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    La prune se met en trois !

    Un festival de couleurs pour ensoleiller cette fin d'été .

    La prune

    Oui , elles sont actuellement trois sur le marché . Reine-claude , Mirabelle ou quetsche , leurs saveurs feront notre bonheur .

    Trio de charme en vert, jaune et bleu

    Le monde des prunes est vaste : de l'Europe aux Etats-Unis en passant par la Chine . Cette dernière , premier producteur mondial , est aussi le pays d'où le fruit serait venu , via la route de la soie, s'implanter au Moyen-Orient et en Europe dès l'Antiquité . Chez nous , elle s'impose à la Renaissance, au point qu'une variété reçoit le nom de l'épouse de François 1er , la reine Claude .En oubliant la prune d'Ente , réservée au pruneau d'Agen , il reste un trio de prunes de table à savourer jusqu'à fin septembre . La verte reine-claude , cultivée dans le Sud-Ouest ( un tiers des 80 000 tonnes de prunes produites chaque année ) , puis la petite et jaune mirabelle de Lorraine , et enfin , d'un bleu violet , la quetsche , cultivée aussi  dans l'Est .

    Belle , la mirabelle de Lorraine

    Sa saison est fugace ; six semaines , pas plus . Profitez-en , on est en plein dedans ! En 1996 , la mirabelle de Lorraine est le premier fruit à recevoir une IGP ( indication géographique protégée ) , qui garantit son origine et ses qualités . C'est la récompense d'une aventure économique qui a tourné à l'histoire d'amour entre 250 agriculteurs lorrains et le petit fruit du terroir . Alors qu'il est tombé dans l'oubli , 1 500 hectares sont replantés de mirabelliers dans les années 1980 . Ce sont des emplois créés , de nouveaux paysages et une petite prune à succès qui devient le nouvel emblème de la Lorraine . ( voir aussi l'article : http://don-de-vie.over-blog.com/2014/09/la-mirabelle-ne-compte-pas-pour-des-prunes.html  

    Pour avoir le ventre plat , comptez sur les prunes

    Malgré son goût sucré , la prune est  peu calorique ( 52 kcal /100 g ) . Mais, plus que tout , c'est sa richesse en fibres etsa concentration en sorbitol ( double laxatif qui la rendent bonne à croquer pour garder un ventre plat . Elles sont souvent vendues mûres à point ; dégustez-les dans les deux ou trois jours . Vous pouvez les congeler pour l'hiver . En saison , préférez-les nature ou en tarte . pour éviter que leur jus ne détrempe la pâte , saupoudrez-la de gâteaux secs émiétés ou de poudre d'amandes . prenez le temps de faire des confitures délicieuses ou des compotes express au micro-ondes ( avec juste un peu de miel ou du sucre vanillé ) . Plus original ; mélangez-les dans des salades sucrées-salées , par exemple avec de la mâche et du magret de canard fumé .Ou servez-les poêléesau beurre salé , pour accompagner un rôti de porc ou une volaille , car les prunes cuisinées s'accordent à merveille avec les viandes blanches , les poissons et le foie gras.

    La maison de la mirabelle à Rozelieures , en Lorraine

    La famille Grallet- Dupic , producteur-récoltant et distillateur , vous propose une visite unique ( avec vidéo, scénographie son et lumière ) pour vous faire découvrir , du mirabellier à l'alambic . tout ce que l'on peut faire avec le petit fruit d'or ; confitures, sirops, liqueurs et eaux de vie .

    La visite se termine bien sûr par une dégustation .

    Renseignement : 03 83 72 32 26  ou  http://www.maisondelamirabelle.com

    La prune

     

     


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  • Un raisin en or  

    Sa couleur dorée , son goût de miel , le temps et la passion qui lui sont consacrés en font un fruit précieux et ... délicieux

    Le chasselas de Moissac

    T 'as de beaux grains , tu sais

    l'histoire du raisin s'est longtemps confondue avec celle du vin . Pour la simple raison que la transformation du jus de raisins broyés , conservé dans des jarres , en un breuvage fermenté ( et apprécié ! ) est découverte par hasard , mais trés tôt . Commence alors la domestication de la vigne à cette usage , il y a 6 000 ans , en Europe centrale .

