• Méconnu , l'auto-examen de la peau est un geste indispensable et pas si compliqué.

    Soyez vigilant . Si un grain de beauté change d'aspect , consultez vite un dermatologue

    Surveillez vos grains de beauté

    Le 28 mai dernier a eu lieu la 17e journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau .( informations et adresses de dermatologues sur http://www.dermatos.fr  ). Lorsqu'ils sont détectés à temps , 90 % des mélanomes ( le plus dangereux des cancers de la peau ) peuvent être traités . Une bonne raison d'ouvrir l'œil .

    Une auto surveillance régulière

    Le mélanome n'apparaît sur un grain de beauté ancien que dans 20 à 30% des cas . Il faut cependant les examiner au moins une fois par an , ne serait-ce que pour détecter l'apparition de nouvelles taches . Certaines personnes sont plus à risque et doivent se surveiller plus régulièrement encore ( voir l'avis de l'expert ).

    La bonne méthode

    On commence par examiner les surfaces facilement visibles ; mains, pieds, bras , avant des jambes . . . Il faut ensuite se placer devant un miroir  en pied pour observer le visage, le torse, le cou et les côtés du corps . Enfin , il ne faut pas hésiter à faire appel à un proche ou à utiliser un miroir à main pour les parties difficilement accessibles comme le dos, les fesses, l'arrière des jambes, le cuir chevelu . . . L'objectif ; n'oublier aucune zone de peau , y compris la plante des pieds, les aisselles ou les parties génitales .

    Un moyen mnémotechnique

    La méthode << ABCDE >> aide à se rappeler qu'il faut surveiller leur << Asymétrie >> << Bord >> << Couleur >> << Diamètre >> et << Evolution >>. Les grains de beauté suspects sont ceux qui se distinguent des autres , ne sont ni ronds, ni ovale , ont des bords très irréguliers , une couleur peu homogène ( avec du marron , du rouge , du noir . . . ) et dépassent 6 mm . Parmi ces critères << Evolution >> est le plus important ; il faut consulter illico un dermatologue si un grain de beauté change rapidement d'aspect .

    l'avis de l'expert

    Dr Anny Cohen-Letessier dermatologue

    Pourquoi est-il important d'examiner ses grains de beauté ?

    Parce que c'est l'un des moyens efficaces de détecter le mélanome , le cancer que l'on redoute le plus en dermatologie : il est très agressif .

    Qui doit particulièrement être surveillé ?

    Les personnes qui ont la peau claire , les yeux clairs et de nombreux grains de beauté . Des oups de soleil importants dans l'enfance ou des antécédents familiaux de cancers cutanés sont aussi des facteurs de risque . Dans ces cas-là , il fau se rendre au moins une fois par an chez un dermatologue ( on peut ensuite espacer les visites si tout va bien ) . Et, entre deux visites , penser à l'auto surveillance .

    Y a-t-il une bonne fréquence de consultation ?

    Non , il ne faut pas que ça vire à l'obsession . Il faut juste connaître les critères ABCDE et les signes qui doivent alerter . C'est important aussi de pouvoir compter sur un proche , par exemple son conjoint , pour jeter un œil de temps en temps aux zones que l'on ne voit pas et signaler s'il y a quelque chose de nouveau .Dans ce cas ,il vaut mieux pêcher par excès que par défaut et consulter rapidement , ne serait-ce que pour se rassurer . Pas question de laisser courir ! .

    Un site malin pour aider le dépistage

    En matière de santé , c'est prouvé , on pense souvent davantage aux autres qu'à soi . La marque Roche-Posay est partie de ce constat pour lancer sa campagne du dépistage avec , pour ambassadeurs , des dalmatiens constellés de taches . La campagne << Devenez Skin Checker >> incite à surveiller les grains de beauté de ses proches pour se sensibiliser à l'auto surveillance .Le site http://www.larocheposay.com/skin-shecker/ propose de nombreux outils pour apprendre davantage sur les liens entre cancer et grains de beauté , adopter la bonne méthode de surveillance et passer le mot, sur les réseaux sociaux .


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    Le Stiton et le Porto

    La Grande-Bretagne produit de très bons fromages dont le stilton ( photo ci-dessus ), roi des pâtes persillés au lait de vache , au sommet de sa forme en hiver . Son goût prononcé se finit sur une note poivrée . Il est en général pasteurisé , la maturation et l'affinage durent de 4 mois à 1 an . Il est vendu sous forme de cylindre de 25cm de haut ou en pot de grés , macéré avec du porto .

    Bon nez, bon œil

    Son parfum est typé sans agressivité . Sous la croûte sèche et naturelle se cache une pâte ivoire aux moisissures bleu-vert et à la consistance un peu friable mais onctueuse .

    Comment le servir ?

    A température ambiante avec un pain croustillant , éventuellement avec une petite salade de mâche à l'huile de noisette et au vinaigre balsamique .

    Le raffinement d'un persillé britannique ,comme le veut la tradition , au célèbre vin portugais .

    Avec un fromage de cette classe , auquel le persillé apporte une saveur puissante et légèrement pointue sur fond ample et gras , il faut un vin dense et intense ; la tradition britannique veut un porto . . . Suivons-là ! En effet , ce vin portugais apporte une douceur qui contrebalance le côté relevé du stilton , une charpente qui lui fait écho et aussi une belle amplitude qui permet de se refaire la bouche .

    Le choix du porto

    Le Stiton et le Porto

    Un classique porto tawny de 10 ans d'âge , présentant une belle puissance , de la rondeur , un velouté agréable et des arômes de fruits rouges et d'épices douces . Un joli porto , franc et long en bouche , qui fera merveille sur les fromages à pâtes persillée comme le stilton mais aussi sur un dessert au prunes , au chocolat ou bien encore au praliné .

    En personne raisonnable , a consommer avec modération .

     

     


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  • On en pince pour lui

    Redoutable prédateur , ce crustacé solitaire ne sort que la nuit .

    Le homard

    C'est le meilleur , le plus chic et le plus cher de tous les crustacés .

    Réservé aux grandes occasions , il a d'autant plus de succès

    Une belle bête

    Le roi des crustacés est décapode ; il possède cinq paires de pattes , don la première se termine par de grosses pinces. Voilà qui le différencie de la langouste , qui n'en a pas ! C'est dans les eaux froides de l'Atlantique Nord , côtés européens et américains , par 50 à 60 mètres de fond ou près du littoral , sous les rochers ou dans les terriers qu'il creuse , que se prédateur carnivore trouve ses proies . Crabes, coquillages, vers , oursins ne résistent pas à ses redoutables pinces ,l'une qui coupe , l'autre qui broie. Quant à sa carapace , le jeune homard doit muer une vingtaine de fois avant l'âge adulte . Il peut atteindre 50 cm de long et peser 4 kg à la quarantaine ! Le plus gros homard jamais capturé , au Canada en 1977 pesait ... 20 kg et mesurait un mètre !

    La star du Cotentin

    Apprécié dès l'Antiquité , le homard connaît un désamour aux XII et XIIIe siècles . En Amérique , il sert d'engrais et de fumier . Mais au XIXe siècle , l'engouement des classes aisées pour sa chair délicate et la baisse des réserves contribuent à son prestige . Le homard américain (Nouvelle Angleterre ) ou canadien (Nouvelle Ecosse , Nouveau Brunswick ), de couleur brun-orangé est le plus abondant . Chez nous , il et vendu congelé . Plus rare , le homard européen passe pour être meilleur . Avec ses reflets bleutés , on l'appelle aussi homard bleu ou homard breton , même s'il vient presque une fois sur deux de Normandie !

    Gratifié depuis 2011 d'un écolabel assurant le respect de l'animal , des stocks et de l'environnement , il est pêché au casier ( déposé avec un appât sur les fonds marins ), de la pointe du Cotentin à la baie de Granville , en passant par les îles Anglo-Normande . Avec 370 tonnes par an et un pic de mai à août , période à laquelle il est plus abondant et moins cher , on le reconnaît , chez tous les bons poissonniers à son bracelet <<pêche durable >> autour d'une de ses pinces .

    Bon appétit

    Si vous l'achetez vivant , sa carapace doit être dure ( si elle est molle , c'est qu'il est gorgé d'eau ) et il doit être vif, particulièrement de la queue . Pour le cuisiner et savourer sa chair , un bon conseil : restez simple ! Coupé en deux et grillé , ou cuit entier dans l'eau , le homard se déguste chaud , tiède ou froid mais jamais réfrigéré . Et juste accompagné d'une sauce au beurre , ail et herbes ou à l'huile d'olive , citron , échalotes et tomates concassées ou encore avec une bonne mayonnaise maison .Parce qu'il le vaut bien !

    Tout sur un plateau

    Tel est le nom du festival proposé par Granville , premier port français de coquillages et de crustacées en général et de homard du Cotentin en particulier . Les 50 000 visiteurs attendus pourront acheter directement aux pêcheurs ou se régaler des plats cuisinés sur place par les chefs locaux. Outre la dégustation , des animations vont être proposées . Pour la 13e édition de cet événement , rendez-vous les 26 e 27 septembre

    Le homard

    Plus d'info sur :

    http://www.ville-granville.fr

    http://www.normandiefraicheurmer.fr


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  • Le grand bourbier législatif des prélèvements d’organes

    Le grand bourbier législatif

    Pour accroître le nombre de greffons, le projet de loi Santé prévoit de durcir le régime du consentement présumé, et d'écarter les famille du processus de décision. Est-ce la bonne méthode? Un consentement présumé du défunt sans intervention des familles serait-il vraiment applicable?

    Introduit en droit français par la loi Caillavet du 22 décembre 1976, le principe du consentement présumé du défunt aux prélèvements d’organes a quelque chose de bancal. Bien qu’il soit parfaitement dérogatoire par rapport au droit généralement applicable aux personnes défuntes (puisqu’il fait le pari, en quelque sorte, de leur absence de volonté dont il s’autorise à tirer effet : qui ne dit mot consent), il semble quasiment impossible à remettre en question depuis quarante ans (toutes les tentatives en ce sens ayant échoué). Il est, en outre, essentiellement inapplicable ; et de fait, n’a jamais été appliqué à la lettre. Car son principe est clair : si l’on n’a pas de preuve de l’opposition d’une personne au prélèvement de ses organes post mortem, la loi autorise le prélèvement.

    Mais la réalité humaine commande, dans les faits, un assouplissement de la loi. Peut-on en effet imaginer que l’infirmier-coordinateur des prélèvements d’organes du superbe roman de Maylis de Kerangal «Réparer les vivants» (page 135 de Réparer les vivants, Folio Gallimard, 2014) dise aux parents de Simon Limbres que, leur fils de 18 ans ne s’étant pas inscrit au registre national automatisé des refus, la conversation s’arrête là? Que, peu importe leur sentiment sur l’affaire, le prélèvement aura lieu ? Certainement pas. Le roman illustre bien l’importance du dialogue entre les médecins et la famille pour construire l’acceptabilité de l’insupportable. Et c’est bien parce qu’il est impossible de faire sans (ou contre) les familles que, depuis son introduction dans le droit français, le principe du consentement présumé a toujours été atténué par des dispositions destinées à permettre leur opposition. Certes, les familles ne sont pas censées donner leur volonté mais, disent les textes, elles peuvent témoigner de celle du défunt. Ultime invitation à s’interroger, par-delà leur douleur face à une mort souvent violente, sur le point de savoir si le défunt n’aurait pas accepté ce geste de générosité. Implicitement, les familles conservent le pouvoir de s’opposer au prélèvement des organes (L. 1232-1 Code de la Santé Publique).

    Un nouveau bourbier législatif

    Or le projet de loi Santé qui sera débattu au Sénat en septembre (et la procédure accélérée ayant été déclarée, une seule lecture aura lieu dans chaque chambre ; voir le dossier législatif) s’apprête à aggraver le régime juridique du consentement présumé, et risque d’en faire un nouveau bourbier législatif.

    On le sait, tout à fait dérogatoire, le principe du consentement présumé poursuit un objectif clairement défini : augmenter le nombre de greffons disponibles en maximisant le nombre de cadavres sur lesquels des prélèvements sont envisageables. D’autres évolutions vont dans le même sens, comme le développement des prélèvements sur donneurs dits à «cœur arrêté» ou l’assouplissement de la législation relative au don entre vifs… (sur tous ces points, v. Marie-Xavière Catto, Le principe d’indisponibilité du corps humain, limite de l’usage économique du corps, Thèse, droit, 2014, Université Paris Ouest Nanterre, à paraître LGDJ/Fondation Varenne).

    En mars, lors de l’examen du texte à l’Assemblée Nationale, un amendement déposé par Jean-Louis Touraine (PS), professeur de médecine a été adopté par la commission des affaires sociales et a ajouté un nouvel article (46ter) au projet. Il prévoit la suppression du recueil du témoignage des familles et indique que seule l’inscription de l’intéressé-e au Registre national automatisé des refus (RNR) pourra faire obstacle à la réalisation des prélèvements. Cet amendement s’inscrit clairement dans l’objectif de l’augmentation du nombre de greffons : «Cet article vise la clarification. Trop souvent en effet, les familles se trouvent désemparées, ne sachant que répondre aux équipes soignantes qui leur demandent si le défunt s’était opposé au prélèvement d’organes de son vivant. Cela la conduit bien naturellement à répondre avec prudence, empêchant la plupart du temps le prélèvement. Il convient donc de mieux organiser le traitement de cette question» (Assemblée Nationale, Rapport n°2763, 20 mars 2015, p. 53). La feuille de route est claire : le «désemparement» des familles se juge et se jauge au fait qu’elles refusent les prélèvements (en réalité, non pas «la plupart du temps», mais dans environ 30% des cas de décès permettant qu’un prélèvement soit envisagé); dès lors, «mieux traiter» cette question revient en fait à leur retirer la possibilité d’intervenir.

    L’amendement de Jean-Louis Touraine a, dans un premier temps, suscité un débat parlementaire au cours duquel plusieurs députés ont exprimé leur opposition à cette modification jugée trop violente pour les familles (mais ils n’étaient que 22 votants au moment du vote sur les modifications à apporter à l’article 46 ter tel qu’il ressortait des travaux de la commission… (voir débats parlementaires, 10 avril 2015). Un amendement du gouvernement est ensuite venu l’atténuer en prévoyant que l’inscription au RNR serait un des modes possibles d’expression du refus, mais plus le seul. L’exclusion des familles du processus décisionnel s’en trouve confirmée, même si une obligation d’information est réintroduite : «le médecin informe les proches du défunt, préalablement au prélèvement envisagé, de sa nature et de sa finalité, conformément aux bonnes pratiques arrêtées par le ministre chargé de la Santé sur proposition de l’Agence de biomédecine». En fait, la ministre de la Santé a indiqué son souhait de renvoyer à un décret en Conseil d’Etat la détermination exacte des modalités possibles d’expression du refus.

    Un amendement dans le collimateur du Sénat

    Le Sénat semble déterminé à faire disparaître l’article 46 ter du texte de la loi à l’occasion des débats qui reprendront le lundi 14 septembre (Rapport n°653 présenté par Alain Milon, Commission des affaires sociales, notamment pp. 450sq) et considère, à juste titre, qu’il vaut mieux renvoyer la discussion au réexamen de la loi bioéthique qui devrait avoir lieu en 2018. En effet, la réforme proposée, que ce soit dans sa version Jean-Louis Touraine ou dans sa version Marisol Touraine, a tout d’un futur bourbier.

    Les nouvelles formulations risquent en effet de susciter des situations dramatiques d’opposition entre les familles et le corps médical. Aussitôt après l’adoption de l’amendement de Jean Louis Touraine, l’Agence de la biomédecine a enregistré un bond (de 15-20/jour à 300-600/jour !) du nombre des demandes d’inscription au RNR (Sénat, rapport n°653 de la commission des affaires sociales, Alain Milon et al., 22 juill. 2015, p. 453). Médecins et députés peuvent affirmer, comme ils le clament depuis 1976, que le consentement présumé ne participe aucunement d’un mouvement de «nationalisation des corps», le principe même et son application suscitent une réelle inquiétude du grand public.

