• Israël : invention d’un patch cardiaque révolutionnaire

     Patch cardiaque...

    Le Dr. Tal Dvir et son doctorant Ron Feiner du Département de microbiologie moléculaire et biotechnologie de l’Université de Tel-Aviv ont mis au point un patch organique contrôlable à distance pour réparer les tissus cardiaques endommagés. Le nouveau patch, qui combine électronique et tissus vivants est susceptible de révolutionner la recherche cardiaque et de constituer dans un avenir proche une alternative aux problématiques greffes du cœur. La recherche a été publiée le 14 mars 2016 dans la revue Nature Materials.

    Contrairement aux autres cellules du corps, les cellules cardiaques ne se reconstituent pas. Aussi la cicatrice qui se créé après un incident cardiaque persiste-t-elle, diminuant les capacités de fonctionnement du cœur. Aujourd’hui la seule solution est la transplantation, mais les listes d’attente sont longues, alors qu’on estime que la moitié des patients ayant subi une atteinte cardiaque sérieuse meurent dans les 5 années qui suivent.

    Le “patch cardiaque cyborg” de l’Université de Tel-Aviv pourra bientôt constituer une alternative. Combinant composants organiques et électroniques, il possède des capacités qui dépassent celles du tissu cardiaque humain: comme lui, il se contracte et se dilate, mais en plus, il se régule comme une machine.

    “Avec ce patch cardiaque, nous avons intégré l’électronique et les tissus vivants”, commente le Dr. Dvir. “Cela fait très science-fiction, mais c’est une réalité, et nous pensons que cela va faire avancer la recherche cardiaque d’un grand pas. Jusqu’à présent, on pouvait fabriquer des tissus cardiaques organiques, et les résultats obtenus étaient mitigés. A présent, nous avons produit un tissu bionique viable qui assure un fonctionnement correct du tissu cardiaque”.

    Le laboratoire d’ingénierie tissulaire et de médecine régénérative du Dr. Dvir à l’Université de Tel-Aviv est depuis ces cinq dernières années à l’avant-garde de la recherche en cardiologie, travaillant au développement de substituts fonctionnels des tissus endommagés de manière permanente par les crises et les maladies cardiaques à l’aide d’outils nano-technologiques sophistiqués. Le nouveau “patch cardiaque cyborg”  remplace non seulement le tissu organique, mais assure également son bon fonctionnement grâce à un système de surveillance à distance.

    “Nous avons d’abord veillé à ce que les cellules du patch soient capable de se contracter et de se dilater comme le tissu cardiaque, d’où la nécessité d’utiliser des matériaux organiques, explique le Dr. Dvir. “Mais il était tout aussi important de pouvoir vérifier ce qui se passe dans ce patch après sa pose, et de réguler son fonctionnement. Nous voulions également être en mesure de délivrer des médicaments directement au cœur à partir du patch pour améliorer son intégration dans le corps du patient”.

    Pour créer ce nouveau patch bionique, les chercheurs fabriquent une structure biologique qui contient à la fois des cellules souches prélevées sur le patient lui-même (afin que le patch soit bien accepté par l’organisme), des nano-molécules d’or qui améliorent la stimulation électrique, et des polymères électro actifs capables de délivrer des médicaments sur demande. Le patch est créé au moyen d’une imprimante 3D. L’une des innovations de la recherche est l’intégration de composants électroniques qui transforment le patch en “cyber-tissu” possédant des capacités améliorées. Après la greffe du patch par opération, le médecin peut suivre et contrôler son activité à distance au moyen d’impulsions électroniques. “Imaginez qu’un patient assis chez lui, ne se sente pas bien”, explique le Dr. Dvir. “Son médecin sera en mesure de se connecter à son ordinateur et au dossier de ce patient en temps réel; il pourra visualiser les données envoyées à distance à partir de capteurs implantés dans le tissu du patch, évaluer exactement ce qui se passe dans l’organisme du patient, et activer de loin les médicaments nécessaires”.

    “L’objectif à long terme est que le patch cardiaque puisse s’autoréguler. En d’autres termes, s’il détecte une inflammation, il délivrera un médicament anti-inflammatoire. S’il détecte un manque d’oxygène, il libérera des molécules qui améliorent la formation des vaisseaux sanguins etc.”.

