• Dons : Tous concernés

    Cet acte bénévole , gratuit et anonyme est entouré de nombreuses condition qu'il est important de connaître .

    Organes,sang, plaquettes ...

    Nous sommes tous présumés donneurs depuis le 1er janvier 2017

    Depuis le I janvier 2017 , la loi sur le don d'organes, de sang et des tissus est simplifiée . le point sur ce qu'il faut savoir à propos de cette démarche généreuse alors que la France peine à couvrir ses besoins en matière de greffes .

    Que peut-on donner ?

    De son vivant , seul le don d'un organe double (poumon, reins) et d'une partie du foie est autorisé par la loi . La moelle osseuse , les gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes) et les résidus opératoires (partie d'un os devenue inutile après la pose d'une prothèse) complètent la liste . Plus répandu, le don de sang permet de prélever en même temps tous les composants du sang (globules rouges, globules blancs , plasma et plaquettes) Une fois la personne déclarée morte , tous les organes peuvent être prélevés . Sans oublier l'ensemble des tissus comme la peau , la cornée , les os , les artères . En revanche , le prélèvement de sang , de moelle osseuse et de gamètes est strictement interdit .

    Organes,sang, plaquettes ...

    Qui peut donner ?

    Est susceptible de devenir donneur tout individu ne véhiculant aucune maladie infectieuse (hépatite B. C. VIH. cancer ...) génétique et ne prenant aucun traitement à long terme . Et cela dès 18 ans et sans limite d'âge en ce qui concerne les organes et les tissus . Des conditions de poids , d'âge et d'orientation sexuelle régissent ensuite les autres types de dons . Ainsi, le don de moelle osseuse n'est plus possible après 50 ans . Par ailleurs , pour les donneurs homosexuels , il est aujourd'hui autorisé seulement pour les femmes et pas encore pour les hommes . Si le prélèvement a lieu après la mort , les conditions médicales restent les mêmes . Toutefois , des organes de mineurs peuvent être prélevés si les parents donnent leur accord et ceux de personnes de plus de 50 ans s'ils ne sont pas abimés .

    Comment ça se passe ?

    Le don d'organes de son vivant st possible en France entre personnes ayant un lien familial ou affectif fort (frère-sœur, parent-enfant, ami ...). Il suffit d'exprimer son vœu auprès de l'équipe médicale du receveur . En ce qui concerne le don de moelle osseuse , il est possible de se préinscrire sur le site :

    http://www.dondemoelleosseuse.fr. 

    Après la remise au donneur d'une carte d'identité génétique et une inscription sur le registre national de France Greffe de Moelle de l'Agence de la Biomédecine , Les caractéristiques du donneur sont comparées à celles des patients en attente de greffe . Pour les dons de gamètes , les sites  : http://www.dondovocytes.fr et http://www.dondespermatozoides.fr , donnent la possibilité de prendre rendez-vous avec un spécialiste . Le site :http://www.dondesang.efs.santé.fr renseigne sur le don du sang .

    Après la mort , nous sommes désormais tous présumés donneurs d'organes et de tissus . Vous pouvez vous y opposer en vous inscrivant sur le registre national des refus  ( http://www.registrenationldesrefus.fr ) . Vos proches peuvent aussi certifier sur l'honneur et par écrit votre désaccord si vous l'avez exprimé oralement de votre vivant . Tous les renseignements sur : http://www.dondorganes.fr.

    Organes,sang, plaquettes ...

    Bon à savoir

    Bien que vous soyez automatiquement donneur d'organes , la carte de donneur est un bon moyen pour informer votre entourage de votre dernière volonté . Vous pouvez vous la procurer auprès de l'agence de la biomédecine ou de l'association de donneurs France ADOT . http://www.france-adot.org

    Organes,sang, plaquettes ...

    Le petit plus

    L'avis de l'expert

    Dr Patrice Guerrini ,responsable des prélèvements et greffes d'organes et e tissus à l'agence de la Biomédecine .

    << 6 000 greffes sont réalisées chaque année en France >>

    Avons nous suffisamment de dons d'organes en France ? 

    Hélas non ! Nous réalisons en moyenne  6 000 greffes par an et nous avons plus de 20 000 patient en attente d'un donneur .

    Nous sommes pourtant tous présumés donneurs ...

    Oui, mais le prélèvement est entouré de certaines conditions , le donneur doit être en mort encéphalique ; le cerveau ne <<vit>> plus , seul le cœur continue de battre grâce à une machine , qui assure l'apport d'oxygène , et diverses perfusions qui permettent le maintient en fonction des différents organes .

    Quel est l'organe le plus prélevé ou demandé en France ?

    Ce sont les reins . Nous effectuons 3 600 greffes par an en France sur des malades atteints d'hypertension artérielle, de diabète ou de malformation rénale .

    Quels sont les prélèvements les plus atypiques réalisés aujourd'hui ?

    La greffe des avant-bras que l'on pratique depuis vingt ans et celle du visage , depuis dix ans . La greffe d'utérus a déjà commencé avec succès en Suède . (Source : télé-Loisirs )

     


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  • Du don d'organes

    Les chiffres clès 2016

     L’âge moyen du donneur, 57-58 ans, ne cesse d’augmenter. En 2015, 38 % des donneurs avaient plus de 65 ans et la greffe d’un foie de 93 ans a même été réalisée.

