• Cette grosse tête à feuilles de chou régale tout le monde de l'entrée au dessert .

     

     

     

    Il prête sa fraîcheur désaltérante , sa saveur et sa couleur aux menus que l'on aime en été , légers et pleins de fantaisie !

     

    Un légume au goût de fruit

     

    De la famille des cucurbitacées , le melon est un légume . A l'origine , il était d'ailleurs consommé comme tel , assaisonné de poivre et de vinaigre . Il est vrai que le fruit de la plante rampante à larges feuilles du même nom était alors petit , fade et peu sucré . C'est en Egypte que sa culture est clairement reconnue 500 ans avant J-C , puis en Europe dès le début de notre ére . Mais il doit attendre le XVIe siècle pour susciter un véritable intérêt . Une nouvelle variété à chair orangée et délicieusement sucrée , cultivée par des moines italiens dans la résidence d'été pontificale de Cantalupo , dans le Piémont  , va faire chez nous une entrée fracassante , par la Provence . Et déclencher des passions : voltaire qualifie le melon de << chef-d'oeuvre de l'été >> , et Alexandre Dumas fait don , en 1864, de la totalité de son oeuvre puliée à la bibliothèque de la ville de Cavaillon , contre une rente viagère de 12 melons par an !

     

    On a le melon , et pas qu'à Cavaillon

     

    De provence, la culture du bon melon sucré << cantalou >> s'est vite propagée à l'ouest , du Languedoc aux Charentes , région qui a donné l'appellation << de type charentais >>au melon le plus apprécié , le plus courant et qui est cultivé partout , y compris hors de France. Aujourd'hui , le Sud-Est , le Sud-ouest et le Centre-Ouest sont les grande terres à melon de l'Hexagone , troisième producteur en Europe derrière l'Espagne et l'Italie , avec 285 000 tonnes par an et de succulents spécimens : le << melon u Quercy >> , deux stars de terroir bien identifiées , dont la qualité est reconnue par un label IGP , mais surtout le plus célèbre de tous , le melon de Cavaillon , dont la qualité et le prestige sont soutenus par le syndicat des maîtres melonniers de Cavaillon .

     

    Choisissez-le les yeux fermés !

     

    Si l'on n'est jamais sûr de sa saveur à100 % , c'est d'abord à sa densité et à son parfum ( pas trop fort ) qu'il faut se fier . Riche en eau  et peu calorique , ce légume est un savoureux cocktail de vitamnes , minéraux et antioxydants . En sorbet ou en confiture , il exprime divinement toute sa douceur . mais c'est dans les mariages sucrés-salés qu'il offre un bonheur à chaque fois renouvelé : avec du jambon sec, du magret ou du poulet mariné , mais aussi avec des fromages frais . Et sachez qu'il supporte à merveille sauce vinaigrette , plantes aromatiques et épices !

     

     


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  • Ils ont toujours eu un succès fou . Et même les enfants , peu friands de légumes verts , adorent leur tendreté et leur goût sucré !

     

     

    Les petits pois , des grains de folie !

    Une fois la corvée d'écossage passée , ces légumes de saison ne sont que saveur et volupté .

     

     

    une réputation de poids

     

    Plante grimpante de la famille des légumineuses , les pois sont très anciens , cuktivés en Europe , Moyen-Orient et Asie depuis l'apparition de l'agriculture au néolithique . pour ces graines farineuses riches en protéines que l'on laissait sécher , comme les pois cassés d'aujourd'hui . Précisons que le pois chiche , autre graine sèche , est d'un genre voisin mais différent .

     

    Il faut attendre le XVIIe siècle pour que le terme << petit pois >> vienne distinguer le légume vert du pois sec traditionnel .C'est à la cour de Louis XIV que ce petit nouveau va asseoir son prestige , soutenu par la savoir-faire du jardinier du roi , Jean- Baptiste de La Quintinie , et par les  << pâmoisons >> des maîtresses et des courtisanes quand elles le dégustent !

     

    Autres titres de gloire : c'est lui qui permit au botaniste autrichien Gregor Mendel d'établir au XIXe siècle , les lois fondatrices de la génétique moderne . Et encore lui qui inspira au célèbre auteur de contes suédois Hans Christian Andersen , la princesse aux petits pois .

     

    Les atouts de la jeunesse

     

    A la différence des pois secs , les petits pois sont récoltés avant maturité, c'est-à-dire avant de devenir farineux et à peau épaisse . C'est tout le secret de leur tendresse et de leur croquant .

