• La greffe à partir de donneur vivant

    Pour les organes

    La loi autorise le don et le prélèvement de ses organes de son vivant . C'est le cas par exemple du rein , d'un lobe hépatique , d'un lobe pulmonaire . Il est en effet possible de vivre avec un seul rein , une artie du foie ( car c'est un organe qui se régénère rapidement ) ou amputé d'un lobe pulmonaire .

    les règles de sécurité qui acompagnent le prélèvement sur un donneur vivant sont les mêmes que celles qui sont appliquées chez un donneur décédé.

    La greffe se pratique dans les mêmes conditions qu'une greffe d'organe prélevé sur un donneur décédé .

    Qui peut donner de son vivant ?

    La législation ( article L.1231-1 et 1231-3 du code de la santé piblique issus de la loi de bioéthique du 6 août 2004 ) fixe très précisément les conditions de cet acte solidaire .

    Le donneur doit avoir la qualité de père ou mère du receveur .Il peut aussi être son conjoint, ses frères ou soeurs , ses fils ou filles , ses grands-parents , ses oncles ou tantes , ses cousins ou cousines germaines , le conjoint de son père ou de sa mère et toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur .

    Aucun prélèvement d'organe en vue de don ne peut avoir lieu sur une personne vivante mineure ou sur une personne vivante majeure faisant l'objet d'une esure de protection légale

    Le prélèvement d'organes est gratuit . Quel que soit le lien entre  donneur et receveur , toute forme de rétribution liée à la greffe est moralement inacceptable et contraire à la législation .

    L'agence de biomédecine est informée préalablement à la réalisation de tout prélèvement d'organes à des fins thérapeutiques sur une personne vivante .Elle gère un répertoire relatif aux donneurs vivants d'organes , qui receuille les données médicales concernant les suites opératoires et le suivi à long-terme des donneurs vivants d'organes en France .

    Pour les cellules souches hématopoïétiques

    La moelle osseuse contient des cellules souches hématopoïétiques qui sont à l'origine des globules rouges et blancs et des plaquettes du sang . On trouve également ces cellules dans le sang et dans le cordon ombilical . 

    Le don de cellules hématopoïétiques peut provenir

    -  D'un membre proche de la famille du malade (le don de moelle osseuse est le seul cas où un mineur peut être donneur ): c'est le cas le plus fréquent .

    -  D'un donneur majeur inscrit sur le registre des donneurs volontaires de moelle osseuse .

    -  Du cordon ombilical lors d'un accouchement .

    Que se passe-t-il quand le donneur est mineur ?

    En l'absence d'autre solution thérapeutique , un prélèvement de cellules hématopoïétiques peut être fait sur un mineur au bénéfice de son frère ou de sa soeur , à titre exeptionnel , sur un mineur au bénéfice de son cousin germain ou de sa cousine germaine , de son oncle ou de sa tante , de son neveu ou de sa nièce .

    Dans tous les cas , ce prélèvement ne peut être pratiquéque sous réserve du consentement de chacun des titulaires de l'autorité parentale ou du représentant légal du mineur informés des risques encourus par le mineur et des conséquences éventuelles du prélèvement par le praticien qui a posé l'indication de greffe ou par tout autre praticien de leur choix .

     

     

    Qui donne l'information sur le don d'organes ?

    Le donneur vivant , quel qu'il soit , est informé des risques qu'il encourt et des conséquences eventuelles du prélèvement par un comité d'experts indépendants . L'information délivrée par le comité d'experts n'est pas exclusive et ne remplace pas l'information délivrée au préalable par les équipes chirurgicales qui suivent les patients . 

    Comment exprimer son consentement ?

    La loi oblige le donneur ,avant le prélèvement à exprimer son consentement devant le président du tibunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui , qui s'assure que le consentement est libre et éclairé et que le don est conforme aux conditions fixées par la loi.

    En cas d'urgence vitale ,le consentement est receuilli par tout moyen par le procureur de la République .Le consentementest révocable par tout moyen et à tout moment .

    Qui autorise le prélèvement ?

    Le prélvement est autorisé par le comité qui a délivré l'information et qui a vérifié qu'elle est bien comprise par le donneur vivant , après l'expression de son consentement . Dans le cas d'un donneur mineur , il vérifie que tous les moyens ont été mis en oeuvre pour trouver un donneur majeur compatible pour le receveur . Cette autorisation du prélèvement n'est pas obligatoire lorsque le donneur pressenti est le père ou la mère du receveur . Toutefois , sauf en cas d'urgence vitale , le magistrat chargé de receuillir le consentement peut décider de soumettre le prélèvement sur le père ou la mère à l'autorisation du comité . La décision du comité  n'a pas à être motivée. (source : agence de biomédecine )


  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Mars 2015 à 18:11

    c'est qu'il faut en faire des démarches pour pouvoir donner de son vivant

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