•                        

    Mon nom est alcool, je suis trés fort et méne le monde,. Je suis plutôt bien de ma personne, un peu caméléon aussi.

    Je peut être blanc, rouge, ambré. Je mousse, pétille,sucré ou amer. Je peut même être bien frais, chaud aussi.

    On m'aime à petite dose, pour commencer, puis trés vite on me prend au col !

    Je suis malin , me faufile en catimini et je prends ma place petit à petit. Je tends mes piéges en douceur. . . Jai tout mon temps.

    J'ai beaucoup de qualités, commence par réconforter, donne de la chaleur, du courage, le calme intéreiur, la paix. Facticement bien sur, mais ne le dites pas, cela me nuierait !

    Je rends gai, amusant, on se sent bien avec moi ! je suis sympatique à souhait.Puis, quand on me fait confiance, c'est là que j'agis. J'entoure ma proie pour mieux la détruire.

    Tout d'abord, je deviens indispensable. On ne peut plus se passer de moi . On ferait n'importe quoi , on tuerait pére et mére pour m'avoir sous la main.Mais là , ça se gâte, c'est que plus je suis présent, plus je rends malade.
    On deviens idiot pour ne pas dire dingue !Puis ma proie ne réagissant plus, je l'écrase complétement et il ne reste qu'une larve.

    Vous voyez comme je suis fort et qu'il ne faut pas me faire confiance.Je suis Belzébuth en personne. Alors pauvres damnés, pour vous délivrer de moi ,une seule solution, me touner le dos et fuir à toutes jambes

    Surtout ,restez sur vos gardes, j'attends , tapi dans l'ombre, votre moindre défaillance.

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  •                        

    Un jour viendra où mon corps recouvert d'un drap blanc, soigneusement tiré aux quatre coins du lit, restera immobile sur un lit d'hôpital parmi la rumeur des vivants et les affres des mourants.

    À un moment donné, un médecin constatera que mon cerveau a cessé de fonctionner et, qu'à tous égards, la vie m'a quitté.

    Quand cela arrivera, n'essayez pas de me maintenir artificiellement en vie au moyen d'un appareil. Et ne parlez pas de mon "LIT DE MORT". Dites plutôt "LIT DE VIE" et laissez emporter mon corps pour qu'il serve à donner à d'autres une vie plus riche...

    Qu'on donne mes yeux à celui qui n'a jamais vu le lever du soleil, le visage d'un bébé ou l'amour dans le regard d'une femme...

    Qu'on donne mon cœur à celui dont le coeur n'a été qu'une cause permanente de souffrance...

    Qu'on donne mon sang à l'adolescent qu'on a sorti des débris de sa voiture afin qu'il vive assez longtemps pour voir jouer ses petits-enfants...

    Qu'on donne mes reins à celui qui doit recourir de semaine en semaine au rein artificiel...

    Qu'on prenne mes os, mes muscles, tous les nerfs et les tissus de mon corps et qu'on trouve le moyen, grâce à eux, de faire marcher un enfant paralysé.

    Qu'on explore tous les recoins de mon cerveau !

    Qu'on en prenne la matière s'il le faut, afin qu'un jour un jeune garçon privé de la parole soit capable de crier sa joie et qu'une petite-fille sourde puisse entendre la pluie battre contre les vitres...

    Qu'on brûle ce qui restera de moi et qu'on répande mes cendres à tous vents pour aider les fleurs à pousser ! S'il faut mettre quelque chose en terre, que ce soit mes fautes, mes faiblesses et tous mes préjugés à l'encontre de mes semblables.

    Si par hasard vous désirez conserver mon souvenir, faites-le en aidant d'un mot ou d'un geste quelqu'un qui en aura besoin.

    Si vous faites tout ce que je vous ai demandé, "JE VIVRAI ÉTERNELLEMENT".
       

    Merci de votre compréhension !


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  •                        

    "Le coeur humain est comme la mer, c'est dans ses profondeurs que l'on trouve les richesses pour les dons." (zouave62660)

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  •                         

     Je l'entends... Il est là...

    Il me fait vivre chaque moment, qu'il soit important ou non...

    Il est là, à me guider dans la vie, à m'aider à faire les bons choix...

    Mais s'il n'était pas là, que serais-je maintenant?

    Serais-je là, moi?

    Serais-je vivante, mais faible?

    Ou bien serais-je là-haut, à veiller sur ceux que j'aime?

    Je ne peux répondre à ces questions...

     Mais aujourd'hui, il est avec moi, là, à faire son travail... M'aider à vivre une vie "normale"... Un jour, une personne a répondu "Oui" à une question, une question qui a changé ma vie... Sans cette affirmation, je ne serais sûrement pas là, en ce moment, à écrire.

    Voulez-vous savoir quelle était cette question?

    C'est si simple... et douloureux à la fois que je vais l'annoncer, car elle me fait tant vibrer...La voici:

    Voulez-vous donner vos organes et tissus à votre mort?

    Maintenant, que pensez vous de cette question?

     Est-ce que vous allez pouvoir y répondre... Ou laisser le choix à votre famille de le faire... C'est à vous de choisir. Si vous le faites, avertissez vos proches, car ils auront le dernier mot, et il serait dommage de perdre plus d'une vie pour un simple "Non"...

     Un "Oui" à cette question peut donner la chance à huit autres personnes de continuer à vivre une vie "normale"... Huit personnes auront la chance de vivre des moments qui pourraient être magiques... La naissance d'un enfant, le voir grandir, voyager, aimer, courir.... Je vous laisse imaginer ce que cette personne pourrait faire avec une deuxième chance de vivre ces moments qu'elle croyait impossibles...

     Moi, j'ai eu la chance d'avoir mes enfants avant la greffe, mais, il y a trois ans, je ne pouvais pas m'imaginer les voir grandir... Je n'ai pas vraiment eu la chance de courir avec eux au parc et de faire ce qu'un bon parent aurait dû faire...Il y a un peu plus de 2 ans, j'ai reçu ce que j'appelle un miracle. Ma deuxième chance... J'ai reçu un nouveau coeur... Merci, mon Dieu, et merci à mon donneur et sa famille! Je peux enfin imaginer un avenir avec eux... Je peux aussi aller jouer dehors dans cette neige froide! Et j'ai aussi eu la chance de patiner avec eux. Après plus de 10 ans, moi, j'ai patiné! Je croyais voler!Voler... L'an passé, j'ai fait un voyage avec mon amoureux. J'étais sur la plage dans un pays chaud, je regardais les vagues aller et venir, j'écoutais la mélodie de l'océan à perte de vue... J'ai regardé mon amoureux et lui ai demandé si je rêvais... Il m'a bien sûr souri et répondu: " Non, tu ne rêves pas, on est là, ensemble..." J'étais aux anges! J'ai remercié Dieu, mon donneur et sa famille encore une fois!Imaginez le nombre de moments magiques que je peux vivre encore... Grâce à un simple "Oui".

    Texte sur le don d'organe et des tissus

     Merci! Manon D'Amours Greffée cardiaque Juin 2010

    Merci à mon correcteur, Daniel Marchand , mon professeur de secondaire qui a marqué ma vie!

    Et à Audrey Bréfort Tictania qui est devenue un ange pour veiller sur nous tous pour cette image. On pense souvent à toi! Protège nous tous!


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  •                        

    "Depuis quelques jours, les températures se sont réchauffées. Le Mistral nous offre un ciel dégagé et une impression de printemps. Je profite de cette douceur hivernale pour m’installer en terrasse d’un café et m’exposer au soleil. Mon thé Lapsang Souchong embaume les tables voisines de son parfum fumé. Les sifflements du serveur accompagnent l’orgue de barbarie planté sur la place principale tandis que la voix rauque de la chanteuse surplombe l’ensemble. « Allez venez Milord, vous assoir à ma table. Il fait si froid dehors, ici c’est confortable ». Ce moment convivial ne parvient pourtant pas à me faire oublier mon téléphone portable. Je l’ai sorti du sac pour le mettre dans ma poche. Avec toute cette agitation, je veux être sûre de le sentir vibrer si je reçois un appel. Je tente de me détendre en m’adossant au fauteuil et ferme progressivement les yeux. J’ai toujours apprécié le rouge que provoquent les paupières par transparence. Ainsi installée, mon essoufflement s’apaise. Je m’évade dans mes rêves et laisse libre cours à mes fantasmes.

    . Mesdames messieurs, je réitère ma demande, afin qu’il n’y ait aucun malentendu. J’ai l’honneur et la joie de vous proposer mon corps comme hébergeur. Je recherche des poumons 0+, non-fumeur, de 85 cm de diamètre. Pour les sérologies, nous verrons cela à l’entretien individuel. Sérieuse, volontaire et déterminée, vous ne serez pas déçue. Fière et reconnaissante de ce don, je m’engage à en témoigner dans le futur. Je chérirai l’organe comme le mien et il se créera vite une place. Mon coeur, adouci par l’hypoxie, n’est ni jaloux ni encombrant. Quant à mes globules blancs, ils ont promis de faire un effort. Je les connais bien, ils ne pourront pas s’empêcher de les chatouiller quelquefois. Ils sont assez farceurs, mais n’iront jamais plus loin. J’y veillerai, vous pouvez me faire confiance. Alors, je vous écoute, vous avez la parole ! Merci de vous présenter distinctement pour que je puisse prendre des notes.

    - Bonjour, ce que vous dites m’intéresse. Je ne suis pas sûre d’être une bonne candidate, mais je me lance quand même. J’ai bientôt 38 ans, je suis mariée sans enfant. Je porte toujours sur moi ma carte de donneur d’organes. Mais dans votre cas, un détail me gêne. Vous comprenez, je suis asthmatique. C’est ennuyeux non, pour donner ses poumons ? Cependant, c’est un asthme peu prononcé. J’ai une vie normale, fais du sport et cela ne m’a jamais handicapée. Par contre, je rencontre quelques crises lorsque je dors chez des amis peu avisés. Vous savez comment sont les gens non concernés. Ils veulent bien faire, mais n’ont pas mes méthodes pour lutter contre les acariens. Alors oui, je suis d’accord sur le principe. Mais comment cela fonctionne ensuite si je vous conviens ?

    - Excusez-moi ma petite dame, mais c’est mon tour. Chacun a deux minutes pour convaincre, vous n’avez pas lu le règlement ? Si vous êtes sélectionnée, vous le saurez bien assez tôt, croyez-moi ! Bon, je me dépêche. Morlan Le Guen, je viens de Crozon, près de Brest. J’y ai passé presque toute ma vie. Puis j’ai été muté sur Marseille, il y a trois ans. Ah ça, je peux vous dire que mes habitudes ont changé ! Mais revenons à l’essentiel. Je respire de l’iode quotidiennement et c’est loin d’être un détail. Je ne suis jamais malade. Même l’hiver, aucune bronchite au compteur. C’est très efficace l’air marin ! Qu’en pensez-vous ? Je vous propose un bel avantage, dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde !

    - Bonjour mademoiselle… Je veux bien t'offrir mes poumons, c’est d’accord. Enfin, j'hésite... Ma décision est surement hâtive. Avant ce soir, je n’avais jamais songé à ma propre mort. Savoir si je donne ou pas mes organes encore moins… C’est une sacrée question ! C’est la première fois que je me la pose. En voyant l’audace des autres candidats, je me sentais la fougue de te dire « oui ». Puis, là, en face de toi, je me rends compte que je n’y ai pas assez réfléchi. Je change d’avis. Désolée, vraiment, je ne suis pas prête. Tout cela m’effraie complètement !

    - Euh… Moi, par contre, je suis prêt si la demoiselle est d’accord. Vous semblez pleine de vie malgré cette épreuve, alors que moi, je n’en peux plus. On m’a diagnostiqué une addiction au travail. Depuis que mon rival a été promu injustement à ma place, j’ai tout plaqué ! Ma femme et mes amis me conseillent de persévérer, que cette ascension interne finira par arriver. Mais sincèrement, je n’ai plus la foi. J’ai bien essayé de me relever, j’ai consulté un psychiatre et pris des antidépresseurs. « Vous avez besoin d’une thérapie », affirmait-il. Mon cul ! Je n’y ai jamais cru à toute cette mascarade. Ce n’est pas un petit comprimé qui va me rendre mon poste ! Alors, dites-moi, selon vous, qu’elle est la meilleure façon de se suicider pour sauver ses organes ?

    - Jeune homme, je vous en prie ! N’avez-vous pas honte ? N’ennuyez pas cette jeune fille avec vos histoires ! Vous voyez bien qu’elle a d’autres soucis. Pensez-vous qu'il est sain pour elle de savoir que ses poumons résultent d’un suicide ? Allez, un peu de sérieux ! Vous ne le ferrez pas.

    Je compte sur vous ! Vous allez vous relever, n'est-ce pas ? On ne met pas fin à ses jours pour un travail ! De mon temps, il nous faisait vivre, pas mourir ! Vous seriez mon petit-fils, je vous mettrai un coup de pied dans le derrière pour vous replacer les idées. Quant à toi, ma jolie, je te donne tout. Je ne suis pas aussi fraiche que toi, mais il reste encore du potentiel sous la carrosserie ! Ressusciter ma jeunesse et pouvoir refleurir me fait déjà frétiller... Oh, que cela me fait de la peine de te voir comme ça. Viens là que je t’embrasse ! Pardon pour ces larmes, mais tu m’émeus tellement du haut de tes vingt ans. Je ne veux pas pourrir sous terre, tu m’entends ? Les asticots, ce n’est pas mon truc ! Autant que mes organes servent, alors prends tout : les yeux, le coeur, les poumons, le foie, les reins, les os et même la peau ! Au JT de vingt heures, l’autre soir, ils disaient qu’à Paris on greffait des bras ! Te rends-tu compte ? Des bras !

    - Quel beau geste madame ! Merci, vraiment. J’arrive sur mes cinquante ans, et j’ai perdu ma femme d’une leucémie il y a maintenant six ans. Depuis, je n’ai jamais lâché le combat. Je milite pour le don de soi et y participe activement. J’offre régulièrement mon sang, mes plaquettes et suis inscrit sur le registre de donneur volontaire de moelle osseuse. Je suis du groupe sanguin 0, rhésus négatif. Être donneur universel est un signe du destin vous ne croyez pas ? Je suis né pour donner, j’en suis persuadé. Alors, je continuerai mon action jusqu’à ma mort. Vous pouvez vous en assurer.

    Un nuage passe et la rougeur de mes paupières s’assombrit en même temps que ma scène. Je reprends mes esprits avec sourire et m’étonne moi-même de mon imagination. Un peu de sérieux. Soyons attentifs et reconcentrons-nous. De mon siège, je m’intéresse cette fois à mon environnement. Je cherche le candidat idéal à travers les passants. Le regard mitraillette, cachée derrière mes lunettes de soleil englobantes, je dévisage les jeunes filles dans la rue. Elles me narguent avec leurs poumons roses. Leurs côtes sont invisibles dans leurs décolletés. Leurs fesses pulpeuses et rebondies sont là pour me rappeler que je m’assois sur mes os. Et leurs seins galbés me rendent nostalgique. Je leur en veux terriblement de jouir de ces banalités.

    Une demoiselle passe et m’émerveille. Elle arrive à courir en chaussure à talon. Bel exploit ! C’est intéressant. Cela la classe dans la catégorie des bonnes candidates. Malheureusement, après un examen plus approfondi, ses poumons sont trop grands à vue d’oeil. Sa voisine, qui promène un nourrisson en écharpe, conviendrait bien. Mais je laisse cette maman tranquille, mon coeur n'est pas si aride. Quelques minutes plus tard, un jeune homme entre en scène. Plutôt petit et rachitique, ce type de gabarit pourrait faire l’affaire. Je le qualifierai de charmant.

    C’est le genre d’homme qui a réussi professionnellement. Il porte une veste de costume sur chemise blanche, un jean décontracté, mais pas négligé, et ne quitte pas son BlackBerry des mains. Je le regarde avec envie. Il pourrait croire que je le drague. Mais ce n’est pas son joli minois qui m’intéresse. Heureusement, il ne sait pas pourquoi je salive. Je prends plaisir à observer ses mouvements et imagine la conversation téléphonique qu’il est en train d’avoir.

    Même à distance, je perçois ses respirations. Les traits de son visage témoignent d’une contrariété. Visiblement, son interlocuteur le presse. Le jeune homme prend la direction du centre-ville et remonte activement la rue de la République. Enivrée, je me cale sur son essoufflement de retardataire. Le bruit que provoquent les pas de ses foulées résonne en moi et me fait déjà rêver. J’aurai presque envie de le rattraper et de lui demander son groupe sanguin. « Monsieur, attendez ! Avez-vous eu la varicelle étant petit ? » Comme un claquement de doigts, ma bulle éclate. Au loin, je le vois sortir de sa veste un paquet de cigarettes et un briquet, puis savourer sa première bouffée. Un nuage blanc s’envole, mon espoir retombe. Je ne peux m’empêcher de ressentir un dégoût effroyable. Il était si parfait.

    Sans trop de conviction, mes regards se tournent vers les autres passants. Il y a bien ce jeune adolescent sans casque sur un scooter débridé. Mais comment être sûre que les organes ne seront pas abimés ? Si je n’ai pas un coup de foudre imminent, cela ne collera pas, je me connais. Rapidement, une demoiselle attire mon attention et me console. Je pense que ses poumons seraient parfaitement à ma taille. Elle est svelte, avec des jambes toniques. Elle doit faire du sport, je l’imagine bien danseuse classique. Peut-être fait-elle aussi du tennis ? Je la trouve resplendissante et en pleine santé. Pommettes roses, lèvres pétillantes et yeux illuminés, elle parait heureuse et épanouie. Les boucles de ses cheveux châtains rebondissent dans son dos.

     Elle est dans l’air du temps avec son manteau mi long en laine bouillie vert granny et son écharpe au motif dominant fuchsia. Ses lunettes rectangulaires aux contours marqués témoignent certainement de son intelligence. Je l’imagine dans la voix artistique. Peintre ou musicienne ? Dans sa gestuelle, elle est douce et délicate. Violoniste lui irait bien. Mieux : violoncelliste. Elle interrompt sa course pour acheter des fleurs juste en face. Son hésitation s’arrête sur un bouquet rond à réservoir d’eau, contenant des renoncules roses. Quel choix merveilleux ! Nous sommes vraiment faites pour nous entendre. 

    J’aime croire à la possibilité d’une cohabitation, et qui sait, cela sera peut-être elle."


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  •               

    29 janvier ..Un jour mémorable et inoubliable ..
    c'était vers 1h du mat ..
    en plein sommeil la voix de mon médecin pénétrait mes oreilles
    confiante,rassurante ,euphorique...
    me disant: C'est Ghazouani Abir ..
    tôt le matin,tu vas venir.
    Un foie sain peut vous appartenir ...
    Vous arrêterez de souffrir ..
    Vos maux vont finir
    et désormais tes sanglots se changeront en rires ..
    Merci mon donneur ,
    merci mes docteurs ,
    merci mes sauveurs .
    .Merci maman pour,ton amour et tes soins en abondance ..
    Merci mon frère et mes soeur..
    Merci chère amie Samia...
    Je fais partie maintenant de la grande famille des greffes ..
    La Tunisienne

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  •                        

    Au cour de différentes visites sur les blogs , j'aimerais vous faire partager ce très beau texte de André Brunier intitulé :

     

    hommage au don vivant

     

    Bientôt deux ans de bonheur permanent
    Une éclaircie qui se nomme Don vivant
    Dans une vie programmée de perdant...
    Je me retrouve en garçon bien portant

    Ce geste d'amour généreuse Sylvie
    A fait de moi le vivant que je suis
    Et les dialyses qui rythmaient cette vie
    En ce moment plus question on oublie

    De notre histoire est sorti un écrit
    Le bien nommé Don d'amour, DON de vie
    Pour tous les gens inconnus ou amis
    Tourner la tête maintenant ça suffit

    Un jour peut-être vous serez concerné
    Les dons d'organes vous devrez assumé
    Partir au loin continuer d'exister
    Rendre à la vie ce qu'elle vous donnée

    Le don vivant aime votre soutien
    C'est l'avenir à venir pour demain
    C'est une vie elle est entre vos mains
    Si vous pouvez modifier son destin

    De notre histoire est sorti un écrit
    Le bien nommé Don d'amour, DON de vie
    Pour tous les gens inconnus ou amis
    Tourner la tête maintenant ça suffit

    Une aventure qui se termine bien
    Regard heureux contemplant le chemin
    Sourire aux lèvres sans peur du lendemain
    Croquer la vie jusqu'au petit matin

    Mourir un jour mais pas encore ici
    Encore du temps à rattraper la vie
    Mourir demain mon destin est écrit
    Laissons parler Don d'amour DON de vie.

    Brunandierre le 14 février 2014, jour de St Valentin.


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  •                        

    Voici un texte  écrit par Rita Dranginis   paru en 1974 dans la revue "Sélection du Reader's Digest  ...  

            " Moi,  l'enfant retardé  (A méditer ...)  

           Dans vos yeux , je lis la pitié,  

    le souci ou l'indifférence ,

    moi l'enfant retardé .

    Mais vous me voyez du dehors .

    Si je pouvais , je vous dirais

    ce qui est au-dedans

            Je ne suis pas si différent .  

    Je sens la douleur et la faim.

    Je ne sais pas, poliment ,

    demander un verre d'eau ,

    mais je connais

    le goût brûlant de la soif .

    Un moustique me pique , et ça

    démange , et l'abeille m'effraye .

    Avec un bon chocolat chaud ,

    je me sens bien à la cuisine ,

    quand la neige colle au carreau.

            En quittant maman  

    pour monter dans le bus jaune

    de l'école , j'avais comme

    un gros poids sur mon coeur

    et je cherchais sans espoir

    une issue par où fuir .

            Au parc où ma soeur me conduit ,  

    les enfants me raillent .

    Elle pleure et m'entraîne

    à la maison . Tout tourne , j'ai chaud

    et j'ai du mal à respirer .

    Maman me serre , les larmes aux yeux ,

    me raconte une histoire ..

    J'oublie les cris moqueurs .

    Quand j'ai bien mis mes habits ,

    maman me tapote la tête :

    <<Bravo Jacky >> Je me sens

    tout fier . Aussi fort que Gérard

    qui est en cinquième .

    Enfant je suis .Enfant

    je vais rester , toujours ...

    Les nounours et la fourrure

    des chiens me rassurent .

    J'adore les jouets des petits :

    le ballon et le cerf-volant ,

    et le charriot qu'on tire .

    J'aime glisser sur une pente

    et atterrir en bas , tout étourdi .

    J'aime la luge sur la neige douce ,

    le baiser mouillé de la pluie.

            C'est bon de se faire cajoler ,  

    mais , pour mon bien , on doit

    me traiter comme un grand .

    J'ai besoin non qu'on s'apitoye ,

    mais qu'on respecte mes efforts .

    Je suis lent , je peine

    à ce qui vous paraît facile ,

    <<Demain >>, pour moi , c'est difficile

    à imaginer .

    Pour pédaler sur un tricycle bleu ,

    il m'a fallu des mois

    mais que j'étais heureux

    quand mes pieds ont enfin obéi

    et que les roues ont tournées !

    Quelle fierté

    quand j'ai su ouvrir le robinet

    pour avoir de l'eau !

    Je ne voulais plus le fermer !.

    Je puis apprendre , à mon pas,

    si l'on est patient avec moi ;

    trouver une place dans ce monde

    où l'on n'aime plus la lenteur .

            Dites-moi si je suis quelqu'un  

    qui peut souffrir , aimer et rire .

    Je suis un enfant qu'il faut guider

    et encourager .

    Et simplement , parfois ,

    à qui il faut sourire .


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