• La vaccination en questions

    Depuis le 1er janvier 2018, onze vaccins sont obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans , contre trois auparavant . Pourquoi ? n'est-ce pas un peu trop? Ça change quoi en pratique ? 

    La vaccination en questions

    Quels sont les nouveaux vaccins imposés par la loi ?

    Huit vaccins sont devenus obligatoires en plus de la diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite. Il s'agit désormais d'immuniser systématiquement contre la coqueluche, l'hépatite B , le rougeole, les oreillon, la rubéole, l'Haemophilus influenzae de type B , le pneumocoque et le méningocoque C , ces trois derniers microbes étant responsable de graves méningites. A savoir; cette nouvelle disposition s'adresse uniquement aux enfants nés en 2018 . Et les huit vaccins <<supplémentaires>> étaient recommandés, donc déjà pratiqués la plupart du temps

    Pourquoi cette décision ? 

    Les vaccins obligatoires depuis longtemps ont fait la preuve de leur efficacité pour éradiquer les infections mortelles . Il n'y a plus de polio en France depuis 1997 , et le dernier cas de diphtérie sur notre sol date de 1989 . Concernant le tétanos , on est passé de 1000 décès en 1945 à 7 en 2005 .Et pour cause ; plus de 96 % des enfants sont vaccinés contre ces fléaux .Mais le taux de couverture vaccinale n'est pas aussi bon pour le méningocoque (70,9 % ) ou encore la rougeole (78,8 %) . Des vaccins qui n'étaient pas obligatoires. <<résultat, entre 2011 et 2017, on dénombre 317 infections invasives à méningocoque C,  et surtout 31 décès qui auraient pu être évités avec une meilleure couverture vaccinale >>, assure l'épidémiologiste Daniel Lévy-Brühl , responsable de l'unité chargée de la vaccination à Santé Publique France . Quant à la rougeole , <<le taux de vaccination devrait atteindre 95 % pour la faire disparaître >> explique Frédéric Tangy (coauteur des vaccins pour les nuls, First) , chef de l'unité de génomique virale et vaccination à l'institut Pasteur . Or cette maladie tue encore (10 décès et 31 encéphalites entre 2008 et 2012 ). 

    Pourquoi les imposer au lieu de donner le choix aux parents ? 

    La défiance vis-à-vis des vaccins en France est la plus forte au monde ! Près de 25 % de la population ne se déclare pas favorable à la vaccination contre 8,5 % en 2000 , selon la baromètre santé 2016 (Santé Publique France). Par ces nouvelles mesures , la ministre de la santé entendait couper court à la polémique anti vaccins . Et puis il faut savoir qu'on ne peut de toute façon plus vacciner les petit uniquement contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite . Les trois vaccins obligatoire jusque là , car le produit dans cette version n'est plus commercialisé dans les pharmacies françaises depuis 2008.

    Combien d'injections exactement avant 2 ans ? 

    Heureusement , les onze vaccins ne se font pas séparément ! Dans la pratique, il existe des formules <<polyvalentes>> contenant six vaccins ; diphtérie + tétanos + polio + coqueluche + Haemophilus + hépatite B . Ils sont commercialisés sous le nom d'Hexyon ou d'infanrix Hexa . Les bébés ont trois injections de ce <cocktail >> à 2, 4, et 11 mois, en même temps que le vaccin anti-pneumocoque. Pour le méningocoque C la vaccination a lieu à 5 et 11 mois . Et le vaccin rougeole +  oreillons+ rubéole s'effectue à 12 et 16 mois . Au total, les petits reçoivent donc dix injections et quatre formules différentes .

    Et jusqu'à maintenant ça se passait comment ? 

    Pratiquement pareil ! Les pédiatres avaient pris l'habitude de conseiller tous les vaccins . Mais les parents réticents pouvaient en demander moins. Au minimum quatre (diphtérie, tétanos, polio et coqueluche réunis) ou cinq (avec Haemophilus influenzae en plus ).