     

    Certaines variétés sont même cueillies encore plus prématurément , quand les grains sont à peine formés dans leurs cosses plates et encore si tendres qu'on les mange ainsi :ce sont les petits pois gourmands ou << mange-tout >>!Le Nord , la Picardie et la Bretagne sont les principales régions de culture de ce légume , pour une très grande part destiné à la conserve .

     

    Autant dire que les pois frais sont une rareté , à la saison fugace ( mai àjuin ) dot il faut profiter pleinement .

     

    Cuisinez-les aux petits oignons

     

    Fragiles, ils sont souvent mis en vente le jour de la cueillette et ne se conservent pas plus de 48 h dans le bas du réfrigérateur . Leur fraîcheur garantit leurs qualités nutritionnelles atypiques : riches en vitamines et minéraux , les petits pois contiennent bien plus de protéines et de fibres que la plupart des légumes verts .

     

    A savourer à l'étuvée avec des oignons nouveaux , seuls ou en jardiniére pour accompagner viandes et volailles . On peut les déguster avec des féculents ( risotto , riz cantonnais )en soupe avec  du bacon grillé ou en crème , parfumée à la coriandre ou à la menthe fraîche .


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    Premier fruit rouge de l'année , elle est le symbole des beaux jours qui annoncent l'été et les vacances ...  Un délice .

     

    Peu sucrée, elle est l'alliée de la minceur et par son parfum , la grande amie des enfants .

     

    Quand Frésier ramène sa fraise

     

    A l'état sauvage , ce sont les petits fruits rouges des fraisiers des bois. Baptisés Fragaria ( fragrance ) , ils sont appréciés dès l'antiquité pour leur parfum que les romains utilisent en produits de beauté .

     

    Au Moyen Age et à la renaissance , on commence à les domestiquer dans les jardins et à les déguster avec de la crème ! Mais c'est au XVIIIe siècle que tout change , quand un officier de marine , le bien-nommé Frézier , rapporte du Chili des plants de grosses fraisesblanches .

     

    En les cultivant près des fraisiers à fruits rouges ,leur hybridation spontanée a donné le fruit que l'on connaît . Alliant la taille des uns , le parfum et la couleur des autres , il va enfin être cultivé à grande échelle, chez nous,  à  Plougastel , le berceau de la fraise .

     

    Leur parfum justifie les moyens

     

    Si la fraise de Plougastel ( plus d'un quart de la production française jusqu'au début du XXe siècle ) reste la doyenne , de nombreuses régions se sont mises à la fraisiculture , surtout l'Aquitaine qui assure 40% du total des 53 000 tonnes produites par an .

     

    Avec deux célébrités : la fraise du Lot -et- Garonne , en label rouge , et celle du Périgord , qui jouit d'une IGP ( Indication Géographique Protégée ). Et le travail de nos chercheurs de l'INRA , sur l'arôme et le goût du fruit , permet aux producteurs français regroupés en association nationale , d'offrir des variétés aux parfums affirmés .

     

    La gariguette , acidulée et la précoce ciflorette (à partir de mars -avril ) , douce et de forme oblongue , puis la charlotte musquée et autres rondes sucrées et très parfumées dont la mara des bois , plus petite mais aux sublimes arômes .

     

    En cuisine, restez sobre !

     

    Malgrè les variétés précoces en mars et remontantes jusqu'en octobre , la pleine saison reste mai et juin . On a le choix des meilleures pour déguster sans chichi , ni modération .

     

    Nature à la croque-au-sucre , c'est la meilleure façon de s'en régaler pour les amateurs . mais on peut craquer pour un nuage de crème ou une sauce chocolat ! Bourré de vitamine C et d'antioxydants, il s'agit aussi de l'un des fruits les moins sucrés , donc peu calorique .

     

    Elles se mangent crues , en salade, en tarte sur une pâte sablée ou en charlotte ; en carpaccio sucré avec de la menthe fraîche , salé avec huile d'olive, vinaigre balsamique , poivre et basilic ; en sorbet ou en smoothie. Et pour des confitures ou des coulis divins , leur cuisson doit être douce !

     


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  • Son pouvoir est absolu mais il l'exerce en douceur .

