• DEVENIR DONNEUR DE MOELLE OSSEUSE

    S'inscrire comme donneur de moelle osseuse, c'est s'engager sur le long terme à donner de sa moelle osseuse pour aider un malade à guérir.
    Il faut remplir 3 conditions:
    1) Avoir plus de 18 ans et moins de 50 ans lors de l'inscription ,même si l'on peut donner sa moelle osseuse jusqu'à 60 ans .
    2) Etre en parfaite santé.
    3) Accepter de répondre à un questionnaire de santé et faire une prise de sang.
    Questionnaire de santé: Le médecin du centre d'accueil interroge chaque donneur potentiel sur son état de santé récent et ancien et sur sa vie personnelle.
    Ces questions permettent d'évaluer les risques pour le malade et pour le donneur lui-même, il est donc important d'y répondre avec franchise.
    Tests biologiques: Les examens biologiques réalisés sont classiques (groupe HLA, groupe sanguin ABO et rhésus).
     ils permettent de déterminer les caractéristiques de la moelle osseuse du donneur pour pouvoir les comparer à celles des malades qui ont besoin d'une greffe.
    Contre indications médicales: Affections cardiaques, hypertension artérielle, affections respiratoires, maladies du système nerveux, affections cancéreuses, affections métaboliques (diabète, insuffisance hépatique),traitements par anticoagulants, antécédents de phlébite ou d'embolie pulmonaire, problème dorsolombaire, affections neuromusculaires, certaines allergies, surcharge pondérale importante et, de façon générale, toute prise de médicaments à long terme.
     
     
    Compatibilité : Donneur / Malade .
    La moelle osseuse du donneur doit être compatible à celle du malade, c'est -à -dire que leurs caractéristiques doivent être les plus identiques possibles.
    La compatibilité se détermine en fonction de marqueurs génétiques appelés HLA.
    Ce systéme complexe n'a rien à voir avec le groupe sanguin. En théorie ,un malade a une chance sur 4 d'être compatible avec chacun de ses fréres et soeurs ;cette probabilité chute à 1sur1 million, lorsque la compatibilité est recherchée entre deux individus au hasard.
    HLA: Chaque personne posséde une (carte d'identité biologique) qui lui est propre, transmise génétiquement:
    Le systéme HLA , il se compose de plusieurs marqueurs spécifiques dont la comparaison entre personnes permet de déterminer leur compatibilité.
     
     

    1 commentaire
  • ROLE DE LA MOELLE EPINIERE

    La moelle osseuse n'a rien à voir avec la moelle épiniére et il ne faut pas les confondre:
    - La moelle épiniére, située dans la colonne vertébrale ,appartient au systéme nerveux.
    - La moelle osseuse, présente dans le centre des os, sert à la fabrication des cellules sanguines indispensables à  la vie.
    La moelle osseuse est indispensable à la vie. Elle assure la production des cellules souches hématopoïétiques, c'est à dire des cellules qui sont à l'origine des cellules sanguines.
    - Les globules rouges qui transportent l'oxygène;
    - Les globules blancs qui luttent contre les infections;
    - les plaquettes qui arrêtent les saignements.
    Ces cellules souches hématopoïétiques se trouvent également dans le sang placentaire.
    Une greffe de moelle osseuse est ainsi indiquée lorsque la moelle osseuse d'un malade fonctionne de façon anormale et ne produit plus les cellules souches hématopoïétiques.
     
    LE REGISTRE DE DON DE MOELLE OSSEUSE
     
    En France tous les donneurs de moelle osseuse sont inscrits sur le registre national ( France greffe de moelle ).
    ce fichier compte environ 160000 donneurs .
    Il est relié à l'ensemble des registres internationaux qui rassemblent plus de 12 millions de donneurs dans 60 pays.
    1) Le malade et la greffe. Lorsqu'un malade a besoin d'une greffe, son médecin cherche d'abord dans la fratrie un donneur. Dans 75% des cas, i
    l n'existe pas de donneurs intrafamiliaux compatibles.
     Il est alors nécessaire de trouver un donneur non apparenté. Pour cela , le médecin greffeur demande au registre national France de moelle de rechercher un donneur sur l'ensemble des registres mondiaux.
    2) Le donneur et le malade. Le centre d'accueil où vous êtes inscrit vous contacte.
    Vous fixez ensemble un rendez-vous pour vérifier votre état de santé et organiser les étapes du prélèvement.
    Il est possible que vous ne soyez jamais appelé. Mais aussi, à tout moment, vous pouvez devenir essentiel pour un malade à qui le médecin vient de prescrire une greffe de moelle osseuse.
    3) examens préalables. Pour assurer la sécurité du don pour vous et pour le malade, des examens cliniques et biologiques complémentaire sont pratiqués.
     
