• Greffes d'organes : quelle est la situation en France ?

    Les greffes d'organes connaissent un succès croissant en France selon le dernier bilan de l'Agence de la biomédecine.

    Les greffes d'organes en 2015

    Le nombre de greffes d'organes a encore progressé l'an dernier en France, au rythme de plus de 15 greffes par jour, pour atteindre 5.746, dépassant l'objectif fixé pour fin 2016. En revanche, la liste d'attente continue de s'allonger selon des chiffres de l'Agence de la Biomédecine. "La greffe ne permet plus seulement de sauver des vies, elle s'impose comme un atout thérapeutique majeur qui offre aux patients et à leur entourage une qualité de vie retrouvée", souligne l'agence sanitaire qui dévoile mardi 16 février  2016 son nouveau bilan annuel.

    Plus d'un tiers d'augmentation en 10 ans

    En dix ans (2006-2015), le nombre de greffes d'organes a augmenté de plus d'un tiers (près de + 35,2 %). Et, en France en 2015, 54.659 personnes étaient porteuses d'un organe greffé ("greffon") fonctionnel. La rançon du succès : la liste nationale des personnes en attente de greffe ne cesse de croître. "Elles sont aujourd'hui 21.378", contre 20.311 l'an dernier, une bonne moitié concernant le rein. En 1997, 8.733 personnes étaient inscrites sur liste d'attente.

    Pour augmenter le nombre de greffons disponibles, l'agence encourage depuis quelques années notamment le prélèvement de reins sur donneurs vivants. Cette pratique poursuit sa progression, avec 547 donneurs vivants prélevés d'un rein l'an dernier (contre 514 en 2014 et 302 en 2011), et représente 15,7 % de l'ensemble des greffes rénales. Les donneurs sont pour la plupart des membres de la famille ou de l'entourage d'un malade, devant subir des séances contraignantes de dialyse pour pallier la défaillance des reins. De la même façon, 24 greffes de foie partielles ont été réalisées l'an dernier grâce à des donneurs vivants (12 en 2014).

    Grâce à la greffe, la vie des patients s'améliore

    Dans le cas du rein, la survie globale du greffon rénal pour les 24.147 malades ayant bénéficié d'une greffe entre 1993 et 2005 est de 90,4 % à 1 an, 79,1 % à 5 ans et 62,5 % à 10 ans. Ainsi "au bout de 10 ans, près des deux tiers des greffons rénaux sont toujours fonctionnels", note-t-elle. Même certains greffés du cœur mènent, 10 ans après l'opération, une vie professionnelle et sociale épanouie, souligne l'agence sanitaire. "Les médecins encouragent les personnes greffées à refaire du sport, ce qui leur permet de se réconcilier avec leur corps et d'enregistrer, au-delà des bénéfices thérapeutiques, des bienfaits psychologiques", relève-t-elle.

    Enfin, le taux d'opposition aux prélèvements après le décès d'une personne susceptible de donner ses organes est par ailleurs "en légère diminution avec une moyenne nationale de 32,5 % (33,5 % en 2014)".

     

     


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  • Forte croissance de l'activité de greffe rénale en 2015 !

    Mis à jour le mardi, 16 février 2016 11:35 - Écrit par Yvanie le mardi, 16 février 2016 11:34

    Activité de greffe rénale 2015

    L'Agence de la biomédecine annonce ce jour les résultats de l'activité de greffe en 2015. Ils sont très bons, avec une augmentation importante du nombre de prélèvements et de greffes réalisés.

     

    3470 greffes de rein ont pu être réalisées en 2015, soit 7,4 % de plus que l’année précédente, dont 537 (soit plus de 15,5%) l’ont été grâce au don du rein d’une personne vivante (514 en 2014). 

    L'Agence de la biomédecine insiste aussi sur l'amélioration des résultats des greffes. La survie globale du greffon rénal pour les 24 147 malades ayant bénéficié d’une greffe entre 1993 et 2005 est de 90,4% à 1 an, 79,1% à 5 ans et 62,5% à 10 ans. Cela signifie qu’au bout de 10 ans, près des deux tiers des greffons rénaux sont toujours fonctionnels. 