    1 à 2 % des décès sont des morts encéphaliques permettant des prélèvements.

     500 malades, en moyenne, meurent chaque année en France, faute de greffon.

     En 2016 , 51 prélèvements d’organes ou de tissus sur toute la Picardie (Amiens, Creil, Compiègne, Saint-Quentin et Laon), contre 40 en 2015. Le centre hospitalier universitaire d’Amiens a réalisé 70 greffes de rein en 2015, 50 de cornée et 106 de moelle osseuse

    Tous donneurs potentiels

     Sur 104 personnes disparues de mort encéphalique en Picardie en 2016, la moitié des décès a abouti à des prélèvements d’organes. Pour l’autre moitié, ce n’est pas forcément la résultante d’un refus de don, mais de conditions d’intervention chirurgicale souvent non remplies. « Plus de 80 % des Français sont favorables au prélèvement et à la greffe », rappelle le professeur Bastien, de l’Agence de la biomédecine cité par France info. La nouvelle loi du 1er janvier 2017 renforce le principe du consentement présumé, c’est-à-dire que tous les Français sont en théorie favorables au don d’organe, sauf déclaration contraire auprès du fichier national des refus. Et encore, on peut accepter le don de certains organes et refuser d’autres. « D’expérience, jamais les familles refusent un don quand le proche décédé possède sa carte de donneur et/ou qu’il avait bien confié de son vivant y être favorable. C’est souvent davantage un non à la mort qu’un refus du don », rappellent Marie-Christine Mellor et Johanne Gabbai, infirmières de l’équipe de coordination des prélèvements pour le CHU d’Amiens. En cas de refus d’un parent ou d’un conjoint, celui-ci doit justifier par écrit un témoignage défavorable du défunt. La loi incite surtout à ce que chacun parle et confie sa position sur le don d’organe de son vivant. « Et le respect des dernières volontés d’un défunt, c’est sacré », concluent les professionnelles de santé.  ( Source : L'Aisne Nouvelle Publié le 09/01/2017 )

     

     


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  • Greffes d'organes : quelle est la situation en France ?

    Les greffes d'organes connaissent un succès croissant en France selon le dernier bilan de l'Agence de la biomédecine.

    Les greffes d'organes en 2015

    Le nombre de greffes d'organes a encore progressé l'an dernier en France, au rythme de plus de 15 greffes par jour, pour atteindre 5.746, dépassant l'objectif fixé pour fin 2016. En revanche, la liste d'attente continue de s'allonger selon des chiffres de l'Agence de la Biomédecine. "La greffe ne permet plus seulement de sauver des vies, elle s'impose comme un atout thérapeutique majeur qui offre aux patients et à leur entourage une qualité de vie retrouvée", souligne l'agence sanitaire qui dévoile mardi 16 février  2016 son nouveau bilan annuel.

    Plus d'un tiers d'augmentation en 10 ans

    En dix ans (2006-2015), le nombre de greffes d'organes a augmenté de plus d'un tiers (près de + 35,2 %). Et, en France en 2015, 54.659 personnes étaient porteuses d'un organe greffé ("greffon") fonctionnel. La rançon du succès : la liste nationale des personnes en attente de greffe ne cesse de croître. "Elles sont aujourd'hui 21.378", contre 20.311 l'an dernier, une bonne moitié concernant le rein. En 1997, 8.733 personnes étaient inscrites sur liste d'attente.

    Pour augmenter le nombre de greffons disponibles, l'agence encourage depuis quelques années notamment le prélèvement de reins sur donneurs vivants. Cette pratique poursuit sa progression, avec 547 donneurs vivants prélevés d'un rein l'an dernier (contre 514 en 2014 et 302 en 2011), et représente 15,7 % de l'ensemble des greffes rénales. Les donneurs sont pour la plupart des membres de la famille ou de l'entourage d'un malade, devant subir des séances contraignantes de dialyse pour pallier la défaillance des reins. De la même façon, 24 greffes de foie partielles ont été réalisées l'an dernier grâce à des donneurs vivants (12 en 2014).

    Grâce à la greffe, la vie des patients s'améliore

    Dans le cas du rein, la survie globale du greffon rénal pour les 24.147 malades ayant bénéficié d'une greffe entre 1993 et 2005 est de 90,4 % à 1 an, 79,1 % à 5 ans et 62,5 % à 10 ans. Ainsi "au bout de 10 ans, près des deux tiers des greffons rénaux sont toujours fonctionnels", note-t-elle. Même certains greffés du cœur mènent, 10 ans après l'opération, une vie professionnelle et sociale épanouie, souligne l'agence sanitaire. "Les médecins encouragent les personnes greffées à refaire du sport, ce qui leur permet de se réconcilier avec leur corps et d'enregistrer, au-delà des bénéfices thérapeutiques, des bienfaits psychologiques", relève-t-elle.