    Durant l'Antiquité , la culture de la vigne - et le culte du vin - vont se répandre autour de la Méditérannée . Chez nous , en 600 avant J-C. avec les Phocéens qui viennent fonder marseille . Le raisin doit attendre encore longtemps avant de se faire enfin aimer pour lui-même . C'est au XVIe siècle , à la cour du roi François Ier, à Fontainebleau , que les grains de raisin frais sont enfin appréciés . 

    A Moissac , on  ne lâche pas la grappe

    L'essor du raisin de table n'aura lieu qu'avec le développement du chemin de fer et les ravages des vignobles par le phylloxéra, à la fin du XIXe siècle . A Moissac , dans le Tarn et Garonne , c'est un grain de raisin qui a fait basculer le destin de la région . L'arrivée en 1858 de la ligne Sète-Bordeaux , en permettant le transport des fruits frais crée l'intérêt et l'envie de cultiver du raisin de table sur les coteaux du nord de la Garonne .

    Les grains dorés du chasselat de Moissac , au jus sucré au parfum demiel , remportent en 1971 la première AOC , décernée à un fruit frais convertie en AOP par l'Union européenne en 1996 . Au delà du label et des quantités ( 3 000 à 4 000 tonnes /an ) , il y a la passion des chasselatiers , qui en imprègnent les soins de la vigne , la cueillette ( de fin août aux premières gelées ) et le ciselage de chaque grappe , pour en faire une oeuvre d'art . Bref , une grappe de chasselas , c'est du travail d'orfèvre << fait main >> ... pensez-y en la dégustant  

    Que de vertus

    Diurétique , antioxydant , protecteur du système cardio-vasculaire; ce pouvoir presque magique , que le raisin tire en grande partie de ses polyphènols , génère dès l'Antiquité la pratique de la cure de raisin pour mincir et purifier .

    Dans les années 1930, Moissac devient la première station uvale où les curistes viennent profiter des vertus du chasselas . Aujourd'hui , les cures << détox >>  sont toujours tendance et le raisin en est l'un des meilleurs alliés . Délectez-vous donc de chasselas dorée . Et en cuisine , achez que sa délicatesse ne supporte aucune brutalité : faites rôtir avec légèreté et compoter en douceur . 

    Séjours au pays de la << chasselathérapie >> 

    En pleine récolte du chasselas , Moissac lui fait sa fête le troisième week-end de septembre 

    C'est l'occasion de géguster ses grappes fraîches et tous ses dérivés en jus , confitures ou maccarons .

    Mais Moissac , dont l'abbatiale romane est l'autre joyau , mérite qu'on s'attarde plus d'un jour , pour profiter de l'accueil des chasselatiers dans leurs vignes ou même dans leurs maisons d'hotes . Et conjuguer gourmandises et bien-être , cours de cuisine et raisin en cure ou en soins de beauté , et découvrir la douceur de la << chasselathérapie >> , comme à la ferme de beauté de cap Mathaly !

     Renseignement :   http://www.tourisme.fr/770/office-de-tourisme-moissac.htm

    http://www.chasselas-de-moissac.com/


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  • Le piment d'Espelette , la douceur et son fort

    Le piment d'Espelette ( 2/2)

    Des ancêtres mexicains

    Parti par l'ouest explorer de nouvelles routes vers les Indes et leurs précieuses épices , Christophe Colomb  découvre les Amériques et le piment , qui va briser le monopole de l'Orient en matière d'exotisme culinaire . Depuis son berceau - Pérou, Bolivie et Mexique , où des traces ont été trouvées dans une grotte de Teuacan - , les navigateurs portugais et espagnols le baladent  sur toutes les mers du globe .

    Fruit d'une plante de la famille des solanacées ( celle de la tomate et de la pomme de terre) , du genre Capsicum , il va conquérir toutes les cuisines du monde en un siècle . En Europe , où il est très apprécié pour son goût et son pouvoir conservateur , le destin lui réserve une surprise dans un coin de verdure , entre océan et Pyrénées .

    Idole du Pays Basque

    L'histoire du piment d'Espelette commence vers 1650 , quand est planté en terre basque le fameux Capsicum (espèce Annuum) et qu'au fil des sélections il rougit de plaisir ! Il y trouve un microclimat qui lui va à ravir , et la variété locale obtenue ( gorria ) donne des fruits d'un vermillon éclatant . Le piment devient vite le roi des condiments , relevant les recettes au chocolat ( au XVIIe siècle , Bayonne est la première ville chocolatière de France ), puis tous les plats que les basques assaisonnent de piment à la place du poivre . Les jambons sont aussi parfumés et conservés grâce à lui .