    En parallèle, l’activité de prélèvement sur des donneurs décédés connaît une nette augmentation de près de 7% (+6,9%) avec 1769 donneurs en 2015 (1655 en 2014). Le taux d’opposition est en légère diminution avec une moyenne nationale de 32,5% (33,5% en 2014).

    L'Agence insiste enfin sur le lancement d'un nouveau programme de prélèvement, que Renaloo évoque régulièrement depuis plusieurs années et qui a enfin démarré depuis fin 2014, dans cinq sites pilotes : les prélèvements d’organes sur donneurs décédés après arrêt circulatoire à la suite de la limitation ou de l’arrêt des thérapeutiques (Maastricht III). Au total, 15 donneurs ont été prélevés d’au moins un organe en 2015. 26 greffes rénales fonctionnelles ont pu être réalisées. Ce type de greffons représente actuellement 51% des greffes rénales réalisées aux Pays Bas, 38% au Royaume Uni et 19% en Belgique. ( Source : Renaloo)


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    Avez-vous prévenu vos proches de votre choix concernant le don d’organes en cas de décès ?

    7 faits sur le don d’organes

    Si vous en connaissez peu sur ce sujet, lisez cet article qui répond aux questions les plus fréquemment posées sur le don d’organes, ainsi vous saurez comment les médecins peuvent savoir si la personne décédée est donneuse ou pas, s’il est possible de choisir l’organe à donner, les personnes qui peuvent faire un don, ce que devient le corps par la suite, s’il est possible de donner de son vivant, et si c’est la même chose que le don à la science. En fait divers :Vous connaîtrez également l’histoire d’un nouveau-né qui a fait don de ses reins à un adulte.

     Comment les médecins seront si l’on est donneur ou pas à notre mort ?

    7 faits sur le don d’organes

    En France, selon la loi, on est donneur d’organes par défaut. Pour déclarer qu’on ne veut pas l’être, il faut s’inscrire au registre national des refus. Après un décès, les équipes médicales consultent ce registre avant d’entreprendre tout prélèvement. Si le nom du défunt n’y figure pas, ils interrogent la famille pour savoir s’il était pour ou contre le don de ses organes. S’il possède une carte de donneur, elle n’a aucune valeur légale et ne remplace pas l’échange avec les proches. Donc pour faire savoir notre choix, il faut le dire de notre vivant à nos proches (mari, femme, frère, sœur, père, mère…).
    Il faut savoir que les prélèvements d’organes sont rares car les dons d’organes ne sont possibles que dans des cas de décès particuliers (traumatismes crâniens, accidents cardio-vasculaires…).

    Un amendement a été adopté en avril 2015, qui pourrait permettre aux médecins de prélever les organes de toutes les personnes qui ne sont pas inscrites sur le registre des refus de don d’organes, ce qui fera perdre au proche leur pouvoir de décision. Si cette mesure est votée, elle ne sera applicable qu’à partir de janvier 2018. Les raisons de ce projet de loi seraient que les personnes en attente d’une greffe ne cesseraient d’augmenter, tandis que beaucoup trop de familles, devant faire un choix difficile sous le coup du chagrin, refuseraient le prélèvement de leur proche décédé, et le regretteraient par la suite.

     Peut-on choisir quel organe donner ?Comment les médecins seront si l’on est donneur ou pas à notre mort ?

    7 faits sur le don d’organes

    Oui, on peut choisir quel organe donné. Dans ce cas, il faut en informer vos proches pour qu’ils puissent en témoigner devant les équipes médicales le jour de votre décès.

     Qui peut faire un don d’organes ?

