale terminale peuvent-ils bénéficier de la dialyse, ou d’une greffe. La technique consistant à prélever un rein sur donneur vivant serait plus efficace. Explications.

     

     

     

    « La greffe est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale, surtout si le rein greffé provient d’un patient en vie », rappelle l’Agence de la Biomédecine, à l’occasion de la Journée européenne du don d’organes et de la greffe, organisée ce 11 octobre 2014.

     L’an dernier, 3 074 patients ont pu bénéficier d’une greffe, 401 reins ont été prélevés chez un donneur en vie. « Soit 13% du total des greffes rénales réalisées cette année-là. Contre 12,3% par rapport à 2012 », indique l’Agence de la Biomédecine. Un progrès dû à l’augmentation « des dons de conjoints (+ 111%) et de frères et sœurs (+69,5%) des malades ». 

    Anticiper la démarche

     En 2013, sur les 14 336 patients en attente d’un rein, seuls 21,4% ont effectivement pu être greffés dans l’année. La greffe rénale à partir de donneur vivant est « souvent ignorée des patients et de leurs proches, parfois peu proposée par certaines équipes médicales ».  Et pourtant comme le rappelait les auteurs du plan greffe 2012-2016, cette technique permet : 

    • Des délais d’attente raccourcis. En moyenne, un patient attend un an avant de bénéficier d’une greffe de rein à partir d’un donneur décédé. Pour un donneur vivant, la greffe est possible dans des délais beaucoup plus courts, en particulier pour les malades qui possèdent un groupe sanguin rare. Or au stade terminal de la maladie, anticiper la transplantation « permet de meilleurs résultats d’espérance et de qualité de vie » ;
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    • Des passages moins fréquents par la dialyse. Ce traitement lourd et contraignant impose aux patients d’être hospitalisés 3 jours par semaine pour 4 heures de séance de dialyse quotidienne. « Le recours à un donneur vivant permet de raccourcir cette période de dialyse, voire de la supprimer », souligne l’Agence de la Biomédecine ;
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    • Des greffons plus efficaces… plus longtemps. Les conditions de transplantation sont bien meilleures lorsque le prélèvement est effectué à partir d’un donneur vivant. Greffé sans délai, le nouveau rein reprend efficacement et rapidement ses fonctions d’épuration. Ainsi dix ans après la greffe, 77% des greffons prélevés sur donneur vivant continuent de fonctionner, contre 63% pour les greffes à partir de donneur décédé.

     Qui peut donner ? Les personnes en bonne santé, majeures, ayant un lien familial avec le patient, peuvent effectuer un don. Et depuis 2011, la loi de bioéthique autorise aussi toute personne en mesure de « fournir une preuve de lien affectif étroit et stable, depuis au moins deux ans avec le receveur », à donner l’un de ses reins. Rappelons que cette démarche nécessite une réflexion de la part du patient et de son entourage. « Informer les malades et leurs proches le plus tôt possible permet au donneur potentiel et au receveur de mûrir progressivement leur décision », rappelait à ce sujet la Haute Autorité de Santé en juin 2012. ( source : ladepeche.fr  du 10 10 2014 )

    Pour aller plus loin :

    Consultez le site www.dondorganes.fr, Facebook « Don d’organes, je le dis » et Twitter @ag_biomedecine.


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  • Pour augmenter le nombre de dons, l’Agence de biomédecine a autorisé le prélèvement des organes « à cœur arrêté » dans les services de réanimation

     

    Greffe d’organes : les prélèvements « à cœur arrêté » autorisés

    Il y a pénurie d’organes. Depuis plusieurs années, le nombre de demandeurs augmente plus vite que celui des donneurs, et le décalage ne cesse de s’accroître. Pour inverser la tendance, l’Agence de biomédecine a donc décidé d’autoriser le prélèvement d’organes « à cœur arrêté ». Un tournant majeur en France, un pays qui s’est toujours montré réticent à ce type de pratique, alors que la législation l’autorise depuis près de dix ans.

