•                         Un cocktail de thérapie cellulaire et d’anticorps monoclonal a permis à des chercheurs de l’Inserm d’empêcher un rejet de greffe chez la souris, et ce sans instauration d’un traitement immunosuppresseur à long terme.

    Une nouvelle piste contre le rejet de greffe

    Réduire le traitement immunosuppresseur administré en cas de greffe : 

    Voilà l’objectif de deux équipes Inserm travaillant à Paris* et à Nantes**. Si les immunosuppresseurs permettent d’éviter le rejet d’un organe greffé en inhibant de façon très forte le système immunitaire, leurs effets indésirables sont importants, avec notamment un risque accru d’infections ou de cancers. De plus, ces traitements doivent être maintenus à long terme, pendant toute la vie du greffon. La mise au point de solutions alternatives est donc plus que souhaitable !

    La stratégie étudiée par les deux équipes Inserm consiste à rendre le système immunitaire du receveur tolérant vis-à-vis du greffon, de manière à ce qu’il l’accepte durablement. Un concept tout à fait crédible à en croire les résultats de l’étude qu’elles viennent de mener chez la souris : les chercheurs ont en effet réussi à rendre un rongeur tolérant à son greffon grâce à l’association d’une thérapie cellulaire et d’un anticorps monoclonal. "Les souris ont conservé leurs allogreffes d’îlots pancréatiques plus de 100 jours. On peut donc considérer qu’elles tolèrent leur greffon à long terme", résume Sylvaine You*, coauteur des travaux.

    Cellules dendritiques tolérogènes et anticorps anti-CD3

     Le traitement administré aux animaux comprenait des cellules dendritiques rendues "tolérogènes" et l’anticorps anti-CD3. Les cellules ont été produites à partir de cellules souches prélevées de la moelle osseuse des souris "receveurs". Après huit jours de culture, une partie de ces cellules sont devenues des cellules dendritiques fonctionnelles, capables d’activer des lymphocytes T allo géniques (c’est-à-dire provenant d’une autre souche de souris). Mais une autre partie des cellules placées en culture, celles qui ont adhéré au fond de la boîte de culture, sont non seulement incapables de stimuler des lymphocytes T allo géniques, mais ils peuvent surtout inhiber leur activation. Ces cellules dendritiques autologues sont dites "tolérogènes"

    . Les anticorps monoclonaux administrés en parallèle à ces cellules ciblent une protéine présente à la surface des lymphocytes T (CD3). "Ces anticorps éliminent les lymphocytes T effecteurs qui détruisent le greffon, ils mais épargnent les lymphocytes T régulateurs qui contribuent à l’établissement d’une tolérance immunitaire vis-à-vis du greffon", explique la chercheuse.

    Une immunosuppression de 5 jours seulement

     Les chercheurs ont constaté que l’administration de chacun de ces produits, séparément, ne permettait pas de rendre les animaux tolérants à la greffe. En revanche, leur injection conjointe un jour avant la greffe, associée à une nouvelle dose d’anti-CD3 par jour pendant les 4 jours suivant, ont permis la survie du greffon pendant plus de 100 jours, sans autre traitement ! Ceci suggère un effet synergique entre les deux thérapies. "L’effet immunosuppresseur des anti-CD3 est transitoire (2-3 semaines). Le stock de lymphocytes T se reconstitue par la suite, mais les nouveaux lymphocytes sont incapables d’éliminer les cellules du greffon. Nous avons montré que les lymphocytes T régulateurs, qui n’ont pas été éliminés par les anti-CD3, se retrouvent dans des proportions augmentées. Nous supposons qu’ils interagissent de manière privilégiée avec les cellules dendritiques tolérogènes. Ces dernières présenteraient les antigènes des cellules du greffon aux lymphocytes T régulateurs, qui contrôleraient et inhiberaient alors durablement l’activation des lymphocytes T effecteurs contre la greffe. Il s’agit d’un effet spécifique à la greffe, à priori sans conséquence sur l’efficacité du système immunitaire contre des infections ou des cancers", selon la chercheuse.  

    Bientôt pour l’homme ?

     Il est maintenant tentant de tester une telle stratégie chez l’homme. D’autant plus que les deux composantes du traitement sont deux produits actuellement en développement clinique. Les cellules dendritiques autologues tolérogènes font actuellement l’objet d’un essai clinique de phase I dans le contexte de greffes rénales (essai européen "the ONE study") et peuvent être produites de façon conforme aux normes imposées par les autorités de santé. Quant aux anticorps anti-CD3, ils ont déjà été testés chez l’homme dans le traitement de maladies auto-immunes, notamment celui du diabète de type I dans des essais de phase II et III. "Si nos résultats expérimentaux sont très encourageants, il faudra bien sûr adapter le protocole à l’homme. On peut supposer qu’il faudra appliquer un traitement plus puissant : pour maintenir la survie du greffon sur le long terme, on peut envisager des administrations répétées de cellules dendritiques tolérogènes et d’anti-CD3", estime la chercheuse.