    Par son goût inégalé et le plaisir qu'il procure , intense et permis à tout âge

     

    la cabosse (15 à 20 cm de long ) , qui pousse sur les grosses branches et le tronc du cacaoyer , contient plusieurs dizaines de graines : les fêves de chocolat

     

    A boire avant d'être à croquer

     

    Il y a plus de trois mille ans , au Mexique , Mayas et Aztèques ceuillent déjà les cabosses (grosses gousses ), fruits du cacaoyer , qui renferment les fêves de cacao . Ils en font une boisson amère appelée xocolat l. Ce sont encore une fois les conquistadors qui vont découvrir ce cacao , jusque-là inconnu dans le reste du monde .

    Et , c'est Herman Cortés qui , le premier a en rapporter à la cour d'Espagne en 1528 . Adoucie de sucre et de lait , la boisson chocolatée fait , au XVIIe siècle ,la conquête des cours royales .

    En France ,,on découvre le chocolat en 1615 lors du mariage de Louis XIII et d'Anne d'Autriche à Bordeaux , non loin de Bayonne , où il était arrivé le siècle d'avant avec les juifs sépharades espagnols en exil .

    Mais c'est Louis XIV qui le lance en grande pompe ,à Versailles , où la marquise de Sévigné en décrit les délices dans ses célèbres lettres .

    Il restera une boisson d'aristos jusqu'aux révolutions techniques et industrielles des XVIII et XIX e siècles , qui permettrons de fabriquer du chocolat à croquer pour tous !

     

    Entre blanc et noir , y a pas photo , mais du cacao !

     

    La production mondiale de fêves de cacao (plus de 4 millions de tonnes) est dominée par le continent africain ( Côte d'Ivoire , Ghana ) et Indonésie qui en assurent 80 % . Malgré le renfort de producteurs ( Brésil , Equateur, Vénézuela ...) , appréciés pour la finesse de leurs crus , le marché est tendu à cause d'une forte demande de la chine et autres pays émergeants , qui fait exploser le prix de cette précieuse denrée , en passe de devenir rare .

    Profitez-en ! surtout si vous êtes amateurs purs et durs de chocolat noir , le vrai mélange de sucre et d'au moins 35 % de cacao , jusqu'à 70ù et même 99 % pour les plus amers ! Quant au chocolat blanc , il n'en a ni le goût ni la couleur , et c'est logique car il n'en contient pas !

     

    Le roi des fêtes !

     

    Antistress , anticholestérol et autres maladies cardio-vasculaires , antioxydant, stimilant cérébral , antidépresseur , euphorisant ...

    Des études sérieuses lui accordent toutes ces vertus et, plus il est noir , plus il nous fait du bien . Alors , en tablette , en bonbon ou cuisiné , dégustons le chocolat dans tous ses états .

    A pâques , la <<hot saison >> où les chocolatiers déchaînés rivalisent de créativités pour nous offrir oeufs , et autres chefs -d'oeuvre cacaotés , en croquer n'est plus un péché mignon mais du grand art !


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  • Manger trop sucré nous expose à des pathologies graves

     

    Certains aliments sont , pour notre sang , de dangereux fournisseurs de sucre . Il est donc important de connaître lesquels .

     

    Avant , on parlait des aliments en termes de calories . Désormais, il faut copter aussi avec l'index glycémique ( IG ) , une référence pour tous les régimes minceur , mais aussi pour prévenir le diabète et bien d'autres pathologies .

     

    L'index glycémique , c'est quoi ?

     

    Un outil qui permet d'évaluer l'impact d'un aliment sur la glycémie (taux de sucre ,en fait de glucose ,dans le sang ) allant de 0 à 100 ,voire 110 . Les matières grasses et les protéines n'ont pas d'impact sur la glycémie , seuls les aliments contenant des glucides ( sucres ) sont concernés . On considère qu'inférieur à 55 , un IG est bas . Entre 55 et 69 , il est moyen , et supérieur à 70 , il est élevé .

     

    Pourquoi est-ce un repère interressant pour la santé ?

     

    Plus un aliment a un IG élevé , plus il élève la glycémie , et plus il oblige l'organisme à fabriquer en quantité de l'insuline , une bonne hormone sécrétée par le pancréas et dont le rôle est de faire pénétrer le sucre dans les cellules . A terme, cela épuise le pancréas et favorise l'apparition du diabète . Une alimentation à IG élévé est également corrélée à un risque accru de maladies cardiaques , de vieillissement prématuré, de surpoids , d'augmentation du taux de (mauvais ) cholestérol, voire cancers... Il faut donc tout faire pour abaisser l'IG de chacun de ses repas .

