• Les fruits du pêcher se défendent bien !

     

    Parfumés et juteux , pêches, nectarines et brugnons sont, de tous les fruits de l'été , les plus délicieux et les plus désaltérants .

     

    La pêche faisait le régal du roi soleil , qui, dit-on en fit cultiver 33 variétés à Versailles .

     

    Un pouvoir de séduction royal

     

    c'est en chine que la présence du pêcher sauvage au Néolithique et sa domestication , plusieurs siècles avant notre ère , ont été attestés par des noyaux ! Suivant la route de la soie , en passant par la Perse dont dérive son nom , prunus persica , il arrive en Europe où dès l'antiquité , il prospère autour de la Méditérannée . Même si ses fruits aiment la chaleur , l'apparition , au XVIIe siècle , de la culture en espalier va permettre d'en faire mûrir en Île de France . Ainsi les murs à pêches de Montreuil approvisionnent les meilleures tables , dont celle de la cour . Le grand jardinier La Quintinie est vite prié par Louis XIV , fou de ses fruits , d'en cultiver à Versailles . Les variétés de l'époque , Grosse Mignone et Têton de Vénus ,ne peuvent qu'aiguiser la gourmandise royale .

     

    Une question de peau et de noyau

     

    Concentrée sur trois régions -- Languedoc-Roussillon, Provence -Alpes-Côte d'Azur et Rhône - Alpes  -- notre production (300 000 tonnes par an ) est au quatrième rang européen , derrière l'Italie , l'Espagne et le Grèce . Regroupés en association, les producteurs nous offrent ecellence et variétés de début juin à fin septembre . Préférez les pêches de nos régions , mûres à point et vite acheminées , à celles de nos voisins , cueillies avant maturité pour résister au transport , donc sovent dures et sans parfum . A chair jaune ou blanche , il y a les pêches à peau duveteuse et les nectarines à peau lisse . Ces dernières ne sont pas issues de croisement  avec la prune et l'abricot , comme on l'a souvent raconté , mais nées de la mutation spontanée du fruit du pêcher . Le choix s'élargit avec le brugnon , une nectarine dont la chair colle au noyau , et la pêche pavie , qui adhère ausi au noyau ! Depuis quelques étés , la pêche plate , ancestrale variété chinoise remise au goût du jour ,fait sensation . Et on se régale en septembre de la pêche de vigne , à chair sanguine , cultivée sur les côteaux du Lyonnais et ceux de la vallée du Rhone .

     

    Pêche Melba et autres délices

     

    très fragile , elle se garde rangée à plat dans un endroit frais -- mais surtout pas au réfrigérateur -- et pas plus de deux jours . Peu calorique et bien vitaminée , c'est nature qu'on la préfère ou en salade de fruits . Pochée au sirop , elle accompagne divinement riz au lait ou glace , comme la fameuse pêche Melba , créee vers 1893 par le chef Auguste Esoffier , avec glace à la vanille et coulis de framboise . En version salée-sucrée , osez l'associer à des crudités (carottes, tomates ) ou servez-la avec volaille , poisson ou fruits de mer .

     

    Les pêches de Montreuil

     

     

    C'est le chemin de fer qui , en transportant les pêches du Midi jusqu'à Paris , a discalifié celles cultivées depuis le XVIIe siècle en Seine-Saint-Denis . Pour compenser le climat peu propice , les horticulteurs montreuillois palissaient leurs arbres contre des murs bien exposés et talochés de plâtre ; la chaleur solaire ainsi accumulée limitait les dégats des gelées nocturnes . De ces fruits réputés et des 600 km de parois , il reste quelques mètres de murs réhabilités par l'association MAP ( mursapeches.org et www.tourisme93.com  )


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  • Une douleur brutale évoque plus une rupture partielle qu'une simple tendinite

     

     

    les lésions du tendon d'Achille : pas que des tendinite !

     

    La membrane qui entoure le tendon d'Achille peut s'irriter . On parle de << péritendinite >>. Cette lésion survient surtout à l'occasion de randonnées quand le tendon frotte sur les tiges des chaussures hautes . Les militaires équipés de leurs fameuses raninflammatoire et l'amélioration du chaussage suffisent à faire disparaitre la douleur . Souvent ,c'est la zone d'accrochage du tendon sur l'os d talon qui est abimé . A l'IRM ,on constate la présence d'un oedème osseux . la rééducation intensive associant massages énergiques, étirements et contractions de freinage ne donne pas de bons résultats sur cette localisation . Pour permettre à l'os de consolider , le repos est souvent nécessaire . Il peut être <<relatif >> :natation, vélo et même trottinement avec des talonnettes sont possible en l'absence de douleur .