     Notes

    : *unité 1151 Inserm/CNRS/ Université Paris Descartes, Institut Necker-Enfants Malades, Paris

    **unite 1064 Inserm/Université de Nantes

    Source : 

    MC Baas et coll. J. Immunol, édition en ligne du 24 septembre 2014

    Article et photo de l' INSERM ( Institut National de la Santé et de la recherche médicale )

     


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  •                         

    Nous sommes en 1890 à New York. Il fait nuit. Le Dr William Coley se tourne et se retourne dans son lit. La veille, ce jeune chirurgien de 28 ans a, pour la première fois, vu mourir une de ses patientes. Cette patiente, Elizabeth Dashiell, est morte d’un cancer des os. Et le Dr Coley est submergé par un sentiment de culpabilité et d’impuissance.

    Cancer , le reméde oublié

    Au petit matin, il sort de chez lui. Mais au lieu de se rendre, comme d’habitude, au New York Cancer Hospital où il travaille, il décide de partir pour Yale. Yale est la grande université qui se trouve à deux heures de train au nord de la ville, dans l’état voisin du Connecticut. Yale était déjà, à l’époque, réputée mondialement pour sa faculté de médecine. La bibliothèque universitaire conserve des archives qui couvrent toutes les maladies connues à ce jour, décrivant précisément les cas de millions de malades .

     C’est dans ce gisement prodigieux que le Dr Coley va rechercher des cas de « sarcome » semblables à celui qui a tué sa patiente. Le sarcome est une sorte de cancer. Le Dr Coley espère trouver des cas dans lesquels des patients, touchés par le même cancer que sa patiente, auraient guéri. Car il est convaincu qu’il existe, quelque part, un traitement qui aurait pu la sauver.

    Plus de deux semaines durant, ses recherches sont vaines. Il épluche des kilos de dossiers poussiéreux. Mais la conclusion est toujours la même : patient décédé. Il commence à désespérer lorsqu’un soir, alors qu’il est sur le point d’abandonner, il fait une étonnante découverte.

    Guérison mystérieuse

     Le Dr Coley a mis la main, sans le savoir, sur un cas qui va révolutionner le traitement du cancer. Il découvre en effet le dossier médical complet d’un homme dont le sarcome a mystérieusement disparu après avoir attrapé une maladie infectieuse. Cette maladie, pratiquement disparue aujourd’hui, s’appelle l’érysipèle. C’est une infection de la peau due à une bactérie, le streptocoque. Elle se manifeste par de gosses plaques rouges, qui peuvent toucher le visage, mais plus souvent les jambes, et s’accompagne de fièvre. Mais ce n’est pas une maladie grave.

    Aussitôt après avoir attrapé l’érysipèle, le sarcome de ce patient a donc brutalement disparu. Le Dr Coley chercha d’autres cas semblables et en trouva plusieurs dans les archives, dont certains remontaient à des centaines d’années : leur cancer (sarcome) avait disparu après une simple infection de peau !

    Il découvrit que d’autres pionniers de la médecine comme Robert Koch (qui découvrit le fameux bacille de Koch, responsable de la tuberculose), Louis Pasteur, et le médecin allemand Emil von Behring, qui reçut le premier prix Nobel de médecine en 1901, avaient eux aussi observé des cas d’érysipèle coïncidant avec la régression spontanée de cancers.

    Convaincu qu’il ne pouvait pas s’agir d’un hasard, le Dr Coley décida d’inoculer volontairement le streptocoque (bactérie) responsable de l’érysipèle à l’un de ses patients touché par le cancer de la gorge. L’expérience fut menée le 3 mai 1891 sur une homme appelé M. Zola. Immédiatement, son cancer régressa et l’état de santé de M. Zola s’améliora considérablement. Il retrouva la santé et vécut huit ans et demi de plus.

    Le Dr Coley créa une mixture de bactéries mortes, donc moins dangereuses, appelée Toxines de Coley. Cette mixture était administrée par injection jusqu’à entraîner de la fièvre. Il fut observé que le remède était efficace, y compris dans le cas des cancers métastasés.

    Un jeune de 16 ans sauvé du cancer

     Le premier patient à recevoir les Toxines de Coley fut le jeune John Ficken, un garçon de 16 ans atteint d’une tumeur abdominale massive. Le 24 janvier 1893, il reçut sa première injection, qui fut répétée ensuite tous les deux ou trois jours, directement dans la tumeur. A chaque injection, il faisait une poussée de fièvre… et la tumeur régressait. Dès le mois de mai 1893, soit 4 mois plus tard, la tumeur n’avait plus qu’un cinquième de sa taille originelle. Au mois d’août, elle n’était pratiquement plus perceptible. John Ficken fut définitivement guéri du cancer (il mourut 26 ans plus tard d’un infarctus). 

    Comment cette découverte fut tuée dans l’œuf

     Mais les Toxines de Coley se heurtèrent à un redoutable « concurrent » : le développement des machines à rayons radioactifs (radiothérapie), plus facilement industrialisables.