     

    Une alimentation à IG bas permet -elle de perdre du poids ?

     

    Quand on mange en respectant un IG bas , l'insuline est nettement moins solicitée et on limite naturellement le stockage des calories sous forme de graisses .En outre , un repas à IG bas  assure une longue satiété ( pas d'envies de grignotage entre les repas ) . A calories égales , un risotto aux champignons pésera davantage sur la silhouette qu'un petit salé aux lentilles .

     

    Bon à savoir :

     

    La saveur ne donne pas l'indice sur l'index glycémique . La baguette de pain ou les frites n'ont pas un goût sucré mais affichent pourtant un IG aussi élevé que le sucre , voire plus . Quand au potiron ou aux fruits , au goût sucré , ils figurent , en revanche , parmi les aliments à IG bas .

     

    L'avis de l'expert :

    Dr Pierre Nys , endocrinologue , auteur de Ma bibli IG , éditions Leducs.s

     

    L' index glycémique (IG ) d'un aliment peut-il changer selon son mode de préparation ?

     

    Plus un aliment est cuit à haute température ou plus il est mixé , et plus son IG augmente . La pomme de terre , par exemple a un index glycémique de 95 quand elle est frite , 80 quand elle est en purée et 65 si elle est cuite à la vapeur avec sa peau .

     

    Et si on a envie d'un aliment à IG élevé ?

     

    C'est le cas des pâtisseries ou des confiseries . . . Mieux vaut les manger à la fin du repas , leur IG élevé sera temporisé par les autres aliments ( légumes, viandes...) . En revanche , consommés seuls dans l'après-midi , ils demandent à l'organisme de sécréter beaucoup d'insuline : à éviter .

     

    Que penser des faux sucres ?

     

    Ils élévent très peu la glycémie , puisque se ne sont pas des sucres .Mais , malgré leur quasi-absence de calories , ils n'aident pas à perdre du poids , puisqu'ils entretiennent le goût pour le sucre . Et surtout , ils déculpabilisent et on a tendance à craquer plus facilement pour des aliments bien plus caloriques .(source : télé-loisirs )


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  • Dormir dans la journée n'est pas exclusivement l'apanage des tout-petits

    La sieste est bénéfique pour chacun d'entre nous et quel que soit notre âge .

    Il serait dommage de ne pas en profiter .

    Petits conseils pratiques pour bien l'apprécier .

    Vive la sieste !

    Que du bon !

     

    On s'accorde à dire que la sieste est indispensable pour les enfants en bas-âge et les personnes âgées . Mais pas seulement ! Pratiquée en milieu de journée , la sieste a bien des vertus : elle abaisse la tension nerveuse et rebooste l'organisme après un petit coup de pompe , et compense aussi le manque de sommeil et les mauvaises nuits .

    C'est pourquoi elle peut s'avérer indispensable pour certains qui ont , soit un rythme de travail effréné , soit un travail en horaire décalé , soit pour ceux qui manque cruellement de sommeil (les jeunes parents souvent ) .

    Elle favorise aussi la mémoire , la concentration , voire la créativité ! Il serait donc dommage de s'en priver ! En gros , on recharge ses batteries et on gagne en efficacité et en performances . 

    Que demander de mieux .

     

    Un horaire à privilégier

     

    Vous avez souvent envie de dormir juste après le déjeuner ? C'est normal . En effet , des scientifiques ont démontré qu'entre 14 et 15 heures , une importante somnolence se fait généralement sentir . La sieste semblerait << génétiquement >>programmée .

    Vraiment ? Il s'agirait plutôt d'un rythme biologique inné et observé quel que soit le repas ingurgité au déjeuner .C'est pourquoi cet horraire est idéal . Une sorte de besoin réparateur pour attaquer la seconde partie de la journée . Contrairement aux idées reçues , s'adonner aux plaisirs de la sieste n'empêche aucunement de bien dormir le soir venu à la condition qu'elle ne soit pas réalisée trop tardivement

    Vous risquez ensuite de << dérégler >> votre rythme et de ne plus trouver sereinement les bras de Morphée .

     

    Une durée à adapter à vos besoins

     

    Il n'existe pas de durée << type >>. Il vous faut repérer le temps dont votre organisme a besoin . Encore une fois , tous s'accordent à dire que la sieste devrait durer 20 minutes , pendant les deux premiers stades légers du sommeil lent .Plus longue , vous commencez ensuite un cycle de sommeil de 90 minutes .