    Avoir un encéphalogramme plat

     Très pratiqué dans de nombreux pays, le prélèvement « à cœur arrêté » consiste, comme son nom l’indique, à prendre un organe sur une personne dont le cœur vient de s’arrêter. En France, on s’y refuse : pour être prélevés, les donneurs doivent avoir un encéphalogramme plat, signe que la personne n’a plus aucune activité cérébrale. En revanche, le cœur doit continuer à battre - ce qui limite forcément le nombre de donneurs.

     La raison de ce refus est avant tout médicale. On estime que les greffons sont de mauvaise qualité, dès lors que le cœur s’est arrêté. Mais les progrès de la médecine et les études ont montré l’efficacité de cette opération, poussant l’Agence à réfléchir à un protocole afin de faire évoluer les pratiques et les mentalités.

    Une nouvelle population de donneurs

     Depuis 2005, toutefois, la loi autorise le prélèvement « à cœur arrêté », mais il s’applique uniquement dans le cadre extrahospitalier. Les équipes médicales ont ainsi 140 minutes pour prendre un organe après le décès du donneur, suivant un protocole très technique et contraignant. Une centaine de greffes de reins se font chaque année par ce biais.

     Mais il en faut davantage. L’autorisation de l’Agence de la biomédecine vise cette fois une autre population de donneurs : les patients en soin de réanimation depuis quelques jours, dépendants des appareils (ventilation artificielle…) et sur lesquels les soins thérapeutiques ne montrent aucune efficacité. Les personnes en état de coma chronique ou végétatif ne sont donc pas concernées.

    Des questions éthiques

     Mais ici entre en compte l’éthique. Va-t-on accélérer l’arrêt des soins pour pouvoir prélever ? Voire refuser de réanimer pour augmenter le nombre de dons ? La question est au cœur du protocole décidé par l’Agence, qui s’est efforcée de mettre en place des garde-fous.

     « Les activités de réanimation et celles de prélèvement sont bien distinctes, explique Olivier Bastien, directeur du prélèvement à l’Agence de la biomédecine. La décision d’arrêt des soins relève uniquement du service de réanimation, selon le principe de collégialité, en consultant la famille et les proches. Ce n’est que dans un deuxième temps que la question du don d’organes se pose. Alors, on se renseigne auprès de la famille pour connaître les volontés du patient ».

    Une hausse de 10 à 20 % du nombre de donneurs

     Une fois que la décision d’arrêter les soins est prise, l’équipe médicale « débranche » le patient. « Il doit y avoir un délai de cinq minutes entre l’arrêt du cœur et le début des opérations de prélèvement », poursuit Olivier Bastien. Puis, les équipes ont trois heures pour prélever les organes, « sinon, la phase agonique les abîme trop ».

     Mais l’Agence insiste sur le point : « il n’y aura pas de modification ni d’accélération de la décision d’arrêter les soins ». De plus, elle se refuse à établir un objectif chiffré en terme d’augmentation du nombre de donneurs potentiels. « Nous ne voulons pas donner l’impression que nous avons une politique du chiffre. Il faut communiquer et rassurer les populations sur ce sujet très sensible ».

     Ces nouvelles pratiques débuteront dans quelques centres pilotes et concerneront surtout des greffes de reins. Selon le journal Libération, elles pourraient se traduire par une hausse de 10 à 20 % du nombre de donneurs. ( Source : pourquoidocteur.fr | Mercredi 24 Septembre 2014 )

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  • Un biologiste breton a découvert que le ver Arenicola, qu'on voit sur les plages bretonnes, peut être un substitut sanguin universel. Il pourrait remplacer le sang ou assurer une meilleure conservation des organes avant transplantation. Il pourrait sauver des millions de vie.   

    Un ver marin breton au secours de la médecine ?

    Franck Zal est docteur en biologie marine. C'est sur le sable qu'un jour, il s'est intéressé à un ver marin qui colonise les plages de Bretagne. Cet organisme marin vous l'avez déjà vu l'été quand vous mettez votre serviette sur la plage. Il fait des petits tortillons sur l'estran quand la mer s'est retirée. Ce ver c'est l’Arenicola marina. Il est très connu des pêcheurs puisqu'il constitue un appât de choix pour les poissons.