    Coley lui-même s’équipa de deux machines de radiothérapie. Mais il conclut rapidement à leur moindre efficacité. Pendant quarante ans, il continua à utiliser avec succès les Toxines de Coley, jusqu’à sa mort le 16 avril 1936.

    Le formidable business de la chimiothérapie prit ensuite le relais pour garantir que ce remède, bien plus simple, moins dangereux, et surtout beaucoup moins coûteux, reste dans les oubliettes de la médecine.

    1999 : les Toxines de Coley ressortent des cartons

     L’histoire ne s’arrêta pas là, heureusement. En 1999, des chercheurs ouverts d’esprit reprirent les archives laissées par le Dr Coley. Ils comparèrent ses résultats avec ceux des traitements les plus modernes contre le cancer. Et ils s’aperçurent que ses résultats étaient supérieurs !

    « Ce que Coley faisait pour les malades du sarcome à l’époque était plus efficace que ce que nous faisons pour ces mêmes malades aujourd’hui », déclara alors Charlie Starnes, chercheur chez Amgen, une des premières sociétés mondiales de biotechnologie, qui travaille en France avec l’Institut National du Cancer.

    La moitié des patients de Coley touchés par le sarcome vivaient dix ans ou plus après le début du traitement, contre 38 % avec les thérapies les plus récentes. Ses résultats auprès des patients malades du cancer des reins et du cancer des ovaires étaient également supérieurs.

    Un grand espoir pour les patients malades du cancer

     Aujourd’hui, une société américaine, MBVax, a repris les recherches sur les Toxines de Coley.

    Bien qu’elle n’ait pas encore mené les études à grande échelle nécessaires à leur commercialisation, 70 personnes ont bénéficié de cette thérapie entre 2007 et 2012.

    Les effets ont été si positifs que la grande revue scientifique Nature s’en est fait l’écho au mois de décembre 2013 [1]. L’information a également été reprise par le magazine français Le Point, le 8 janvier 2014 [2].

    Les personnes qui ont pu bénéficier de cette thérapie non-homologuée étaient des personnes touchées par des cancers en phase terminale, dont des mélanomes, des lymphomes, des tumeurs malignes dans le sein, la prostate, les ovaires. Il est d’usage en effet dans les hôpitaux de permettre aux personnes dans des situations très difficiles de se tourner vers des thérapies innovantes, qui sont refusées aux autres.

    Malgré l’extrême gravité de ces cancers, les Toxines de Coley provoquèrent une diminution des tumeurs dans 70 % des cas, et même une rémission complète dans 20 % des cas, selon MBVax.

    Le problème auquel la compagnie se heurte aujourd’hui est que, pour mener les essais à grande échelle exigés par la réglementation actuelle et construire une unité de production aux normes européennes ou nord-américaines, les besoins de financement se chiffrent en… centaines de millions de dollars.

    Ce qui était possible en 1890 dans le cabinet d’un simple médecin new-yorkais passionné par sa mission est aujourd’hui devenu quasi-impossible dans notre monde hyper-technologique et hyper… étouffé par les réglementations.

    Espérons qu’un chercheur saura trouver les arguments propres à convaincre les experts des comités qui président à l’avenir de notre système de santé, qu’un peu d’audace et un peu de liberté sont indispensables pour permettre le progrès et sauver des vies. Mais ça, je doute que les bureaucrates qui nous gouvernent le comprennent facilement.  ( source : ZEjournal.mobi - Auteur : Jean-Marc Dupuis )

     

     


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  • Dans la guerre sans merci déployée contre les cancers, une multitude d'offensives mobilisent nos lignes de défense immunitaire. Ce sont les "immunothérapies des cancers". Les premières armes de ce combat ont été fourbies en 1891 par un chirurgien new-yorkais : "Chez de jeunes malades atteints d'ostéosarcome, une tumeur des os très agressive, William Coley constate qu'une infection aiguë provoque la régression des tumeurs", raconte Laurence Zitvogel, oncologue médicale à l'Institut Gustave-Roussy (IGR) à Villejuif (Val-de-Marne). En 1893, il injecte à ces malades un cocktail de bactéries inactivées qui font à leur tour régresser ces cancers. Comment ? En stimulant le système immunitaire, qui "libère" son agressivité vis-à-vis des tumeurs.

     

    L'immunothérapie , une nouvelle arme contre les cancers

    Etonnamment, cette approche constitue encore le traitement standard de certains cancers de la vessie depuis quarante ans : après résection chirurgicale de la tumeur, des injections répétées de bacille du BCG sont pratiquées dans la vessie.

     Chez les patients, plusieurs observations confirment le rôle primordial du système immunitaire dans le contrôle des cancers - ou montrent ses défaillances dans leur développement. C'est d'abord le constat d'une fréquence accrue de certains lymphomes chez les patients immunodéprimés (à l'immunité affaiblie par une maladie ou un traitement).