    Mais écoutez-vous ! Elle peut durer beaucoup moins , quelques minutes pour une micro-sieste ou faire plus d'une demi-heure . C'est vous qui saurez le mieux adapter vos besoins .

     

    Mettez toutes les chances de votre côté

     

    La position peut aussi s'avérer essentielle . Allongé ou assis , encore une fois , tout dépend de l'endroit où vous vous trouvez et de vos préférences . Il est souhaitable d'être confortablement installé et si possible au calme .Mais cela est parfois compliqué.

    Pensez au casque avec une musique douce , par exemple . Et optez pour un réveil , soit en douceur par quelqu'un , soit avec une sonneri de portable .

    Bien sûr , il est très souvent compliqué de faire une sieste en semaine quand on est en activité , mais il serait dommage de s'en priver le week-end et pendant les vacances . C'est plus que permis ! ( source : magazine "le temps d'un café" . Article de jade Legrand )

     

     

    Vive la sieste !

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  • Une fois grattées et rincées à l'eau froide , leurs coquilles doivent être parfaitement fermées .

     

          Un prix très abordable permet à tous de se régaler de leur chair tendre         délicieusement iodée et de profiter de leurs bienfaits !

     

    Le plus populaire des coquillages

     

    Ce petit molusque , protégé par sa coquille bivalve noire et nourri au plancton , n'est pas hermaphrodite comme la coquille Saint-Jacques .

     

    La moule naît soit mâle, soit femelle , il faut donc être deux pour se reproduire .Il et elle lâchent dans l'eau leurs petites graines qui se rencontrent ou pas . Mais la fécondation a lieu sans étreinte, ni rapprochement . La cause ? Le byssus , sorte de colle biologique sécrétée par une glande , qui permet à la moule de se fixer .

     

    D'après les fouilles , l'homme mangerait des moules depuis la préhistoire et sa coquille aurait servi ... de cuillière !  La myticulture en a fait aujourd'hui le plus consommé des produits de la mer .

     

    La star de la baie du Mont Saint-Michel

     

    Sur 65 000 tonnes de moules produites en France, 85 % sont des moules de bouchot. La culture sur filières immergées, pratiquée en Méditérannée et dans le bassin de Thau , qui donne la grosse moule de Bouzigues , se partage les 15 % restants avec la moule de Barfleur . Celle-ci , appelée aussi << blonde de barfleur >>pour les reflets dorés de sa coquille , est une rareté dont le gisement , sur la côte est du Cotentin , justifie qu'on aille encore à la pêche aux moules ! L'élevage sur bouchots , pratiqué de la Charente-Maritime à la Normandie consiste à enrouler sur des pieux veticaux des cordes où sont fixés les naissains couverts et découverts au grès des marées , ils bénéficient ainsi en alternance de l'eau de mer et des soins de l'homme .Reconnue en 2013 spécialité traditionnelle française , la moule de bouchot est la reine de la baie du Mont Saint-Michel qui lui offre un marnage optimal ( jusqu'à 13 mètres d'amplitude ), avec une AOP , la seule accordée à un produit de mer .

     

    Il n'y a pas que les marinières !

     

    Les moules de la baie du Mont Saint-Michel sont au top de mi-juillet à mi-février et les blondes de Barfleur de juin à octobre. Les moules de Méditérannée , disponibles toute l'année , plus charnues et fortes en goût , se dégustent crues ou farcies . Celles de bouchot se prêtent à toutes les sauces : à la marinière, mais aussi à la crème , au beurre blanc , en gratin ou avec des épices .

     

    Riches en iode et en fer , elles ne font que du bien . A condition d'éliminer celles qui ne s'ouvrent pas bien . Et de ne pas les faire cuire plus de deux minutes (le temps qu'elles s'ouvrent ), sous peine de les transformer en caoutchouc ! (voir aussi l'article : "La moule, un mollusque plein de tonus ")


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    Cessez de vous prendre le chou et profitez sans compter des qualités de ce légume injustement sous-estimé et bon marché .

     

    Malgrè ses multiples propriétés , cette crucifère n'a jamais la grosse tête !