    Le Dr. Dvir examine actuellement comment ce concept pourrait s’appliquer au cerveau et la moelle épinière pour traiter les affections neurologiques. “Il s’agit certainement d’une percée. Mais je ne conseillerais pas pour autant de se jeter sur des cheeseburgers ou d’abandonner tout sport. La mise en pratique de cette technologie peut prendre un certain temps. Entretemps, un mode de vie sain est toujours la meilleure façon de conserver son cœur en bonne santé”.


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  • Première étude démontrant un lien entre Zika et le syndrome neurologique Guillain-Barré

    Virus Zika (2)

    Le virus Zika qui sévit en Amérique du Sud, fortement soupçonné de provoquer des malformations chez les bébés, nés de mères infectées, peut aussi déclencher un trouble neurologique grave, le syndrome de Guillain-Barré, selon des chercheurs.

    Il s'agit de "la première démonstration d'un lien entre le virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré", souligne le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité d'Épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur à Paris, qui a coordonné l'étude publiée mardi dans la revue médicale The Lancet.

    L'étude a été réalisée à partir de données recueillies en Polynésie française, où une épidémie Zika, entre octobre 2013 et avril 2014, a touché les deux-tiers de la population.

    La maladie provoque, dans 20 à 30% des cas une défaillance respiratoire et, dans les pays riches, environ 5% de décès. Ce syndrome neurologique rare est observé à la suite d'autres infections virales (grippe, dengue, virus du Nil occidental...) mais également de façon non négligeable, à la suite d'une infection bactérienne (Campylobacter).

    Avec plus de 1,5 million de cas au Brésil, et plusieurs milliers ailleurs, dont déjà plus de 40.000 cas en Colombie, les chercheurs mettent en garde sur les risques de voir les capacités de soins intensifs dépassées, en particulier en dehors des cités urbaines.

    "Dans les zones qui vont être touchées par l'épidémie de virus Zika, il faut penser, quand c'est possible, à renforcer les capacités en soins intensifs parce qu'on sait qu'un certain nombre de patients vont développer un SGB et parmi eux, 30% vont en avoir besoin, notamment pour une assistance respiratoire", dit à l'AFP le Pr Fontanet.

    Toutefois dans la grande majorité des cas, l'infection par le virus Zika, contre laquelle il n'existe ni vaccin, ni traitement curatif, est bénigne, rappelle l'épidémiologiste.

    Le syndrome de Guillain-Barré (SGB), pouvant entraîner à la fois une paralysie des membres et une atteinte respiratoire, a été diagnostiqué chez 42 patients, dont 16 sont passés en réanimation pour avoir une assistance respiratoire. Aucun n'est mort.

    "Le risque de développer un syndrome de Guillain-Barré a été estimé à 2,4 pour 10.000 infections par le virus Zika", note le Pr Fontanet.

    - 'Trois évidences' -

    Les chercheurs estiment avoir écarté un rôle de la dengue dans la survenue de ces atteintes neurologiques.

    Ils relèvent également qu'une infection par la dengue dans le passé n'augmente pas le risque de faire un SGB parmi les patients infectés par le virus Zika. Une crainte qui a été exprimée car les régions touchées par Zika le sont souvent aussi par la dengue.

    Pour le Pr Fontanet, les liens sont aussi forts que lorsque l'on dit que "le tabac cause le cancer du poumon", même si l'étude ne permet pas d'expliquer le mécanisme par lequel le virus entraîne le syndrome neurologique.

    L'affirmation repose sur trois évidences, dit-il, citant l'augmentation des cas du syndrome pendant l'épidémie polynésienne - leur nombre a été multiplié par vingt par rapport aux taux habituels -- et les signes évocateurs d'infection Zika une semaine avant le début des signes neurologiques.

    Et, ajoute-t-il, parce qu'"on a retrouvé la présence récente du virus Zika chez 100% des patients atteints de Guillain-Barré" avec des tests sanguins à la recherche d'anticorps et "que chez 93% de ces patients, ces anticorps étaient d'apparition récente".

    L'étude est salué par certains experts. "Cette étude fournit la preuve la plus convaincante à ce jour d'un lien causal entre l'infection par le virus Zika et le syndrome neurologique de Guillain-Barré", déclare Jeremy Farrar, directeur du Wellcome Trust en Grande-Bretagne.