     C'est ensuite cette découverte dans des cancers du côlon, du sein ou de l'ovaire : "Plus le site primitif de la tumeur est riche en certaines cellules immunitaires, moins le patient fait de récidive et plus sa survie est longue", explique Franck Pagès, de l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris). Avec l'équipe Inserm de Jérôme Galon, il a mis au point un "score immunitaire" à visée pronostique, fondé sur le nombre de lymphocytes qui infiltrent les tumeurs colorectales. A terme, ce score pourrait permettre d'adapter les traitements.

    LES CELLULES T

     Mais à mesure que la tumeur croît, elle s'allie rapidement à un régiment transfuge de l'immunité : les cellules T dites "régulatrices" qui freinent l'offensive destructrice des cellules T cytotoxiques. Ces manoeuvres félonnes s'appuient sur plusieurs molécules-clés, telle la protéine CTLA4. Lorsque celle-ci apparaît en nombre à la surface des cellules T, elle retarde ou freine l'action des cellules cytotoxiques... qui ne peuvent poursuivre leur attaque tumorale.

     "L'étape suivante a été le développement de stratégies visant à contrecarrer cette immunosuppression", relate Laurence Zitvogel. D'où la mise au point d'une première molécule thérapeutique : un anticorps anti-CTLA4, l'ipilimumab. Chef de file des immunothérapies des cancers, il est aujourd'hui approuvé dans le traitement des mélanomes métastatiques par les agences du médicament américaine et européenne. "Avec l'ipilimumab, la survie des patients est au moins doublée. Chez les répondeurs, cette survie apparaît durable, avec un recul de quatre à cinq ans, se réjouit Céleste Lebbé, onco-dermatologue à l'hôpital Saint-Louis, à Paris. L'immunothérapie a longtemps été un "serpent de mer" dans le mélanome, mais après quinze ans de déceptions ça marche enfin !".

     Pour autant, ce n'est pas la panacée. Le coût initial demandé par le laboratoire (Bristol-Myers Squibb) était si élevé - 80 000 euros par patient - que les négociations avec les autorités sanitaires bloquent. Pour l'heure, l'ipilimumab n'est pas remboursé. Certains hôpitaux français acceptent de le financer, mais beaucoup refusent.

     Autres faiblesses de l'ipilimumab : "Nous ne disposons pas encore de biomarqueurs pour prédire les 20 % de patients qui répondront, regrette Caroline Robert, onco-dermatologue à l'IGR. Et l'ipilimumab a un profil d'effets indésirables très inhabituel. Parce qu'il libère le système immunitaire, il peut déclencher une auto-immunité en s'attaquant aux tissus sains. Il faut bien connaître ces effets, en informer les patients et apprendre à les gérer."

    "MOLÉCULE DE L'ANNÉE"

     D'autres immunothérapies sont en cours d'évaluation. Parmi elles, un anticorps anti-PD1, qui "réveille" le système immunitaire en débloquant un de ses verrous. Au congrès mondial de cancérologie qui se tenait début juin à Chicago, l'ASCO, cet anticorps a été élu "molécule de l'année". Il a donné lieu à deux articles et à un éditorial, publiés en juin dans la prestigieuse revue New England Journal of Medicine. Des essais préliminaires suggèrent des taux de réponses prolongées chez 20 % à 30 % des patients dans des tumeurs très agressives : mélanome, cancer du rein et cancer du poumon non à petites cellules.

     "Une autre stratégie est d'éduquer les lymphocytes T naïfs du patient avec les antigènes isolés de son propre cancer", explique Laurence Zitvogel. Chez des patientes atteintes de cancer du col de l'utérus, cette "vaccination thérapeutique" donne des résultats prometteurs. Les antigènes administrés sont issus des papillomavirus de l'herpès HPV16 et 18, en cause dans le développement de ces cancers. Et dans un article publié, fin 2009, dans le New England, l'équipe de Cornelis Melief établit l'efficacité de la vaccination thérapeutique (par des "longs peptides" de ces virus) dans des cancers de la vulve. Le 11 octobre, une autre équipe montre, dans Science Translational Medicine, que des femmes atteintes de lésions précancéreuses déclenchent une réponse immune anticancer spécifique et durable après avoir reçu, par électroporation, des fragments d'ADN (des oncogènes des virus HPV16 et 18). Plusieurs autres vaccins thérapeutiques sont à l'essai contre des mélanomes, des cancers de l'ovaire ou du sein.

    FANTASSINS DE L'IMMUNITÉ

     Les chercheurs mobilisent aussi les "cellules dendritiques", ces fantassins de l'immunité chargés de présenter les antigènes aux cellules immunes pour leur apprendre à tuer les porteurs de ces antigènes. Les cellules dendritiques sont prélevées chez les patients, mises à incuber avec des fragments de molécules spécifiques de certains cancers ("antigènes tumoraux"), puis réinjectées aux patients. Dans les cancers de la prostate hormono-résistants métastatiques, cette méthode approuvée aux Etats-Unis "permet des gains de survie de six à huit mois", observe Laurence Zitvogel.