     

    Un chou est un chou

     

    C'est ce que l'on dit ! Mais un peu vite , car rien n'est moins évident quan on fait le tour de la grande famille des brassicacées , qui regroupe choux occidentaux et choux d' Asie. Ce sont plusieurs centaines de variétés qui se cultivent de par le monde ! Même si on se limite à ceux de chez nous , qui ont pour ancêtre la plante sauvage qu'on trouve encore sur les falaises du nord-ouest de l'Europe , en Normandie notamment , ils forment encore une belle bande de choux .

     

    Des plantes aux saisonnalités , couleurs et formes très diverses ; chou vert, chou blanc, chou rouge, chou-fleur, chou-rave, chou de Bruxelles , chou romanesco et brocoli ..., pour s'en tenir au plus connus !

     

    Un vrai bienfaiteur !

     

    Celui qui nous intéresse est le beau chou vert pommé , à feuilles lisses (cabus) ou à feuilles gauffrées (chou de Milan) . En France , pays où on sait planter les choux (premier producteur d'Europe de choux-fleurs, dont 80 %  sont Bretons) , le chou vert est cultivé un peu partout et sa saison s'étale d'octobre à mars . C'est le chou d'hiver par excellence , celui des plats réconfortants .

     

    Riches en vitamine C , il  protège des rhumes et infections . Ses composés souffrés et sa teneur en antioxydants aident à lutter contre le veillissement de nos cellules et certains cancers (digestifs et pulmonaires) . Enfin , peu calorique , il réussit à rassasier (par sa saveur prononcée et sa teneur en fibres ) sans faire grossir .

     

    Cuisinez le chou chic

     

    Choisissez-le lourd , dense, les feuilles serrées et craquantes . Il se conservera sans problème une à deux semaines dans le bac à légumes du réfrigérateur . En revanche , sa cuisson est plus exigeante ; il faut le faire blanchir dans au moins deux eaux , pour éliminer ses composants souffrés indigestes ... et ouvrir les fenêtre ! Après , c'est une star dans les potées , soupes ou pot-au-feu , ces plats d'hiver dont la rusticité devient tendance avec la mode des cuisines du terroir .

     

    Braisé avec clou de girofle , bouquet garni, beurre ou graisse d'oie , il constitue le compagnon délicieux des saucisses , pintadeset autres volailles , viandes blanches et poissons gras ou fumés (saumon, maquereau, haddock ).Farci c'est un pur mets de roi .

     

    Essayez aussi les papillotes de feuilles de chou . C'est joli et léger avec une garniture de poisson , de crevettes, d'herbes et d'épices façon thaïe . Et pensez à manger cru le chou cabus (feuilles lesses) ; découpé en julienne ou émincé , il compose avec pommes, raisins, carottes ou céleri de savoureuses salades .


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  • Cultivée depuis des millénaires , elle n'a jamais cessé de devenir meilleure pour continuer à nous épater .

     

     

    Les poires Comice, Coférence , Beurre-hardy ou Angélys vont nous régaler tout l'hiver .

     

    Il y a toujours une poire pour la soif

     

    Comme beaucoup de fruits , la poire viendrait d'Asie centrale et sa culture aurait commencé en Chine il y a plus de 6 000 ans . On la trouve , plus près de chez nous , chez les Grecs , ou Homère en parle comme d'un <<cadeau des dieux >> , mais les Romains qui en développent les variétés , une bonne soixantaine , et diffusent ce fruit en Europe .On enn recensait près de 5 00 sous Louis XIV et , aujourd'hui , plusieurs milliers de par le monde , même si elles ne sont qu'une dizaine présentées sur nos marchés .

     

    Avec un sens du rythme remarquable , les poires d'été , d'automne et d'hiver se succèdent au fil des saisons pour offri leur chair juteuse.

     

    La France , reine des poires

     

    Les deux régions qui produisent à,elles seules plus de laoitié de nos poires  - Provence-Alpes-côte-d'Azur,et Rhone-Alpes - cultivent surtout deux variétés estivales , la Williams et la Guyot (mi-juillet à octobre ) . Alors que le Val de Loire (troisième région de production ) se consacre aux poires d'automne , celles proposées en ce moment et qui le seront jusqu'en février . Ce sont les doyenné du Comice (la plus dodue) , la Beurré hardy et Conférence (la plus allongée) , ajoutons-y les deux poires d'hiver qui arrivent sur les étals en décembre , la Passe-crassane et l'angélys .

     

    Cette dernière est la plus récente (1999- 2000) , résultat des recherches de l'INRA d'Angers , ville qui, fut déjà le berceau de la Comice au XIXe siècle . La France , au troisième rang seulement des pays producteurs européens derrière l'Italie et l'Espagne s'illustre dans la créativité variétale !