    Enfin, le taux d'opposition aux prélèvements après le décès d'une personne susceptible de donner ses organes est par ailleurs "en légère diminution avec une moyenne nationale de 32,5 % (33,5 % en 2014)".

     

     


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  • Forte croissance de l'activité de greffe rénale en 2015 !

    Mis à jour le mardi, 16 février 2016 11:35 - Écrit par Yvanie le mardi, 16 février 2016 11:34

    Activité de greffe rénale 2015

    L'Agence de la biomédecine annonce ce jour les résultats de l'activité de greffe en 2015. Ils sont très bons, avec une augmentation importante du nombre de prélèvements et de greffes réalisés.

     

    3470 greffes de rein ont pu être réalisées en 2015, soit 7,4 % de plus que l’année précédente, dont 537 (soit plus de 15,5%) l’ont été grâce au don du rein d’une personne vivante (514 en 2014). 

    L'Agence de la biomédecine insiste aussi sur l'amélioration des résultats des greffes. La survie globale du greffon rénal pour les 24 147 malades ayant bénéficié d’une greffe entre 1993 et 2005 est de 90,4% à 1 an, 79,1% à 5 ans et 62,5% à 10 ans. Cela signifie qu’au bout de 10 ans, près des deux tiers des greffons rénaux sont toujours fonctionnels. 

    En parallèle, l’activité de prélèvement sur des donneurs décédés connaît une nette augmentation de près de 7% (+6,9%) avec 1769 donneurs en 2015 (1655 en 2014). Le taux d’opposition est en légère diminution avec une moyenne nationale de 32,5% (33,5% en 2014).

    L'Agence insiste enfin sur le lancement d'un nouveau programme de prélèvement, que Renaloo évoque régulièrement depuis plusieurs années et qui a enfin démarré depuis fin 2014, dans cinq sites pilotes : les prélèvements d’organes sur donneurs décédés après arrêt circulatoire à la suite de la limitation ou de l’arrêt des thérapeutiques (Maastricht III). Au total, 15 donneurs ont été prélevés d’au moins un organe en 2015. 26 greffes rénales fonctionnelles ont pu être réalisées. Ce type de greffons représente actuellement 51% des greffes rénales réalisées aux Pays Bas, 38% au Royaume Uni et 19% en Belgique. ( Source : Renaloo)


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    Avez-vous prévenu vos proches de votre choix concernant le don d’organes en cas de décès ?

    7 faits sur le don d’organes

    Si vous en connaissez peu sur ce sujet, lisez cet article qui répond aux questions les plus fréquemment posées sur le don d’organes, ainsi vous saurez comment les médecins peuvent savoir si la personne décédée est donneuse ou pas, s’il est possible de choisir l’organe à donner, les personnes qui peuvent faire un don, ce que devient le corps par la suite, s’il est possible de donner de son vivant, et si c’est la même chose que le don à la science. En fait divers :Vous connaîtrez également l’histoire d’un nouveau-né qui a fait don de ses reins à un adulte.

     Comment les médecins seront si l’on est donneur ou pas à notre mort ?

    7 faits sur le don d’organes

    En France, selon la loi, on est donneur d’organes par défaut. Pour déclarer qu’on ne veut pas l’être, il faut s’inscrire au registre national des refus. Après un décès, les équipes médicales consultent ce registre avant d’entreprendre tout prélèvement. Si le nom du défunt n’y figure pas, ils interrogent la famille pour savoir s’il était pour ou contre le don de ses organes. S’il possède une carte de donneur, elle n’a aucune valeur légale et ne remplace pas l’échange avec les proches. Donc pour faire savoir notre choix, il faut le dire de notre vivant à nos proches (mari, femme, frère, sœur, père, mère…).
    Il faut savoir que les prélèvements d’organes sont rares car les dons d’organes ne sont possibles que dans des cas de décès particuliers (traumatismes crâniens, accidents cardio-vasculaires…).

    Un amendement a été adopté en avril 2015, qui pourrait permettre aux médecins de prélever les organes de toutes les personnes qui ne sont pas inscrites sur le registre des refus de don d’organes, ce qui fera perdre au proche leur pouvoir de décision. Si cette mesure est votée, elle ne sera applicable qu’à partir de janvier 2018. Les raisons de ce projet de loi seraient que les personnes en attente d’une greffe ne cesseraient d’augmenter, tandis que beaucoup trop de familles, devant faire un choix difficile sous le coup du chagrin, refuseraient le prélèvement de leur proche décédé, et le regretteraient par la suite.

     Peut-on choisir quel organe donner ?Comment les médecins seront si l’on est donneur ou pas à notre mort ?

    7 faits sur le don d’organes

    Oui, on peut choisir quel organe donné. Dans ce cas, il faut en informer vos proches pour qu’ils puissent en témoigner devant les équipes médicales le jour de votre décès.

     Qui peut faire un don d’organes ?

    7 faits sur le don d’organes

    Tout le monde peut faire un don d’organes. Il est possible de faire un prélèvement à tous les âges. Pour les mineurs de moins de 18 ans, ce sont les parents qui décident d’autoriser ou non le prélèvement, mais les enfants peuvent faire part de leur volonté à leur proche, et ceux qui ont entre 13 et 18 ans peuvent s’inscrire sur le registre national des refus. Il n’y a également pas de conditions de santé à remplir pour faire un don d’organes. Ce sont les médecins qui décident au cas par cas de la faisabilité du prélèvement.