    7 faits sur le don d’organes

    Tout le monde peut faire un don d’organes. Il est possible de faire un prélèvement à tous les âges. Pour les mineurs de moins de 18 ans, ce sont les parents qui décident d’autoriser ou non le prélèvement, mais les enfants peuvent faire part de leur volonté à leur proche, et ceux qui ont entre 13 et 18 ans peuvent s’inscrire sur le registre national des refus. Il n’y a également pas de conditions de santé à remplir pour faire un don d’organes. Ce sont les médecins qui décident au cas par cas de la faisabilité du prélèvement.

     Que devient le corps après un don d’organes ?

    7 faits sur le don d’organes

    Le prélèvement d’organes est effectué au bloc opératoire, dans les mêmes conditions et avec le même soin qu’une personne en vie. Les incisions sont donc refermées par des points et les cornées (fines membranes à la surface des yeux) sont remplacées par des lentilles transparentes. Le corps est ensuite habillé et rendu à la famille pour réaliser les obsèques, sans qu’aucune cicatrice ne soit apparente.

     Quel organe peut-on donner de notre vivant ?

    7 faits sur le don d’organes

    On peut faire don d’un de nos reins de notre vivant à un proche car il est possible de vivre normalement avec un seul lorsque l’on est en bonne santé. Le rein permet, entre autres, d’éliminer des déchets et de maintenir une hydratation normale, ce qui est vital pour l’organisme. Mais il arrive que certaines personnes aient une insuffisance rénale (diminution des fonctions des reins) et le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminal est la greffe de rein.

     Le don d’organes est-il la même chose que le don à la science ?

    7 faits sur le don d’organes

    Non, faire don à la science, c’est-à-dire donner son corps à la médecine pour les cours d’anatomie des étudiants, n’est pas la même chose que le don d’organes. Le défunt doit obligatoirement s’être inscrit auprès d’une faculté de médecine pour faire don de son corps à la science et le corps ne sera pas rendu à la famille.

    Fait divers : un nouveau-né fait don de ses reins à un adulte.

    7 faits sur le don d’organes

    Au Royaume-Uni, en 2014, une mère donna naissance à des jumeaux. Si l’un était en bonne santé, l’autre souffrait d’anencéphalie (malformation du système nerveux), une maladie pour laquelle l’espérance de vie n’est que de quelques heures à quelques jours. Diagnostiqué à la douzième semaine de grossesse, un avortement thérapeutique avait été proposé, mais les parents refusèrent et voulurent voir s’il y avait une chance pour que leur enfant devienne donneur d’organes. Il décéda au bout de 100 minutes de vie et offrit ses reins à un adulte souffrant d’insuffisance rénale. Il fut le plus jeune donneur d’organes au Royaume-Uni.

     


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  • Refus de donner ses organes

    Alors que la commission paritaire se réunit ce jour avec 7 députés et 7 sénateurs pour continuer l'examen de l'amendement en vue de modifier la loi sur le don d'organes, l'agence de la biomédecine (ministère de la santé) confirme ENFIN le véritable taux d'opposition de donner se sorganes qui est de 42% en 2014 (précisément 41,8%) et non de 33% comme calculé depuis des années.

    L'agence a enfin changé son mode de calcul qui n'était pas exact et ne reflétait pas la véritable situation.

    Ce taux de 42% est en augmentation par rapport à l'année 2013.....

     


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  • Journée mondiale du don d’organes : Pourquoi certains refusent de donner

    En France, 100.000 personnes sont inscrites sur le registre national des «non-donneurs»... 

    Journée mondiale du don d'organe (17-10-2015)

    En 2014, 41,8% des personnes refusent un don d'organe après la mort d'un proche selon l'agence de biomédecine.

    Malgré les campagnes de communication sur le sujet, le taux de refus de prélèvement d’organe augmente de manière inquiétante ces dernières années (9,6 % en 1990. 41,8 % en 2014 selon l’agence de Biomédecine). Dans 2 cas sur 3, le veto émane de la famille qui, interrogée sur la position du défunt, refuse en son nom. Par ailleurs, 100.000 personnes ont déjà pris le soin de s’inscrire sur le registre national des refus. A la veille de la journée mondiale du don d’organe, samedi, les raisons de ce choix restent difficiles à cerner.