     Autre voie : réinjecter au patient ses propres lymphocytes après les avoir activés ex vivo par différentes manipulations. Au préalable, le patient doit avoir subi une ablation de ses cellules médullaires. "Ce sont des protocoles très lourds et coûteux mais assez révolutionnaires", souligne la chercheuse. Ils ont fait la "preuve du concept" dans des mélanomes et des leucémies lymphoïdes chroniques.

     Les tumeurs sont loin d'avoir signé leur reddition. Mais face aux charges réitérées des escadrons de l'immunité, renforcés de ces nouvelles armes thérapeutiques, elles amorcent un recul manifeste.

     Co-investigatrices des essais cliniques avec l'ipilimumab, les professeurs Caroline Robert et Céleste Lebbé déclarent des liens d'intérêt avec les laboratoires Bristol-Myers Squibb notamment. (Source : le monde sciences et techno du 14 11 2012 )

    Le rôle des "régulateurs" par Florence Rosier

     Retour aux fondamentaux scientifiques, piliers de tout progrès. A l'Institut Curie (Paris), l'équipe Inserm de Sébastien Amigorena vient de préciser le rôle d'un des "régiments" de l'immunité, dans la revue Science du 26 octobre. Il s'agit des lymphocytes T régulateurs, une sous-population chargée d'inhiber les réactions de l'individu contre ses propres tissus, ou réactions auto-immunes. Ce sont aussi les cellules qui "trahissent" l'organisme dans sa lutte anticancer ! "Nous montrons que ces cellules sont également importantes lors des étapes précoces des réponses contre des antigènes externes, lors d'une infection par exemple. Elles favorisent le recrutement des lymphocytes de "forte affinité" pour l'antigène, explique Sébastien Amigorena. Cette découverte pourrait être importante pour la mise au point de stratégies de vaccination durable, y compris contre les cancers."


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  •                        

    L’Agence de la biomédecine a dévoilé mercredi le bilan sur les greffes d’organes en France. Plus de 5 000 personnes ont pu bénéficier d’une greffe en 2012. Un progrès mais un chiffre encore bien inférieur aux besoins.

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    Insuffisance rénale, malformation cardiaque, cancer, mucoviscidose… De nombreuses pathologies nécessitent des greffes d’organes. La décision d’une greffe est prise au cas par cas par le médecin quand les traitements ne suffisent plus.

        Le cap des 5 000 greffes franchi  

    En 2012, 5 023 greffes ont été réalisées contre 4 945 en 2011. La barre symbolique des 5 000 greffes a été franchie ! Une bonne nouvelle même si les besoins sont largement insatisfaits.

        L’an dernier, 16 000 patients étaient en attente d’une greffe. Moins d’un tiers seulement d’entre eux ont donc pu bénéficier de cette opération.  

        Le don d’organes entre de plus en plus dans les mœurs. En 20 ans le nombre de greffes a augmenté de 41 %. Les principaux organes greffés l’an dernier sont : le rein (3044), le foie (1161), le cœur (397), le poumon (322), le pancréas (72), le cœur-poumon (20) et l’intestin (7).  

        Le nombre de donneurs vivants à augmenter passant de 316 à 366 greffes en un an. Le prélèvement sur donneur en état de mort cérébral est en très légère hausse aussi depuis 2011 : 17 de plus soit un total de 1 589 donneurs en 2012.  

     L’Agence de la biomédecine précise que les prélèvements sur les personnes en état de mort cérébrale concerne plusieurs organes contre seulement les reins voire le foie pour les personnes décédées suite à un arrêt cardiaque. Autre constat : l’âge des donneurs tend à légèrement augmenter. Il est de 54,50 an 2012 contre 53,60 ans en 2011.  

        Comment donner un organe ?  

    "Une fois que la décision de greffer est prise, le médecin inscrit le malade sur la liste nationale d’attente de greffe gérée par l’Agence de la biomédecine. Du fait de la pénurie d’organes à greffer, l’attente peut durer des mois, parfois des années. A chaque fois qu’un greffon est disponible,

        Il est attribué en priorité aux malades répondant aux critères d’urgence définis dans les règles d’attribution," précise-t-on sur le site dondorganes.fr  

        Si vous souhaitez être donneur après votre décès, le mieux est de prévenir vos proches car ce sont eux qui prendront la décision finale si nécessaire. Il est important de savoir que la carte de donneur n’a pas de valeur légale même si elle indique votre engagement en faveur du don.  

        Vous pouvez aussi réaliser des dons de votre vivant principalement pour le rein. Le don du vivant a représenté 10,1 % des greffes de rein en 2011.  

        Pour donner un organe, vous devez être majeure, volontaire et en bonne santé. Selon la loi de bioéthique du 7 juillet 2011, peuvent être donneur un membre de la famille (parents, grands-parents, frère et sœurs, cousins germains…) mais aussi le conjoint ou toute personne pouvant apporter la preuve d’un lien affectif étroit ou d’une vie commune avec le receveur depuis au moins deux ans. (Source : topsanté.com du 07 03 2013 .Auteur : Karen Jégo )


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  •                        

    Infirmieres 

            Les premières greffes de rein issues du don croisé devraient pouvoir se faire début 2013, a-t-on appris mercredi à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’association Renaloo.   