     

    Poire Belle-Hélène et autres délices

     

    Ceuillies encore vertes (à partir de septembre ) puis affinées en chambre froide plusieurs mois avant d'être commercialisées , les poires d'automne et d'hiver ont l'avantage de bien se conserver .

     

    Achetez-les encore fermes pour les laisser mûrir à température ambiante , de quelques jours à deux semaines selon que vous les aimez croquantes ou fondantes . Rafraichissante et peu calorique , riche en fibres et dotée d'une peau riche en antioxydants , la poire entière croquée nature donne  le meilleur d'elle même .

     

    Crue , arrosée de jus de citron pour les empécher de noircir ,on la déguste en salade ou associée aux fromages persillés

     

    Cuite , elle accompagne d'une douceur divine canard et viandes blanches et , est délicieuse en tarte , compote , gratin ou crumble .

     

    Enfin, pochée dans un sirop , avec de la glace vanille et chocolat chaud , elle se fait appeler Belle-Hélène ; dans du vin parfumé d'épices , elle réconforte en hiver !

     

    Les poires tapées

     

    Spécialité de Rivarennes , en bord de Loire , c'est aussi  le plus ancien procédé de conservation du fruit (1860) . On les fait sécher et déshydrater au four plusieurs jours et on les tape pour les aplatir .

     

    On les déguste nature ou rehydratée dans du thé , du vin ou de l'eau de vie !

     


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    Sa rondeur généreuse et sa belle couleur orange lui font un look magnifique , et il met de la magie dans nos repas.

     

    Fi des sorcières , le potiron s'invite sur nos tables d'hiver .

    Le potiron , il n'a pas l'air d'une courge !

    Une histoire de conte de fées

     

    Il était une fois ... de drôles de végétaux aux formes et aux couleurs pleines de fantaisie. Ils poussaient depuis des millénaires sous les tropiques d 'Amérique du Sud et furent raportées en Europe à partir du XV e siècle , quand Christophe Colomb découvrit le Nouveau Monde .

     

    C'est ainsi que la famille des cucurbitacées (courges) fit chez nous une entrée très remarquée . Au point de trouver l'une de ses variétés , la citrouille , traitée en héroïne dans les contes et fables de deux génies de la litérature : Charles Perrault pour Cendrillon  et Jean de la Fontaine pour le gland et la citrouille

     

    Citrouille ou potiron ?

     

    Ils se ressemblent et dans le langage courant , on les confond . Si sa notoriété littéraire et ses qualités décoratives exploitées lors des fêtes de hallowen , rendent la citrouille très populaire , c'est de loin le potiron que l'on préfére pour sa saveur douce et sucrée et sa chair moins filandreuse que celle de sa célèbre amie .

     

    Voici un petit tableau de famille des variétés courantes :

    Le potiron et son petit frère le potimarron ( plus petit ,et sa chair farineuse rappelant celle des châtaignes ), sont de la même espèce (cucurbita maxima). alors que la citrouille appartient , ainsi que la courgette et la pâtisson , deux courges d'été à l'espèce des cucurbita pepa .

     

    On le mange aussi des yeux

     

    Aimant chaleur et soleil , près de 50 % de nos potirons sont cultivés en Provence  . Et on le récolte en septembre-octobre , avant les premières gelées . Non entamé , il se conserve quatre à cinq mois au frais et se consomme jusqu'à la fin de l'hiver .Vu son poids (10 kg en moyenne) , on l'achète plus souvent en tranches . Enveloppé dans un film alimentaire , il se garde quelques jours dans le bac du réfrigérateur .

     

    Son pigment orange , riche en bêtacarotène aux vertus antioxydantes (contre les maladies cardiovasculaireset certains cancers) , ses fibres douces et sa légéreté en calories sont de très bonnes raisons de le déguster .

     

    Débarrassée de sa peau coriace et toujours cuit . A l'eau , à la vapeur, au four, frit et même en beignet , il vous régalera .

     

    En soupe , c'est un pur délice

     

    En purée ou en gratin ,parfumé d'épices et d'herbes , il accompagne bien viandes et volailles .

     

    Pensez aussi à en egayer vos couscous et pot-au-feu !

     

    Côté dessert , il se décline en flan , compote , sorbet ou confiture , mais c'est en tarte qu'il est très bon , le potiron !

     

     


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