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    Le don d'organes continue de progresser en France

    Les objectifs émis par le ministère de la Santé sont dépassés : le nombre de greffes d'organes a atteint 5.891, en 2016, d'après les chiffres préliminaires annoncés ce 20 mars par l'Agence de la biomédecine.

    bilan 2016

    Le nombre d'organes greffés a ainsi progressé l'an dernier de 2,5% par rapport à 2015 (5.739 greffes). En 5 ans (2012-2016), ce nombre a augmenté de 17%, note l'Agence de la biomédecine. L'année 2016, comme 2015, dépasse les 5.700 greffes annuelles, objectif du plan greffe 2012-2016.

    Les  greffes de rein restent les plus nombreuses: 3.615 en 2016 (dont 576 à partir de donneurs vivants, contre 547 en 2015). Celles réalisés avec donneur vivant représentent près de 16% des greffes rénales.

    Les greffes de foie  ont atteint le nombre de 1.322 (contre 1.365 en 2015) dont 5 avec donneur vivant (contre 15 l'année précédente). On dénombre également 477 greffes cardiaques, 371 greffes pulmonaires, 90 greffes pancréatiques et 3 greffes intestinales.

    bilan des greffes 2016

    Une liste d'attente nationale qui ne cesse de croître

    La greffe progresse, mais en raison de son succès et du vieillissement de la population, la liste nationale des personnes en attente de greffes, surtout pour le rein, ne cesse de croître.

    En 2016, au total 22.617 patients étaient en attente d’un organe. L'Agence de la biomédecine précise toutefois qu'au 1er janvier 2016, il y avait 6.083 patients de la liste qui ne pouvaient provisoirement pas être greffés pour diverses raisons médicales. En 2015, 21.378 personnes étaient inscrites sur liste d'attente, soit deux fois plus qu'il y a vingt ans. 

    L'agence ajoute que l'activité de greffe à partir de donneurs décédés dans le cadre d’une limitation ou d’un arrêt des thérapeutiques (procédure dite de "Maastricht III"), initiée en 2014, a permis 114 greffes en 2016. A ce jour, dix hôpitaux sont autorisés à réaliser ce type de prélèvements en France.


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  • Tous unis contre les cancers pédiatriques .

    Le défi  de Fortunée , association qui œuvre depuis six ans contre les cancers de l'enfant et Martine Aubry , Maire de Lille , marraine d'honneur de l'association , ont décidé en 2016 d'unir leurs forces pour relever un défi important: Le lancement d'une  campagne d'information et de sensibilisation << Février Blanc, Tous unis contre les cancers pédiatriques .

    Février blanc

    La journée d'ouverture de cette nouvelle campagne sera le samedi 4 février 2017. A cette occasion aura lieu à partir de 9h00 , une course ou une marche selon les envies de chacun, à la citadelle de Lille. Tout le monde pourra y participer moyennant une participation de 5 € qui sera reversée à l'unité de recherche sur les tumeurs cérébrale, pédiatriques du centre Oscar Lambret . Différents parcours seront proposés pour permettre à toutes les personnes souhaitant  y participer de trouver son chemin et de courir ou marcher  pour les enfants atteints du cancer .

    A partir de 14 h 00 , nous organiserons place Richebé à Lille , lieu de vie très fréquenté le samedi après-midi , un rassemblement afin de sensibiliser le grand public aux cancers pédiatriques .Différents intervenants seront présents dont le centre Oscar Lambret et l'ensemble des bénévoles du défi de Fortunée .

    A partir de 14 h30 , madame Aubry , maire de Lille , Joëlle Lellouche ,fondatrice de l'association ainsi que d'autres personnalités du monde médical prendront la parole . En plus de ça , un lancer de ballons blancs sera prévu .

    Le 15 février 2017 , journée internationale du cancer de l'enfant , la ville de Lille se mobilisera en faveur de ce combat . Différents moments sont prévus dont l'illumination du Beffroi de Lille en blanc à 18 h 00 .

    En mettant en lumière ces maladies qui touchent, malgré les progrès thérapeutique , de nombreux enfants , cet événement a pour vocation d'inspirer d'autres régions et d'autres métropoles afin que ce combat devienne national . Il s'agit d'un enjeu de santé publique majeur.

    Les enfants doivent être au cœur des progrès thérapeutiques qui sont en marche pour les cancers des adultes . Ils ont besoin de recherche, de soins et d'actions spécifiques car les cancers pédiatriques ne ressemblent pas aux cancers de l'adulte.