    Des compléments nutritionnels à base de vitamine D , de calcium et de silice sont les bienvenus ! Si vous ressentez une vive douleur dans le tendon d'Achille à l'occasion d'un geste unique , une accélération ou un saut , à priori ce n'est pas une tendinite ! Il s'agit probablement d'une rupture partielle du tendon d'Achille , même si vous n'avez pas été victime d'une impotence totale . Si la douleur est un peu haute , vous souffrez peut-être d'un claquage du mollet : c'est moins ennuyeux ! Quoiqu'il en soit , une echographie ou une IRM s'impose ! Si le diagnostic de rupture partielle se confirme , une immobilisation rigoureuse voire une intervention chirurgicale sera sûrement nécessaire  .

     

    Des tendons ...pas d'Achille !

     

    De chaque côté de la cheville , un peu en avant du tendond'Achille , on trouve les tendons stabilisants cette articulation . A la face postérieure du péroné coulissent les péroniers latéraux qui se contractent pour éviter les entorses . A l'arrière du tibia passe le tendon du jambier postérieur qui soutient la voûte plantaire lorsque vous déroulez votre foulée . Ces cordelettes frottent sur les reliefs du péroné et du tibia appelés <<maléoles>>avant de repartir vers l'avant du pied .En cas de surutisation , ils s'irritent sur ces poulies osseuses .Parfois même , ils s'effilochent comme une ficelle usagée , ou se fissurent . Pour limiter le surmenage de ces tendons , il est opportun de contrôler la bascule de l'arrière-pied à l'aide d'une semelle correctrice confectionnée par un podologue du sport .Rarement , une infiltration est nécessaire pour apaiser l'emballement inflammatoire . Exceptionnellement , une intervention chirurgicale s'impose pour suturer les fissures et lisser les gouttières osseuses .

     

    Des rameaux nerveux coincés

     

    A côté du tendon du jambier postérieur , dans la gouttière du tibia , coulisse un nerf .Il donne la sensibilité à la voûte plantaire et au talon . Quand il est irrité dans ce canal étroit , il provoque des douleurs dans le même territoire . Le nerf assurant les sensations cutanées en regard du tendon d'Achille passe dans un orifice fibreux situé sous le muscle du mollet . Là encore , une compression locale déclenche des doulers à distance . Votre médecin retrouve cette irradiation douloureuse quand il appuie à l'endroit où le nerf est coincé . Une infiltration dans le tunnel reponsable de la compression élargit le canal fibreux , fait dégonfler le nerf et vous soulage .

     

    Des os fissurés

     

    L'os du talon , le calcaléum, est percuté à chaque reception de foulée . Les travées osseuses microscopiques se disloquent . Si ces microtraumatismes se multiplient , si les délais entre chaque course sont insuffisants pour permettre la réparation de ces lésions , les fissures se rejoignent et constituent une véritable <<fracture de fatigue>> . Le calcaléum est emblématique de cette blessure . La douleur se situe juste en avant de l'insertion du talon d'Achille et traverse l'os de haut en bas . La radiographie est longtemps normale mais l'IRM montre précocement un gros oedème du tissu osseux . Le traitement passe par le repos relatif . La natation et le vélo sont souvent indolores et permettent de garder la forme . mais le trottinement progressif ne peut-être repris qu'après trois mois .