     
    Deux méthodes différentes sont possible. C'est le médecin greffeur qui, dans l'intérêt du malade, choisit la méthode la mieux appropriée.
    1) Prélèvement dans les os postérieurs du bassin:
    La moelle osseuse est prélevée directement dans les os du bassin sous anesthésie générale
    .Cet acte chirurgical simple nécessite environ 48 heures d'hospitalisation et ne comporte aucun risque de paralysie.
    La moelle osseuse se reconstitue rapidement. Le volume prélevé est calculé en fonction de votre poids et de celui du malade.
    Hormis les risques classiques associés à toute forme d'anesthésie ,et de manière très exceptionnelle, les risques infectieux et traumatiques aux points de ponction, le don de moelle osseuse est sans danger.
    2) Prélèvement par aphérèse: ( l'aphérèse est un prélèvement des cellules du sang nécessitant l'utilisation d'un automate,appelé également séparateur de cellules.
    les cellules extraites constituent le greffon; Les autres éléments sanguins sont restitués au donneur. Cette technique est couramment utilisée par l'établissement français du sang pour prélever , par exemple, des plaquettes).
    Les cellules de la moelle osseuse sont prélevées dans le sang circulant. Le donneur reçoit au préalable un traitement par injection sous-cutanée qui stimule leur production et les fait passer des os vers sang où elles sont récupérées.
    Un à deux prélèvements sont nécessaires sans que le donneur n'ait à subir d'anesthésie générale ni hospitalisation.
     
     
    La législation prévoit la prise en charge des frais liés au prélévement .
    Ce sont les frais d'examens et de traitements prescrits,les frais d'hospitalisation,les frais de transport,d'hébergement hors hospitalisationet indemnisation de la perte de rémunération subie par le donneur.

    1 commentaire
  • LE DON DE SANG PLACENTAIRE OU « SANG DE CORDON »

    De quoi s'agit-il ?

    Après la naissance, le placenta est habituellement jeté. Le sang qu'il contient renferme une grande quantité de cellules souches (cellules qui sont à l'origine de nos cellules sanguines).

        Celles-ci peuvent être greffées à des malades dont la moelle osseuse ne fonctionne plus (leucémie, aplasie...). Ce type de greffon est utilisé en priorité sur les jeunes enfants atteints de leucémie aigue. La transfusion de sang placentaire a récemment permis de sauver la vie de patients chez lesquels la méthode habituelle de moelle osseuse n'était pas applicable.  

        Il existe de nombreux avantages à cette technique, quand elle peut être pratiquée :  

    - Les cellules provenant du cordon étant immatures sur le plan immunitaire, le risque de réaction du greffon contre l'hôte (GVH) est considérablement moins important !

    - l'éventail des donneurs est très large, et la disponibilité est rapide.

        Pour répondre aux espoirs nés de ce nouveau traitement, une banque nationale du sang placentaire existe en France sous l'égide de l'Etablissement Français du Sang et de l'Agence de Bio Médecine (voir coordonnées ci-dessous)  

        Comment cela se passe-t-il pour le donneur ?  

    Lors de l'accouchement, il est donc possible de donner ce que l'on appelle du sang placentaire ou du « sang de cordon ».

    Le sang placentaire est collecté, après la naissance et avant la délivrance. Cette collecte n'est pas douloureuse et ne comporte aucun danger, ni pour vous ni pour votre enfant puisqu'elle ne modifie pas les gestes médicaux de l 'accouchement.