    Ne pas dégrader l’image de son corps.

    C’est la principale idée évoquée par les opposants, selon les préleveurs. Bien souvent, les familles ont l’impression que le corps du défunt sera mutilé. « Ça va puiser profondément dans l’image qu’on a du corps dégradé », observe Romain Bonfillon membre de la Fnair (Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux). La loi précise pourtant que le corps doit être opéré avec le même soin qu’une personne en vie. Le prélèvement est un acte chirurgical effectué au bloc opératoire. Les incisions sont refermées par des points et recouvertes par des pansements. Enfin les cornées des yeux, que beaucoup considèrent comme le reflet de l’âme, sont remplacées par des lentilles transparentes.

    Ne pas froisser ses convictions religieuses.

    Les croyances de chacun sont parfois un frein au don. Pourtant à ce sujet, les représentants du catholicisme, judaïsme et islam sont très clairs. Tous se sont prononcés en faveur du don, la vie humaine étant considérée comme primordiale. Rien ne doit s’opposer à ce qui peut la sauver. En réalité, ce sont les rites funéraires et la question de l’ouverture des corps qui entre en contradiction avec les croyances.

    Ne pas coopérer avec le corps médical.

    Impossible de prévoir la façon dont une famille réagit en cas de décès brutal d’un proche. « J’ai constaté qu’il y a parfois une incompréhension, que les familles en veulent au personnel médical. C’est une haine artificielle, s’il y a eu des maladresses, une petite phrase mal comprise, au niveau des urgences », témoigne Jean-Marie Letort, coordinateur en prélèvement et urgentiste à Brest. D’où un « non » parfois un peu hâtif. La psychologie du personnel est primordiale dans ces moments-là. « On reçoit des témoignages de gens qui dénoncent malheureusement un côté un peu rapace, vautour, de la part des équipes de coordination. Elles manquent encore de moyens humains et de formation pour aborder sereinement la question du don d’organe », regrette Romain Bonfillon.

    Ne pas faire plaisir aux autres.

    Le contexte social peut-il influer sur le taux de refus ? Jean-Marie Letort se pose sérieusement la question. « En période difficile comme aujourd’hui, le taux augmente. L’individualisme est présent. On n’a pas forcément envie de faire plaisir à son voisin parce qu’on a l’impression que la société ne vous aide pas. » Un raisonnement d'autant plus paradoxal que la position d’un malade sur le don n’entre pas en ligne de compte dans la décision de lui accorder une greffe. Ainsi, une personne inscrite sur le registre national des refus peut très bien être greffée si elle en a besoin!

    Ne pas servir un éventuel trafic.

    Cela fait partie des très nombreux témoignages délirants animant les forums sur le sujet. Dans la mesure où les organes sont parfois instrumentalisés par des réseaux mafieux, certains redoutent « une commercialisation d’un don de soi et d’humanité qui sera détourné de sa valeur première pour satisfaire l’avidité financière de certains » dixit Monique. Pour balayer cette théorie du complot, seul un rappel à la loi s’impose : comme son nom l’indique le don d’organe est gratuit pour le receveur. Et non rémunéré pour le donneur ou sa famille. ( Source : 20 minutes du 16 10 2015)


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    Poumon, cornée, rein, os…

    Journée du don d’organes : 20 000 patients en attente d’une greffe

    L’Agence de la biomédecine profite d’une Journée nationale pour informer et encourager les personnes à communiquer sur leur choix concernant le don d’organes et de tissus.

    Journée du don d’organes 22 juin 2015

    Aujourd'hui lundi 22 juin 2015 c'est la 15e édition de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs. L’occasion pour l’Agence de la biomédecine d’interpeller sur le sujet au moyen d’une campagne d’information. Comme elle le rappelle dans un dossier de presse, l’objectif est « d'inciter chacun à dire à ses proches son choix pour ou contre le don d’organes et de tissus ». Les situations dans lesquelles l’entourage du défunt n’est pas au courant de ses positions concernant le don de ses organes ou tissus sont encore trop courantes. Confrontées au choc du décès, les familles ont fréquemment des difficultés à donner leur accord pour le don. Une solution, donc : informer ses proches de ses choix.