            L’association lance une campagne de sensibilisation à la greffe avec donneur vivant et souhaite en faire le premier traitement de l’insuffisance rénale terminale afin d’augmenter le nombre de greffes de rein faites en France et lutter ainsi contre la pénurie. L’un des moyens de développer les greffes avec donneurs vivants est le don croisé. Autorisé par la loi de bioéthique de juillet 2011, il permet de faire des greffes qui auraient été impossibles sinon.  

        Lorsqu’il existe une incompatibilité immunologique entre un donneur potentiel et son receveur, on peut procéder à un échange de reins avec un autre «couple» dans la même situation, sous couvert de l’anonymat. Le receveur A recevra le rein du donneur B et réciproquement.  

        Les textes d’application ont été publiés en septembre, chargeant l’Agence de la biomédecine (ABM) d’une nouvelle mission, celle du don croisé entre personnes vivantes. L’ABM y travaille et a presque fini, a indiqué le Pr Christophe Legendre, chef du service de néphrologie et transplantation rénale à l’hôpital Necker (AP-HP, Paris).  

        Elle a recensé 70 à 75 couples donneur/receveur concernés et elle met en place actuellement un algorithme pour gérer l’appariement, a ajouté Alain Tenaillon, réanimateur qui a longtemps travaillé à l’ABM, membre de Renaloo et du comité de pilotage des états généraux du rein. «Les premières greffes devraient pouvoir se faire en début d’année», a-t-il indiqué.  

        Aux Etats-Unis, ce sont des chaînes de dons qui sont mises en œuvre en partant d’un donneur altruiste. La plus importante a rassemblé 60 donneurs et receveurs permettant de réaliser 30 greffes. Mais cela n’est pas possible en France à ce jour car le don altruiste tel qu’il se pratique couramment pour la moelle osseuse n’est pas autorisé par la loi pour le rein. (source : hopital.fr )   

    Article APM du 19/12/2012

    sl/ab/APM polsan

    redaction@apmnews.com


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  • Par décret du Président de la République en date du 22 décembre 2014, Mme Anne Courrèges est nommée directrice générale de l’Agence de la biomédecine à compter du 5 janvier 2015.

    Anne Courrèges, nommée à la tête de l'Agence de la Biomédecine

    Anne Courrèges succède à Emmanuelle Prada-Bordenave, dont le mandat s'est terminé le 3 juillet. Dans l'intervalle, Eric Delas, directeur général adjoint chargé des ressources de l'ABM, a assuré la fonction de directeur général par intérim

    Diplômée de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris et ancienne élève de l'ENA, Anne Courrèges, 38 ans, a commencé sa carrière comme auditrice de deuxième classe au Conseil d'Etat en 2002, avant de gravir les échelons et de devenir maître des requêtes en 2005.

    Elle a été commissaire du gouvernement (2007-09) puis rapporteure publique près l'assemblée du contentieux et les autres formations de jugement du Conseil d'Etat (2009-10). En 2008, elle a été rapporteure auprès de la cour supérieure d'arbitrage.

    En 2010, elle a été nommée directrice des affaires juridiques du ministère de l'éducation nationale et du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, avant d'être nommée conseillère éducation à la présidence de la République de mai 2012 à avril 2014, puis au cabinet du Premier ministre, Manuel Valls.

    Révision des lois de bioéthique en perspective

    Anne Courrèges a abordé les enjeux et les perspectives de l'ABM lors de son audition à l'Assemblée nationale. Parmi les chantiers qui l'attendent, figurent l'élaboration d'un nouveau contrat d'objectifs et de performance (COP), 2015 étant la dernière année du précédent. Ce dernier est organisé autour de quatre orientations stratégiques: le Plan greffe 2012-16, les activités de procréation, embryologie et génétique humaines (PEGH), les relations avec les opérateurs nationaux et locaux, l'efficience et la performance de gestion.

    Les autres chantiers concernent la préservation de la fertilité dans le cadre du Plan Cancer 3, ainsi que des chantiers plus organisationnels et administratifs, sur la formation des professionnels de santé aux entretiens avec les proches de patients décédés autour du don d'organes, la réorganisation des services de régulation et d'appui, ou encore la future loi de santé.

    Interrogée par les députés lors de son audition, Anne Courrèges a notamment souligné que des campagnes d'information sur les dons d'organes et de gamètes plus ciblées, du point de vue territorial, étaient nécessaires, au vu des disparités régionales observées en termes par exemple de taux de refus.

    Concernant l'anonymat du don de gamètes, elle a estimé « qu'un équilibre avait été défini par le législateur » et « qu'il ne faut pas aller trop loin si on ne veut pas décourager les donneurs ». Quant à la gratuité du don, il s'agit pour elle « d'un facteur plutôt positif, favorable au don, un facteur de qualité ». « C'est un acte de générosité, valorisant pour le donneur », a-t-elle souligné, évoquant des études menées sur le sujet.