     Que devient le corps après un don d’organes ?

    7 faits sur le don d’organes

    Le prélèvement d’organes est effectué au bloc opératoire, dans les mêmes conditions et avec le même soin qu’une personne en vie. Les incisions sont donc refermées par des points et les cornées (fines membranes à la surface des yeux) sont remplacées par des lentilles transparentes. Le corps est ensuite habillé et rendu à la famille pour réaliser les obsèques, sans qu’aucune cicatrice ne soit apparente.

     Quel organe peut-on donner de notre vivant ?

    7 faits sur le don d’organes

    On peut faire don d’un de nos reins de notre vivant à un proche car il est possible de vivre normalement avec un seul lorsque l’on est en bonne santé. Le rein permet, entre autres, d’éliminer des déchets et de maintenir une hydratation normale, ce qui est vital pour l’organisme. Mais il arrive que certaines personnes aient une insuffisance rénale (diminution des fonctions des reins) et le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminal est la greffe de rein.

     Le don d’organes est-il la même chose que le don à la science ?

    7 faits sur le don d’organes

    Non, faire don à la science, c’est-à-dire donner son corps à la médecine pour les cours d’anatomie des étudiants, n’est pas la même chose que le don d’organes. Le défunt doit obligatoirement s’être inscrit auprès d’une faculté de médecine pour faire don de son corps à la science et le corps ne sera pas rendu à la famille.

    Fait divers : un nouveau-né fait don de ses reins à un adulte.

    7 faits sur le don d’organes

    Au Royaume-Uni, en 2014, une mère donna naissance à des jumeaux. Si l’un était en bonne santé, l’autre souffrait d’anencéphalie (malformation du système nerveux), une maladie pour laquelle l’espérance de vie n’est que de quelques heures à quelques jours. Diagnostiqué à la douzième semaine de grossesse, un avortement thérapeutique avait été proposé, mais les parents refusèrent et voulurent voir s’il y avait une chance pour que leur enfant devienne donneur d’organes. Il décéda au bout de 100 minutes de vie et offrit ses reins à un adulte souffrant d’insuffisance rénale. Il fut le plus jeune donneur d’organes au Royaume-Uni.

     


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  • Quand santé rime avec solidarité

    Pour améliorer le quotidien des malades ou pour sauver des vies , il n'y a pas que le don de sang . Certains gestes sont rapides et indolores , d'autres demandent un peu plus de réflexion avant de s'engager .

    Être donneur

    Donner son sang , un geste simple et généreux qui peut sauver des vies .

    Sang , plasma , plaquettes ... un simple prélèvement

    Si vous ne présenter pas de contre- indications ( tatouage de fraîche date, infection, changement de partenaire récent , certains traitements ...) , vous pouvez donner votre sang jusqu'à six fois par an si vous êtes un homme , quatre fois si vous êtes une femme . Un geste primordial pour répondre aux besoins des services d'urgence et de chirurgie .Vous disposez d'un peu plus de temps ? Profitez-en pour donner d'autres produits sanguins comme vos plaquettes ( utiles notamment en cas de leucémie ) ou votre plasma ( pour soigner les grands brulés ou préparer des médicaments et transfusions destinés aux hémophiles ) . le reste du sang vous étant restitué , ce type de don est un peu plus long ( environ 45 mn pour le plasma ,  1 h 30 pour les plaquettes ), mais il peut être renouvelé plus souvent .

    Donneur d' organes ? parlez-en a vos proches !

    Vous aimeriez donner vos organes en cas de décès pour en faire profiter des malades en attente de greffe ? La meilleure démarche pour que votre souhait soit respecté est d'en parler dès maintenant à vos proches ; ce sont eux qui témoigneront de votre décision au moment voulu . En effet, en France , toute personne est considéré comme consentante au don si elle n'a pas exprimé son refus ( en s'inscrivant sur un registre dédié ) . Mais dans les faits , les familles restent systématiquement interrogées sur la position du défunt . Pensez aussi à demander en ligne votre carte de donneur www.dondorgane.fr et conservez-la toujours avec vous ( prés de votre carte d'identité ou votre carte vitale ) ; elle n'a pas de valeur légale mais en cas de nécessité , elle aide à réaffirmer votre souhait auprès du personnel médical.

    S'inscrire sur le registre des donneurs de moelle

    La greffe de moelle osseuse offre un traitement pour des maladies graves de sang . Mais il est très difficile de trouver un donneur compatible . S'il n'y en a pas au sein de la famille du patient , les médecins en recherchent un dans le registre des donneurs . Pour s'y inscrire , il faut avoir entre 18 et 50 ans , être en bonne santé et effectuer une prise de sang . Ensuite , vous serez contacté si une personne compatible a besoin d'un donneur ( ce qui peut ne jamais arriver ) . Le prélèvement se fait alors au cas par cas , soit via un long prélèvement sanguin , soit via une opération sous anesthésie générale qui nécessite 48 h d'hospitalisation .