    C'est en étudiant le système de respiration de ce ver marin que le docteur Zal à découvert, presque par hasard, un substitut sanguin universel. Pour lui, cette découverte est cruciale pour la médecine. Grâce à cet organisme marin, on pourrait bien remplacer le sang ou assurer une meilleure conservation des organes avant transplantation. ( source : France info du 21 02 2015)


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  • À 17 ans, elle invente une machine à dialyse miniature et bon marché

    Jeune étudiante, Anya Pogharian, a mis au point un dialyseur dont le faible coût pourrait le rendre plus facilement accessible dans les pays en développement. 

    un appareil de dialyse miniature

    HÉMODIALYSE. À tout juste 17 ans, Anya Pogharian, étudiante en première année au collège Marianopolis au Québec a développé un appareil de dialyse qui pourrait profondément changer la façon dont ce type de soin est dispensé. Sa petite taille et, surtout, son prix extrêmement réduit permettrait de faciliter l’accès aux dialyses dans des pays où ces engins coûteux sont très difficiles d'accès.

    La dialyse, ou plus exactement l'hémodialyse, devient nécessaire pour les personnes souffrant d'une maladie des reins conduisant à une insuffisance rénale importante. En effet, les reins ont pour fonction de purifier le sang de ses déchets afin que ceux-ci soient éliminés dans les urines. Lorsque les organes ne sont plus en mesure d'assurer efficacement cette mission, il faut externaliser ce processus. Autrement dit, c'est une machine par laquelle

    Un coût divisé par 60

    C'est en effectuant une mission bénévole au service des dialyses de l'hôpital général de Montréal que la jeune inventrice, sensibilisée à l'accès aux soins dans les pays en développement, a eu l'idée de fabriquer elle-même le prototype d'une machine à la fois peu coûteuse et transportable. Ainsi, alors qu'un dialyseur classique coûte en moyenne 30.000 $, l'appareil d'Anya Pogharian ne lui a coûté que 500 $ à produire... Une économie incroyable qui pourrait, à terme, faciliter l'accès à ce traitement dans les pays en voie de développement.

    "La machine agit comme un rein artificiel en filtrant le sang, explique Anya Pogharian au journal Métro canadien. Le sang entre d’un côté et il est poussé par une pompe jusque dans le filtre, aussi appelé dialyseur, qui contient environ 10 000 fibres fines. De l’autre côté, c’est le dialysat qui est poussé jusque dans le filtre. C’est un liquide prescrit par le médecin, contenant la concentration adéquate en électrolytes en fonction du niveau de filtration des reins du patient. En contact avec le liquide dans le dialyseur, les déchets vont sortir du sang par osmose." Une petite prouesse quand on sait que la jeune femme s'est procurée toutes les pièces nécessaires à la réalisation de son projet sur Internet. on fait passer le sang qui s'occupe de cette purification.

    Des dialyses à domicile plus faciles à mettre en place

    En plus d'un coût extrêmement bas, ce dialyseur présente l'avantage d'être beaucoup moins volumineux que les appareils classiques. Une caractéristique qui pourrait rendre les dialyses à domicile plus faciles à mettre en place. Actuellement, la plupart des patients doivent en effet se déplacer en établissement de santé deux à trois fois par semaine en fonction de l'importance de leur insuffisance rénale. Une contrainte parfois très importante pour les plus âgés et ceux éventuellement atteints d'autres pathologies. 

    Si l'appareil parait encore rudimentaire (voir vidéo ci-dessous) son principe a déjà récolté de nombreuses bourses : deux venant de l'université d'Ottawa (10.000 $ + 1.000 $) et une autre délivrée par l'université Western à hauteur de 1.000 $. En mai 2014, l'invention a également été récompensée par une médaille de bronze à un concours

    Vidéo réalisée pour la compétition de l'émission scientifique québecoise "Genial!" : .