    Quelle est la situation dans les autres pays d'Europe ? 

    La France n'est pas seule à vouloir renforcer sa politique vaccinale . En mai dernier , l'Italie a rendu obligatoire non pas onze mais douze vaccins (la varicelle en sus) ! Et en Allemagne , une loi adoptée en juin 2017 permet de sanctionner les parents qui refusent de vacciner leur enfant , notamment contre la rougeole , à l'entrée de la crèche ou en maternelle . Dans la plupart de autres pays , il existe des mesures dissuasives mais non inscrites dans la loi.

    Le système immunitaire des petits est-il prêt à supporter tout ça ? 

    Il est vrai qu'à deux mois , au moment des premiers vaccins , le système immunitaire n'est pas totalement mature. Mais ce ne serait pas un frein à la vaccination , c'est-à-dire à l'inoculation des microbes . <<La preuve ? Dés la naissance, les enfants sont confrontés à des dizaines de milliards de bactéries et de virus qui vont coloniser leurs intestins pour former le microbiote . Les bébés doivent donc se défendre naturellement pour apprendre à tolérer ces germes qui vont cohabiter . La capacité de leur système immunitaire à réagir face à ces nouveaux antigènes est infinie >>, assure Frédéric Tangy . Les vaccins contenant des virus ou des bactéries vivants (atténués), toujours plus réactogènes que les vaccins à base de toxines ou d'agents inactivés, sont pratiqués uniquement à partir de 12 mois . C'est le cas pour le rougeole , les oreillons et la rubéole .

    Pourquoi vacciner si tôt contre l'hépatite B ? 

    Effectivement , le virus de l'hépatite B se contracte beaucoup plus tard, lors des rapports sexuels , par exemple .<<Mais on sait qu'il est difficile de bien vacciner les adolescents .Donc il vaut mieux agir chez  les nourrissons, explique le Dr Lévy-Brühl . De plus , chez les tout-petits , le vaccin est très efficace et bien supporté , et la Aux Etats-Unis , la vaccination contre l'hépatite B est carrément réalisée le lendemain de la naissance .

    Les parents peuvent-ils refuser les vaccins ? 

    la disposition spécifique du code de la santé publique prévoyant au maximum une peine de six mois d'emprisonnement et 3750 € d'amende>> va être supprimée . <<Mais dans les faits , c'est un texte plus général du code pénal qui va s'appliquer . Il prévoit deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende pour les parents qui ne respectent pas leurs obligations légales sans motif légitimes , au point de compromettre la santé et l'éducation de leur enfant >>, révèle Me Juliette Nattier , avocate associée au cabinet Montpensier à Paris . En d'autres termes , un pédiatre , un voisin ou encore une directrice d'école pourra dénoncer aux autorités judiciaires des parents qui e vaccinent pas leurs enfants .

    Un bébé qui 'a pas reçu tous ses vaccins pourra-t-il quand même aller à la crèche ?  

    Pour être admis en collectivité, que ce soit en crèche ou à l'école , rien ne change ; la vaccination demeure une obligation légale .<< A défaut , les parents disposent de trois mois pour mettre à jour les vaccins , explique Juliette Nattier . S'ils ne se soumettent pas à cette régularisation, le directeur de l'établissement peut en référer au maire de la commune, qui pourra alors notifier une exclusion >>. Cependant , des contre-indications médicales reconnues pourrons toujours justifier un défaut de vaccination . (extrait de la revue Femina)

     Site utile : http://www.vaccination-info-service.fr

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 25 Février à 07:22

    Je ne suis pas pour les vaccins d'une manière intempestive qui enrichit les labos 

    Et qui peuvent aussi s'avérer très dangereux , j'en parle en connaissance de cause 

    à chacun (e ) son idée 

    IMG0091ABon dimanche 

    2
    Lundi 26 Février à 06:14

    je suis contre cette nouvelle loi

    sur les vaccins .... j'aurai beaucoup à dire

    mais .... chacun son opinion !!

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