• Le père des groupes sanguins : 2 (Histoire de)

     O comme zéro.

    Né à vienne ,en Autriche, d'un père journaliste, le jeune Landsteiner ,après avoir fait sa médecine, passa encore 4 ans à étudier la chimie. Puis il entra à la faculté de l'université de Vienne pour commencer ses travaux sur le sujet qui devait l'intéresser toute sa vie: Le mystère du sang.

     

    Depuis le XVIIe siècle ,de hardis médecins avaient tenté des transfusions avec des résultats si désastreux que des lois ,en France ,en Angleterre et en Italie, avaient fini par interdire de telles expériences .Les <<grands patrons>> de la médecine viennoise donnaient de ces faits une explication facile .Pour eux les sangs étaient semblable, et les accidents de la transfusion se produisaient quand le sang du donneur était malade .Le jeune Landsteiner eut l'audace de contester le verdict de ces oracles.

     

    Il préleva des échantillons de sang, les laissa coaguler ,puis sépara le caillot du sérum. Ensuite ,il se livra à des mélanges, utilisant les globules rouges d'un individu et le sérum d'un autre.Penché sur son microscope ,il observait les résultats et eut la surprise de voir se dérouler tout un drame. Normalement ,les globules rouges se présentent comme des grains de sable régulièrement répartis .Or voilà que , sur de nombreuses lames , ces globules rouges s'agglutinaient comme des grappes de raisins !

     

    On comprenait aisément l'effet causé par cette agglutination .Les capillaires de l'organisme sont si fins que les globules rouges doivent y circuler en file indienne .Réunis en amas , ils ne peuvent plus passer; donc ,les tissus et les organes sont privés de leur circulation nourricière. Rien d'étonnant que les gens meurent.

     

    De son écriture précise, Landsteiner nota ses constatations ,traça des tableaux et de tout cela tira de mémorables conclusions .Les sangs ,selon lui, n'étaient pas tous semblables .Certains globules rouges contenaient une mystérieuse substance A ,d'autres une substance B , tandis que certains ne contenant ni l'une ni l'autre, étaient classées O, c'est-à-dire zéro .Plus tard , les gens allaient se méprendre sur ce zéro et en faire un O , désignant un troisième groupe sanguin (Landsteiner était passé à côté du quatrième groupe AB ,car aucun des volontaires qui avaient bien voulu se prêter a ses prélèvements de sang n'appartenaient à ce groupe rare ,mais un an plus tard , deux de ces collaborateurs , donc l'un était encore étudiant , devait le découvrir;) De tout cela , une conclusion évidente se dégageait ; on pouvait sans difficulté transfuser du sang A à un sujet A ou du sang B à un sujet B . Mais il ne fallait jamais transfuser du sang A à un sujet B.


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