     

    L’objectif de la jeune femme est donc en partie atteint. En partie, car pour l'instant, l'efficacité de la machine n’est que de principe, aucun test avec du sang humain n’ayant encore été réalisé. Lacune qui - souhaitons-le - sera vite comblée puisque la société Héma-Québec a proposé un stage à l'étudiante afin que celle-ci teste en laboratoire l'efficacité du dispositif. Les essais devraient se dérouler durant l'été 2015. rs d'inventeurs, la Super Expo-sciences Hydro-Québec. (source : sciences avenir santé du 20 02 2015 )

     

     


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  • D'après des fouilles archéologiques , l'origine des céréales se situent au Proche-Orient . Plus particulièrement dans les zones frontières de l'Irak actuel (Mésopotamie), où semailles et moissons ont aujourd'hui une tradition vieille de 12 000 ans.

    Les origines du pain


    Les chercheurs supposent que l'art de la panification s' est développé il y a environ 7 à 8 000 ans .

    Les pains les plus anciens , retrouvés entiers , nous viennent du néolithique. Ils sont âgés de plus de 5 000 ans et ont été découverts à TWANN (suisse) et à MONMIRAIL .

    La fabrication artisanale du pain était répandue chez les Egyptiens , il y a déjà 4 800 ans . Elle fut introduite sous nos latitudes par les Grecs et les romains.

    Dans la bible , le pain a une place symbolique importante , tant dans le nouveau testament que dans l'ancien testament  .

    Le pain de la pâque juive est le pain azime , en souvenir de l'exode lorsque les hébreux ne purent emporter de levain. Ils ont alors confectionné et mangé du pain sans levain , le pain azime .

    Ce n'est qu'au XIX eme siécle , avec la découverte des micro-organismes de levure , que la levure a supplanté le levain.


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  • Les premières greffes de rein issues du don croisé devraient pouvoir se faire début 2013, a-t-on appris mercredi à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’association Renaloo.   

     

       

    Infirmieres 

     L’association lance une campagne de sensibilisation à la greffe avec donneur vivant et souhaite en faire le premier traitement de l’insuffisance rénale terminale afin d’augmenter le nombre de greffes de rein faites en France et lutter ainsi contre la pénurie. L’un des moyens de développer les greffes avec donneurs vivants est le don croisé. Autorisé par la loi de bioéthique de juillet 2011, il permet de faire des greffes qui auraient été impossibles sinon.  

        Lorsqu’il existe une incompatibilité immunologique entre un donneur potentiel et son receveur, on peut procéder à un échange de reins avec un autre «couple» dans la même situation, sous couvert de l’anonymat. Le receveur A recevra le rein du donneur B et réciproquement.  

        Les textes d’application ont été publiés en septembre, chargeant l’Agence de la biomédecine (ABM) d’une nouvelle mission, celle du don croisé entre personnes vivantes. L’ABM y travaille et a presque fini, a indiqué le Pr Christophe Legendre, chef du service de néphrologie et transplantation rénale à l’hôpital Necker (AP-HP, Paris).  

        Elle a recensé 70 à 75 couples donneur/receveur concernés et elle met en place actuellement un algorithme pour gérer l’appariement, a ajouté Alain Tenaillon, réanimateur qui a longtemps travaillé à l’ABM, membre de Renaloo et du comité de pilotage des états généraux du rein. «Les premières greffes devraient pouvoir se faire en début d’année», a-t-il indiqué.  

        Aux Etats-Unis, ce sont des chaînes de dons qui sont mises en œuvre en partant d’un donneur altruiste. La plus importante a rassemblé 60 donneurs et receveurs permettant de réaliser 30 greffes. Mais cela n’est pas possible en France à ce jour car le don altruiste tel qu’il se pratique couramment pour la moelle osseuse n’est pas autorisé par la loi pour le rein. (source : hopital.fr )   

    Article APM du 19/12/2012

    sl/ab/APM polsan

    redaction@apmnews.com


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  •  La pomme de terre , contre la famine .


    La pomme de terre vient du Pérou , des abords du lac Titicaca dans la Cordillère des Andes , où elle était consommée par les Incas sous le nom de papa , 1000ans avant Jésus-christ.

    Ce sont les conquistadores
    qui l'ont ramenée en Europe au XVIeme siècle .

    Mais la patate ,
    qui fait partie de la famille des solanacée , avait alors mauvaise réputation à cause de deux cousines : la belladone et la mandragore , des empoisonneuses de première . La tomate subit également à ses débuts , le même sort .