        Cinq conditions sont indispensables pour ce don:  

    - entretien avec un médecin spécialiste pendant la grossesse

    - accouchement dans une maternité habilitée (voir liste ci-dessous)

    - examen clinique de votre bébé à la naissance et à partir de l'âge de 3 mois

    - analyse de votre sang en vue de dépister une éventuelle maladie infectieuse. Ces analyses seront effectuées gratuitement à deux reprises: à l'accouchement et lorsque vous viendrez avec votre enfant à la visite du 3ème mois

        - mention spéciale, figurant sur le carnet de santé de votre enfant, demandant de nous informer en cas de maladie grave.  

    C'est par votre franchise au cours de l'entretien médical que vous assurerez la sécurité du don pour le patient qui en profitera. Un échantillon de votre sang sera conservé à long terme pour permettre de procéder, si nécessaire, à un complément d'analyses.

    Comme le don de sang, de plaquettes, de moelle osseuse, le don de sang placentaire est un acte libre, volontaire, anonyme, gratuit et altruiste.

        ANONYMAT:  

    le don sera répertorié dans un registre international contrôlé par l'Etablissement Français des Greffes. Toutes les informations contenues dans ce registre sont anonymes, le don n'étant caractérisé que par un numéro. La procédure d'anonymat a pour contrepartie l'impossibilité de vous faire savoir quand votre don sera utilisé, pour quel patient et avec quel résultat.

        ALTRUISME:  

     le don est destiné au traitement de tout patient qui le nécessiterait, sans préférence autre que la meilleure correspondance entre les groupes tissulaires du don et du receveur.

        GRATUITE:  

     aucune indemnité n'est possible. Vous n'aurez par contre, bien sûr, aucun frais à supporter liés à ce prélèvement. A qui s'adresser ?

        15 maternités travaillent à ce jour avec trois banques de sang de cordon (Bordeaux, Besançon et Paris St Louis) regroupées au sein du Réseau Français de Sang Placentaire piloté par l'Agence de la biomédecine.  

    Liste des maternités partenaires des banques de sang de cordon - Janvier 2010 :

    Bourgogne / Franche Comté : La maternité du CHU de Besançon (banque : EFS Besançon). La maternité du CH de Belfort (banque : EFS Besançon). La maternité de la polyclinique de Franche Comté à Besançon (banque : EFS Besançon). La maternité de la clinique Sainte Marthe de Dijon (banque : EFS Besançon).

    Aquitaine / Limousin :

    La maternité de la polyclinique Nord Aquitaine à Bordeaux (banque : EFS Bordeaux).

    La maternité de la polyclinique Bordeaux Rive Droite à Cenon (banque : EFS Bordeaux).

    La maternité de l'hôpital Privé Saint Martin de Pessac (banque : EFS Bordeaux).

    La maternité du CH de Mont de Marsan (banque : EFS Bordeaux).

    La maternité du CHU de Limoges (banque : EFS Bordeaux).

    Paris / Région parisienne :

    La maternité du CHU Robert Debré à Paris (banque : Paris St Louis).

    La maternité de l'hôpital intercommunal de Créteil (banque : EFS Créteil).

    La maternité de l'hôpital Privé Armand Brillard de Nogent-sur-Marne (banque : EFS Créteil). La maternité de l'hôpital Privé Paul d’Egine de Champigny sur Marne (banque : EFS Créteil). La maternité de l'hôpital Privé d’Antony d'Antony (banque : EFS Créteil). Rhône-Alpes : La maternité du CHU de Bron (banque : EFS Lyon). La maternité du CHU de Grenoble (banque : EFS Grenoble). source  : www.laurettefugain.org/sang_de_cordon.html

    sang placentaire en france

     
     

    Partager cet article


    1 commentaire
  • 6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 23:00

    Le nombre de donneurs est très insuffisant pour soigner les malades graves du sang .

            Aujourd'hui , 190 000 donneurs sont inscrits sur le registre France greffe de moelle (FGM) .  

    Il en faudrait 50 000 de plus d'ici 2015 . Cela permettrait à la fois de trouver plus facilement un donneur compatible en France pour les personnes malades en attente de greffe et de participer davantage à la solidarité internationnale avec les 71 registres nationnaux partenaires .