    Donner le sang de cordon ombilical

    Le sang du cordon ombilical est un produit à part ! Très riche en cellules souches hématopoïétiques qui donnent naissance aux différentes cellules ( globules rouges et blancs , plaquettes...) , il est utilisé en cas de leucémie et autres maladies du sang , notamment pour remplacer une greffe de moelle osseuse s'il n'y a pas de donneur . Le prélèvement , totalement indolore et sans risque , s'effectue juste après la naissance , une fois que le cordon a été coupé , et uniquement si tout s'est bien passé et qu'il n'y pas d'urgence à gérer . Il suffit de donner son accord au préalable lorsqu'on est suivie dans l'une des maternités qui le pratiquent  ( soit environ 70 à l'heure actuelle ) . Il faudra simplement revenir à l'hôpital deux mois après pour vérifier que tout va bien et qu'il n'y a pas eu d'infection ou de pathologie qui pourrait rendre le sang inutilisable . www.dondesangdecordon.fr

    Aider les autres à concevoir un enfant

    Donner ses gamètes ( spermatozoïdes pour les hommes, ovocytes pour les femmes ) permet d'aider les couples qui ont recours à la procréation médicalement assistée ; chaque année , plus de 1 500 enfants naissent grâce à ces dons . S'il suffit d'avoir moins de 45 ans et d'être en bonne santé pour donner ses spermatozoïdes , le don d'ovocytes est plus contraignant . Il est en effet réservé aux femmes de moins de 37 ans et nécessite un traitement hormonal d'une dizaine de jours pour stimuler les ovaires . Suite à cette stimulation , les ovocytes sont prélevés au cours d'une hospitalisation d'une journée . Ce n'est pas le cas aujourd'hui, mais les femmes et les hommes sans enfant devraient bientôt pouvoir donner aussi leurs gamètes ; un décret est en attente de publication . www.dondovocytes.fr   - www.dondespermatozoides.fr

    L'avis de l'expert

    Être donneur

    Les besoins en matière de dons sont-ils satisfaits ?

    Dans les domaines qui relèvent de nos compétences ( tous les éléments et tissus du corps humain , sauf le sang ) , c'est loin d'être le cas .La France est, par exemple , très en retard en ce qui concerne le don de gamètes .

    Comment expliquer ces manques ?

    Dans le cas des dons d'organes , il y a une réalité qu'il faut prendre en compte ; celle de l'état global de la population . Avec le vieillissement et l'augmentation des maladies chroniques , les besoins croissent de façon beaucoup plus importante que les possibilités de dons .

    Par quels moyens augmenter les dons ?

    Nous nous appuyons surtout sur des grandes campagnes d'information qui ciblent les professionnels de santé , les patients , leurs familles et le grand public . Cela a porté ses fruits sur le don de rein de son vivant ; on compte aujourd'hui plus de 500 greffes par an , contre environ 200 il y a quelques années . Nous avons aussi 15 000nouvelles personnes qui s'inscrivent chaque année sur le registre des donneurs de moelle osseuse . Mais , il reste du travail , par exemple sur le don d'ovocytes .

     

     


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    Quels organes greffe-t-on ?

    La greffe hépatique , cardiaque, pulmonaire et intestinale est vitale .

    La grefffe rénale permet l'arrêt de la dialysenet redonne vie autonome .

    La greffe pancréatique permet de diminuer voire de supprimer l'insulinothérapie . 

     

    Quels tissus greffe t-on ?

    Les greffes de tissus peuvent être vitales comme la greffe de peau pour les grands brûlés ou d'aorte en cas de prothèse infectée

    Les autres greffes de tissus sont fonctionnelles (cornée , os massifs...).

    De nouvelles techniques plus récentes consistent à réaliser des greffes conjointes comme les greffes d'avant-bras ou des greffes partielles de la face .

    Que faire pour être greffé ?

    Pour êtregreffé d'un organe ou d'une cornée , les patients doivent être inscrits sur une liste nationale d'attente gérée par l'agence de la biomédecine .

    Actuellement, en France, le délai d'attente avant la greffe varie selon l'organe concerné ; il peut atteindre plusieurs années . Une priorité nationale est prévue pour les patients atteints de défaillance aiguë conduisant à un décès rapide ( hépatites fulminantes par exemple ) , pour les enfants ou les patients ayant peu de chance d'accéder à un  greffon du fait de leurs particularismes biologiques .

    Pourquoi des règles d'attribution ?

    Les greffons sont rares . Pour ces raisons , lorsqu'un organe est prélevé , il est attribué selon des règles écrites homologuées par le ministre chargé de la santé , publiées au journal officiel de la République française et mises en oeuvre par l'agence de biomédecine .

    L'objectif de ces règles est d'assurer une répartition la plus équitable possible et de rechercher le meilleur receveur . Elles tiennent compte des contraintes techniques liées au prélévement , au transport et au maintien de la viabilité du grffon .

    Il y a d'avantage de malades en attente de greffe que de greffons proposés .