    Il faudra attendre deux siècles
    , pour que le pharmacien militaire Antoine-Augustin Parmentier  (photo) nous fasses changer d'avis et l'introduise en France . Il sait que la patate est bonne , il en a mangé quand il était prisonnier de guerre à Hanovre en prusse , pendant la guerre de sept ans .

    La pomme de terre


    A son retour
    il offrit du pain de pommes de terre à son souverain . son nom est d'ailleurs resté attaché au célèbre gratin <<Parmentier>> , et au potage <<Parmentier>>.

    Pour rendre ce légume attractif , il propose au roi Louis XVI , qui ne sait pas comment venir à bout de la famine de 1789, de faire interdire l'accès aux pommes de terre qu'il cultive à Neuilly près de Paris , dans un potager de 57 arpents gardé par des soldats

    . Et c'est en les volant , la nuit pour se nourrir , que les français ont découvert les bienfaits de la pomme de terre .

    La pomme de terre
    a inspiré de nombreuses créations artistiques : des céramiques en Bolivie, au Pérou et dans les Andes .

    En Europe , la toile de Van Gogh intitulée << les mangeurs de pomme de terre >> est particulièrement célèbre .


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  • thermomètres, tensiomètres, balances, traqueurs d'activités, capteurs de pression sanguine. . .Les objets de santé connectables à nos smartphones ne sont pas réduits à de simples gadgets .

    des technologies aux petits soins

    << Le médecin accédera aux données du patient pour l'accompagner >>

    Selon le baromètre santé 360 publié en janvier 2015 par Odoxa , 81 % des médecins généralistes considèrent que la santé connectée est << une opportunité pour la qualité des soins >>. Ils estiment même à 91 % qu'elle peut << améliorer la prévention des maladies >> . Quant aux patients , ils sont 70 % à se déclarer prêts à s'équiper d'un objet connecté médical dans le cadre du suivi d'une maladie si leur médecin le leur proposait .

    L'autoévaluation possible

    << Les bracelets connectés pour mesurer leurs efforts quotidiens sont les plus plébiscités par les consommateurs >> , constate Stéphane Bohbot , PDG d'innov8, et fondateur des magasins Lick. Il devrait s'en vendre près de 100 000 en France cette année .

    Pour beaucoup d'acheteurs, l'heure n'est encore qu'aux objets connectés autour du bien-être, mais pour Stéphane Bohbot, << l'offre se professionnalise avec des produits plus pointus >>. Utilisables par le personnel médical ou directement par le patient, ces innovations, applications et appareils sont d'ailleurs au cœur du 2e Trophées de la santé mobile .

    En parallèle, des centaines d'applications surfent sur la vague de l'autoévaluation, qui permet à tout un chacun de connaître son niveau d'activité physique, voire la qualité de son sommeil. La porte ouverte à la médecine préventive .

    Vers des médecins Apple ?

    En ce sens, Terraillon proposera bientôt du coaching avec ses balances connectées . << Le médecin partenaire accédera de façon sécurisée aux données du patient avec lequel il aura un rendez-vous téléphonique hebdomadaire pour l'accompagner dans le cadre d'un régime >>, précise Didier Bollé, PDG de Terraillon. Dans un avenir plus lointain, <<l'application de santé Health Kit d'Apple sera une référence >>, selon Stéphane Bohbot . Lequel imagine déjà l'émergence de <<médecins généralistes certifiés Apple ou Google >>. Tout dépendra de la montre connectée qu'ils porteront .

    Ne plus avoir peur des piqûres

    Piqûre ou prise de sang, même pas peur ! Grâce à l'application Ludicalm, les enfants n'ont plus à craindre la seringue. Et les infirmières peuvent travailler tranquilles. << Il s'agit d'un outil ludique qui détourne l'attention de la douleur >>, explique Sylvie-Marie Brunet, qui a développé Ludicalm.

    Le principe de cette application ? Celui de la réalité augmentée, soit l'insertion d'éléments virtuels dans un univers réel. Placée au-dessus de la partie du corps de l'enfant traitée, une tablette numérique reproduit l'action et fait surgir de l'écran une grenouille animée en 3 D .

    Dès lors, l'enfant focalise son attention sur l'animal venu jouer avec lui et laisse son imagination l'emporter sur sa peur .