    Car il ne s'agit pas d'un don d'un membre de sa fratrie , la compatibilité est d'une sur 1 million avec le malade ! Ainsi plus les donneurs sont nombreux , plus la probabilité de sauver une vie augmente .

            A quoi sert la moelle osseuse ?  

    C'est une sorte de maternité où naissent les globules rouges qui évitent les anémies , les globules blancs qui luttent contre les infections et les plaquettes qui permettent la coagulation .

     - La moelle osseuse qui n'a rien à voir avec la moelle épinière ! - est constituée de cellules extrêmement actives qui sont logées au centre de tous nos os . Elle peut soigner les malades graves du sang et est essentielle dans le traitement des enfants qui naissent sans défenses imminitaires et que l'on est obligé de placer dans une bulle stérile .

            Comment la préléve-t-on ?  

     Soit on ponctionne entre 600 et 1000 ml de moelle osseuse dans l'os du bassin sous anesthésie générale  très courte , dans une sécurité absolue pour le donneur .

     Soit  celui-ci reçoit un médicament par injection sous-cutanée une semaine avant le prélévement , et il rentre à la maison .

    Ce médicament libère alors les cellules souches de la moelle osseuse qui vont quitter les os pour passer temporairement dans le sang , où elles seront prélevées .

            Qui peut donner ?  

    il faut avoir entre 18 et 50 ans et être en parfaite santé : cela veut dire ne prendre aucun médicament en dehors des contraceptifs .

    Puis il faut bien réfléchir et se renseigner sur le site  www.dondemoelleosseuse.fr

    Une fois votre décision arrêtée , prenez rendez-vous dans un centre pour un prélévement sanguin qui permettra de faire votre carte génétique que l'on comparera , après votre inscription sur un fichier central , avec celle des patients .

    Les adresses des centres d'accueil sont également indiquées sur le site internet .

     (source: Télé loisir ) (entretien de Karine Urvoy du Dr Evelyne Mary directrice de FGM)


    1 commentaire
  • L'ovocyte (ovule ) est la cellule reproductrice féminine, la cellule reproductrice masculine étant le spermatozoïde. L'ovocyte est contenu dans l'ovaire. chaque ovaire contient plusieurs milliers d'ovocytes présents dés la naissance,dont le nombre diminue progressivement au cours de la vie . 

     

     

    A partir de la puberté, chaque mois ,une dizaine d'ovocytes se développe pour aboutir à l'ovulation d'un seul , pouvant être fécondé par un spermatozoïde . Les autres disparaissent naturellement .

    Le nombre de dons d'ovocytes n'est pas suffisant pour répondre à la demande des couples concernés. Les délais d'attente peuvent aller jusqu'a plusieurs années .
     Vous pouvez faire évoluer cette situation en faisant un don Mesdames si :

     - Vous avez au moins un enfant,

      - Vous êtes âgée de moins de 37 ans ,

      - Vous êtes en bonne santé .

     Le don d'ovocytes est une technique maîtrisée  qui existe depuis plus de 20 ans en  France .

    Les ovocytes sont donnés à des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfant , soit parce que la femme , bien que jeune , n'a pas naturellement d'ovocytes , soit parce que ses ovocytes présentent des anomalies , soit parce que , pour la soigner d'une maladie grave , elle a subi un traitement qui a détruit ses ovocytes .
     Ils peuvent également être destinés à des couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à l'enfant .
     Dans tous les cas ,un encadrement médical est indispensable et le couple receveur doit être en âge de procréer.                                       
    Le suivi médical continue  aprés le don. 
                                                    que dit la loi                    
                                      

         -  Le don est volontaire .
         -  Le don est gratuit .
         -  Le don est anonyme .
      
       Vous désirez vous documenter à ce sujet , rendez - vous sur le site   www.dondovocytes.fr

    2 commentaires
  • Rochefort : le petit Karl toujours dans l’attente d’un cœur.

    Depuis 52 jours, l’enfant hospitalisé à Bordeaux vit grâce à un cœur artificiel en attendant une greffe.