    Idées préconçues

    L’Agence de la biomédecine veut lutter contre certaines idées reçues encore tenaces, comme celle qui voudrait que l’âge soit un facteur limitant pour donner des organes. Or, « les personnes de plus de 80 ans peuvent encore donner des reins ou leur foie », rappelle l’Agence de la biomédecine. Le message commence heureusement à circuler, preuve en est avec « la moyenne d’âge des donneurs prélevés qui est passée de 40 ans en 1999 à plus de 57,4 ans en 2014 ». Rappelons qu’aujourd’hui, plus de 90 % des greffons viennent de donneurs décédés, d’où l’importance de continuer l’effort de communication. Les organes comme le pancréas ou le foie sont concernés, sans oublier les tissus tels que les veines, la peau, les tendons…

    Pas assez de greffons disponibles

    Les chiffres indiquent qu’au 1er janvier 2014, 12 752 patients étaient en attente de greffe d’organes sur la Liste Nationale d’Attente, sachant que 7 559 d’entre eux avaient été inscrits au cours de la même année. Au global, 20 311 personnes précisément étaient en attente d’une greffe en 2014, organes et tissus confondus. À titre de comparaison, quelques 5 357 greffes ont été réalisées en France la même année, en hausse de 4,6 % par rapport à 2013. Mais alors qu’entre 2005 et 2014, le nombre de malades inscrits en liste d’attente pour une greffe a bondi de près de 70 %, le nombre de greffes pratiquées annuellement n’a augmenté que de 26 %. C’est le rein qui reste l’organe greffé le plus fréquemment, avec une hausse de 53 % sur 20 ans. Puis, il y a le foie, avec une hausse de 66 % sur la même période. Il y a également le cas du poumon, dont l’augmentation de 34 % entre 2010 et 2014 a été permise grâce à la redéfinition de critères de prélèvements.

    Consentement présumé

    Le don d’organes est une pratique strictement encadrée par les lois de bioéthique issues du Code de la santé publique. Les trois principes majeurs, rappelle l’Agence de la biomédecine, en sont le consentement présumé, la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur. En ce qui concerne le consentement présumé, « en France, toute personne est considérée comme consentante au don d’organes et de tissus si elle n’a pas exprimé de volonté contraire de son vivant ». Si refus il y a, il est nécessaire de le stipuler sur le registre national des refus tenu par l’Agence de la biomédecine, ou encore, en en faisant part à ses proches.

    Pour de plus amples informations, il est possible de se rendre sur le site dédié au sujet du don d’organes et de tissus. Un guide sur le don d’organes y est notamment téléchargeable. (source : pourquoi docteur , texte de  Raphaëlle Maruchitch )


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  • Quand santé rime avec solidarité

    Pour améliorer le quotidien des malades ou pour sauver des vies , il n'y a pas que le don de sang . Certains gestes sont rapides et indolores , d'autres demandent un peu plus de réflexion avant de s'engager .

    Être donneur

    Donner son sang , un geste simple et généreux qui peut sauver des vies .

    Sang , plasma , plaquettes ... un simple prélèvement

    Si vous ne présenter pas de contre- indications ( tatouage de fraîche date, infection, changement de partenaire récent , certains traitements ...) , vous pouvez donner votre sang jusqu'à six fois par an si vous êtes un homme , quatre fois si vous êtes une femme . Un geste primordial pour répondre aux besoins des services d'urgence et de chirurgie .Vous disposez d'un peu plus de temps ? Profitez-en pour donner d'autres produits sanguins comme vos plaquettes ( utiles notamment en cas de leucémie ) ou votre plasma ( pour soigner les grands brulés ou préparer des médicaments et transfusions destinés aux hémophiles ) . le reste du sang vous étant restitué , ce type de don est un peu plus long ( environ 45 mn pour le plasma ,  1 h 30 pour les plaquettes ), mais il peut être renouvelé plus souvent .