    Couronné d'un trophée coup de cœur de la e-santé à Castres, Ludicalm a tout d'abord été testé dans un service de pédiatrie à Alès où l'application continue d'être employée. Désormais, des hôpitaux et des infirmière libérales l'ont adoptée. L'hôpital Necker devrait prochainement l'utiliser dans son service cardiologie pédiatrique.

    A 2,99 € sur l'AppStore  et 1,99 €sur Google play , l'application peut-être utilisée par tous .

    En parallèle, Sylvie-marie Brunet songe à des << Ludicaments >>, notamment à l'attention des seniors pour faciliter la relation entre le soignant et le patient .

    << Le patient devient acteur >>

    Entretien avec Gilles Litman Directeur de l'innovation chez Sanofi France

    Qu'Est-ce-que la santé connectée ?

    Des applications, des sites d'informations, des objets connectés... La santé ne se réduit pas à la prise de médicaments. La santé mobile ouvre un champ considérable pour aider à la prévention, à l'éducation des patients sur leur pathologie, au respect des prescriptions du médecin, à la coordination des soins...

    Comment s'y retrouver et qui croire ?

    Il y a un foisonnement d'applications mobiles en santé. La difficulté, c'est de savoir choisir . Une Start-up  comme dmd Santé, que nous soutenons avec les Trophées de la santé mobile, fait évaluer les solutions de santé connectée par des professionnels ou des patients. Elle note et récompense les meilleures .

    Les objets connectés pour la santé vont-ils vider les cabinets médicaux ?

    On n'ira pas moins chez le médecin, mais on peut imaginer des visites plus efficaces, avec plus de continuité entre chaque rendez-vous. Le patient devient acteur de santé . l'enjeu est d'accompagner cette évolution .

    Comment seront protégées les informations de patients ?

    La question de l'usage des données est vraiment importante, il faut que les autorités et l'univers juridique accompagnent cette mutation . ( source : 20 minutes du 26 janvier 2015)

     


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  •                        

    Deux paralysés retrouvent des sensations grâce à des cellules souches

    personne en fauteuil roulant

        Les thérapies par les cellules souches viennent de faire un grand pas en avant. Sur trois patients paralysés suite à une fracture de la colonne vertébrale, deux ont retrouvé des sensations en dessous de la zone de fracture grâce à une injection. L'étude va être étendue à neuf autres personnes.  

        Pas moins de vingt millions de cellules souches nerveuses par personne, c'est la dose prescrite. L'entreprise StemCells Inc a annoncé lundi que deux patients victimes d'une rupture de la moelle épinière sont parvenus à retrouver des sensations après l'injection de cellules souches. Conduite par le docteur Armin Curt à l’Hôpital universitaire Balgrist de Zurich, l'étude, toujours en cours, porte sur trois personnes.  

        Comme l'explique les travaux, ces patients étaient paralysés depuis quatre à huit mois et ont reçu une injection de cellules souches directement à l'endroit où leur moelle épinière s'était brisée. Ces cellules proviennent d'un don de tissus cérébraux fœtaux. L'injection a ainsi nécessité l'emploi d'immunodépresseurs pour éviter les phénomènes de rejet. Or, au bout de six mois, deux des trois patients ont pu ressentir des sensations de toucher et de chaleur entre leur poitrine et leur nombril.  

        Le docteur Stephen Huhn de chez StemCells est lui même surpris par ces excellents résultats. "Voir ce genre de changements chez des patients qui ont vraiment le pire type de lésions de la colonne vertébrale est très stimulant. Le fait que nous ayons vu des réponses à un toucher léger, la chaleur et des impulsions électriques aussi bas [par rapport à la fracture] chez deux des patients est vraiment inattendu. Ces réponses sont vraiment proches de la normale dans ces zones."  

        "Nos résultats ont fourni de bonnes raisons de persévérer"  

        Au vu des résultats obtenus, les chercheurs entendent poursuivre leurs travaux et neuf autres patients atteints de paralysies moins graves recevront prochainement ce traitement.  