    Chaque année plus de 13 000 patients sont en attente de greffe d'organes,

                                             4 600 greffes sont réalisées

    Pourquoi un traitement post-greffe

    Après la greffe , il est nécessaire de suivre un traitement immunosuppresseur qui dimunue les défenses immunitaires et prévient ainsi de la réaction de rejet du greffon .Cette réaction ,si elle n'est pas prévenue , conduit à la perte du greffon , voire au décès du receveur .

    Le traitement post-greffe est aujourd'hui mieux métrisé .


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    Quand une mort peut sauver des vies

     

    Qu'est-ce que la mort encéphalique ? 

    Un état irréversible

    La mort encéphalique désigne la cessassion de toutes les activités cérébrales . Dans le but d'un prélévement à visée thérapeutique , la respiration et l'activité cardiaque sont maintenues artificiellement par des techniques de réanimation et ce pendant une durée limitée .

    ... peu fréquent

    En France , on enregistre chaque année environ 500 000 décès . Le nombre de personnes en état de mort enéphalique représente un peu plus de 2 500 décès par an sur environ 250 000 décès hospitalier en service de cors séjour.

    ... qui survient brutalement

    a la suite d'un accident vasculaire cérébral ou d'un traumatisme crânien grave , les patients sont transférésen réanimation en vue d'u traitement salvateur . Malgrè les efforts entrepris , la réanimation peut échouer . L'évolution vers le diagnostic de la mort encéphalique est alors possible .

    ...et se traduit par la destruction définitive des cellules nerveuses du cerveau

    Les cellules nerveuses du cerveau sont immédiatement détruites car privées d'oxygène . L'arrêt définitif du cerveau , y ompris du tronc cérébral , est irréversible . Les techniques actuelles de réanimation permettent toutefois de maintenir artificiellement pendant une durée limitée certaines fonctions : respiratoires et cardiaques . Le corps garde ainsi une apparence de vie .

    Comment constate-t-on la mort encéphalique ?

    Par un diagnstic clinique

    Le diagnostc clinique recherche :

    1) l'absence totale de conscience et d'activité motrice spontanée .

    2) l'absence totale de ventilation spontanée vérifiée par une épreuve d'hypercaprie

    3) l'abolition des reflexes du tronc cérébral ( aréflectivité pupilaire, abolition des réflexes  cornéens , abolition des réflexes de toux ...).

    ...confirmé par un examen complémentaire

    - Soit deux électroencéphalogrammes ( EEG ) à 4 heures d'intervalle, d'une durée de 30 minutes chacun , montrant une activité électrique nulle .

    - Soit une angiographie cérébrale : artériographie ou angioscanner , montrant l'arrêt de la vascularisation cérébrale .

     

    Le diagnostic de mort encéphalique doit être cosigné sur un procès verbal conforme à la réglementation

    Le constat de mort encéphalique doit être signé , en cas de prélévement à but thérapeutique , par deux médecins titulaires . Ces médecins ne doivent pas faire partie de la même unité fonctionnelle ou du mêmme service que les médecins qui effectuent la greffe et le suivi des receveurs .

    Le profil des donneurs

    Toute personne en état de mort encéphalique est un donneur potentiel d'organes et de tissus

    L'âge n'est pas un facteur limitant pour le prélévement , la possibilité de greffe étant évaluée en fonction des antécédents du donneur et de l'état physiologique au moment du décès . Ainsi , le coeur et les poumons peuvent être prélevés après 50 ans , 70 et plus pour les reins ou le foie . Il est donc utile de porter une attention particulière aux donneurs âgés , d'autant plus que l'âge moyen des malades inscrits sur la liste nationale d'attente de greffe augmente .

    Malgré la diminution de la mortalité liée  la traumatologie routière dont on peut se réjouir , le nombre de donneurs augmente grâce à l'amélioration du recensement des donneurs décédés suite à des acidents vasculaires cérébraux ou à une autre cause ( anoxie...) .

    Aucune personne n’est écartée d’emblée du prélèvement 

    Pour des questions d’âge ou d’état de santé. En effet, lorsqu’un prélèvement est envisagé, ce qui est d’abord pris en compte c’est l’état de chaque organe, évalué au cas par cas par l’équipe médicale pour s’assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée.

    Si certaines maladies ou certains traitements médicaux peuvent constituer un frein au prélèvement, ce dernier pourra néanmoins être envisagé si l’on identifie un malade à qui la greffe de l’organe apportera plus de bénéfices que de risques.

    Par exemple, un organe atteint d’une hépatite peut être greffé à un patient qui a déjà fait face à cette maladie par le passé, ou encore à un patient qu’il faut greffer en extrême urgence car sa vie en dépend. L’hépatite est alors traitée si besoin après la greffe. Dans tous les cas, le patient est informé des enjeux et il doit donner son autorisation en toutes connaissances de cause avant d’être greffé. ( source : agence de biomédecine )


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  • Pour les organes

    La loi autorise le don et le prélèvement de ses organes de son vivant . C'est le cas par exemple du rein , d'un lobe hépatique , d'un lobe pulmonaire . Il est en effet possible de vivre avec un seul rein , une artie du foie ( car c'est un organe qui se régénère rapidement ) ou amputé d'un lobe pulmonaire .

    les règles de sécurité qui acompagnent le prélèvement sur un donneur vivant sont les mêmes que celles qui sont appliquées chez un donneur décédé.