     

    Du muscle en trop

     

    Le muscle du mollet porte le nom de <<triceps sural>>Il présente trois gros faisceaux . Les deux jumeaux constituent les masses latérales et bombées remontant jusqu'à l'arrière du genou . Le soléaire est situé plus en profondeur et s'accroche sur le tibia . Habituellement , son insertion est relativement haute . Rarement , elle descend beaucoup plus bas , presque au niveau de la cheville. Exceptionnellement , il s'agit d'un muscle supplémentaire , on parle de <<soléaire surnuméraire>>. Alors que l'espace disponible à cet endroit est limité , cette masse musculaire s'hypertrophie avec l'entrainement et gonfle pendant la scéance. La pression augmente dans le muscle et le sang oxygéné ne parvient plus à s'alimenter . Ca fait mal ! des talonnettes réduisent le travail musculaire et favorisent la perte de volume . Il faut parfois modifier le style de la foulée et proposer au joggeur de ne plus courrir sur la pointe des pieds , même lors des fractionnés rapides . Le kinésithérapeute peut effectuer des massages de décontraction et de drainage . Les appareils excitomoteurs proposent aussi des programmes fvorisants la récupération et le retour veineux .


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  • Vous avez mal à l'arrière de la cheville . Vous pensez que c'est une tendinite d'Achille . C'est probable ... mais ce n'est pas certain ! Un diagnostic précis est indispensable pour vous soulager !

     

     

     

     

    Les médecins enseignant la traumatologie aiment apostropher leurs étudiants en utilisant cette formule provocatrice : << vous pouvez considérer que toute douleur à l'arrière de la cheville est une tendinite d'Achille si vous ne craignez pas de vous tromper 2 fois sur 10 ! >>. En effet, à cet emplacement , on trouve de multiples structures : des tendons , des os , des muscles , des nerfs et des poches de glissement . Chacun de ces tissus peut s'abîmer ! Chaque fois , le traitement est différent .

     

    Des bursites : Des poches de glissement

     

    De part et d'autre du tendon d'Achille , on trouve un sac contenant un peu de liquide de lubrification , on parle de << bourse séreuse >> . En arrière, elle favorise le coulissage de la peau sur le tendon . En avant , elle facilite le glissement de ce tendon sur l'os du talon , le carcanéum .

    Ces bourses s'inflamment quand les frottements sont excessifs , on parle de << bursite >>. On peut comparer ces épanchements à de véritables << ampoules profondes >> . Elles apparaîssent notammentlorsque le contrefort de votre chaussure rabote le face postérieure de votre cheville . L'agression de la bourse antérieure augmente quand il existe un bec osseux à l'arrière du carcanéum, c'est la maladie de HAGLUND. Pour soigner cette blessure , les anti-inflammatoires sont utiles , parfois même sous forme d'infiltration .

    Quoi qu'il en soit , il faut toujours traiter la cause , en l'occurence éviter les frottements et trouver une paire de chaussures adaptée . Exceptionnellement , une opération est nécessaire pour enlever les bourses devenues épaisses et rigides ou couper l'excroissance du calcanéum.

     

    Arrêtez-vous au carrefour !

     

    L'astragale , l'os de la cheville , est placé entre le tibia et le calcaléum . Sa face postérieure peut se coincer entre ces deux os quand l'articulation s'étend au maximumou violemment . Ce choc peut se produire lors de la frappe au footballou à l'occasion des sprints en athlétisme . On retrouve aussi ce microtraumatisme chez la danseuse qui travaille sur pointes . Enfin , cette blessure peut survenir de façon concomitante à une banale entorse de heville dont elle complique l'évolution .

    A l'examen , vous sautillez sans douleur : la contrction puissante du mollet ne fiat pas mal , votre tendon d'Achille n'est pas atteint . En revanche , quand votre médecin du sport met lui-même votre cheville en extention rapide et maximale , il déclenche votre douleur . Les radiographies montrent sovent un bec osseux  à l'arrière de l'astragale . On peut considérer cette structure comme un véritablecal osseux qui grossit en réponseaux multiples impacts... et coince de plus en plus ! Parfois , il est nécessaire de prescrire un IRM pour voir un repli volumineux du sac articulaire qui est pincé et saigne quand la cheville s'étend .

    Quel que soit le tissu atteint , qu'il s'agisse d'os ou de membrane , il est très inflammé . Une infiltration dans l'articulation se révèle souyvent utile et efficace !

    Après quelques jours de repos , puis de vélo , vous pouvez reprendre vos activités plus agressives . Prenez soin de mettre en place un stapping qui limite l'extension de votre cheville . Rarement le bec osseux est si volumineux qu'une opération s'impose pour l'enlever .

     


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  • Il ne paye pas de mine et son goût n'est pas extraordinaire .

    Pourtant, on a su trouver ses qualités et les apprécier aux beaux jours .