    Pour en savoir plus et  découvrir l'association : http://www.ledefidefortunee.com

     


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  • Don d'organes : il est possible de refuser

    Publié le 24 janvier 2017 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

    Depuis le 1er janvier 2017, chacun est présumé consentant au prélèvement d'organes après son décès. En cas d'opposition à ce don, une inscription sur le registre national automatisé des refus peut aujourd'hui être réalisée en ligne sur le site du Registre national des refus.

    La loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 a posé le principe du consentement présumé de chacun au prélèvement d'organes et de tissus post-mortem, sauf si un refus de don a été exprimé de son vivant.

    Aujourd'hui, l'opposition suppose une inscription sur le Registre national des refus qui peut être réalisée :

    • par une demande d'inscription auprès de l'Agence de biomédecine par papier libre ou par internet sur le nouveau site dédié registrenationaldesrefus.fr  ;
    • par un document personnellement écrit, signé et daté confié à un proche (en cas d'impossibilité de réaliser soi-même cet écrit, le document peut être rédigé par un tiers dont le contenu devra être attesté par deux témoins).

    Comme pour l'inscription au Registre national des refus réalisée par courrier, l'inscription en ligne suppose la fourniture d'une copie de sa pièce d'identité. Le site internet permet à chacun de modifier son inscription au registre ainsi que de la supprimer, si vous revenez sur vos choix.

    Don d'organes

       À savoir :

    Si vous formulez oralement votre refus au prélèvement d'organes sans réaliser d'inscription sur le registre avant votre décès, il sera demandé à vos proches d'en préciser les circonstances et de signer une retranscription écrite auprès d'une équipe médicale. L'inscription sur le registre garantit donc le respect de votre opposition et permet de soulager vos proches dans un moment de deuil.

    Il est rappelé qu'il n'appartient pas aux proches du défunt de décider du prélèvement d'organes et tissus.


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  • Je serais présent pour une sensibilisation au don d'organes sur un stand dans la salle Dufresne de Verquin .

    Venez nombreux . Je vous y attends

    Poireaux folies de Verquin


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  •  Comment exprimer son souhait ?

    Publié le 25 août 2016 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

     A partir du 1 janvier 2017 , l'inscription sur le registre national automatisé des refus de prélèvement géré par l'agence de la biomédecine , devient le moyen d'expression recommandé pour faire connaître son opposition au prélèvement d'organes

     La demande d'inscription sur le registre national s'effectue sur papier libre ou en remplissant le formulaire à disposition sur le Site de l'agence de la biomédecine . Cette demande est à adresser à l'agence accompagnée d'un justificatif  d'identité ( carte nationale d'identité , passeport, permis de conduire ou titre de séjour).

     Toutefois, d'autres moyens d'expression du refus de prélèvement d'organes demeurent. Une personne peut exprimer son refus par écrit et confier ce document à un proche qui le remettra à l'équipe de coordination hospitalière de prélèvement si la situation se présente.

     Et en l'absence d'écrit, un proche peut aussi faire valoir l'opposition au don d'organes qu'une personne a manifestée expressément de son vivant.

     Le refus de prélèvement des organes est révisable et révocable à tout moment. L'équipe de coordination hospitalière de prélèvement prend en compte l'expression de volonté la plus récente.

     Le refus de prélèvement peut concerner l'ensemble des organes et des tissus ou seulement certains d'entre eux.

     

    Opposition au prélèvement d'organes :

     


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  • Le don d’organes, de son vivant ou après la mort, qu’en pensent les français ?

    Mis à jour le jeudi, 24 mars 2016 11:32 - Écrit par Yvanie le jeudi, 24 mars 2016 11:32

    L’institut de sondage Harris Interactive a réalisé à la demande d’M6 une enquête en ligne les 10 et 11 mars 2016, auprès d’un échantillon de 1 284 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    Le don d'organe ...

    Plus de 7 français sur 10 seraient prêts à donner un organe de leur vivant à leur enfant ou à leur conjoint


    78% des répondants se disent prêts à donner un rein à leur enfant (78%) ou à leur conjoint(e) (73%). Presque autant l’envisagent pour un parent (68%), mais les avis sont plus nuancés pour un ami (58% s’y déclarent prêt, 33% pas prêts). 

    Un Français sur trois déclare même être prêt à donner un organe de son vivant à un inconnu.