    La greffe se pratique dans les mêmes conditions qu'une greffe d'organe prélevé sur un donneur décédé .

    Qui peut donner de son vivant ?

    La législation ( article L.1231-1 et 1231-3 du code de la santé piblique issus de la loi de bioéthique du 6 août 2004 ) fixe très précisément les conditions de cet acte solidaire .

    Le donneur doit avoir la qualité de père ou mère du receveur .Il peut aussi être son conjoint, ses frères ou soeurs , ses fils ou filles , ses grands-parents , ses oncles ou tantes , ses cousins ou cousines germaines , le conjoint de son père ou de sa mère et toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur .

    Aucun prélèvement d'organe en vue de don ne peut avoir lieu sur une personne vivante mineure ou sur une personne vivante majeure faisant l'objet d'une esure de protection légale

    Le prélèvement d'organes est gratuit . Quel que soit le lien entre  donneur et receveur , toute forme de rétribution liée à la greffe est moralement inacceptable et contraire à la législation .

    L'agence de biomédecine est informée préalablement à la réalisation de tout prélèvement d'organes à des fins thérapeutiques sur une personne vivante .Elle gère un répertoire relatif aux donneurs vivants d'organes , qui receuille les données médicales concernant les suites opératoires et le suivi à long-terme des donneurs vivants d'organes en France .

    Pour les cellules souches hématopoïétiques

    La moelle osseuse contient des cellules souches hématopoïétiques qui sont à l'origine des globules rouges et blancs et des plaquettes du sang . On trouve également ces cellules dans le sang et dans le cordon ombilical . 

    Le don de cellules hématopoïétiques peut provenir

    -  D'un membre proche de la famille du malade (le don de moelle osseuse est le seul cas où un mineur peut être donneur ): c'est le cas le plus fréquent .

    -  D'un donneur majeur inscrit sur le registre des donneurs volontaires de moelle osseuse .

    -  Du cordon ombilical lors d'un accouchement .

    Que se passe-t-il quand le donneur est mineur ?

    En l'absence d'autre solution thérapeutique , un prélèvement de cellules hématopoïétiques peut être fait sur un mineur au bénéfice de son frère ou de sa soeur , à titre exeptionnel , sur un mineur au bénéfice de son cousin germain ou de sa cousine germaine , de son oncle ou de sa tante , de son neveu ou de sa nièce .

    Dans tous les cas , ce prélèvement ne peut être pratiquéque sous réserve du consentement de chacun des titulaires de l'autorité parentale ou du représentant légal du mineur informés des risques encourus par le mineur et des conséquences éventuelles du prélèvement par le praticien qui a posé l'indication de greffe ou par tout autre praticien de leur choix .

     

     

    Qui donne l'information sur le don d'organes ?

    Le donneur vivant , quel qu'il soit , est informé des risques qu'il encourt et des conséquences eventuelles du prélèvement par un comité d'experts indépendants . L'information délivrée par le comité d'experts n'est pas exclusive et ne remplace pas l'information délivrée au préalable par les équipes chirurgicales qui suivent les patients . 

    Comment exprimer son consentement ?

    La loi oblige le donneur ,avant le prélèvement à exprimer son consentement devant le président du tibunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui , qui s'assure que le consentement est libre et éclairé et que le don est conforme aux conditions fixées par la loi.

    En cas d'urgence vitale ,le consentement est receuilli par tout moyen par le procureur de la République .Le consentementest révocable par tout moyen et à tout moment .

    Qui autorise le prélèvement ?

    Le prélvement est autorisé par le comité qui a délivré l'information et qui a vérifié qu'elle est bien comprise par le donneur vivant , après l'expression de son consentement . Dans le cas d'un donneur mineur , il vérifie que tous les moyens ont été mis en oeuvre pour trouver un donneur majeur compatible pour le receveur . Cette autorisation du prélèvement n'est pas obligatoire lorsque le donneur pressenti est le père ou la mère du receveur . Toutefois , sauf en cas d'urgence vitale , le magistrat chargé de receuillir le consentement peut décider de soumettre le prélèvement sur le père ou la mère à l'autorisation du comité . La décision du comité  n'a pas à être motivée. (source : agence de biomédecine )


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  • Le prélèvement est une activité hospitalière transversale

     

    Tous les établissement de santé ont mission de recenser les donneurs potentiels .

    La loi de bioéthique de 2004 fait du prélèvement d'organes une mission prioritaire des hôpitaux : tous les établissements de santé , qu'ils soient autorisés ou non , participent à l'activité de prélèvement d'organes et de tissus , en s'intégrant dans des réseaux de prélèvement (article L1233-1 du code de la santé publique ) . Ils contribuent ainsi au développement du nombre de greffons disponibles .

    L'activité de prélèvement s'inscrit dans un réseau

    Si un donneur est identifié dans un  établissement non autorisé à prélever , il sera alors transféré vers l'hôpital autorisé faisant partie de son réseau et pris en charge par le service de réanimation et la coordination hospitalière des prélèvements qui acceuillera et accompagnera les proches du défunts .