    Donneur d' organes ? parlez-en a vos proches !

    Vous aimeriez donner vos organes en cas de décès pour en faire profiter des malades en attente de greffe ? La meilleure démarche pour que votre souhait soit respecté est d'en parler dès maintenant à vos proches ; ce sont eux qui témoigneront de votre décision au moment voulu . En effet, en France , toute personne est considéré comme consentante au don si elle n'a pas exprimé son refus ( en s'inscrivant sur un registre dédié ) . Mais dans les faits , les familles restent systématiquement interrogées sur la position du défunt . Pensez aussi à demander en ligne votre carte de donneur www.dondorgane.fr et conservez-la toujours avec vous ( prés de votre carte d'identité ou votre carte vitale ) ; elle n'a pas de valeur légale mais en cas de nécessité , elle aide à réaffirmer votre souhait auprès du personnel médical.

    S'inscrire sur le registre des donneurs de moelle

    La greffe de moelle osseuse offre un traitement pour des maladies graves de sang . Mais il est très difficile de trouver un donneur compatible . S'il n'y en a pas au sein de la famille du patient , les médecins en recherchent un dans le registre des donneurs . Pour s'y inscrire , il faut avoir entre 18 et 50 ans , être en bonne santé et effectuer une prise de sang . Ensuite , vous serez contacté si une personne compatible a besoin d'un donneur ( ce qui peut ne jamais arriver ) . Le prélèvement se fait alors au cas par cas , soit via un long prélèvement sanguin , soit via une opération sous anesthésie générale qui nécessite 48 h d'hospitalisation .

    Donner le sang de cordon ombilical

    Le sang du cordon ombilical est un produit à part ! Très riche en cellules souches hématopoïétiques qui donnent naissance aux différentes cellules ( globules rouges et blancs , plaquettes...) , il est utilisé en cas de leucémie et autres maladies du sang , notamment pour remplacer une greffe de moelle osseuse s'il n'y a pas de donneur . Le prélèvement , totalement indolore et sans risque , s'effectue juste après la naissance , une fois que le cordon a été coupé , et uniquement si tout s'est bien passé et qu'il n'y pas d'urgence à gérer . Il suffit de donner son accord au préalable lorsqu'on est suivie dans l'une des maternités qui le pratiquent  ( soit environ 70 à l'heure actuelle ) . Il faudra simplement revenir à l'hôpital deux mois après pour vérifier que tout va bien et qu'il n'y a pas eu d'infection ou de pathologie qui pourrait rendre le sang inutilisable . www.dondesangdecordon.fr

    Aider les autres à concevoir un enfant

    Donner ses gamètes ( spermatozoïdes pour les hommes, ovocytes pour les femmes ) permet d'aider les couples qui ont recours à la procréation médicalement assistée ; chaque année , plus de 1 500 enfants naissent grâce à ces dons . S'il suffit d'avoir moins de 45 ans et d'être en bonne santé pour donner ses spermatozoïdes , le don d'ovocytes est plus contraignant . Il est en effet réservé aux femmes de moins de 37 ans et nécessite un traitement hormonal d'une dizaine de jours pour stimuler les ovaires . Suite à cette stimulation , les ovocytes sont prélevés au cours d'une hospitalisation d'une journée . Ce n'est pas le cas aujourd'hui, mais les femmes et les hommes sans enfant devraient bientôt pouvoir donner aussi leurs gamètes ; un décret est en attente de publication . www.dondovocytes.fr   - www.dondespermatozoides.fr

    L'avis de l'expert

    Être donneur

    Les besoins en matière de dons sont-ils satisfaits ?

    Dans les domaines qui relèvent de nos compétences ( tous les éléments et tissus du corps humain , sauf le sang ) , c'est loin d'être le cas .La France est, par exemple , très en retard en ce qui concerne le don de gamètes .

    Comment expliquer ces manques ?