    Le don après la mort, une vision positive


    Le don d’organe est perçu comme un geste "généreux" qui permet de "sauver des vies". Spontanément, les Français associent le don d’organes à ses conséquences : la capacité à "sauver des vies". Cette association génère un jugement très positif sur le geste du don, qui est identifié comme un signe de "générosité" ou de "solidarité" par une proportion importante de Français.

    Plus de huit Français sur dix (84%) favorables au don de leurs organes après leur décès


    Après leur décès, les Français se montrent largement favorables au prélèvement de leurs organes, et peu s’y opposeraient pour un proche en cas de décès. Plus de huit Français sur dix (84%) se déclarent favorables au don de leurs organes après leur décès. 
    En cas de décès d’un membre de la famille, qu’il s’agisse du conjoint ou d’un enfant, moins de 15% des personnes interrogées jugent qu’elles refuseraient que ses organes soient prélevés si nécessaire.

    La législation française sur le don d’organe reste méconnue


    Interrogés sur ce que prévoit la loi concernant les organes des personnes décédées, une nette majorité de Français (59%) pense – à tort – qu’il faut avoir donné son accord préalable pour pouvoir faire don de ses organes. Or, c’est l’inverse : le prélèvement constitue la règle et l’opposition à ce prélèvement est l’exception, dont il faut avoir fait part à ses proches au préalable, un principe connu par seulement 39% des Français (45% parmi les personnes les plus diplômées).

    Seulement un peu moins d’une personne sur deux (47%) déclare avoir fait part de sa préférence à ses proches,

    ce qui est plus fréquent parmi les catégories supérieures (54%).


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  • Refus de donner ses organes

    Alors que la commission paritaire se réunit ce jour avec 7 députés et 7 sénateurs pour continuer l'examen de l'amendement en vue de modifier la loi sur le don d'organes, l'agence de la biomédecine (ministère de la santé) confirme ENFIN le véritable taux d'opposition de donner se sorganes qui est de 42% en 2014 (précisément 41,8%) et non de 33% comme calculé depuis des années.

    L'agence a enfin changé son mode de calcul qui n'était pas exact et ne reflétait pas la véritable situation.

    Ce taux de 42% est en augmentation par rapport à l'année 2013.....

     


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  • A 81 ans, greffé du coeur, il pédale pour le don d'organes

    Le 17 octobre, au vélodrome de Montargis, un homme de 81 ans réalise le record de l'heure des transplantés thoraciques. Jean-Claude Le Bourhis, greffé du coeur depuis 15 ans et grand sportif, s'est lancé ce challenge à l'occasion de la Journée mondiale du don d'organes. Son objectif : sensibiliser le public et montrer l'utilité des dons d'organes. Si 5.000 greffes ont été réalisées l'an dernier en France, 20.000 patients restent dans l'attente d'un don.

    Il pédale pour le don d'organes

    Jean-Claude Le Bourhis a toujours cumulé les exploits sportifs. Les médailles se sont enchaînées, mais tout s’est arrêté à 55 ans, après un premier malaise : son cœur, trop faible, ne suivait plus. Pendant onze ans, il souffre d'une grave insuffisance cardiaque. Le 25 mars 2000, Jean-Claude est sauvé grâce un don d'organes... Cette greffe de coeur va lui donner une deuxième chance à l'âge de 66 ans.

    "Juste après la transplantation, c'était reparti ! Pour preuve, je me suis mis à refaire des bêtises dans la semaine qui a suivi... "

    Et des bêtises, il continue d'en faire : triathlons, courses à pied, courses cyclistes, saut à l'élastique et même saut en parachute... à 4.000 mètres d'altitude. Samedi 17 octobre 2015, il se lance un nouveau défi pour promouvoir le don d'organes : réaliser sur la piste du vélodrome de Montargis le record de l'heure des transplantés thoraciques.

    Sur place, Jean-Claude retrouve le Dr Marie-Fazia Boughenou. Ce médecin référent, anesthésiste-réanimatrice à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, est là pour intervenir en cas d'urgence. Elle connaît bien ce greffé hors-norme et suit ses performances depuis une dizaine d'années. "C'est quelqu'un qui fait beaucoup d'exercice régulièrement", explique-t-elle. "Il a des dossiers médicaux extrêmement bien suivis, on est en contact avec son médecin transplanteur de suivi, et du coup on peut lui donner le feu vert".