    "L'ampleur de la crise qui se déroule en Amérique latine nous a tous pris par surprise, et nous devons être prêts à faire face à d'autres complications imprévues... dans les semaines et les mois à venir", a-t-il dit.

    D'autres sont plus circonspects, jugeant que les résultats ne sont pas concluants et ne peuvent s'appliquer directement à d'autres régions touchées. "Il faudra encore beaucoup travailler avant que les mêmes conclusions puissent être étendues à l'épidémie Zika en Amérique du Sud", selon Peter Barlow, porte-parole de la British Society for Immunology. (Source AFP du 01 030 2016)

    Voir aussi l'article

    http://don-de-vie-62.eklablog.com/virus-zika-a124812776


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    Le CHU de Toulouse réalise une première greffe de flore intestinale

    Nouvelle prouesse du CHU de Toulouse, qui a réalisé en décembre 2015 la première greffe de flore intestinale, aussi appelée microbiote. Une solution contre les infections du côlon.

    Première greffe de flore intestinale

    Le CHU multiplie les premières ces derniers mois. En octobre 2015 a eu lieu la première greffe de flore intestinale au CHU de Toulouse, suivie d’une deuxième transplantation en décembre. Cette opération a été effectuée sur des patients immunodéprimés (autrement dit, au système immunitaire défaillant), souffrant d’une infection « Clostridium Difficile » (une inflammation du côlon).

    Il s’agit d’une nouvelle prouesse pour le CHU toulousain, qui avait déjà réalisé l’implantation du plus petit pacemaker au monde.

    La flore intestinale, élément métabolique essentiel

    Le microbiote intestinal constitue une barrière naturelle aux bactéries et permet un bon fonctionnement du métabolisme. Il a également un impact sur le système nerveux et agit directement sur le cerveau.

    Les infections du côlon, impliquant souvent une colectomie (ablation), empêche la restauration de cette flore intestinale. Un tel dérèglement ne peut être corrigé à l’aide d’antibiotiques, qui entérinent la détérioration du microbiote.

    C’est le professeur Laurent Aric, chef du service interne de l’hôpital de Purpan, qui a relevé ce défi thérapeutique. Pour ce faire il a procédé à l’implantation d’un microbiote fécal. Les deux patients greffés n’ont, à ce jour, pas connus de récidive infectieuse. ( Source : actu côté Toulouse du 24 02 2016. Article de Mélanie Volland )

     


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  •  une avancée majeure réalisée à Limoges grâce à une souris

    Maladie de Berger

    L'équipe limougeaude a travaillé sur une souris transgénique capable de mimer ce qui se passer sur les reins d'une personne atteinte de la maladie de Berger : un modèle unique au monde. - Photo Pascal Lachenaud

    Des chercheurs limougeauds ont réussi à mettre au point un modèle animal capable de reproduire cette grave maladie rénale. Aucune équipe au monde n'y était jusqu’à présent parvenue.

    « On l’appelle la maladie des hypothèses parce qu’on ne sait pas pourquoi elle se développe », explique Jean-Claude Aldigier, professeur de néphrologie au CHU de Limoges. Ce chercheur et toute une équipe du laboratoire d’immunologie labellisé CNRS de Michel Cogné ont pourtant franchi un grand pas, qu’ils s’apprêtent à publier prochainement dans la plus importante revue scientifique mondiale sur le rein : le Journal of the American society of nephrology.

    Aux Etats-Unis, en Allemagne, au Japon, des chercheurs travaillent sur des modèles expérimentaux chez les animaux mais aucun jusqu’à présent ne correspondait exactement à cette maladie rénale chez l’homme. Aucun, sauf celui mis au point à Limoges.

    Découvrir l’origine

    « Nous avons imaginé une souris transgénique capable de fabriquer de l’immunoglobuline A (IgA) humaine, laquelle s’est déposée sur le rein, mimant ce qui se passe chez l’homme atteint par cette pathologie », explique le professeur Aldigier. Une piste unique explorée, donc, pour essayer de comprendre la cause de la maladie de Berger, qui doit son nom au médecin qui l’a décrite à l’hôpital Necker en 1968.

    Mais qu’est-ce que l’IgA ? « En fait, pour nous défendre contre les agressions bactériennes ou virales, nous produisons des anticorps, les immunoglobulines, qui sont de plusieurs classes : M, D G, E et A. Ces immunoglobulines sont fabriquées par les lymphocytes B et au cours de la maladie de Berger, l’immunoglobuline A se dépose sur le rein. Or, dans la moitié des cas, ces dépôts provoquent la destruction des reins. Grâce au modèle que nous avons développé, nous avons pu étudier les caractéristiques de cette IgA. Le but est maintenant de découvrir l’élément déclencheur de la lésion rénale, l’origine de l’anomalie dans le fonctionnement des lymphocytes B pour qu’ils fabriquent une immunoglobuline A anormale. »

    D’autres expériences sont en cours à Limoges pour répondre à ces questions. Ces manipulations sont financées dans le cadre de la chaire d’immuno-pathologie rénale créée début 2015 entre l’Alurad (Association limousine pour l’utilisation du rein artificiel à domicile) et la fondation partenariale de l’université de Limoges. ( Source : lepopulaire.fr du 28 01 2016)


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  • Découverte d'une enzyme contre l'excès de sucre, une possible arme anti-diabète  

    Une enzyme anti-diabète

    Cette enzyme neutralise les effets toxiques des excès de sucre dans l'organisme en régulant l'utilisation du glucose et des lipides par différents organes. Elle pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le diabète et l'obésité.

    La découverte d'une enzyme qui neutralise les effets toxiques des excès de sucre dans l'organisme en régulant l'utilisation du glucose et des lipides par différents organes pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le diabète et l'obésité. Cet enzyme, appelée glycérol-3-phosphate-phosphatase (G3PP) dont on ignorait jusqu'alors l'existence dans les cellules des mammifères, joue un rôle clé pour éliminer les effets d'un excès de sucre, expliquent ces chercheurs dont les travaux sont dirigés par Marc Prentki et Murthy Madiraju du Centre de recherche du centre hospitalier de l'université de Montréal (Canada). Cette avancée est publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (article en anglais).

    Lorsque le glucose est anormalement élevé dans l'organisme, le glycérol-3-phosphate dérivé du glucose atteint des taux excessifs dans les cellules ce qui peut provoquer des dommages aux tissus.

    "Nous avons constaté que la G3PP peut dégrader une grande partie de ce glycérol-3-phosphate en excès et le détourner de la cellule, de sorte que les cellules bêta pancréatiques productrices d'insuline et les divers organes sont protégés des effets toxiques d'un niveau élevé de glucose", explique Marc Prentki, professeur à l'Université de Montréal. Le glucose et les acides gras sont les principaux nutriments des cellules des mammifères.

    Obésité, diabète adulte et pathologie cardiovasculaires en cas de dérèglements

    Leur utilisation dans les cellules régule de nombreux processus physiologiques comme la sécrétion d'insuline par le pancréas, de glucose dans le foie, le stockage des lipides dans les tissus adipeux et le métabolisme des nutriments pour produire de l'énergie. Un dérèglement de ces processus provoque l'obésité, du diabète adulte (type 2) et des pathologie cardiovasculaires. L'insuline est une hormone clé produite par les cellules du pancréas pour réguler l'utilisation du glucose et des lipides.

    Si ces cellules sont exposées à trop de glucose et d'acides gras, les mêmes nutriments deviennent toxiques et les altèrent, provoquant leur dysfonctionnement et le diabète. L'enzyme G3PP est de ce fait essentielle au bon fonctionnement du métabolisme en étant nécessaire à la fois pour la production d'énergie et la formation des lipides, soulignent ces scientifiques. Les résultats de ces travaux offrent une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre l'obésité, le diabète et le syndrome métabolique, estiment ces chercheurs.

    Pour cela ils s'efforcent de trouver "de petites molécules capables d'activer l'enzyme G3PP", ce qui en cas de succès et après des tests concluants sur des animaux, constitueraient une classe entièrement nouvelle de traitement contre le diabète et l'obésité. ( Source : Francetv Info du 11 01 2016)


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  • Mucoviscidose. Des patients vont tester une nouvelle molécule

    L'hôpital de Brest pilote une étude clinique sur la roscovitine. Les résultats sont attendus dans le courant de l'année.

    Mucoviscidose

    Le centre hospitalier régional universitaire de Brest, le Centre de ressources et de compétences de la mucoviscidose (CRCM) de la Fondation ildys à Roscoff, et la société ManRos Therapeutics, ont annoncé le lancement d’une étude clinique visant à évaluer la bonne tolérance et les effets d’une nouvelle molécule (la « roscovitine ») pour le traitement de la mucoviscidose.

    7 000 personnes touchées en France

    Des études précliniques menées en France et aux Etats-Unis conduisent à penser que la roscovitine pourrait constituer un traitement efficace dans la mucoviscidose qui touche près de 70 000 personnes dans le monde et 7 000 en France.

    Selon ses promoteurs, la roscovitine pourrait à la fois "corriger en partie la principale mutation génétique responsable de la mucoviscidose" ; "renforcer les capacités bactéricides des patients atteints de mucoviscidose pour les aider à lutter contre les infections chroniques dont ils sont l’objet" ; "agir comme un agent anti-inflammatoire"  ; "avoir un effet analgésique vis-à-vis des douleurs chroniques associées à la mucoviscidose".

    36 patients

    L’étude clinique qui démarre incluera 36 patients adultes atteints de la mucoviscidose. Ils recevront différentes doses de traitement pendant près d’un mois. Neuf centres hospitaliers spécialisés dans la mucoviscidose seront impliqués dans cette étude à Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Paris, Rennes, Roscoff, Suresnes et Toulouse. Les premiers résultats sont attendus fin 2016. ( source : Ouest France du 06 01 2016)


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  • Un poumon artificiel verra le jour d'ici 5 ans en France

    1er poumon artificiel

    Un groupe de chercheurs français se lance dans le développement d’un poumon artificiel.  

     Après le cœur voici maintenant le poumon artificiel. C'est en tout cas la révolution médicale annoncée par une équipe française du Centre chirurgical Marie-Lannelongue, dans les Hauts-de-Seine. Grâce à un financement de 5 millions d'euros, ces chercheurs vont bientôt pouvoir le développer. Ils promettent même les premières implantations dans moins de 5 ans.

    Une ceinture sous la poitrine en guise de poumon.

    Oubliez le cœur artificiel à implanter à la place du vrai cœur malade. Pour le poumon, pas besoin de chirurgie, pas besoin non plus de retirer le ou les poumons malades. En fait, il s'agit d'un troisième poumon  mais qui ne ressemble pas du tout à un poumon. Ce sera en fait un dispositif portatif, qui ne sera donc pas implanté dans le corps. Ce sera certainement une ceinture sous la poitrine.

    Une machine pour donner du sang chargé en oxygène au cœur.

    Cette machine va donc faire le travail du poumon malade à sa place. N’oublions pas qu’un poumon sert à envoyer dans le cœur du sang chargé d'oxygène. Dans la ceinture autour du thorax, il y aura donc la batterie mais aussi l'oxygénateur. Et l’ensemble du dispositif sera relié au cœur par une sorte de tube, une petite canule placée dans une artère au niveau du cou.

    Un tri au niveau du cœur.

    "La canule est la seule chose qui va rester à l’intérieur du corps", explique le Pr Olaf Mercier qui dirige ce projet au centre chirurgical Marie-Lannelongue. "Elle va pénétrer à la base du cou et va aller jusque dans le cœur au niveau de la partie droite pour prendre le sang sans oxygène et au niveau de la partie gauche pour redonner du sang avec l’oxygène".

    Un poumon artificiel pour les insuffisants respiratoires.

    L’objectif de ce poumon artificiel n’est pas de remplacer la greffe de vrai poumon. La cible de ce dispositif, ce sont justement les patients, insuffisants respiratoires très graves, qui ne peuvent pas bénéficier d'une greffe de poumon car trop âgés ou trop fragiles. Au moins une 10.000 patients seraient concernés chaque année en France.  ( Source E1 .Article de Mélanie Gomez )


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  • La vitrification d'ovocytes en six questions

    Apple , Facebook ou encore Citigroup , les grandes entreprises sont de plus en plus nombreuses aux Etats-Unis à prendre en charge les frais de congélation d'ovocytes de leurs employées qui le souhaitent , une pratique inédite en France qui soulèvent des questions déontologiques .

    Il s'agit pour ces firmes d'offrir aux femmes la possibilité de différer l'âge de leur maternité . Certains y voient un facteur de progrès : retarder l'échéance de leur horloge biologique permettrait aux femmes de préserver leurs opportunités de carrière sur un plan d'égalité avec les hommes . Mais de nombreuses féministes y voient aussi une stigmatisation de la maternité qui de facto semble incompatible avec le travail . Retarder la maternité , c'est aussi s'affranchir des cycles de la nature , une pratique qui n'est pas sans conséquence . On décrypte .

    La vitrification des ovocytes augmente les chances de grossesse tardive mais n'est pas une garantie , en quoi consiste la vitrification d'ovocytes ?

    La vitrification ovocytaire est une technique médicale qui consiste à congeler de façon ultra rapide les cellules reproductrices d'une femme en les plongeant dans l'azote liquide ( à -196°C ) après immersion dans un cryoprotecteur . L'objectif est de les conserver dans les meilleures conditions pour y recourir dans le cadre d'une éventuelle grossesse ultérieure .Elle consiste , selon le Professeur Olivennes , obstétricien et spécialiste des traitements de l'infertilité <<une révolution dans la conservation >> des gamètes .

    Quel est l'intérêt de cette technique ?

    Au fil des années , le stock d'ovocytes décroît et, dans le même temps, la fertilité . On estime que les chances de concevoir diminuent significativement dès 35/36 ans . Les statistiques confirment qu'après 42 ans il est très difficile pour une femme de tomber enceinte avec ses propres ovules . En outre , plus l'âge avance , plus le risque d'anomalies chromosomiques et donc de fausses couches est grand .En vitrifiant l'ovocyte , on conserve intacte sa fertilité et l'on sauvegarde  des chances de grossesse .

    Quelles sont les limites ?

    L'ovocyte doit être prélevé quand la femme est encore jeune , en deçà de 35 ans .Par ailleurs , si la démarche augmente sensiblement les chances de grossesses tardives , la probabilité pour une femme de plus de 42-43 ans de tomber enceinte dans ces conditions resterait quand même inférieure à celle d'une femme de 30 ans qui essaierait de tomber enceinte physiologiquement . Si elle augmente les chances , la vitrification des ovocytes , n'est pas une garantie de grossesse , comme le rappelle le professeur Olivennes (photo).

    La vitrification des ovocytes

    Quels sont les risques ?

    Vitrifier des ovocytes jeunes n'élimine pas les risques de complications liés à l'âge de l'utérus , c'est-à-dire celui de la mère . Au-delà de 43, 44, 45 ans , il y a notamment plus de complications vasculaires , d'hypertension artérielle, de diabète .

    Quelles sont les contraintes ?

    La procédure n'est pas anodine et réclame du temps . On commence par ponctionner les ovocytes . Dans cet optique , la femme doit s'injecter quotidiennement des hormones pour stimuler la production des ovocytes. Des examens réguliers ( prises de sang, échographie ) sont nécessaires pour suivre le process . Quand les ovocytes ont une maturité suffisante , un spécialiste en PMA ( procréation Médialement Assistée ) va les extraire sous anesthésie légère . Ils sont ensuite vitrifiés . Ils seront à nouveau décongelés , fécondés et les embryons implantés dans l'utérus quand la femme souhaitera les utiliser .

    Est-ce autorisé ?

    La congélation des ovocytes pour << des raisons personnelles de convenance >> est interdite en France . Elle st réservée aux femmes bénéficiant de l'aide médicale à la procréation qui subissent des traitements susceptibles d'altérer leur fertilité comme la chimiothérapie , ou celles dont la réserve ovarienne pourrait diminuer rapidement en raison notamment d'une maladie génétique . (Source : mon pharmacien et moi . novembre , décembre 2015 )

     


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  • Les bons dormeurs seraient-il une espèce en voie de disparition ?

    Vingt millions de Français se disent satisfaits de leur sommeil . De là à prendre le premier somnifère venu, il y a un pas à ne pas franchir trop vite . Mal dormir de temps à autre , cela s'explique neuf fois sur dix par un facteur déclenchant comme le stress . De plus , en vieillissant , le sommeil est davantage morcelé et les changements de rythme liés à la retraite ,ne font qu'amplifier le phénomène .