    L'attente d'un coeur pour Karl

    Depuis septembre, un garçon de 9 ans se bat pour la vie. Atteint d'une cardiomyopathie, maladie cardiaque restrictive diagnostiquée au printemps, Karl est depuis dans l'attente d'une transplantation cardiaque. Depuis 52 jours, ce petit Rochefortais scolarisé en CE2 à l'école Saint-Joseph, vit grâce à un cœur artificiel externe de type Berlin-Heart. « Une machine imposante qui fait beaucoup de bruit », résume sa maman.

     
     
    Un cheval à l'hôpital

    Outre les nombreux témoignages de soutien via une page Facebook lancée par ses parents en décembre, Karl bénéficie depuis quelques jours de l'aide d'une institutrice bénévole. La semaine dernière, le petit malade qui pratique l'équitation au haras de Rochefort a carrément reçu la visite d'un… cheval au service cardio-pédiatrique de l'hôpital. Une rencontre insolite rendue possible grâce à l'équipe médicale mais aussi à l'association girondine L'Écurie du fleuve, émue par le sort de Karl.

    Régulièrement, l'enfant reçoit des nouvelles de ses copains d'école qui lui ont déjà envoyé une vidéo, des cartes ou encore des poèmes. Ses parents espèrent mettre en place prochainement un système de visio-conférence pour relier Karl à sa classe.

    Moins de 20 kilos

    Tout en restant à son chevet, les parents de Karl poursuivent la médiatisation de leur combat : sensibiliser le grand public à l'importance du don d'organes. Au mois de décembre, leur appel au secours lancé sur les réseaux sociaux avait été relayé par de nombreux médias nationaux. « Il faut continuer d'en parler, que les gens comprennent que le don d'organes sauve des vies. Nous n'avons pas d'autre choix que de continuer à lutter pour Karl », confie sa mère.

    Chaque année en France, 400 personnes, dont une vingtaine d'enfants, bénéficient d'une greffe cardiaque. Aujourd'hui, 30 % des parents d'enfants en mort cérébrale refusent le don d'organes. Selon sa maman, Karl, qui pèse moins de 20 kilos, pourrait recevoir le cœur d'une personne d'environ 40 kilos. (source: sud-ouest du 31 janvier 2015 , photo DR)

    Page Facebook : un-cœur-pour-la-vie-de-Karl.


    1 commentaire
  •                         

     L’aéroport de Marck, plutôt discret pour faire parler de lui, est pourtant la pièce maîtresse du transport de dons d’organes sur le littoral. Il dessert les hôpitaux de Calais, Boulogne et Dunkerque.

    Le transport d’organes: la face cachée de l’aéroport de Marck

     Ring. Ça commence toujours par une sonnerie du téléphone d’astreinte, la nuit. De permanence, le pompier du service sauvetage, lutte et incendie de l’aéroport est contacté par un des hôpitaux de la Côte d’Opale pour rouvrir le site.

     Un prélèvement d’organes va être effectué. « On se charge de trouver un contrôleur. Sa présence est obligatoire, rappelle le responsable du service sécurité, Xavier Delattre.

     On rallume les ordinateurs, l’aérogare, on regarde la météo et on transmet les informations aux compagnies.» Ils inspectent la piste et préparent le taxi qu’ils amènent sur le tarmac. « On sait de quels aéroports les avions décollent mais on ne connaît pas la destination des dons d’organes. Les avions sont spécialisés dans le transport sanitaire.

     Une plateforme a été créée avec les hôpitaux pour optimiser le temps.» Huit à quinze dons d’organes dans l’année transitent par l’aéroport de Marck. Ce sont toujours les chirurgiens greffeurs qui se déplacent pour prélever. Ils viennent de Marseille, Paris, Montpellier, etc. de loin surtout quand il s’agit d’un poumon ou d’un foie.

     Dans la région, seul le CHR de Lille est habilité à greffer. « J’en ai vu dont le taxi se faisait escorter vers l’hôpital par la police», témoigne le responsable sécurité de l’aéroport. Il faut aller vite. Un cœur par exemple a une duré de vie de quatre heures.

     À l’hôpital de Calais, ils sont cinq infirmiers spécialisés en réanimation à consacrer à tour de rôle une journée de leur semaine à la coordination hospitalière du don d’organes et à se partager l’astreinte.