    C’est parti : Jean-Claude s’élance sur la piste du vélodrome. Un effort intense. Il doit pédaler le plus vite possible, et garder le rythme. En bord de piste, le médecin surveille son allure. "Je regarde s'il est bien coloré, s'il est rose, s’il ne transpire pas trop, s'il n’est pas essoufflé..." explique le Dr Marie-Fazia Boughenou.

    Jean-Claude finit en beauté : 108 tours avec une moyenne de 27 km/h. Sur la dernière ligne droite, il fait un signe vers le ciel - son rituel... "C'est pour mon donneur", explique-t-il. "Je le fais, que je gagne ou que je perde, d’ailleurs. A toutes les compétitions. Je roule avec lui ; je suis avec lui tout le temps".

    Et il ne compte pas s'arrêter là : Jean-Claude reviendra l'année prochaine battre son record... pour ses 82 ans.

    Le don d'organes, il faut en parler ! Confiez à vos proches votre choix d'être donneur ou pas - car avant d’envisager tout prélèvement, les équipes médicales se tourneront vers votre famille pour s'assurer que vous n'êtes pas contre le don de vos organes. ( Source : france tv info)


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  • Journée mondiale du don d’organes : Pourquoi certains refusent de donner

    En France, 100.000 personnes sont inscrites sur le registre national des «non-donneurs»... 

    Journée mondiale du don d'organe (17-10-2015)

    En 2014, 41,8% des personnes refusent un don d'organe après la mort d'un proche selon l'agence de biomédecine.

    Malgré les campagnes de communication sur le sujet, le taux de refus de prélèvement d’organe augmente de manière inquiétante ces dernières années (9,6 % en 1990. 41,8 % en 2014 selon l’agence de Biomédecine). Dans 2 cas sur 3, le veto émane de la famille qui, interrogée sur la position du défunt, refuse en son nom. Par ailleurs, 100.000 personnes ont déjà pris le soin de s’inscrire sur le registre national des refus. A la veille de la journée mondiale du don d’organe, samedi, les raisons de ce choix restent difficiles à cerner.

    Ne pas dégrader l’image de son corps.

    C’est la principale idée évoquée par les opposants, selon les préleveurs. Bien souvent, les familles ont l’impression que le corps du défunt sera mutilé. « Ça va puiser profondément dans l’image qu’on a du corps dégradé », observe Romain Bonfillon membre de la Fnair (Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux). La loi précise pourtant que le corps doit être opéré avec le même soin qu’une personne en vie. Le prélèvement est un acte chirurgical effectué au bloc opératoire. Les incisions sont refermées par des points et recouvertes par des pansements. Enfin les cornées des yeux, que beaucoup considèrent comme le reflet de l’âme, sont remplacées par des lentilles transparentes.

    Ne pas froisser ses convictions religieuses.

    Les croyances de chacun sont parfois un frein au don. Pourtant à ce sujet, les représentants du catholicisme, judaïsme et islam sont très clairs. Tous se sont prononcés en faveur du don, la vie humaine étant considérée comme primordiale. Rien ne doit s’opposer à ce qui peut la sauver. En réalité, ce sont les rites funéraires et la question de l’ouverture des corps qui entre en contradiction avec les croyances.

    Ne pas coopérer avec le corps médical.

    Impossible de prévoir la façon dont une famille réagit en cas de décès brutal d’un proche. « J’ai constaté qu’il y a parfois une incompréhension, que les familles en veulent au personnel médical. C’est une haine artificielle, s’il y a eu des maladresses, une petite phrase mal comprise, au niveau des urgences », témoigne Jean-Marie Letort, coordinateur en prélèvement et urgentiste à Brest. D’où un « non » parfois un peu hâtif. La psychologie du personnel est primordiale dans ces moments-là. « On reçoit des témoignages de gens qui dénoncent malheureusement un côté un peu rapace, vautour, de la part des équipes de coordination. Elles manquent encore de moyens humains et de formation pour aborder sereinement la question du don d’organe », regrette Romain Bonfillon.

    Ne pas faire plaisir aux autres.

    Le contexte social peut-il influer sur le taux de refus ? Jean-Marie Letort se pose sérieusement la question. « En période difficile comme aujourd’hui, le taux augmente. L’individualisme est présent. On n’a pas forcément envie de faire plaisir à son voisin parce qu’on a l’impression que la société ne vous aide pas. » Un raisonnement d'autant plus paradoxal que la position d’un malade sur le don n’entre pas en ligne de compte dans la décision de lui accorder une greffe. Ainsi, une personne inscrite sur le registre national des refus peut très bien être greffée si elle en a besoin!