    Aujourd'hui , sur un terroir minuscule ( dix communes dont celle d'Espelette ) , ce bijou , devenu la seule épice française en AOP , cristallise passions et attentions . D'août à fin novembre , les petits cônes charnus sont cueillis à maturité à la main et mis à sécher pendant quinze jours à l'air libre , sur clayette , pour déployer leurs arômes . Après quelques heures au four , ils sont réduits en une poudre rouge brique ( 203 tonnes en 2014 ) au parfum incomparable . Une infime partie de la récolte finit << en cordes >>, sur lesquelles sont enfilés les piments frais que certains suspendent aux façades des misons pour un séchage à l'ancienne ou dans leur cuisine en décoration .

    Poudre magique

    Star des piperade, axoa et autres plats mythiques basques , il sublime de son parfum et de son piquant subtil aussi bien œuf à la coque que foie gras , et tout le reste : légumes , viandes, poissons, fruits, glaces ou desserts au chocolat . Bref , faites comme la chef étoilée Hélène Darroze : << Chez moi , tout est assaisonné au piment d' Espelette ! >>.

    Escapade pimentée à Espelette

    Les 170 producteurs , dont la production et la taille des exploitations sont très variables , constituent une formidable communauté rurale , unie par l'amour du piment et du Pays Basque . Qui en profite ? Les gourmands et les touristes qui tombent sous le charme . Notamment lors de la fête du piment qui , depuis la fin des années 1960 , les attire chaque dernier week-end d'octobre .

    Le piment d'Espelette ( 2/2)

    Dans le village aux maisons enguirlandées de piments en cordes , les rues sont animées par un somptueux marché et des dégustations à n'en plus finir  ( infos au 05 59 93 95 02 ) .Aux plus curieux , des ateliers culinaires sont proposés de juin à fin octobre dans les locaux du syndicat du piment d'Espelette , situés dans la rue principale du village .  Pour plus de renseignement : http://pimentdespelette.com

     


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  • Piment d'Espelette

     

    Exotique en diable , ce piment flamboyant est un vrai phénomène . Au lieu de mettre les bouches en feu comme la plupart de ses cousins , l'Ezpeletako Biperra (piment d'Espelette , en langue basque) fait la conquête des palais par la couceur ... Sa façon à lui de faire des étincelles .

     Le piment d'Espelette à un piquant chaud mais pas brûlant (estimé à quatre sur l'échelle de Scoville , qui compte dix niveaux)  et une richesse aromatique que les basques ont vite repérée.

     Ils l'utilisent à la place du poivre et à toutes les sauces pour relever le poulet basquaise , axoa et piperades, osant même l'associer très tôt au chocolat à Bayonne , première ville chocolatière du royaume au XVIIe siècle

     Rapportée d'Amérique par les conquistadors, cette plante herbacée aux jolis fruits rouges s'implante avec succès dans les Pyrénées Atlantiques dès 1650 .

     Elle a trouvé ici , entre océans et montagnes , un microclimat alliant chaleur et pluies généreuses , comme une bulle d'atmosphère subtropicale , où elle s'épanouit .

     Du coup, son terroir est aussi minuscule , avec une aire de production regroupant dix communes , dont celle d'Espelette et ne dépassant pas la centaines d'hectares .

      Un écrin pour ce rubis végétal .

     On récolte les piments du mois d'août à la fin novembre . A la main et à pleine maturité , de jolis cônes de 10 cm charnus et d'un rouge éclatant

     La plus grosse partie de la production est transformée en poudre .

     Après quinze jours de séchage à l'air libre sur claie , le temps necessaire aux arômes pour s'exprimer, puis quelques heures au four , les piments sont broyés en une poudre d'un rouge brique foncé et au parfum incomparable qui se conserve plus d'un an dans des pots de verre bien fermés.

      Le reste de la récolte , une sélection des plus beaux fruits , finit en <<Corde>>. Enfilés sur des ficelles alimentaires à l'état frais , il sont ainsi transformés en guirlandes superbes qui sont suspendues aux façades et aux balcons des maisons d'Espelette.