     En amont, les professionnels s’activent. « Dès lors qu’on sait qu’il y a un prélèvement d’organes possible, on appelle l’aéroport pour le mettre en vigilance, décrivent Fabrice Roussel, infirmier, et Sandrine Decerf, médecin référent du service. Le donneur potentiel est celui qui est à l’état de mort cérébrale.

     Le cœur bat mais le cerveau ne fonctionne plus. Ce qui est difficile à expliquer aux familles.» Pour s’assurer de l’arrêt de l’activité du cerveau, les médecins procèdent à un examen neurologique. « La mort encéphalique est très rare, et représente moins d’1 % des décès. » Le corps médical consulte le registre national du refus du don d’organes pour voir si le défunt y est inscrit. Si non, pressés par le temps, le personnel discute avec la famille du don d’organe. « À travers elle, on cherche le témoignage du vivant de la personne.» Si la famille est d’accord et que le corps ne présente pas de contre-indication, il reste intubé, ventilé et c’est artificiellement que la respiration est maintenue.

     Les fonctions organiques peuvent être conservées pendant une dizaine d’heures. Les informations sur la morphologie et la qualité des greffons sont communiquées à l’agence de biomédecine qui cherche une compatibilité avec un receveur.

     Lorsqu’il est trouvé, le corps médical est mis en alerte. « C’est une véritable intervention chirurgicale, l’anesthésiste est mobilisé, le chirurgien, les infirmiers… », rappelle le médecin référent. Sur le littoral, pour un don de rein, automatiquement, un chirurgien de Lille vient en prélever un.

     Ainsi, il prépare le terrain au greffeur qui procédera à l’extraction d’autres organes qui sont conservés dans de la glace pilée. Ils repartent avec le chirurgien greffeur vers l’aéroport de Marck pour être, dans un autre corps, transplanté. 

    Cinq donneurs recensés en 2012 à Calais

     La moyenne d’âge du donneur a évolué. Avant, en raison d’une insécurité plus importante sur les routes, les donneurs potentiels étaient en majorité des victimes de la route et d’une moyenne d’âge entre 40 et 50 ans. Le nombre de collisions ayant diminué, les potentiels donneurs sont aujourd’hui des victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC).

    En chiffres.

     - À Calais, en 2012, le nombre de donneurs s’élève à 5 contre quatre-vingt-huit dans la région. Sur les cinq donneurs de Calais, trois ont été prélevés, un a fait l’objet d’un refus par la famille, un autre d’une contre-indication. La région compte onze établissements préleveurs dont trois sur le littoral (Calais, Dunkerque, Boulogne) et 785 personnes sont en attente d’un don d’organe.

    Un nouveau plan.

     - Un deuxième plan greffe est prévu de 2012 à 2016, il prévoit de ne pas exclure les greffons limites (âgés) mais aussi d’insister sur le don du vivant et des dons croisés (un donneur non compatible avec un membre de sa famille receveur échange avec celui qui est dans le même cas). 

    Une association dans le département.

     - France Adot 62 est une association basée dans le département du Pas-de-Calais et qui sensibilise au don d’organes.

    Elle compte une vingtaine d’adhérents qui, au sein des établissements scolaires, poussent leurs interlocuteurs à parler du don d’organes avec leur famille.

    « Combien de fois j’ai eu des enfants qui ne l’ont pas fait et ne savent pas si leurs parents sont pour ou contre le don d’organes ?», s’interroge Éliane Ringot, la présidente.

    Certains défunts ont sur eux la carte de donneurs d’organes, « alors bien sûr c’est une preuve qu’ils voulaient le faire sinon ils ne l’auraient pas mais elle n’est pas légale », rappelle la présidente.

    Elle conclut : « La seule chose qui le soit, c’est de s’inscrire sur le registre des refus du don d’organes si vous ne voulez pas.»

    Source : La voix du Nord <<région de Calais et ses environs>> du mercredi 07 08 2013 texte de CHLOÉ TISSERAND


    votre commentaire
  •                        

    Incroyable semaine pour les enfants de l’AMFE avec 4 greffes du foie.