    Ne pas servir un éventuel trafic.

    Cela fait partie des très nombreux témoignages délirants animant les forums sur le sujet. Dans la mesure où les organes sont parfois instrumentalisés par des réseaux mafieux, certains redoutent « une commercialisation d’un don de soi et d’humanité qui sera détourné de sa valeur première pour satisfaire l’avidité financière de certains » dixit Monique. Pour balayer cette théorie du complot, seul un rappel à la loi s’impose : comme son nom l’indique le don d’organe est gratuit pour le receveur. Et non rémunéré pour le donneur ou sa famille. ( Source : 20 minutes du 16 10 2015)


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    Poumon, cornée, rein, os…

    Journée du don d’organes : 20 000 patients en attente d’une greffe

    L’Agence de la biomédecine profite d’une Journée nationale pour informer et encourager les personnes à communiquer sur leur choix concernant le don d’organes et de tissus.

    Journée du don d’organes 22 juin 2015

    Aujourd'hui lundi 22 juin 2015 c'est la 15e édition de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs. L’occasion pour l’Agence de la biomédecine d’interpeller sur le sujet au moyen d’une campagne d’information. Comme elle le rappelle dans un dossier de presse, l’objectif est « d'inciter chacun à dire à ses proches son choix pour ou contre le don d’organes et de tissus ». Les situations dans lesquelles l’entourage du défunt n’est pas au courant de ses positions concernant le don de ses organes ou tissus sont encore trop courantes. Confrontées au choc du décès, les familles ont fréquemment des difficultés à donner leur accord pour le don. Une solution, donc : informer ses proches de ses choix.

    Idées préconçues

    L’Agence de la biomédecine veut lutter contre certaines idées reçues encore tenaces, comme celle qui voudrait que l’âge soit un facteur limitant pour donner des organes. Or, « les personnes de plus de 80 ans peuvent encore donner des reins ou leur foie », rappelle l’Agence de la biomédecine. Le message commence heureusement à circuler, preuve en est avec « la moyenne d’âge des donneurs prélevés qui est passée de 40 ans en 1999 à plus de 57,4 ans en 2014 ». Rappelons qu’aujourd’hui, plus de 90 % des greffons viennent de donneurs décédés, d’où l’importance de continuer l’effort de communication. Les organes comme le pancréas ou le foie sont concernés, sans oublier les tissus tels que les veines, la peau, les tendons…

    Pas assez de greffons disponibles

    Les chiffres indiquent qu’au 1er janvier 2014, 12 752 patients étaient en attente de greffe d’organes sur la Liste Nationale d’Attente, sachant que 7 559 d’entre eux avaient été inscrits au cours de la même année. Au global, 20 311 personnes précisément étaient en attente d’une greffe en 2014, organes et tissus confondus. À titre de comparaison, quelques 5 357 greffes ont été réalisées en France la même année, en hausse de 4,6 % par rapport à 2013. Mais alors qu’entre 2005 et 2014, le nombre de malades inscrits en liste d’attente pour une greffe a bondi de près de 70 %, le nombre de greffes pratiquées annuellement n’a augmenté que de 26 %. C’est le rein qui reste l’organe greffé le plus fréquemment, avec une hausse de 53 % sur 20 ans. Puis, il y a le foie, avec une hausse de 66 % sur la même période. Il y a également le cas du poumon, dont l’augmentation de 34 % entre 2010 et 2014 a été permise grâce à la redéfinition de critères de prélèvements.

    Consentement présumé

    Le don d’organes est une pratique strictement encadrée par les lois de bioéthique issues du Code de la santé publique. Les trois principes majeurs, rappelle l’Agence de la biomédecine, en sont le consentement présumé, la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur. En ce qui concerne le consentement présumé, « en France, toute personne est considérée comme consentante au don d’organes et de tissus si elle n’a pas exprimé de volonté contraire de son vivant ». Si refus il y a, il est nécessaire de le stipuler sur le registre national des refus tenu par l’Agence de la biomédecine, ou encore, en en faisant part à ses proches.

    Pour de plus amples informations, il est possible de se rendre sur le site dédié au sujet du don d’organes et de tissus. Un guide sur le don d’organes y est notamment téléchargeable. (source : pourquoi docteur , texte de  Raphaëlle Maruchitch )


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