    Sur les dons croisés d'organes, qui ont débuté en 2014, elle a indiqué qu'une vingtaine de paires donneur-receveur incompatibles avaient été recensées et qu'une greffe par trimestre était réalisée.« Il y a encore une marge de progression, ce sera une des priorités de l'agence », a-t-elle affirmé.

    Sur le sang de cordon, la nouvelle directrice a rappelé que les objectifs fixés par le plan pluriannuel étaient ou allaient être atteints dans le courant du premier semestre 2015. Désormais, le travail doit être mené sur un plan plus qualitatif, afin d'assurer une plus grande diversité génétique des greffons, mais aussi « éviter l'obsolescence de notre stock », a-t-elle souligné.

    Cela pose la question du financement, auparavant prévu dans le Plan cancer 2, a-t-elle averti, notant « qu'une réflexion est en cours avec la ministre [de la santé] pour voir comment pérenniser le financement pour les maternités qui font la collecte. »

    L'élaboration du prochain COP sera par ailleurs l'occasion de reposer la question du financement pluriannuel de l'agence, a-t-elle fait remarquer.

    D’après le décret du 22 décembre 2014 paru au Journal officiel du vendredi 26 décembre et l’APM


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  • Une fondation pour soutenir les familles des donneurs

    Même si elles font le don le plus généreux qui soit, les familles endeuillées des donneurs d’organe disposent de très peu de soutien au moment de poser ce geste vital pour d’autres. Sous l’égide du Dr Pierre Marsolais, une nouvelle fondation pour le don d’organes vient d’être lancée pour adoucir la décision de ceux qui font le don de la vie.

      À titre de coordonnateur médical du Centre de prélèvement d’organes (CPO) de l’Hôpital Sacré-Coeur de Montréal, le Dr Marsolais a été témoin, au cours des dernières années, de plus d’une situation crève-coeur vécue par des familles anéanties par la mort d’un proche. Des pères et des mères dans le besoin, qui ont accepté de faire don de l’organe d’un conjoint ou d’un enfant, malgré les frais, le temps et les difficultés que ce choix a entraînés pour eux.

      « Je me souviens d’une jeune Ukrainienne décédée au Québec, dont la mère, venue de Kiev grâce à un visa de sept jours, a dû être aidée par les services sociaux pour pouvoir venir au chevet de sa fille et consentir au don d’organes », raconte l’intensiviste. La mère a dû recourir à un interprète russe pour pouvoir remplir tous les formulaires nécessaires pour le don d’organes. « La mère a consenti à faire don du coeur, mais elle n’avait pas d’argent pour manger ou pour se loger. On sait que les receveurs d’organes ont droit aux services de psychologues et d’infirmières, mais les familles des donneurs, elles, n’ont droit à aucune aide », dit-il.

      Ce genre de situation affecte aussi les familles démunies ou venues d’une région éloignée, dont le parent survivant se retrouve seul soutien de toute une fratrie. « Je me souviens d’une femme dont le mari était concierge, mère de deux enfants, qui s’est retrouvée monoparentale du jour au lendemain. Elle a consenti au don d’organes, mais elle n’a eu droit à aucun soutien. Elle avait peu de sous pour manger. La vie de ces gens est déjà bouleversée et ils consentent malgré tout à entreprendre un processus exigeant, nécessaire pour le don d’organes », dit-il.

      Ce processus peut allonger de 24 à 72 heures l’hospitalisation du proche déclaré mort cliniquement, un coût financier et émotif non négligeable, notamment pour les familles de donneurs venues d’une région éloignée qui doivent se loger. Pour ajouter au malheur, certaines familles se font même facturer les frais de retour du corps vers leur région d’origine, quand le donneur a été transféré dans un hôpital, après que la mort cérébrale eut été diagnostiquée.

      Idem pour les familles de donneurs étrangers, qui écopent d’un fardeau financier plus important, puisque le gouvernement du Québec facture chacune des journées d’hospitalisation à gros prix. Certains hôpitaux acceptent sous le manteau de déroger à cette règle pour faciliter le don d’organes, chaque donneur pouvant sauver la vie de sept ou huit autres personnes très malades.

      « Ce qu’il faut calculer, c’est que chaque don d’organe fait épargner des milliers de dollars en soins à l’État », défend ardemment ce médecin. Pour chaque greffe du rein réalisée, l’État épargne 50 000 $ en coûts médicaux par année, notamment en traitements de dialyse. À l’heure actuelle, plus de 1000 Québécois sont en attente d’un organe, dont près de 800 pour un rein.

      La nouvelle fondation pour le don d’organes servira non seulement à soutenir et aider les familles de donneurs, mais elle financera également la recherche sur le don d’organe et la formation de médecins aux protocoles entourant le prélèvement. « Il n’y a pas d’argent à faire dans le don d’organe, alors les compagnies, qui s’intéressent davantage aux greffés, n’investissent pas dans ce champ de recherche », soutient le directeur du CPO.