        Pour Stephen Huhn de StemCells, "nous devons clairement collecter beaucoup plus de données pour démontrer l'efficacité [du traitement], mais nos résultats ont jusqu'ici fourni de bonnes raisons de persévérer dans le développement clinique de nos cellules-souches pour les lésions de la colonne".  

        Stephen Huhn a avancé plusieurs hypothèses au New Scientist afin d'expliquer ces premiers succès. Il est possible que les cellules souches aident à restaurer la myéline des nerfs endommagés. Cette substance lipidique les isole électriquement et facilite les transmissions entre les nerfs et le cerveau. Les cellules pourraient également renforcer les nerfs existant, les remplacer ou réduire l'inflammation qui entrave leur réparation.  

        L'an dernier, la compagnie américaine Genron avait mis un terme précoce à un projet semblable. Lancé en 2010, ce qui était alors le premier essai clinique de thérapie par les cellules souches sur des humains avait fait long feu. La firme avait cité des difficultés économiques et douché les nombreux espoirs qu'elle avait suscités. (source MaxiScience  du 04 09 2012)


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  • Cette mystérieuse allergie

    .   En 1919, Vienne sombra dans les chaos à la suite de la défaite .Les communistes menaçaient de prendre le pouvoir. On tiraillait sans cesse dans les rues et l'inflation battait son plein .Landsteiner avait besoin d’une valise pour rapporter chez lui son salaire ,mais c'était à peine suffisant pour acheter une miche de pain Il devait faire 5 km à pied pour se procurer un peu de lait de chèvre pour son fils âgé de deux ans.  

        Une nuit ,la clôture qui entourait sa maisonnette disparut , emporté par quelqu'un qui avait besoin de bois de chauffage .Et pour comble ,il n'y avait plus de fourniture de laboratoire ,plus d'animaux d'expérience .Il devenait presque impossible de travailler .  

        Sur ces entrefaites ,un hôpital de Hollande lui proposa un travail de laboratoire courant ,analyses d'urines et de sang .Autant demander à Einstein d'enseigner la table de multiplication .Mais Landsteiner accepta.  

        Il était ,à ce moment-là ,absorbé par les recherches les plus importantes de sa vie :l'étude de la réaction antigène-anticorps . la chose est moins compliquée qu'on ne pourrait le croire .  

        Les antigènes sont, en général des protéines ;quand ces protéines << étrangères >> pénètrent dans l'organisme ,celui-ci répond par la production d'anticorps spécifiques pour les combattre .  

        C'est ainsi que ,lorsqu'on inocule un peu de vaccin antivariolique (antigène) dans la peau du bras ,l'organisme vacciné réagit en produisant des anticorps qui le protégeront de la variole pendant des années .Ou bien ,si l'on est sensibilisé au pollen (antigène) de certaines graminées, il suffit d'en inhaler un peu pour avoir le nez qui coule et les yeux larmoyants ,car l'allergie ,elle aussi, n'est que la manifestation d'une réaction antigène-anticorps .  

        Ce qui paraissait le plus remarquable à Landsteiner ,c'était l'extraordinaire <<spécificité>> de toutes ces réactions .Il semblait exister un anticorps particulier pour chaque antigène .  

     Ses travaux allaient aboutir plus tard à l'explication de toute cette mystérieuse affaire de l'immunité et de l'allergie ,et son livre , la spécificité des réactions sérologiques allait devenir la bible d'une nouvelle science , l'immunochimie .

    <<Les empreintes digitales>>  du sang .

        Lorsqu' 'en 1922 ,on lui offrit la direction d'un laboratoire personnel de recherches à l'institut Rockefeller , Landsteiner s'embarqua pour New-York ,son rêve se réalisait :il trouvait là tout ce dont il avait besoin pour revenir à ses premiers amours, l'étude du sang .  

        Il était sûr que le sang comprenait bien d'autres choses que ces substances A et B .En fait ,il était persuadé qu'à la longue on découvrirait à chaque sang presque autant d'individualité qu'aux empreintes digitales .  

     Avec l'aide d'un jeune assistant fort doué, le Dr Philip Levine , il se mit à rechercher de nouveaux facteurs.

