• Cancer du sein . Du neuf côté dépistage

                             Tout ce qu'il faut savoir , au cas par cas

     On estime qu'une femme sur huit sera confronté au cancer du sein au cours de sa vie . heureusement ,la mortalité baisse , grâce aux progrès des traitements et à la faveur des avancées réalisées par le dépistage .

     Selon différentes études , le dépistage organisé à l'échelle nationale réduirait la mortalité causée par un cancer du sein de 15 à 21 % . 150 à 300 décès , imputables à cette maladie seraient de ce fait évités pour environ 100 000 femmes participant régulièrement au dépistage organisé ( source : HAS )

    Cancer du sein . Du neuf côté dépistage

    Le dépistage organisé entre 50 et 74 ans est suivi par un peu plus de la moitié des femmes

     L'imagerie progresse

     Une étude américaine montre que la mammographie 3D permet d'améliorer de 29 % le taux de détection des cancers et de réduire de 15 % les risques de mauvais diagnostic : elle pourrait devenir le nouvel outil de référence si ces résultats se confirment . L' échographie est aussi de plus en plus utilisée en complément : elle améliorerait le dépistage , surtout chez les sujets jeunes , qui ont une densité mammaire plus importante , ce qui rend les mammographies difficile à interpréter . Enfin l'IRM serait plus précise pour détecter les tumeurs en particulier chez les personnes à haut risque .Bémol : elle coûte beaucoup plus cher , les délais d'attente sont longs et elle augmente le nombre de faux positifs ( on croit détecter une tumeur , mais il s'agit d'autre chose ) . L'enjeu est donc d'arriver à combiner ces techniques au cas par cas .

     En cas de facteurs de risque

     En mai , la HAS ( Haute Autorité de Santé ) a souhaité aider les femmes << à haut risque >> à y voit plus clair .Elle a donc établi des recommandations pour celles présentant des antécédents familiaux ou personnel ( cancer du sein , carcinome canalaire in situ , irradiation thoracique ...) Si ces facteurs existent , elle conseille au cas par cas sur le rythme à suivre pour les examens , en attendant de rejoindre le dépistage organisé . Le site www.http://has-sante.fr propose une infographie interactive sur le parcours de prévention adapté à chacune .

     La piste génétique

     Certaines personnes sont porteuses d'une mutation génétique qui augmente le risque de cancer du sein et des ovaires . En cas d'historique familial lourd , un test effectué par une prise de sang permet de savoir si l'on est porteuse de cette mutation et d'orienter le suivi en fonction . Mais il faut compter presque un an d'attente pour pouvoir accéder à ces consultations ( liste sur : www.http://e-cancer.fr  ) . Ce procédé pourrait aussi concerner les sujets sans antécédents familiaux particuliers : d'après une étude britannique publiée en juin , une modification au niveau des cellules de l' ADN , repérable par simple prise de sang , suffirait pour détecter le risque de développer un cancer du sein jusqu'à dix ans avant . Une piste qui reste à confirmer .

    L' avis de l'expert

    Cancer du sein . Du neuf côté dépistage

    Le dépistage organisé progresse-t-il ?

     La participation au dépistage organisé est stable et s'élève à 53 % . Elle diminue avec l'âge , mais varie d'une région à l'autre . En France , il y a aussi beaucoup d'examens individuels sur prescription . Au total , environ 60 % des femmes sont dépistées régulièrement . L'idéal serait d'atteindre 70 % pour obtenir une baisse de la mortalité à l'échelle de la population .

     Quels sont ses avantages et ses limites ?

     Il garantit une double lecture de la mammographie , ce qui n'est pas toujours le cas lors des dépistages individuels . Ensuite , il permet de détecter des tumeurs à un stade précoce , avec un meilleur pronostic et des traitements moins agressifs . Malheureusement , la mammographie ne voit pas tout et l'échographie de complément n'est pas systématique . Enfin , un cancer peut également apparaître dans les deux ans séparant deux examens .

     L'extension du dépistage aurait-elle un intérêt ?

     Il n'y a pas de consensus . Pour les femmes plus âgées , je ne pense pas , car c'est à cette période qu'il y a le plus de sur diagnostics : on risque de traiter des cancers qui n'auraient pas donné de signes cliniques u vivant de la personne . Pour les femmes avant 50 ans , la mammographie est moins performante ; il faudrait donc associer une échographie systématique , mais cela coûte plus cher . Personnellement , je conseille une mammographie de préférence à 40 ans et une surveillance à adapter en fonction de l'état des seins et des facteurs de risque personnels . 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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