      La nouvelle fondation jouit déjà d’une somme de 17 500 $, reçue et versée par le Dr Marsolais après avoir été nommé l’automne dernier lauréat du prix Persillier-Lachapelle 2014, un prix de carrière décerné chaque année par le ministère de la Santé et des Services sociaux.


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  • Désormais , avec la Steris OT1000, les chirurgiens de l'institut Calot-fondation Opale vont pouvoir pratiquer des interventions orthopédiques poussées avec plus de facilité

    Une table d'opération unique en Europe arrive à l'institut Calot de Berck

     

     

    Contrairement aux autres tables , elle est fabriquée entièrement en carbone . On peut effectuer des radios de la hanche sans être gêné

     Fini d'installer les patients sur des << billards >> classiques avec des coussins pour pouvoir opérer une hanche . Depuis l'acquisition de la Steris OT1000 par l'institut Calot-fondation Opale , les chirurgiens peuvent manipuler les patients de façon à pratiquer des interventions orthopédiques ( os, articulations , muscles , tendons ...) poussées . << L'accès n'est pas évident pour travailler sur le fémur , explique le docteur Bertrand Bouxin , chef de service orthopédie , Avec cette table , on peut baisser la jambe du patient de façon à ce qu'elle ne soit plus dans l'axe du corps . Elle permet d'opérer par voie antérieure , alors que traditionnellement on opère la hanche par voie postérieure .

     

    Un argument médical et économique

     Quelle différence entre ces deux interventions ? << Après une opération par voie antérieure , le patient peut être debout le soir même . Il peut rentrer chez lui au bout de cinq jours >> , contre quinze jours avec une opération par voie postérieure . << Cette méthode limite aussi les risques infectieux >>, puisque le chirurgien ne coupe plus les muscle mais passe au travers .

    Bien que le modèle soit répandu aux Etats-Unis , la table d'opération fraîchement arrivée à  Berck-sur-Mer  est la seule d' Europe , elle sert , entre autres , à la chirurgie du membre inférieur , la traumatologie fémorale et tibiale , l'arthroscopie de la hanche et la prothèse de la hanche . << Contrairement aux autres tables , elle est fabriquée entièrement en carbone , ajoute Bertrand Bouxin .On peut effectuer des radios de la hanche sans être gêné .>> D'un coût de 100 000 € , ce matériel est << très fiable médicalement et moins onéreux car il nécessite moins de personnel: on peut faire une prothèse avec un ou deux chirurgiens seulement .

     

    Une table d'opération unique en Europe arrive à l'institut Calot de Berck

    Reconnu dans le milieu hospitalier , l'institut Calot est spécialisé dans la chirurgie orthopédique , notamment des membres inférieurs . Ainsi , cet investissement devrait être rapidement amorti . << Ce matériel est un argument médical et économique >> résume Bertrand Bouxin , qui estime la durée de vie de la table à 10 ans


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  • En France , plus de trois millions de personnes souffrent d'une maladie rénale .

    L'insuffisance rénale chronique se définit comme la perte de fonction des reins .

       Dans bien des cas , elle progresse graduellement , sur un grand nombre d'années . Les personnes touchées peuvent rester en bonne santé apparente avec des reins fonctionnant à seulement 10 à 20 % de leur capacité normale .

       En effet , la mise en dialyse peut être retardée avec une diététique adaptée , une surveillance de la pression artérielle et la prise de médicaments . Ce n'est qu'à un stade très avancé que l'insuffisance rénale provoque certains symtômes .

     Sensation de fatigue

     Nausées , vomissements

     Perte de l'appétit

     Troubles du sommeil

     Gonflement des mains et des chevilles (oedèmes)

     Crampes, troubles du rythme cardiaque

     

    Des causes diverses

     Le diabète et les maladies rénales vasculaires (souvent secondaires a une hypertension artérielle) sont responsable de la moitié des insuffisances rénale .

       Les facteurs de risque sont les mêmes que pour les maladies cardiovasculaires : une mauvaise hygiène alimentaire (suralimentation ) et / ou des facteurs famillaux

     Les maladies inflamatoires et immunologiques touchent les glomérules du rein (des filtres minuscules qui retirent du sang des déchets et l'excès d'eau) .

     On les appelle les glomérulonéphrites  .Cette famille de maladies représente environ 15 % des personnes qui rentrent en dialyse .

     Une autre catégorie  (qui représente entre 10 et 20 % des maladies rénales) n'affecte pas directement le rein mais touche d'abord l'appareil urinaire . La succession d'obstacles urinaires liés à des calculs ou des infections urinaires qui remontent dansle rein vont finir par l'abimer .

     Ces infections très diverses sont regroupées sous le nom de néphropathies tubulo-intertitielles , et on parle de pyélonéphrite chronique si l'origine en est infectieuse .

     Les maladies héréditaires et familiales des reins , au premier rang desquelles se trouve la polykystose rénale

     La polykystose rénale autosomique dominante (forme la plus courante de la maladie) est à l'origine de près de 10% des insuffisances rénales chroniques terminales.

     

     


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