     <<sous cette forme , les piments sont aussi beaux que bons et on se les offre comme un bouquet de fleurs , les gens en raffolent pour décorer leur cuisine>>.

     Espelette est à la fête :

    Depuis la fin des années 1960, en octobre , le plus célèbre des villages basques attire les foules pour célébrer son piment . Avec ses maisons enguirlandées , ses rues animées par un beau marché des produits de la région et des dégustation à n'en plus finir , les gourmands sont aux anges .

    Pour plus de renseignement : http://pimentdespelette.com

     


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  • la plus coquette des salades 

    Avec ses feuilles réunies en petits bouquets jolis et faciles à manger , sa seule présence apporte une fraîcheur raffinées

    La  mâche , la plus coquette des salades

     

    Douce en saveur et jolie à regarder , elle plait autant aux cuisiniers qu'aux gourmands  

    Elle inspire les petits mots doux

    Cultivée en Egypte dès l'Antiquité , la valerianella locusta l'est en France depuis la Renaissance . C'est d'ailleurs l'amateur de roses et grand poète Pierre de Ronsard qui , séduit par la jolie mâche , lui donna son premier petit nom << boursette >>. D'autres suivirent pour la qualifier , tout aussi charmants ; clairette, oreillette , galinette ... et finalement doucette , encore employé de nos jours . Ils expriment tous à la fois la douceur de la mâche et l'affection qu'on a pour elle . Longtemps nourriture paysanne et rustique , elle devra attendre le second Empire pour voir monter ses feuilles arrondies et tendres au menu des restaurateurs et gastronomes .

    La belle des bords de Loire

    Premier producteur européen de mâche , la France a , dès le XVIe siècle , élu les bords de Loire pour cette culture . La douceur du climat océanique , encore réchauffé par le Gulf Stream , a fait de la Loire Atlantique le berceau de la salade . Pour réchauffer son sol, la protéger des maladies et éviter que ses feuilles délicates ne soient souillées par la terre , on recouvre celle-ci d'une fine couche de sable . Pas n'importe lequel : du sable provenant du lit de la Loire , et non du sable de mer ou de carrière , trop abrasif ou trop fin .

    Et aujourd'hui , celle qu 'on appelle désormais la mâche nantaise , labellisée IGP , constitue 90 % de notre production . Soit 30 000 tonnes réparties en 100 millions de barquettes et autant de sachets !

    L'hiver est sa pleine saison

    Disponible toute l'année , c'est en hiver qu'elle est la plus verte et la meilleure . Et qu'elle nous apporte une bonne dose de vitamine ( C, E et B9 ) antifatigue et antimicrobes , nécessaires en cette saison . Enfin , sa fraîcheur et sa légèreté dans les menus d'hiver , souvent caloriques et roboratifs , sont délicieuses . Et elle est si vite prête !

    Déjà nettoyée et mise en barquette ou en sachet sous vide en raison de sa fragilité , on n'a plus qu'à la dévorer toute crue ; en salade seule ou accompagnée ( de betteraves rouges et oeufs durs , un régal !) avec du saumon et autres poissons gras et les fromages , surtout les forts !

    Mais attention à ne l'humecter de vinaigrette qu'au dernier moment , pour ne pas la flétrir . Osez aussi le salé-sucré en l'associant aux fruits secs ou frais . Cuite à l'étuvée au beurre , elle s'associe finement aux magret et foie gras . Et surtout , par ici la bonne soupe , si veloutée avec des pommes de terre !  

    Les maraîchers de Loire - Atlantique

    Aux petits soins avec leur mâche chérie en ont fait la star de la région et l'incarnation de leur savoir-faire et de leur passion . Si bien que la petite salade participe aux fêtes et célébrations du terroir nantais , avec les 3 M de Nantes , qui glorifient les trois trésors locauxque sont la mâche, le muguet et le muscadet ! Ils ont aussi choisi la ravissante Annelyse Chardon , dernière femme finaliste de l'émission  Masterchef ( en 2012 ) , pour imaginer des recettes inédites , festives ou quotidiennes , simples ou plus élaborées  , ces créations vontvousdonner plein de nouvelles idées pour savourer la mâche , sans vousen lasser !

    Plus d'infos et de recettes sur :   www.miss-mache.fr

     

    La  mâche , la plus coquette des salades

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  • La mirabelle ne compte pas pour des prunes ! 

    Elle est petite , sa saison est fugace et son arrivée , prévue début août , est guettée par des fans avides de sa chair dorée .

    La mirabelle ne compte pas pour des prunes !

    La ceuillette 2014 qui a débuté le 8 août , s'annonce belle et généreuse , aux alentours de 10 000 tonnes

    En passant par la Lorraine ... Elle est restée

    A la Renaissane , alors que l'intérêt pour des mets plus affinés se développe , le bon roi René , duc d'Anjou et de Lorraine , mais aussi comte de provence , aurait introduit chez nous l'arbre aux petites prunes , dans le Midi , En Lorraine ? les deux ? ... On en débat toujours ! Mais c'est bien , la Lorraine qui a séduit le mirabellier , alors que son climat n'est pas celui du paradis des fruits !

    La mirabelle n'a pas besoin du soleil de Provence pour prendre sa belle couleur dorée . Mais du courage et de la tendresse des hommes certainement ! Les vergers , endomagées lors de l'hiver 1789 , reprendront du poil de la bête après l'attaque du vignoble lorrain par le phyloxéra  ( un puceron ravageur de la vigne ) en 1892. les paysans décident en effet de planter des mirabelliers en lieu et place des vignes .

    La culture et la distillation d'eau de vie de marabelle prennent un essor formidable entre 1920 et 1955... avant le déclin . 

    Une exclusivité quasi mondiale

    la mirabelle de Lorraine , que l'on savoure aujourd'hui comme un bonbon , est un fruit de la passion de jeunes producteurs qui ont , dans les années 1980 , sauvé de l'oubli ce bijou du patrimoine , plantant 1 500 hectaresde nouveaux vergers , s'associant en stucture sociale et solidaire , et optant pour l'agriculture durable , qui met les mirabelliers au vert !

    En 1996 , ils obtiennent l'appellation IGP << mirabelle de Lorraine >> , qui garantit au fruit sa qualité spécifique et son terroir d'origine . Avec une production variant entre 5 000 et 10 000 tonnes par an , la Lorraine assure 80 % de la production mondiale de marabelles ! Chaque été , 25 % de la récolte est consommée en frais .

    La transformation du reste en oreillons surgelés ou en confiture, coulis, sirop et, bien sûr en eau de vie , permet de fire durer le plaisir de ses connaisseurs et d'en élargir considérablement le cercle .

    Délices et épices

    Pendant , six semaines , pas plus , la petite prune ronde et sucrée comme un bonbon ( mais bien moins calorique !) est belle et bonne à croquer . Avec sa peau lisse et souple d'un beau jaune d'or , recouverte ou plutôt voilée de pruine , cire protectrice  et comestible qui est un gage de fraîcheur .

    Cuisinée , c'est toujours en tarte qu'elle fait un malheur ! Mais pensez aussi à elle pour accompagner valailles, viandes blanches ou fruits de mer , y compris dans des recettes  exotiques ( curry, tajine... ) car elle adore les épices .

    ( voir aussi l'article : http://don-de-vie.over-blog.com/article-la-mirabelle-le-soleil-de-la-lorraine-110836307.html  )

     

    La mirabelle ne compte pas pour des prunes ! 

    Les fêtes de la mirabelle  du 17 août au 7 septembre

    Metz , << capitale >> de la Lorraine ne lésine pas pour célébrer la petite prune en or !  La première édition remonte à 1947 et tout était dit dans le slogan lané ce jour là ; << On trouve des prunes partout , des mirabelles , il n'y en a que chez nous ! >> .

    Aujourd'hui , producteurs et transformateurs sont au coeur de festivités qui durent ... plus de la moitié du mois d'août ! Marchés , ateliers de cuisine , concours de chefs , dégustations, spectacles, bals , feux d'artifice, mongolfiades et ... Un concours ouvert aux jeunes et jolies Lorraines ,a l'issue duquel est élue la reine dela miraelle , attirent les gourmands par milliers !

    (renseignement : http://www.fetesdelamirabelle.fr   )


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  • Malgré son nom et sa renommée , il ne fait pas le malin , préfère l'ombre et sait se rendre délicieux... sans faire de chichis.

    Le champignon de Paris, en toute modestie

    Cultivés dans les caves naturelles des bords de Loire , nos champignons de Paris sont à la fois un délice... et une attraction touristique .

    Le plus cultivé de tous

    A l'état sauvage , l'existence de l'agaricus bisporus est anecdotique .<ce qui le rend remarquable à être cultivé .Si pour le cèpe et la girolle , on peut toujours rêver , pour lui et quelques autres ( shiitaké, pleurote ) , les procédés sont très au point . Le développement spontané de champignons sur fumier , compost et autre décomposition organique fut vite repéré et maîtrisé . Ainsi débute la myciculture , tracée deux siècles avant notre ère dans la Grèce antique , au moyen âge en Chine et au Japon , et au XVIIe siècle en France . Une fois de plus , c'est le génial jardinier du roi Louis XIV qui s'y colle à Versailles , avec un succès modéré par ... le froid en hiver et la chaleur en été .

    La découverte des bienfaits d'une température constante e de la fraicheur humide des souterrains sur le bon développement des champignons permet à la myciculture de prendre son essor au début du XIXe siècle . D'abord dans les catacombes et carrières parisiennes - c'est delà qu'il tient son nom - puis dans les grottes et troglodytes du Val de Loire .

    Ne chinoisons pas !

    Même si sa production mondiale est largement dominée par la Chine (70%), il s'appelle toujours champignon de Paris ! Et les meilleurs sont encore bien de chez nous . la concurrence d'Europe de l'Est et de Chine , qui le cultivent à moindre coût dans des hangars réfrigérés , a eu raison de nos champignonnières . Encore 400 dans les années 1970 , elles ne sont plus qu'une cinquantaine, la quasi-totalité dans le Maine et Loire . Pour ces résistants producteurs qui ont quand même fini par adopter la culture sous hangars , les caves en tuffeau et le fumier de cheval ( de Saumur)sont devenus l'apanage d'une production restreinte et haut de gamme qu'ils réservent aux becs fins et aux grand cuisiniers .

    Vendus en circuits cours , ces petits mignons sont de taille irrégulière et pas forcément blanc  ( crème ou bruns ). rien à voir avec les champignons << Chamallow >>, à la texture de polystyrène !

    Crus ou cuits

    Ne les garder pas plus de trois -quatre jours au frais , surtout si vous souhaitez les déguster crus ; nature, en salade, à la crème ...Choisissez les plus gros pour les farcir et gardez les queues pour parfumer sauces ou potages . Cuits , ils sont délicieux dans les sauces blanches ( blanquette de veau ou fricassée de volaille ) . Sautés et épicés, ils accompagnent poissons et fruits de mer et garnissent , vite fait bien fait  , omelette et pizzas .

    Le petit plus

    pour voir <<les champipi , les champignons >> direction les bord de Loire  !

    D'abord pour le musée qui leur est consacré à Saumur (musee-du-champignon.com) et surtout pour la visite d'une champignonnière installée dans une grotte troglodyte creusée dans la pierre de tuffeau .Plusieurs personnes vous accueillent et vous livrent les secrets de cette culture méticuleuse , et , parfois , vous régalent sur place . C'est le cas de la Cave aux Moines  , à 10 km de Saumur , qui , entre autres spécialités locales accompagnées de bons vins de Loire , sert dans son restaurant troglodyte de très fameuses <<galipettes >> - les plus gros champignons - farcies aux rillettes ou au fromage de chèvre ! ( source : téléloisirs )

    Renseignement : 02 41 67 95 64 ou cave-au-moines.com

    Infos : saumur-tourisme.com

     


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  • Peau fine , chair pulpeuse , sans pépins, et joli petit ... cul , qui reste vert !

    Voici notre ravassante et savoureuse clémentine chérie !

    La clémentine , un amour de fruit

    Le plus sexy des agrumes

    Comme l'orange , le citron et la mandarine , dont elle est un hybride , la clémentine est un agrume . Ces fruits originaires du Sud-Est asiatique , où ils sont cultivés depuis plus de trois mille ans , arrivent en Occident et dans le pourtour méditéranéen à partir du Xe siècle . La mandarine est la dernière à faire son entrée chez nous au début des années 1800 .

    En Algérie , où elle est cultivée à grande échelle , le croisement entre une mandarine et une orange douce est opéré par un botaniste français et le frère Clément , chef d'une plantation près d'Oran . Ainsi nait la jolie clémentine en 1902 , sans pépins , avec ses quartiers charnus appelés  << cuisses >> , elle a un charme fou .

    La seule clémentine française et corse

     De novembre à février, c'est succès assuré pour ce fruit du soleil , venu d'Espagne , d'Italie ou du Maroc . Chez nous , la clémentine  a trouvé un seul endroit à son goût ; l'île de Beauté ! Et ce depuis la plantation du premier clémentinier en 1925 , à Figaretto , dans la plaine orientale , dont les conditions climatiques s'avèrent exceptionnelles .Cultivée de façon artisanale , la clémentine de Corse a obtenu en 2007 un label IGP .

    Au total , pas plus de 20 000 tonnes nous arrivent en novembre avec de longues feuilles vertes encore attachées au pédoncule . Attention , leur saison est courte . 

    La reine de la douceur acidulée

     Ne vous laissez pas rebuter par sa couleur présentant encore une certaine verdeur , surtout en dessous pour la clémentine insulaire , d'où son fameux << Petit cul vert >> , qui n'est pas un signe d'immaturité . C'est juste parce que les agrumes ne subissent pas , dans leurs régions ensolleillées , une température assez froide pour transformer la verte chorophylle en piment jaunes , et qu'on ne les a pas fait séjourner en chambree froide pour les << déverdir >> .

    Conservée à température ambiante pendant quatre ou cinq  jours , la clémentine garde toute sa richesse en vitamine C . Divine à déguster nature , elle prête aussi sa chair acidulée à des salades sucrées ou salées ; elleaccompagne , en compotée , volailles et viandes blanches , poissons et crustacées , et elle adore les épices ( cannelle, gingembre ou piment ! ) . Enfin , son zeste  et son jus parfument aussi bien sauceset vinaigrettes que gâteaux , cakes et mufflins .

    Voir aussi :  http://don-de-vie.over-blog.com/article-la-clementine-de-corse-113997609.html

     


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  • Les épices , un enjeu essentiel

    Les épices


    Les épices ont sans doute influé sur le cours de l'histoire .

    Des résidus d'épices
    ont été retrouvés par les archéologues dans les habitations de l'âge de pierre .

    Les traces écrites remontent à environ 7 000 ans avant Jésus-christ
    .

    Quelques Sumériens
    gravèrent  les connaissances qu'ils avaient acquisent sur le laurier , le cumin , le thym , sur les
    petites tablettes d'argile .

    Le premier livre sur les plantes
    fut écrit par un empereur chinois, il y a environ 5 000 ans .

    En l'an 1500 avant notre ère
    , l'Egypte devint le principal comptoir des épices .

    Les Phénitiens
    les transportaient dans le bassin méditéranéen.

    Le commerce des épices
    connut un essor important lors de l'extension de l'empire romain . Il entraîna des guerres , de sorte que les romains se sont battus contre les Arabes , les Portuguais contre les Hindous , les Hollandais contre les Portuguais , et les deux réunis contre les Anglais.... pour les épices


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  •  LES LEGUMES SECS VIENNENT DE LOIN

    LES LEGUMES SECS



    Dans plusieurs sites préhistoriques du nord de la Thaïlande , datant de 7000 ans avant notre ère , mais aussi dans des cavernes du Mexique , on a retrouvé des légumes secs de qualité supérieure à ceux qui existaient à l'état sauvage .Ils étaient sans doute déjà cultivés .
    Il y a quelques millénaires , les fèves étaient un aliment de base dans la vallée du Nil , en Inde et dans le sud - est Asiatique.
    Les armées romaines avaient le plus souvent une bonne soupe de lentilles comme plat de résistance . Des jarres retrouvées dans les épaves des vaisseaux au fond de la méditérannée étaient remplies de lentilles ou de fèves .
    Les phénitiens
    étaient amateurs de pois chiches qui se répendirent en Europe au moyen age comme tout les légumes secs . Mais , il fallut attendre la découverte du nouveau monde au XVIe siècle , pour connaitre les haricots secs cultivés par les Incas et les Mayas , et importés en Europe par les Espagnols .
    La qualité de ces graines fut tout de suite remarquée .

    Catherine de Médicis en trouva comme cadeau dans sa corbeille de mariage


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