    Sommeil et somnifères : sous conditions!

    Quelques mauvaises nuits occasionnelles , cela se gère

    Examen , bonne ou mauvaise nouvelle , changement de situation : il n'en faut pas plus pour mal dormir . Hormis prendre son mal en patience - c'est l'affaire de quelques nuits -et si besoin de compenser par la sieste , quelques adaptations peuvent suffire , comme s'exposer à une forte lumière au lever pour remettre les horloges biologiques interne à l'heure et bannir les excitants après 16 heures . Il est aussi conseillé d'avoir au moins vingt minutes par jour d'activité physique , d'utiliser son lit uniquement pour dormir  ( pas pour la télévision ou pour manger) et d'éviter les douches chaudes le soir car une température corporelle basse favorise l'endormissement . Il faut enfin être a l'écoute de son corps et se mettre au lit au premier bâillement annonçant que le cerveau est enfin prêt .

    En dernier recours , il reste les médecines naturelles ou les somnifères de dernière génération , mais seulement pour un laps de temps très court ( quelques jours ) . En passe de devenir insomniaque chronique , une consultation s'impose . Au-delà de quatre semaines de mauvaises nuits consécutives , c'est une insomnie chronique . Il faut comprendre pourquoi . Un médicament peut être en cause (cas de certains antihypertenseurs , corticoïdes, etc. ) ou une pathologie responsable de douleur ou de réveils nocturnes comme le syndrome des jambes sans repos (10 % des Français concernés) , une hyperthyroïdie , un asthme nocturne , etc. Selon les cas , un réajustement des traitements favorisant l'insomnie ou une prise en charge spécifique de l'affection source de réveil , s'imposent .

    Accro aux benzodiazépines , le sevrage s'envisage

    Prendre des somnifères à un âge avancé et ce depuis longtemps , n'est pas un frein au sevrage . Les bénéfices sont réels ; moins de perte de mémoire , de baisse de la vigilance , de troubles de l'équilibre et d'interactions médicamenteuses . L'utilisation de benzodiazépines à long terme, semble en outre associée à un risque accru de maladie d'Alzheimer  . Enfin , les somnifères induisent un sommeil moins réparateur que le sommeil naturel .

    Autant de bonnes raisons pour arrêter progressivement ces médicaments ( sur 4 à 10 semaines ) . A cette occasion , beaucoup se redent compte que c'est plus la peur de mal dormir , que le médicament qui leur étaient vraiment utile . Malgré tout, il est fréquent de moins bien dormir pendant une dizaine de nuits , rarement plus . Diminuer les doses d'un quart par paliers de quelques jours permet d'éviter le phénomène de rebond .

    Totalement insomniaque , il faut passer la main à un centre de sommeil

    Une insomnie chronique augmente le risque d'hypertension artérielle , de diabète et de surcharge pondérale ; trois facteurs de risques majeurs cardiovasculaires .Elle diminue également les défenses immunitaires . Elle fait enfin le lit des troubles de l'humeur . Aussi , quand rien n'y fait , il est grand  temps de faire le point dans un centre du sommeil . Les enregistrements réalisés pendant le sommeil peuvent permettre de débusquer une maladie sous-jacente , par exemple , un syndrome d'apnée du sommeil ; caractérisé par de longues pauses respiratoires , il est source de fatigue, de maux de tête au réveil , mais aussi d'accidents cardiaques et vasculaires . Son traitement , efficace , repose sur des dispositifs de pression positive continue ou des orthèses d'avancée mandibulaires pour forcer le passage de l'air jusque dans les bronches .

    Source : Benzodiazepine use and risk of Alzheimer's diease  :case-control study. S. Billoti de gage et al. BMJ septembre 2014.

    Site de la sécurité sociale ;  http://ameli-sante.fr/troubles-du-sommeil/comprendre-insomnie  

    htlm.www.has-sante.fr/portail/jcms/c1761160/apnees-du-sommeil-denouvelles-recommandations-de-prise-en-charge-des-patients

    Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES)

    Brochure<<bien dormir , mieux vivre , le sommeil c'est la santé .


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  • Première guérison d’une leucémie grâce à un traitement génétique

    Première guérison d'une leucémie

    La première patiente soignée est une petite fille britannique de 11 mois atteinte d’un cancer du sang (leucémie) ayant résisté à tous les autres traitements. Elle a été guérie après deux mois de traitement.
     