    Les frais relatifs au transfert des donneurs potentiels d'organes sont entièrement pris en charge par l'hôpital qui effectue le prélèvement  (article R1211-10 du code de la santé publique ) .

    Quels sont les acteurs successifs du prélèvement ?

    Les prélèvements d'organes se font dans des établissements de santé ayant une autorisation spécifique accordée par l'Agence régionale de l'hospitalisation , après avis de l'Agence de la Biomédecine . La demande en est faîte par la direction de l'établissement et la loi rappelle que tout prélèvement est une activité médicale .

    Le service de réanimation

    Les praticiens hospitaliers des services de réanimation , d'urgences et de soins intensifs ont un rôle majeur dans le recensement et la prise en charge des donneurs potentiels . Ils identifient les donneurs potentiels , constatent la mort encéphalique et participent à la prise en charge médicale du donneur .

    La coordination hospitalière

    La coordination hospitalière est ue structure à part entière , identifiée au sein d'un établissement de santé . Elle comprend u ou plusieurs médecins désignés par le directeur de l'établissement de santé , et un ou plusieurs infirmiers hospitaliers .

    C'est elle qui , en lien avec le service de régulation et d'appui de l'Agence de la Biomédecine , constitue le dossier édical du donneur potentiel , interroge le registre natinal des refus , acceuille et accompagne les proches et reçoit les différentes équipes de greffe dans son hôpital .

    Enfin , elle s'assure de la meilleure restauration possible du corps du défunt et le restitue à la famille .

    Les équipes chirurgicales

    Elles prélèvent selon les bonnes pratiques chirurgicales et s'assurent de la qualité des greffons . 

    Le service de régulation et d'appui de l'Agence de la Biomédecine  

    Le service de régulation et d"appui est une courroie de transmission entre le siège national de l'Agence de la Biomédecine et les acteurs de terrain ( équipes médico-chirurgicales de greffe et de prélèvements , service de réanimation, coordination hospitalière , SAMU-SMUR ...) . Il est aussi en relation étroite avec les services déconcentrés  de l'état ( DDASS-DRASS ) et les Agences régionales de l'hospitalisation .

    Dès que le diagnostic de mort encéphalique est confirmé , le service de régulation et d'appui est contacté par le service de réanimation ou la coordination hospitalière et donne un avis d'expert sur la faisabilité du prélèvement .

    Il régule ( h 24 ) en lien avec la coordination hospitalière les prélèvement d'organes et de tissus , assure la répartition et l'attriution des greffons dans sa région , contacte les équipes médico-chirurgicales de greffe

     

    Comment prélève-t-on ?

    ... les organes

    Les prélèvements d'organes en vue de greffe s'effectuent dans les mêmes conditions qu'une intervention chirurgicale .

    Le prélèvement est une urgence chirurgicale à part entière à intégrer dans le programme opératoire car l'état hémodynamique du donneur est fragile .

    Dès l'extraction des greffons du corps du défunt, la duréee d'ischémie avant greffe n'est que de 4 heures pour le coeur et un maximum de 48 heures pour les reins .

    ... Les tissus

    Les prélèvements de tissus peuvent être réalisés au cours d'un prélèvement d'organes .

    Certains tissus ( notamment les cornées ) peuvent être prélevés en chambre mortuaire .

    La restitution du corps se fait avec les mêmes sons et dans les êmes conditions qu'après un prélèvement d'organes au bloc opératoire .

    En dehors des tissus vascularisés ( avant bars ou face ) les prélèvements sont obligatoirement adressés à une banque qui assure leur sécurité , leur traçabilité et leur distribution .

    Chaque organisme valide les tissus et les cède aux équipes de greffe suivant les besoins . Dans le cas de la cornée les patients doivent être inscrits sur une liste d'attente gérée par l'Agence de la Biomédecine .

    Des règles de sécurité sanitaire strictes

    L'Agence de la Bimédecine s'assure du respect des règles de sécurité sanitaire , et ce, au niveau des sites de prélèvement , de conservation ou de greffe . Avant toutprélèvement , les contre-indications absolues sont recherchées , telles que les pathologies infectieuses .

     Le respect du corps

     L'aspect du corps du défunt est respecté . << Les mdecins ayant procédé à un prélèvement ou à une autopsie médicale sur une personne décédée sont tenus de s'assurer de la meilleure restauration possible du corps  . >>  (article L 1232-5 du code de la santé publique /loi de bioéthique du 6 août 2004).

    Après la toilette mortuaire , le corps du défunt est restitué à la famille en vue des funérailles . La pratique d'un prélèvement d'organes ne modifie en rien l'organisation des obsèques et les démarches administratives . La famille peut ramener le corps du défunt à domicile si elle le souhaite .

    Aucun frais supplémentaire lié à l'opération de prélèvement n'est à la charge de la famille

     Les frais de prélèvement , de greffe et de suivi médical du donneur sont intégrés dans une tarification à l'acte . Un soin tout  particulier a été apporté à a valorisation de cette activité . (source : Agence de la biomédecine )


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