        Coup sur coup ,ils en découvrirent trois nouveaux M,N et P ,Ils n'avaient pas ,dans les transfusions l'importance capitale des facteurs A et B ;ils ne provoquent en effet que rarement des réactions .  

        Cependant ,ils devaient jouer un rôle important en médecine légale pour l'identification des taches de sang ou pour les recherches de non-paternité .  

        Entre 1935 et 1940 ,dans un laboratoire de la direction des examens médicaux , je travaillais sur des échantillons de sang de singes d'espèces diverses :atèles , brachytèles ,macaques ,rhésus, cercopithèques .  

        Je demandais à Landsteiner de m'aider et ce fut le début de notre collaboration .  

        En 1937 ,nous commençâmes à injecter du sang de singes rhésus à des lapins , puis nous prîmes du sang de ces lapins pour voir comment leur sérum réagissait avec les globules rouges humains .  

        Dans 85% des cas ,ce sérum agglutinait les globules rouges humains !  

        Cela signifiait que les singes rhésus avaient en commun avec l'homme un nouveau facteur sanguin .Nous le baptisâmes RH ,du nom du singe rhésus.

    Le facteur RH  allait se révéler aussi important dans les transfusions que les facteurs A et B ?

        Le Dr Raymond Peters m’avait écrit de Baltimore pour me signaler qu’il avait rencontré de graves réactions transfusionnelles dans le cas de sangs compatibles selon les quatre groupes classiques .  

        S’agissait-il d’une incompatibilité RH ?. C’était bien le cas , comme je devais le découvrir.  

        Peu après Levine Et le Dr Lyman Burnham se trouvèrent placés devant un cas curieux , à Newark (new Jersey). Une femme avait mis au monde un enfant mort d’une mystérieuse affection , l’érythroblastose .  

        Malade elle-même , elle avait alors été transfusée avec le sang de son mari et avait failli en mourir, bien que les sangs fussent apparemment compatibles.  

        Levine se demandait si le père n’avait pas transmis à l’enfant quelque facteur sanguin qui faisait que le sang de l’enfant et celui de la mère se combattaient l’un et l’autre , ce qui avait amené la mort de l’enfant .  

        La violente réaction de la mère au sang de son mari le donnait à penser.  

        Cette hypothèse se révéla exacte. Le responsable , c’était le facteur RH.  

        La route était à présent ouverte pour vaincre cette incompatibilité sanguine , jusque-là mortelle.  

        A présent , la recherche du facteur RH se fait chaque année sur des millions de malades et de donneurs de sang.

    Le prix Nobel

    Landsteiner était salué par tous comme un génie . Sous ses dehors bourrus , c’était un timide ,un homme tout entier consacré à son travail.

        En 1930 , le standard téléphonique de l’institution fut assailli d’appels émanant des journaux . On apprenait que le prix Nobel de médecine venait d’être décerné à Landsteiner pour son œuvre sur les groupes sanguins .Il refusa de répondre et poursuivit son travail.  

        En rentrant chez lui , ce soir-là , il n’en fit même pas mention à sa famille. Finalement , un télégramme arriva de Stockholm.  

        - Je viens d’avoir le prix Nobel dit il à sa femme, Hélène.  

        Puis il se replongea dans ses journaux scientifiques.  

        Presque toujours, il travaillait après le diner. Pendant dix ans , j’ai passé avec lui la soirée du mercredi.  

        Une fois la table de la salle à manger débarrassée, il s’y asseyait et, tout en croquant une pomme, s‘entretenait avec moi des recherches en cours ou écrivait des articles.  

        A soixante-quinze ans , Landsteiner suivait encore son rigoureux emploi du temps. Il était devant la paillasse de son laboratoire , le matin du 24 juin 1943 quand il fut terrassé par une violente crise cardiaque .  

        Il survécut deux jours dans les souffrances , se tourmentant pour son livre, exigeant de ses assistants qu’ils poursuivent les expériences en cours. Puis sa vie l’abandonna.  

        Il repose, selon ses vœux , dans un petit cimetière de L’Ile de Nantucket . Sa tombe discrète ,balayée par la brise de mer, est un paisible havre de repos pour ce chercheur génial donc l’œuvre a profité à presque tous les êtres humains actuellement vivants.


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