    C’est un première pour la biotech française Cellectis. La start-up spécialisée dans l’immunothérapie - une approche qui consiste à booster le système immunitaire pour l’aider à lutter contre la maladie - a annoncé jeudi 5 novembre que son médicament expérimental avait été utilisé avec succès chez l’humain. La première patiente soignée est une petite fille britannique de 11 mois atteinte d’un cancer du sang (leucémie) ayant résisté à tous les autres traitements. « Sa leucémie était tellement agressive qu’une telle réponse est presque un miracle », a déclaré le professeur Paul Veys, directeur de l’unité de transplantation de moelle osseuse du Great Ormond Street Hospital (GOSH) de Londres où était traitée Layla Richards.

    La start-up basée à Paris développe des cellules immunitaires dont l’ADN a été modifié grâce à des ciseaux moléculaires et que l’on appelle dans le jargon des « CAR-T ». Ainsi « customisées », elle sont capables de détecter et de détruire des tumeurs qui échappent aux mécanismes de défense classique du corps.

    Entre 250 000 et 1 million de dollars par patient

    Depuis cinq ans, plusieurs laboratoires dont le suisse Novartis ainsi que les biotechs américains Kite et Juno, proposent ce type de thérapies. Très efficaces (plus de 90 % des patients sont guéris) elle sont cependant très peu utilisées : selon les estimations seuls 200 patients dans le monde ont pu en bénéficier. Pourquoi ce paradoxe ? Dans leur version actuelle, les CAR-T sont fabriquées à partir des propres cellules immunitaires du patient, afin de limiter le risque de rejet. Chaque dose étant unique, la production reste anecdotique, et le coût du traitement s’avère astronomique : entre 250 000 et 1 million de dollars par patient. « La demande est immense et mais faute d’industrialisation, les listes d’attentes sont interminables », souligne André Choulika, le fondateur de la start-up.

    Standardiser la fabrication des médicaments

    L’approche de Cellectis est différente. « Notre technologie permet de supprimer un récepteur bien précis à la surface des cellules immunitaires que nous inoculons aux patients de façon à ce qu’elles ne soient plus vues comme des corps étrangers », explique le scientifique et chef d’entreprise. Si cela fonctionne, le médicament permet d’obtenir des résultats aussi spectaculaires que les immunothérapies existantes, il sera possible de standardiser la fabrication des médicaments et de les commercialiser à un prix plus raisonnable. « Un changement de paradigme ! », se félicite André Choulika.

    La petite patiente londonienne  a reçu en juin ce traitement baptisé UCART19 à titre exceptionnel. Les essais cliniques ne commenceront en effet qu’à la fin de l’année, avec douze patients britanniques et la commercialisation n’est pas prévue avant au moins cinq ans.

    L’action a bondi de 11 %

    Cellectis développe parallèlement d’autres CAR-T équipés d’autres « têtes chercheuses » capables de détruire différents tissus. « Nous sommes très prudent dans le développement car il faut s’assurer que les cellules génétiquement modifiées ne s’attaquent pas aux organes », insiste André Choulika. Il est également important de les administrer à des patients encore en bonne forme, car elles déclenchent une réaction semblable à une très forte grippe, qui peut être fatale.

    A l’annonce de cette première réussite, le cours de Cellectis a bondi de plus de 11 %. Cotée à Paris et New York, elle affiche déjà une capitalisation de près de 1,4 milliards de dollars, et gagne peu à peu du terrain sur ses rivales, Kite (3,1 milliards) et Juno (5,1 milliards). Les « big pharmas » ne s’y sont pas trompés : en 2014, Pfizer s’est emparé de 10 % du capital de la start-up et Pfizer compte tester ses candidats-médicaments sur quinze tumeurs différentes. Il a déjà versé 80 millions de dollars à Cellectis, auxquels s’ajouteront des paiements allant jusqu’à 185 millions de dollars par médicament. De son côté, le laboratoire français Servier a conclu en février 2014 un accord pour développer et éventuellement commercialiser cinq autres médicaments dont le UCART 19. (Source : Le monde du 06 11 2015 . Article de Chloé Hecketsweiler  ,Journaliste au Monde )      


     


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