    Dans le cas des dons d'organes , il y a une réalité qu'il faut prendre en compte ; celle de l'état global de la population . Avec le vieillissement et l'augmentation des maladies chroniques , les besoins croissent de façon beaucoup plus importante que les possibilités de dons .

    Par quels moyens augmenter les dons ?

    Nous nous appuyons surtout sur des grandes campagnes d'information qui ciblent les professionnels de santé , les patients , leurs familles et le grand public . Cela a porté ses fruits sur le don de rein de son vivant ; on compte aujourd'hui plus de 500 greffes par an , contre environ 200 il y a quelques années . Nous avons aussi 15 000nouvelles personnes qui s'inscrivent chaque année sur le registre des donneurs de moelle osseuse . Mais , il reste du travail , par exemple sur le don d'ovocytes .

     

     


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    Bonjour,

    Je vous l’annonçais la semaine dernière : la semaine de dépistage des risques liés au diabète se tiendra du 6 au 13 juin dans toute la France. A cette occasion, les 100 associations locales de la Fédération Française des Diabétiques organisent des événements près de chez vous.

    Pour vous mobiliser à nos côtés et participer à cette semaine de dépistage des risques, je vous invite à vous renseigner grâce à la carte de France disponible sur le site www.contrelediabete.fr pour trouver la manifestation la plus proche de votre domicile ou de votre lieu de villégiature.

    Si vous êtes en région parisienne, n’hésitez pas à venir nous rencontrer Place de la Bastille à Paris où l’AFD75 et le siège de la Fédération auront le plaisir de vous accueillir
    le samedi 6 juin de 11h à 17h !

    Nous vous attendons nombreux et comptons sur votre soutien pour relayer l’information : la mobilisation générale est en marche !

    Merci de votre mobilisation et de votre soutien,

    Très sincèrement

     
         

     

     
    photo

    Gérard Raymond
    Secrétaire Général
    de la Fédération Française des Diabétiques
    signature

     


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  • Chaque année, 1 500 prélèvements sont effectués. (Archives V. D.)

    Une maison des dons d’organes à Montpellier ?

     

    Le projet est lancé. Il s'agirait d'une première en France.

    L’Association des familles françaises pour le don d’organes (Affdo), présidée par Armand Siboni, lance le projet de réalisation, à Montpellier, d’une maison nationale pour le don d’organes. Il s’agirait d’une grande première en France.

    "Accueillir les familles, les informer sur les enjeux"

     "L’idée est de finaliser ce projet en 2014, pour, ensuite, initier progressivement la constitution d’un réseau national de ce type de lieu à travers le territoire national", explique Bernard-Éric Simper, secrétaire général de l’association.

    Un tel projet est aisément réalisable dans la mesure où le budget nécessaire à une telle structure ne serait guère élevé. "On évalue entre 10 000 € et 12 000 € le budget d’une telle maison."

    Cette maison aurait pour mission "d’accueillir les familles, de les informer sur les enjeux autour du don d’organes et de leur apporter la documentation nécessaire à leur sensibilisation."

    Le soutien actif du maire

    Cette mission, qui est celle de l’Affdo depuis sa création, l’an dernier, avec le soutien actif d’Hélène Mandroux, maire de Montpellier, s’appuie sur un débat de société majeur. Le thème du don d’organes, récurrent, se heurtant souvent à une dimension affective et éthique, qui en constitue le frein principal

    "Faire prendre conscience"

    "Aujourd’hui, en France, on recense 3 000 décès par mort cérébrale par an qui pourraient donner lieu à des prélèvements d’organes. Or, il n’y a que 1 500 prélèvements. Le but est d’abord de faire prendre conscience aux familles de cet enjeu et de les amener à se prononcer. Il ne s’agit pas de pousser les gens à donner leurs organes à leur décès mais de les amener à se prononcer, surtout auprès de leur propre famille, sur leur engagement ou non. Très souvent, ceux qui restent ne sont pas informés de la position de leur proche disparu sur ce sujet", argumente Armand Siboni.  (source : Midi Libre du 16 12 2013)


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