     

    Princicpalement constitué d'eau , il est la star des menus minceur d'avant l'été

     

    Croqué par les rois , sacré par la BD

     

    Sa couleur et sa saveur discrètes feraient presque oublier que cette cucurbitacée est un fruit exotique . Poussant à l'état sauvage sur les contreforts de l'Himalaya , avant d'être domestiqué en Inde , puis en Chine vers 3000 ans avant J-C.

    Le concombre fait son chemin par le Moyen-Orient , où Egyptiens et Hébreux en font grand cas . Il s'impose ensuite dans la cuisine antique des Grecs et des Romains avant d'arriver chez nous , où il a rapidement la cote . Charlemagne puis Louis XIV raffolent de sa chair fraîche et croquante .

    Le créateur du potager du roi à Versailles , Jean-Baptiste de La Quintinie est alors prié d'en cultiver sous serres . Non rassasiant , il est peu apprécié des paysans , à l'inverse des classes aisées et oisives qui en font un aliment de  plaisir !

    Quant à son incarnation en héros debande dessinée , le concombre masqué , créé par le dessinateur Nikita Mandrika en 1965 , elle n'a fait qu'accroître son prestige .

     

    Espèce de gros cornichon

     

    Le concombre << Hollandais >> , long, droit et à peau lisse , résulte de sélections successives , menées dans le but de lui faire perdre son amertume . C'est le plus cultivé chez nous ( à 80 % ), surtout dans le Val de Loire , le Sud et l' Est de la France. Ayant besoin de chaleur , nos concombres plantés en terre ( sur les étals à partir d'avril-mai ) sont à 95 % cultivéssous serres . seul le concombre << épineux >> ,plus court , trapu avec une peau hérissée de quelques épines ( inoffensives ! ) et un goût plus marqué , supporte la culture en plein champ dans le midi .

    Sa ressemblance avec le cornichon conduit à préciser qu'ils sont de la même espèce ( Cucumis sativus ) . Le second étant cueilli avant sa pleine croissance et utilisé en condiment .

    Diverses sélections ont toutefois permis de donner naissance à des variétés de petits concombres << spéciales cornichons >> !

     

    Frais et  léger , il rime avec été

     

    Beaucoup d'eau et une extrême légèreté calorique ne l'empêchent pas de fournir vitamne , minéraux et antioxydants bénéfiques . Et facile à préparer avec ça .Coupé en tranches , billes, tronçons , bâtonnets ou tagliatelles et parfumé ( estragon , aneth, menthe, ciboulette ) , il garde tout son croquant ; râpé , il est délicieux en tzatziki grec ou en soupe d'été glacée . Cuit 2-3 mn à la poêle ou à l'eau et relevé d'épices ( coriandre, curry, piment ) , il se prête aux recettes exotiques , tendance aujourd'hui ... Un joli retour aux sources !

     

    Bon à savoir

     

    Le potager du roi à Versailles

     

     

    C'est là , à deux pas du château , que Jean-Baptiste de La Quintinie créa en 1678 un extraordinaire jardin de fruits et légumes , pour la fierté et le régal de son roi . Louis XIV y conduisait ses invités et offrait à sa table un choix de produits rares . Melos, cerises, pois, poires, figues, concombres  fraises et asperges s'y épanouissaient déjà , et très précocement . Aujourd'hui ,ils perdurent autour du bassin et du << grand carré >> ; sur 9 hectares , 400 variétés fruitières et autant de légumières anciennes et plus récentes produisent 30 tonnes de fruits et 20 tonnes de légumes chaque année

    Visites du mardi au dimanche de 10 à 18 h

    Vente de produits frais cueillis les mardis, jeudis et samedis matin

    Plus d'infos :  www.potager-du-roi.fr


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  • C'est en mai que resplendit le premier fruit à noyau de l'année .

    Son, goût est d'autant plus délicieux qu'il signe l'arrivée de l'été .

     

    Récolté jusqu'en juillet , ce fruit rouge sucré , à croquer tel quel ou à cuisiner , a des vertus antioxydantes

     

     

    Pour l'amour des fruits et des fleurs

     

    Dès le néolitique , le cerisier sauvage poussait en Europe , présence attestée par des traces irréfutables :  les noyaux !  Sa culture date de l'Antiquité , mais c'est au Moyen-Âge qu'elle se professionnalise en France et au XVIIe siècle qu'elle se développe , y compris en qualité , encouragée avec gourmandise par le roi Louis XV  , fan des cerises . Autre amateur illustre de ce fruit rouge et charnu , Napoléon qui , lui , se contenta de donner son nom à une variété de bigarreau .

     

    Si la culture du cerisier , exigeant , toute l'année surveillance et soins manuels minutieux pour donner un fruit fragile et à la saison courte , n'a pas disparu , c'est parce que cet arbre est le contraire d'un ingrat . En nous gratifiant avant celui des fruits ( délicieux ! ) du temps des fleurs( somptueux ! ) qui subliment les paysages chaque printemps . Au point que le Japon a renoncé aux cerises , pour des variétés aux  fleurs doubles et stériles mais décoratives .

     

    Perles rouges et noires des terroirs

     

    Le premier pays producteur au monde est la Turquie . En Europe , la Pologne arrive en tête et la France au huitième rang , avec une production de 50 000 tonnes par an . Nos cerises sont à 80 % des bigarreaux . La burlat est la plus précoce ( en mai ) et la plus abondante , suivent la summit et la reverchon , et enfin le hedelfingen , qui clôt la saison début juillet .

     

    Parmi les variétés destinées à être transformées , il y a la merise et la guigne pour le kirsch et le guignolet , la griotte pour l'eau de vie . Nos cerises préfèrent le sud , des coteaux du Ventoux au Luberon , le Vaucluse en est le premier producteur . On en trouve aussi dans la région d'Apt , réputée mondialement pour ces cerises confites . Autre trésor de terroir , les cerises d'Ixassou , dont on fait la confiture de cerises noires , délicieuse avec le fromage de brebis ou dans le gâteau basque .

     

    La cerise sur ... ou dans le gâteau !

     

    Le plus sucré des fruits rouges et aussi le plus calorique , mais ses vitamines et antioxydants , très bénéfiques , valent bien qu'on s'en régale , sans culpabiliser .  Et sans oublier de recracher les noyaux !

     

    Pour autant , ne les enlever pas dans le clafoutis , il n'en est que meilleur . Dans les mufflins , cake , crumble et fôret noire comme en compote ou confiture , les fruits dénoyautés sont en revanche recommandés .

     

    Osez les poêler pour accompagner volailles ou gibier , fraîches , dégustez-les dans les deux ou trois jours en les rinçant au fur età masure juste avant .

     

     


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  • La petite courge d'été

    pleine de fantaisie, elle se prête à de délicieuses recettes de soleil et d'inventivité , tout en gardant sa grande légèreté .

    Regorgeant de vitamines et peu calorique , ce légume de saison ravit les papilles et donne la pêche !

    L'histoire courte d'une jeunette

    Dans l'immense famille des cucurbitacées , il existe une espèce de courge , la Cucurbita pepo , qui compte aussi bien la citrouille , courge d'hiver récoltée à point , que la courgette d'été récoltée avant sa maturité complète .

    Les courges qui poussent depuis des millénaires sous les tropiques d'Amérique, sont rapportées en Europe par Christophe Colomb dès le XVe siècle et se taillent un franc succès par leurs saveurs et leurs formes plantureuses .Mais ce n'est qu'au XIXe siècle que la courgette fait son apparition .

    Il aura fallu l'idée lumineuse des Italiens qui , un siècle plus tôt , ont décidé de les ceuillir encore jeunes , petites et tendres . D'où leur premier nom : courge d'Italie . 

    Les saintes chéries de Provence

    Si sa culture , le plus souvent en pleine terre , exige un arrosage abondant et régulier , c'est à la chaleur du Sud, qu'en bonne fille des tropiques , elle exulte . Les régions bordant la Méditéranée produisent les deux tiers des quelques 120 000 tonnes récoltées en France .

    Mieux, près de la moitié poussent dans le Sud-Est ,et la Provence en a fait l'un des piliers de sa cuisine . Il est vrai que , sur ces terres ensoleillées , les courgettes sont d'autant plus désirables qu'elles offrent un festival de couleurs et de formes .

    En plus des classiques , cylndriques et franchement vertes ( ou jaunes pour la variété gold rush ) , il y a la grisette de provence ( vert marbré de gris ) , la ronde de Nice , idéale à farcir , ou l'étonnante courgette trompette ,courbée et d'un vert très clair .

    Et comme cela ne suffit pas , les Méridionaux ont même coutume de manger les fleurs de courgettes farcies ou en beignets .

    L'huile d'olive pour alliée

    Entre juin et septembre , régalez-vous et profitez de leur combinaison nutritionnelle magique : un minimum de calories pour un maximum de fibres , vatamines  et minéraux

    Renouvelez souvent leur achat , au lieu de les garder plus de trois à quatre jours , et ne les épluchez pas . Elles se dégustent crues , râpées ou en ruban dans des salades .

    Mais c'est cuites qu'elles offrent le meilleur d'elles-mêmes , à la vapeur , à l'eau ou sautées à la poêle . Et , à chaud ou à froid toujours à l'huile d'olive .

    Incontournable dans les plats du Midi ( ratatouille , petits farcis, tian de légumes ) , elles s'associent à merveille aux fromage de chèvre frais ou affinés , et à l'agneau .Et se prêtent à des douceurs salées plus inédites , en flan , clafoutis, tatin , charlotte avec herbes et épices .


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  • Cette grosse tête à feuilles de chou régale tout le monde de l'entrée au dessert .

     

     

     

    Il prête sa fraîcheur désaltérante , sa saveur et sa couleur aux menus que l'on aime en été , légers et pleins de fantaisie !

     

    Un légume au goût de fruit

     

    De la famille des cucurbitacées , le melon est un légume . A l'origine , il était d'ailleurs consommé comme tel , assaisonné de poivre et de vinaigre . Il est vrai que le fruit de la plante rampante à larges feuilles du même nom était alors petit , fade et peu sucré . C'est en Egypte que sa culture est clairement reconnue 500 ans avant J-C , puis en Europe dès le début de notre ére . Mais il doit attendre le XVIe siècle pour susciter un véritable intérêt . Une nouvelle variété à chair orangée et délicieusement sucrée , cultivée par des moines italiens dans la résidence d'été pontificale de Cantalupo , dans le Piémont  , va faire chez nous une entrée fracassante , par la Provence . Et déclencher des passions : voltaire qualifie le melon de << chef-d'oeuvre de l'été >> , et Alexandre Dumas fait don , en 1864, de la totalité de son oeuvre puliée à la bibliothèque de la ville de Cavaillon , contre une rente viagère de 12 melons par an !

     

    On a le melon , et pas qu'à Cavaillon

     

    De provence, la culture du bon melon sucré << cantalou >> s'est vite propagée à l'ouest , du Languedoc aux Charentes , région qui a donné l'appellation << de type charentais >>au melon le plus apprécié , le plus courant et qui est cultivé partout , y compris hors de France. Aujourd'hui , le Sud-Est , le Sud-ouest et le Centre-Ouest sont les grande terres à melon de l'Hexagone , troisième producteur en Europe derrière l'Espagne et l'Italie , avec 285 000 tonnes par an et de succulents spécimens : le << melon u Quercy >> , deux stars de terroir bien identifiées , dont la qualité est reconnue par un label IGP , mais surtout le plus célèbre de tous , le melon de Cavaillon , dont la qualité et le prestige sont soutenus par le syndicat des maîtres melonniers de Cavaillon .

     

    Choisissez-le les yeux fermés !

     

    Si l'on n'est jamais sûr de sa saveur à100 % , c'est d'abord à sa densité et à son parfum ( pas trop fort ) qu'il faut se fier . Riche en eau  et peu calorique , ce légume est un savoureux cocktail de vitamnes , minéraux et antioxydants . En sorbet ou en confiture , il exprime divinement toute sa douceur . mais c'est dans les mariages sucrés-salés qu'il offre un bonheur à chaque fois renouvelé : avec du jambon sec, du magret ou du poulet mariné , mais aussi avec des fromages frais . Et sachez qu'il supporte à merveille sauce vinaigrette , plantes aromatiques et épices !

     

     


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  • Ils ont toujours eu un succès fou . Et même les enfants , peu friands de légumes verts , adorent leur tendreté et leur goût sucré !

     

     

    Les petits pois , des grains de folie !

    Une fois la corvée d'écossage passée , ces légumes de saison ne sont que saveur et volupté .

     

     

    une réputation de poids

     

    Plante grimpante de la famille des légumineuses , les pois sont très anciens , cuktivés en Europe , Moyen-Orient et Asie depuis l'apparition de l'agriculture au néolithique . pour ces graines farineuses riches en protéines que l'on laissait sécher , comme les pois cassés d'aujourd'hui . Précisons que le pois chiche , autre graine sèche , est d'un genre voisin mais différent .

     

    Il faut attendre le XVIIe siècle pour que le terme << petit pois >> vienne distinguer le légume vert du pois sec traditionnel .C'est à la cour de Louis XIV que ce petit nouveau va asseoir son prestige , soutenu par la savoir-faire du jardinier du roi , Jean- Baptiste de La Quintinie , et par les  << pâmoisons >> des maîtresses et des courtisanes quand elles le dégustent !

     

    Autres titres de gloire : c'est lui qui permit au botaniste autrichien Gregor Mendel d'établir au XIXe siècle , les lois fondatrices de la génétique moderne . Et encore lui qui inspira au célèbre auteur de contes suédois Hans Christian Andersen , la princesse aux petits pois .

     

    Les atouts de la jeunesse

     

    A la différence des pois secs , les petits pois sont récoltés avant maturité, c'est-à-dire avant de devenir farineux et à peau épaisse . C'est tout le secret de leur tendresse et de leur croquant .

     

    Certaines variétés sont même cueillies encore plus prématurément , quand les grains sont à peine formés dans leurs cosses plates et encore si tendres qu'on les mange ainsi :ce sont les petits pois gourmands ou << mange-tout >>!Le Nord , la Picardie et la Bretagne sont les principales régions de culture de ce légume , pour une très grande part destiné à la conserve .

     

    Autant dire que les pois frais sont une rareté , à la saison fugace ( mai àjuin ) dot il faut profiter pleinement .

     

    Cuisinez-les aux petits oignons

     

    Fragiles, ils sont souvent mis en vente le jour de la cueillette et ne se conservent pas plus de 48 h dans le bas du réfrigérateur . Leur fraîcheur garantit leurs qualités nutritionnelles atypiques : riches en vitamines et minéraux , les petits pois contiennent bien plus de protéines et de fibres que la plupart des légumes verts .

     

    A savourer à l'étuvée avec des oignons nouveaux , seuls ou en jardiniére pour accompagner viandes et volailles . On peut les déguster avec des féculents ( risotto , riz cantonnais )en soupe avec  du bacon grillé ou en crème , parfumée à la coriandre ou à la menthe fraîche .


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    Premier fruit rouge de l'année , elle est le symbole des beaux jours qui annoncent l'été et les vacances ...  Un délice .

     

    Peu sucrée, elle est l'alliée de la minceur et par son parfum , la grande amie des enfants .

     

    Quand Frésier ramène sa fraise

     

    A l'état sauvage , ce sont les petits fruits rouges des fraisiers des bois. Baptisés Fragaria ( fragrance ) , ils sont appréciés dès l'antiquité pour leur parfum que les romains utilisent en produits de beauté .

     

    Au Moyen Age et à la renaissance , on commence à les domestiquer dans les jardins et à les déguster avec de la crème ! Mais c'est au XVIIIe siècle que tout change , quand un officier de marine , le bien-nommé Frézier , rapporte du Chili des plants de grosses fraisesblanches .

     

    En les cultivant près des fraisiers à fruits rouges ,leur hybridation spontanée a donné le fruit que l'on connaît . Alliant la taille des uns , le parfum et la couleur des autres , il va enfin être cultivé à grande échelle, chez nous,  à  Plougastel , le berceau de la fraise .

     

    Leur parfum justifie les moyens

     

    Si la fraise de Plougastel ( plus d'un quart de la production française jusqu'au début du XXe siècle ) reste la doyenne , de nombreuses régions se sont mises à la fraisiculture , surtout l'Aquitaine qui assure 40% du total des 53 000 tonnes produites par an .

     

    Avec deux célébrités : la fraise du Lot -et- Garonne , en label rouge , et celle du Périgord , qui jouit d'une IGP ( Indication Géographique Protégée ). Et le travail de nos chercheurs de l'INRA , sur l'arôme et le goût du fruit , permet aux producteurs français regroupés en association nationale , d'offrir des variétés aux parfums affirmés .

     

    La gariguette , acidulée et la précoce ciflorette (à partir de mars -avril ) , douce et de forme oblongue , puis la charlotte musquée et autres rondes sucrées et très parfumées dont la mara des bois , plus petite mais aux sublimes arômes .

     

    En cuisine, restez sobre !

     

    Malgrè les variétés précoces en mars et remontantes jusqu'en octobre , la pleine saison reste mai et juin . On a le choix des meilleures pour déguster sans chichi , ni modération .

     

    Nature à la croque-au-sucre , c'est la meilleure façon de s'en régaler pour les amateurs . mais on peut craquer pour un nuage de crème ou une sauce chocolat ! Bourré de vitamine C et d'antioxydants, il s'agit aussi de l'un des fruits les moins sucrés , donc peu calorique .

     

    Elles se mangent crues , en salade, en tarte sur une pâte sablée ou en charlotte ; en carpaccio sucré avec de la menthe fraîche , salé avec huile d'olive, vinaigre balsamique , poivre et basilic ; en sorbet ou en smoothie. Et pour des confitures ou des coulis divins , leur cuisson doit être douce !

     


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  • Son pouvoir est absolu mais il l'exerce en douceur .

    Par son goût inégalé et le plaisir qu'il procure , intense et permis à tout âge

     

    la cabosse (15 à 20 cm de long ) , qui pousse sur les grosses branches et le tronc du cacaoyer , contient plusieurs dizaines de graines : les fêves de chocolat

     

    A boire avant d'être à croquer

     

    Il y a plus de trois mille ans , au Mexique , Mayas et Aztèques ceuillent déjà les cabosses (grosses gousses ), fruits du cacaoyer , qui renferment les fêves de cacao . Ils en font une boisson amère appelée xocolat l. Ce sont encore une fois les conquistadors qui vont découvrir ce cacao , jusque-là inconnu dans le reste du monde .

    Et , c'est Herman Cortés qui , le premier a en rapporter à la cour d'Espagne en 1528 . Adoucie de sucre et de lait , la boisson chocolatée fait , au XVIIe siècle ,la conquête des cours royales .

    En France ,,on découvre le chocolat en 1615 lors du mariage de Louis XIII et d'Anne d'Autriche à Bordeaux , non loin de Bayonne , où il était arrivé le siècle d'avant avec les juifs sépharades espagnols en exil .

    Mais c'est Louis XIV qui le lance en grande pompe ,à Versailles , où la marquise de Sévigné en décrit les délices dans ses célèbres lettres .

    Il restera une boisson d'aristos jusqu'aux révolutions techniques et industrielles des XVIII et XIX e siècles , qui permettrons de fabriquer du chocolat à croquer pour tous !

     

    Entre blanc et noir , y a pas photo , mais du cacao !

     

    La production mondiale de fêves de cacao (plus de 4 millions de tonnes) est dominée par le continent africain ( Côte d'Ivoire , Ghana ) et Indonésie qui en assurent 80 % . Malgré le renfort de producteurs ( Brésil , Equateur, Vénézuela ...) , appréciés pour la finesse de leurs crus , le marché est tendu à cause d'une forte demande de la chine et autres pays émergeants , qui fait exploser le prix de cette précieuse denrée , en passe de devenir rare .

    Profitez-en ! surtout si vous êtes amateurs purs et durs de chocolat noir , le vrai mélange de sucre et d'au moins 35 % de cacao , jusqu'à 70ù et même 99 % pour les plus amers ! Quant au chocolat blanc , il n'en a ni le goût ni la couleur , et c'est logique car il n'en contient pas !

     

    Le roi des fêtes !

     

    Antistress , anticholestérol et autres maladies cardio-vasculaires , antioxydant, stimilant cérébral , antidépresseur , euphorisant ...

    Des études sérieuses lui accordent toutes ces vertus et, plus il est noir , plus il nous fait du bien . Alors , en tablette , en bonbon ou cuisiné , dégustons le chocolat dans tous ses états .

    A pâques , la <<hot saison >> où les chocolatiers déchaînés rivalisent de créativités pour nous offrir oeufs , et autres chefs -d'oeuvre cacaotés , en croquer n'est plus un péché mignon mais du grand art !


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