    Uratea et Nicolas, greffés en début de semaine, sont tous les 2 réveillés et toujours en salle de réanimation pour encore plusieurs jours.

    Hier c’est au tour de Salah, 20 mois, d’être greffé à Bicêtre avec le don d’un donneur décédé……L’opération de...vait se terminer cette nuit.

    Et ce jour, nous traversons l’Atlantique pour encourager Coralie, petite jumelle de 26 mois qui sera greffée ce jour à Toronto par un don vivant de son papa (membre du forum de l’AMFE).

    Nos encouragements à ces 4 familles.

    Demain, ce sera l’occasion de revenir sur la problématique du don vivant.

    Voilà….4 enfants nés avec cette satanée maladie rare du foie au nom d’AVB (atrésie des voies biliaires)…..4 enfants greffés…..

    votre commentaire
  • Un film sur le don d'organe se tourne jusqu'au 29 août dans différents lieux, de Loire-Atlantique. Il a été sélectionné pour une campagne de sensibilisation.

     

    margaux dupland

     

    Deux paires d'yeux pour mettre en boîte un film. Les soeurs Natacha et Alexandra Rougier, respectivement réalisatrice et productrice du court-métrage Baudruche n'en sont pas à leur ballon d'essai. Issues toutes les deux du même cursus de cinéma à l'université Paris 8, elles ont déjà réalisé un long-métrage sorti sans grande promotion en décembre 2011 : Quatre oranges alignées.  

          L'histoire de Baudruche est celle d'une jeune fille, Maya, jouée par Margaux Dupland, greffée du coeur et qui a la morbide habitude de traîner dans les cimetières pour prendre des photos.  

            Pour le tournage, Natacha et Alexandra ont rassemblé une équipe de 19 personnes. Moyenne d'âge : 24 ans. Depuis hier et jusqu'au 29 août, leurs silhouettes vont hanter les cimetières de Saint-Marc-sur-Mer, de la Fontaine Tuaud, et la plage de M. Hulot qui serviront de décor.    

    Une affaire de famille

            Les membres du tournage sont logés dans la maison de famille des jeunes femmes, qui sert aussi de décor pour certaines scènes. À défaut d'avoir un studio hollywoodien à leur disposition, les jeunes cinéastes ont recréé un mini-cimetière dans le jardin.  

          « On a choisi Saint-Nazaire parce qu'on y vient depuis qu'on est toutes petites et parce que c'est pratique. Au début on voulait tourner dans le Sud, puis on s'est dit que pour la scène de la plage, ce serait mieux à Saint-Marc. J'avais flashé sur le portail du cimetière de Saint-Marc. Quant au cimetière de la Fontaine Tuaud, c'est l'un des plus beaux que j'ai vus. Ils correspondent bien à l'ambiance du film », indique Natacha.    

    Petit budget sans amateurisme

             Pour mener à bien leur projet, les deux soeurs ont créé une boîte de production. Le budget de Baudruche s'élève à 12 000 euros. Le film est financé par des subventions de leur ville de Sèvres (Hauts-de-Seine) où elles habitent, leur université, et leurs fonds personnels.  

            Les moyens mobilisés n'ont rien d'amateurs, dans le cimetière de la Fontaine Tuaud, il y a même des rails pour un travelling. Toutefois, on attendra pour les loges en caravanes ; Margaux Dupland, 15 ans, se fait maquiller debout au grand air.  

          « Je ne veux pas devenir actrice », confie-t-elle. Cette année elle rentre en seconde. « On s'est rencontrées parce que je lui donnais des cours particuliers », explique Alexandra.

            Dans la filmographie de Margaux, on retrouve le précédent film des soeurs Rougier, ainsi que quelques passages dans l'émission pour enfant de Canal + : Canaille +.  

            La première projection est prévue pour novembre ou décembre. « On passera certainement le film à Saint-Nazaire », précise Alexandra. Nul doute donc, qu'il y aura une suite à cette histoire.   (Source :  jactiv.ouest-france.fr www.jactiv.ouest-france.fr)


    votre commentaire
  •                        

    infographie ABM


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique