•  Influenzavirus de type A, de la famille des Orthomyxoviridae comme le virus de la grippe humaine.

    Épidémiologie chez l'homme


    Transmission de la grippe aviaire
    La transmission de l’influenza aviaire à l’homme (grippe aviaire) est rare et peut avoir lieu lors de contacts fréquents et/ou intensifs avec des oiseaux infectés.
    Elle se fait par le biais de fines poussières contaminées par les déjections ou les secrétions respiratoires des oiseaux :
    Principalement par voie respiratoire.Par projection sur les muqueuses oculaires.
    Les mains contaminées peuvent aussi porter le virus près des voies respiratoires ou des muqueuses oculaires.
    Remarque : l'existence d'une infection simultanée, chez un porc ou chez un être humain, par un virus dela grippe aviaire et par un virus de la grippe humaine pourrait favoriser l'émergence d'un nouveau virus très contagieux pour l'homme (recombinaison).
    Fréquence des cas
    Transmission à l’homme peu fréquente. En Asie et au Moyen-Orient, fortement touchés par l’épizootie à H5N1, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé plus de 220 cas humains entre 2003 et juillet 2006.
    Activités professionnelles à risque
    Contact étroit avec des oiseaux ou volailles infectés ouleur environnement souillé, notamment :
    Eleveurs et leurs familles, techniciens et vétérinaires
    avicoles.
    Equipes d'intervention pour euthanasie, nettoyage,désinfection, ramassage des cadavres, équarrisseurs.
    Personnel des parcs zoologiques ou des animaleries hébergeant des oiseaux.
    Personnel en contact direct avec des oiseaux sauvages.
    Personnel technique de laboratoire.
    Symptômes et évolution
     Parfois simple conjonctivite.
     Habituellement forme grippale, pouvant se compliquer d'une pneumonie (mortalité élevée).

     

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par les influenzavirus

    De très nombreuses espèces d’oiseaux domestiques, sauvages (essentiellement aquatiques) et d’ornement.

    Parfois des mammifères aquatiques (phoque, baleine) et terrestres (porc, cheval, vison, chat…).

    Distribution géographique et fréquence des cas d’influenza aviaire

    Répartition mondiale : les migrations contribuent à favoriser la dispersion de ces virus. Une vingtaine d'épidémies animales (épizooties) à virus hautement pathogènes recensées dans le monde depuis 1959.

     Depuis fin 2003, une épizootie à virus H5N1 a touché plusieurs pays d'Asie du Sud Est puis a progressé vers l'Ouest à partir de l'été 2005, touchant la Russie occidentale, le Moyen et le Proche Orient, l'Europe (dont la France) et l'Afrique. Certains pays ne recensent des cas que chez les oiseaux sauvages ou un nombre très limité de foyers en élevage.

            Transmission de l’influenza aviaire  

    Oiseaux sauvages : surtout par voie digestive via un milieu aquatique souillé par des déjections contaminées qui peuvent rester infectieuses pendant plusieurs mois. La transmission par voie respiratoire les virus H5N1 pourrait aussi être possible.

        Animaux d’élevage et d’ornement : d’animal à animal par voie respiratoire, oculaire et digestive, le plus souvent par la toux, les éternuements, les déjections, et les aérosols infectés.  

        Symptômes  

    Il s’agit le plus souvent de virus faiblement pathogènes. Mais certaines souches de virus peuvent causer une mortalité massive chez les oiseaux (influenza aviaire à virus hautement pathogène tel que le H5N1).

    Faune sauvage : il est possible qu’une faible proportion d'oiseaux sauvages soient porteurs de virus sans être malades expliquant que des oiseaux infectés puissent véhiculer le virus à distance.

    Le virus H5N1, extrêmement virulent, cause des mortalités importantes dans certaines espèces d'oiseaux sauvages.

    Elevage : affections respiratoires et baisses brutales de ponte.

    Formes hautement pathogènes : symptômes beaucoup plus marqués, signes nerveux et/ou digestifs, mortalité brutale pouvant atteindre 100 % en 48-72 h. (source :INRS)


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    Épidémiologie chez l'homme

    Transmission de Cryptosporidium parvum Par voie digestive (produits contaminés parles excréments d’animaux infectés ou de selles de personnes malades) :
     Essentiellement par ingestion d’eau contaminée (boisson, eau de baignade).
     Consommation d’aliments contaminés (légumes et fruits crus).
     En portant à la bouche des mains souillées.

    Fréquence des cas
    Répartition mondiale. Situation mal connue,en dehors des épidémies liées à l’eau.

    Activités professionnelles à risque
    Pour les professionnels au contact d’animaux,de leurs déjections ou de leur environnement souillé,le respect des bonnes pratiques d’hygiène prévient le risque d’infection.

    Symptômes et évolution
    Trois formes possibles :
     Sans symptôme.
     Diarrhée, crampes, fièvre, fatigue durant une à deux semaines avec rechutes.
     Formes graves chez les personnes immunodéprimées sévères avec déshydratation.

     

     

     

    La cryptoporidiose (9)

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par Cryptosporidium parvum

    Mammifères domestiques (essentiellement bovins, ovins, caprins) et sauvages (cervidés…).

        Distribution géographique et fréquence des cas d’infection par Cryptosporidium parvum  

    Répartition mondiale.

    Fréquence variable, plus élevée chez les jeunes veaux et les chevreaux âgés de moins de trois semaines.

        Transmission des Cryptosporidium parvum  

    Par ingestion d’éléments microscopiques (« oocystes ») rejetés dans les excréments des animaux parasités, surtout en cas de diarrhée.

    Transmission possible pendant plusieurs mois à partir du matériel, du sol, de végétaux et d’eau souillés (parasite très résistant).

        Symptômes  

    Chez les adultes, généralement sans symptôme.

    Chez les jeunes, notamment veaux et chevreaux : diarrhée, parfois grave, surtout si associée à d’autres germes .(source INRS)


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  • Bactéries Campylobacter jejuni et Campylobacter coli.
     

    Épidémiologie Chez l'homme


    Transmission de la campylobactériose Essentiellement par ingestion d’aliments contaminés insuffisamment cuits, principalement la volaille et parfois le porc.

    Fréquence des cas

    En France, estimation de 10 000 à 20 000 cas par an. A ce jour, aucun cas recensé en milieu professionnel.

    Activités professionnelles à risque
        Pour les professionnels au contact d’animaux, de leurs déjections ou de leur environnement souillé, le respect des bonnes pratiques d’hygiène prévient le risque d’infection.

    Symptômes et évolution
     Diarrhée, fièvre et douleurs abdominales.
     Le plus souvent guérison spontanée.
     Complications graves possibles mais exceptionnelles.

    http://i48.tinypic.com/eqc7th.jpg

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par Campylobacter jejuni et Campylobacter coli

    Tous les mammifères et les oiseaux sauvages et domestiques.

        Distribution géographique et fréquence des cas  

    d’infection par les Campylobacter jejuni et Campylobacter coli Répartition mondiale.

    Animaux les plus fréquemment porteurs : volailles.

        Transmission des Campylobacter jejuni et Campylobacter coli  

    Par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par les déjections animales contenant C. jejuni et C. coli. Multiplication de C. jejuni et C. coli dans le tube digestif et excrétion dans les déjections des animaux infectés . Résistants dans le milieu extérieur (plusieurs semaines à plusieurs mois), C. jejuni et C. coli contaminent durablement les locaux d’élevage.

        Symptômes  

    Généralement sans symtôme. Parfois diarrhée. Volailles et porcs fréquemment porteurs dans leur intestin sans être malades.(sourse INRS)


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  •  Prion ou agent transmissible non conventionnel (ATNC) propre à l’ESB.


    La maladie chez l’homme est appelée variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (VMCJ).


    Épidémiologie
    Transmission du prion de l’ESB
    Par ingestion d’un aliment contenant l’agent de l’ESB. Chez les bovins, les organes susceptibles de contenir des
    prions sont : cervelle, yeux, amygdales, moelle épinière, colonne vertébrale, rate, une partie des intestins.
    Pour la sécurité du consommateur, ces organes appelés  MRS “matériels à risque spécifié” sont systématiquement
    éliminés de la chaîne alimentaire à l’abattoir, puis incinérés depuis 1996.
    La maladie ne se transmet pas d’un animal malade vivant à l’homme.

    Fréquence des cas
    Aucun cas d’origine professionnelle n’a été identifié à ce jour.
    Depuis 1996, 23 cas de VMCJ recensés en France.
    Activités professionnelles à risque
    A titre de précaution, toutes les activités exposant aux MRS (contact direct, projection dans les yeux, piqûre…) :
    Personnel en abattoir, y compris les équipes de nettoyage et de maintenance.
    Personnel d’équarrissage.
    Personnel des laboratoires vétérinaires…

    Symptômes et évolution
    Incubation de plusieurs années. Apparition de symptômes psychiatriques puis nerveux, aboutissant  à la paralysie puis à la mort, le plus souvent chez de jeunes adultes (20-45 ans).
    Aucun traitement ne semble capable de modifier le cours de la maladie.
     http://i46.tinypic.com/xfs4mw.jpg

    Encéphalopathie spongiforme bovine

    Espèces pouvant être infectées par le prion de l’ESB Essentiellement les bovins. Très rarement les chats. Quelques cas de transmission à des animaux sauvages

    (ruminants et félidés) dans des parcs zoologiques.

        Distribution géographique et fréquence des cas d’ESB chez les bovins

    Près de 200 000 cas identifiés en Europe depuis 1986, moins de 1000 en France depuis 1991.

    Depuis 2001, date de mise en place des systèmes de surveillance active, le nombre de cas décroît régulièrement (en France, 54 cas en 2004, 31 en 2005 et 8 en 2006).

        Transmission du prion de l’ESB

    Par ingestion de farines de viande et d’os infectées par le prion de l’ESB. Les farines animales sont interdites dans l’alimentation des bovins depuis 1990, dans celle des ruminants depuis 1994 et dans l’ensemble de l’alimentation animale depuis 2000.

    La maladie ne se transmet pas d’animal malade vivant à animal sain.

        Symptômes

    Atteinte dégénérative du système nerveux après une incubation très longue (cinq ans en moyenne chez les bovins), conduisant inéluctablement à la mort.

    Association de trois symptômes :

    Dégradation de l’état général.

    Anomalies du comportement : hyper-sensibilité (au son, à la lumière, au toucher) et/ou réactions exacerbées (frayeur, agressivité) vis-à-vis des autres animaux et de l’homme.

    Incoordination motrice (perte d’équilibre, difficulté

    de déplacement) pouvant aboutir à la paralysie (source INRS)

     


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  • Virus de l'encéphalite à tiques d'Europe centrale de la famille des Flaviviridae.

    Épidémiologie chez l'homme 

    Transmission du virus de l'encéphalite à tiques d'Europe centrale

     Par morsure d'une tique (habituellement Ixodes ricinus) infectée, à tous ses stades de développement. Les animaux infectés ou porteurs de tiques ne transmettent pas la maladie aux êtres humains qui les côtoient.

     De façon exceptionnelle par consommation de lait cru ou de fromage au lait cru de chèvre ou de brebis.

    Fréquence des cas

    En France : situation mal connue, quelques cas diagnostiqués par an, essentiellement en Alsace, ou contractés à l’étranger, en rapport avec les activités de loisir, dans les zones boisées humides (campeurs, randonneurs, ramasseurs de champignons, chasseurs …).

    En Europe : cas plus fréquents en Suisse et en Autriche. Progression de la maladie en direction de l’Europe du Nord et de l’Est.

    Activités professionnelles à risque

    Toutes celles exposant à des morsures de tique, à l'occasion de travail en forêt, dans les buissons ou broussailles : bûcherons, sylviculteurs, poseurs de lignes, gardes-chasse…

    Symptômes et évolution

     Symptômes de "grippe estivale", une à deux semaines après la morsure.

     Puis éventuellement complications avec troubles de l'équilibre, de la conscience, altération des capacités intellectuelles ou psychiques, ou méningite.

     Séquelles neurologiques, parfois très graves : invalidité, troubles

    nerveux (paralysie) et psychiques.

    Dans 1 à 2 % des cas, la maladie évolue vers la mort. Il n'existe aucun traitement spécifique .

    http://i47.tinypic.com/4vpuf5.jpg

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par le virus de l'encéphalite à tiques d'Europe central

     Mammifères sauvages (rongeurs, cervidés, sangliers, lièvres…) et domestiques (chiens, bovins, ovins, caprins, chevaux…).

    Oiseaux domestiques ou sauvages, reptiles. Tiques.

        Distribution géographique des cas d’infection par le virus de l'encéphalite à tiques  

    Peu connue.

        Transmission du virus de l'encéphalite à tiques  

    d'Europe centrale Par morsure d'une tique du genre Ixodes.

    La tique conserve l'infection toute sa vie ; les femelles peuvent transmettre l'infection à leurs œufs

            Symptômes  

    Aucun symptôme observé chez l'animal.  (source INRS)


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  • Cryptococcus neoformans, champignon microscopique (levure) présent dans l’environnement.
    Deux variétés :
    C. neoformans neoformans et C. neoformans gattii

    la cryptococcose chez l'homme 

     C’est un agent opportuniste : habituellement non pathogène, il peut provoquer  une maladie chez une personne dont les défenses immunitaires sont affaiblies.  

     C’est un agent opportuniste : habituellement non pathogène, il peut provoquer  une maladie chez une personne dont les défenses immunitaires sont affaiblies.  

     Épidémiologie chez l'homme

    Transmission de la cryptococcose

      Fréquence des cas

    En France, une centaine de cas par an, quasiment toujours chez des personnes immunodéprimées.  

    Activités professionnelles à risque

    Pour les personnes immunodéprimées, toutes les activités exposant à la mise en suspension de poussières contaminées par des levures, par exemple intervention ou nettoyage dans des lieux (bâtiments, pigeonniers, combles et greniers…) souillés par des fientes…

    Symptômes et évolution

    Atteinte du système nerveux central chez les personnes immunodéprimées . Plus rarement, atteinte cutanée ou pulmonaire

    Pas de contamination à partir d’un animal atteint de cryptococcose. Principalement par inhalation de levures provenant du milieu extérieur. 
     
    cryptococcose 
     
    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par Cryptococcus neoformans

    Essentiellement mammifères (surtout chats et ruminants).

        Distribution géographique et fréquence des cas d’infection par Cryptococcus neoformans  

    Répartition mondiale.

        Transmission de la cryptococcose  

    Les levures sont rencontrées dans l'environnement, en particulier sur les sols riches en matières organiques telles que les fientes d'oiseaux, plus particulièrement de pigeons, dans lesquelles elles se multiplient abondamment. Leur résistance est élevée (plusieurs années) dans les fientes sèches.

    Transmission essentiellement par voie aérienne.

        Symptômes  

    Variables selon les espèces : atteinte des voies respiratoires supérieures chez le chat, atteinte

    neurologique chez le chien, mammite chez les ruminants…

    Sans symptôme chez les oiseaux et notamment le pigeon.(source INRS)

     


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  • Agent responsable : Parasites (vers) : Echinococcus multilocularis.

    Epidémiologie chez l'homme

    Transmission de l’échinococcose alvéolaire

      Par voie digestive : En portant à la bouche des mains contaminées par des oeufs du parasite présents sur des végétaux, le sol, le pelage de chiens ou de chats…

        Le plus souvent par ingestion de végétaux contaminés (légumes, fruits, baies et salades sauvages, champignons), mangés crus ou peu cuits.  

    Fréquence des cas

    Rare, uniquement dans les zones touchées par la maladie animale.

    Il existe un réseau de surveillance européen basé à Besançon

      (http://www.eurechinoreg.org).

    Activités professionnelles à risque

    Dans les régions concernées, toute personne qui travaille au contact :

      D’animaux infectés : renards, mais aussi chiens et chats. De terre, de végétaux de faible hauteur, tels que pissenlits, fraises, myrtilles...

    Symptômes et évolution

    Absence de symptôme (incubation), souvent pendant  plusieurs années.

    Envahissement progressif du foie par le parasite.

    En l’absence de traitement, décès du malade. 

    l'échinococcose alvéolaire

     

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par Echinococcus multilocularis

    Carnivores (renard, mais aussi le chien, voire le chat).

    Rongeurs sauvages (en particulier les campagnols).

        Distribution géographique et fréquence des cas d’infection par Echinococcus multilocularis  

    Uniquement dans l’hémisphère Nord en zones de climat froid.

    En Europe du Nord et de l’Est : Suisse, Allemagne, Belgique, Italie…

     En France : quart Nord-Est (Vosges, Ardennes, Jura, Franche-Comté, Alpes), Massif Central

    (Auvergne).

     Transmission d’Echinococcus multilocularis  

    Par la voie digestive :

    Carnivores : en mangeant de petits rongeurs infectés par Echinococcus multilocularis.

    Les carnivores hébergent le ver dans leur intestin grêle, et rejettent ses oeufs microscopiques par leurs déjections. Les oeufs adhèrent fortement aux végétaux et au sol et sont très résistants aux conditions environnementales.

    Rongeurs : par ingestion d’aliments ou d’eau souillés par des excréments de carnivores contenant des oeufs du parasite.

        Symptôme :

    Le plus souvent sans symptôme.(source INRS)

     

     

     


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      Épidémiologie chez l'homme

    Transmission du charbon

      - Surtout par contact cutané à travers une peau lésée, avec des animaux infectés vivants ou morts, leurs carcasses ou leurs sousproduits : abats, peaux, cuirs, laines, cornes, onglons essentiellement. 
     -  Par absorption de viande ou de lait : exceptionnelle en France.

     -  Par inhalation, notamment lors de manipulations de laine contaminée par des spores de charbon (maladie des cardeurs de laine).

    Fréquence des cas

    En France, quelques cas rapportés au cours des vingt dernières années, généralement des formes cutanées.

    Activités professionnelles à risque

     -   Celles qui sont en contact avec des animaux vivants ou morts ou leurs sous-produits : notamment les éleveurs, les vétérinaires, le personnel des équarrissages, des abattoirs, des mégisseries...

     -   Les professions en contact avec des sols contaminés ("champs maudits") : travaux publics…

     -   Les laboratoires vétérinaires.

    Symptômes et évolution

    L'infection peut se présenter sous quatre formes :

      - Une forme cutanée : débute par une vésicule au point d'inoculation, puis devient une escarre noirâtre caractéristique, accompagnée ou non d'un oedème. D'évolution lente, cette forme représente plus de 90% des cas et évolue généralement vers la guérison.

    Dans certains cas, l'infection peut se généraliser et aboutir à la mort, en l'absence de traitement.

      - Une forme digestive : d'évolution rapide, caractérisée par une fièvre élevée, des maux de tête, des douleurs abdominales, du sang noir dans les selles. En l'absence de traitement adapté,cette forme est rapidement mortelle.

     -   Une forme respiratoire : d'évolution rapide, débutant par un rhume banal, puis évoluant vers une atteinte pulmonaire grave entraînant la mort le plus souvent.

    Une forme septicémique évoluant en quelques heures, peut apparaître d'emblée ou intervenir en phase finale des formes précédentes

    charbon bactéridien

    Épidémiologie chez l'animal 

    Espèces pouvant être infectées par le charbon

    Toutes les espèces de mammifères domestiques et sauvages (surtout les herbivores) et de rares espèces d'oiseaux.

        Distribution géographique et fréquence des cas de charbon  

    Répartition quasi mondiale, sous forme de foyers sporadiques, le plus souvent dans des troupeaux de plein air.

        Transmission du charbon  

    Par voie digestive ou par inhalation :

    - En pâturant sur des terres contaminées par des spores ("champs maudits").

    - En ingérant de l'eau, du foin, de la paille, de l'ensilage …contaminés par des spores.

    La transmission est d'autant plus aisée que des lésions des muqueuses préexistent.

        Symptômes  

    Ils varient selon les espèces animales. L'infection peut se présenter sous trois formes :

        1) Une forme aiguë digestive : douleurs abdominales, absence de rumination, oedème du cou, présence de sang noir dans les excréments.  

        2)  Une forme respiratoire : toux sèche, oedème aigu des poumons, excrétions nasales mousseuses de couleur rouille, oedème du cou.  

        3)  Une infection généralisée (septicémie) immédiate, ou pouvant faire suite aux précédentes formes, avec mort brutale. (source INRS) 

     

     

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    Épidémiologie chez l'homme
     

    Transmission de la brucellose
     Par contact avec des animaux infectés vivants ou morts.
     Par contact avec des produits souillés (produits d'avortement, litière, fumier...) ou par ingestion accidentelle de Brucella en portant à la bouche un objet souillé (cigarette …).
     Par inhalation de poussières lors de la manipulation de produits souillés.
     Par absorption de lait cru ou de produits à base de lait cru.
     Par contact accidentel avec une souche vaccinale lors de la vaccination d'ovins (ou de caprins).
    Fréquence des cas
    2003 : 25 cas diagnostiqués en France métropolitaine et 2 en Nouvelle-Calédonie. Contaminations principalement à l'étranger
    (pourtour méditerranéen…) : par consommation de fromages ou de produits laitiers locaux.
    Activités professionnelles à risque
    Travail en présence d'animaux infectés ou leur environnement souillé (litières, locaux d'élevage, véhicules de transport…), notamment :
     Eleveurs et vétérinaires surtout lors d'une mise bas ou d'un avortement.
     Ouvriers d'abattoir (manipulation de carcasses ou d'abats…), équarrisseurs...
     Personnels des laboratoires vétérinaires.
    Symptômes et évolution
    Les formes les plus fréquentes (surtout avec B. abortus) sont des formes mineures ressemblant à une grippe.
    Trois formes possibles :
     Forme aiguë septicémique (fièvre de Malte) : après une incubation de 8-21 jours, fièvre ondulante surtout nocturne, avec sueurs et douleurs, pendant environ 15 jours.
     Forme subaiguë ou localisée : affectant n'importe quel organe (testicules, cœur, poumons, articulations…)
     Forme chronique : sans fièvre, caractérisée par une grande fatigue, avec douleurs ostéo-articulaires.
    Chez la femme enceinte, la brucellose aiguë peut provoquer un avortement ou un accouchement prématuré.


    La brucellose


           Épidémiologie chez l'animal

    Espèces pouvant être infectées par la brucellose
    Toutes les espèces de mammifères.
    B. abortus infecte principalement les bovins,
    B. melitensis les petits ruminants, B. suis les porcs,
    les sangliers et les lièvres et B. canis le chien.
    Distribution géographique et fréquence des cas de brucellose

    Répartition quasi mondiale. En France :
     

    Bovins (B. abortus) : quasiment éradiquée.
     Petits ruminants (B. melitensis) : régression très importante, mais faible persistance dans le pourtour méditerranéen.
     Suidés (B. suis) : surveillance des sangliers
    sauvages et des élevages de porcs en plein air.
    Transmission de la brucellose
    Les animaux adultes brucelliques peuvent excréter la bactérie toute leur vie dans le lait, l'urine, les sécrétions génitales. Cette excrétion est maximale au moment de l'avortement ou de la mise bas.
    La contamination inter-animale se fait donc essentiellement :
     Par contact avec des tissus (avorton, placenta…) ou sécrétions (sécrétions génitales, lait, urine…) de l'animal infecté.
     Par contact ou inhalation d'aérosols d'un environnement souillé et non désinfecté.

    Par voie sexuelle.
    La transmission de la mère au fœtus ouau nouveau-né est possible.
    Symptômes
    Variables selon les espèces animales et les Brucella.
    On distingue :
     Forme génitale : la plus fréquente (ruminants, suidés, carnivores) provoquant chez la femelle un avortement avec ou sans mammite, et chez le mâle une infection testiculaire.
     Forme plus rare : articulaire ou tendineuse.

     

     


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     L'aspergilose  , Aspergillus,
    essentiellement  Aspergillus fumigatus, est un champignon microscopique filamenteux (moisissure)  très répandu dans l’environnement.
    C’est un agent opportuniste : habituellement non pathogène, il peut provoquer une maladie chez une personne dont les défenses immunitaires sont affaiblies
     
    L'aspergilose chez l'homme

    Épidémiologie

    La Transmission des Aspergillus se fait par inhalation de spores d’Aspergillus. Elle survient lors de la mise en suspension de poussières contaminées
    par des moisissures visibles ou invisibles, en particulier lors de la manipulation de compost, de foin, de grains…
    Pas de contamination à partir d’un animal atteint d’aspergillose.


    Fréquence des cas

    Situation mal connue.
    Augmentation du nombre de cas en lien avec des traitements immunosuppresseurs (traitement pour cancer, greffe, corticothérapie au long cours…).
    Activités professionnelles à risque
    Pour les personnes immunodéprimées, toutes les activités  exposant à la mise en suspension de poussières
    contaminées par des spores, par exemple : chargement ou déchargement de grains, ouverture de balles de foin , paillage d’un bâtiment, retournement de compost…


    Symptômes et évolution

    Trois formes principales :

     -  Formes allergiques.
     -  Aspergillome : développement localisé de la moisissure (boule fongique) dans une cavité (lésion préexistante d’un poumon, d’un sinus…).
      - Aspergillose invasive : chez les personnes immunodéprimées, envahissement pulmonaire puis généralisé conduisant fréquemment à la mort.
      (source : INRS)

     

    L'aspergillose (1)

    L'aspergillose chez l'animal

     Épidémiologie

    Espèces pouvant être infectées par Aspergillus

    Surtout les oiseaux en élevage intensif (plus particulièrement les dindes), en volière

    (perroquets, perruches)…

    Mammifères : chiens, chevaux ou ruminants.

     Distribution géographique et fréquence des cas d’aspergillose

    Répartition mondiale (contamination favorisée par un climat chaud et humide suivi

    d’une période sèche).

     Transmission des Aspergillus

    A partir d’un milieu contaminé (foin, grains, aliments pour animaux…) :

    Principalement par voie aérienne.

    Plus rarement par voie digestive.

    Possibilité de contamination du foetus à travers le placenta ou du poussin à travers la coquille.

     Symptômes

    Variables selon les espèces : localisation respiratoire prédominante chez les oiseaux,

    saignements de nez chez le chien, difficulté à se nourrir d’apparition soudaine chez le cheval,

    avortement tardif chez la vache...(source INRS)


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