    Il paraît en effet crucial de prendre en considération les conditions d’acceptabilité des usages médicaux et sociaux du corps humain. Les récents développements de l’affaire Lambert, sur un autre terrain, l’ont rappelé à l’envi : au-delà du fond, les procédures sont déterminantes qui, devant associer l’ensemble des intéressées, doivent être conçues pour que chacun-e ait le sentiment d’avoir été écouté et pris en compte (v. Pourquoi l’affaire Vincent Lambert n’en finit pas, Libération, 28 juillet 2015 et sur ce blog Affaire Lambert : qui va décider de la fin de vie?). En ce sens, si l’instauration d’une décision médicale collégiale d’arrêt des soins en fin de vie ne passe pas, on serait bien inspiré d’en tirer des leçons en matière de prélèvements d’organes post mortem. Est-il pertinent de supprimer toute référence dans la loi à l’obligation faite aux médecins de «recueillir le témoignage des familles» ?

    Il paraît en outre singulièrement maladroit de faire disparaître les familles des dispositions législatives organisant le prélèvement d’organes post mortem au moment même où la Lettonie vient d’être condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme précisément au motif que sa législation en la matière, qui repose sur le consentement présumé, n’impose pas au médecin de les rechercher et de les contacter avant tout prélèvement afin de s’assurer de leur absence d’opposition au prélèvement (CEDH, 24 juin 2014, Petrova c. Lettonie).

    La chose paraît enfin d’autant plus absurde que l’étude de l’efficacité comparée des différents modèles de législation en matière de prélèvements d’organes (consentement présumé / consentement exprès) démontre assez clairement que le modèle législatif importe peu. Ainsi, si le consentement présumé à la française n’est pas parvenu, malgré son âge et ses réitérations successives, à faire baisser le taux de refus des familles en dessous de 30% environ, il n’en va pas du tout de même en Espagne où le même principe permet un taux de prélèvement bien plus élevé. A l’inverse, on connaît également des systèmes de consentement exprès où le taux de prélèvement demeure limité. Les études d’éthique et de sociologie médicale ont montré depuis longtemps que ce qui fait vraiment la différence, c’est d’une part la formation de l’ensemble des personnels médicaux intervenant dans le processus (depuis le constat et l’annonce du décès jusqu’à la réalisation du prélèvement) et d’autre part la sensibilisation du public (v. notamment, Graciela Nowenstein, The generosity of the dead. A sociology of organ procurement in France,Ashgate, 2010).

    De nombreux éléments invitent à considérer qu’il y a là des leviers d’action essentiels. D’abord, la disparité du taux de refus des familles à l’échelle du territoire : le fait qu’il soit ici (Ile de France) aux alentours de 40% et là (Bretagne) au niveau de 20% va bien dans le sens d’une grande sensibilité de l’acceptation des prélèvements par les familles à la qualité du dialogue avec les équipes médicales, laquelle dépend nécessairement, en amont, de la formation de ces dernières. Ensuite, les sondages qui, depuis des années et dans une remarquable unanimité, indiquent que la population est généralement très favorable au prélèvement post mortem ; mais quelle politique publique de santé a réellement pris appui sur ce terreau favorable pour mettre en place de réelles campagnes d’information et de sensibilisation à la cause des greffes d’organes ? Qui sait que le 22 juin est, depuis quinze ans maintenant, la journée nationale du don d’organes ? N’y a-t-il pas là, pourtant, une condition essentielle d’acceptabilité du consentement présumé ? Formation et Information : gageons que le projet de loi santé serait mieux inspiré de mettre l’accent sur ces deux points que de faire disparaître les familles des dispositions législatives relatives au prélèvement post mortem. (source libération .article de Stéphanie Hennette Vauchez du 27 08 2015 )


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  • Saine source d'énergie

    La semoule de blé

    Sous toutes ses formes et à tout moment de la journée , elle remplit des fonctions indispensable à la croissance .

    Il n'y a pas de hasard . . . Si le blé est consommé depuis la nuit des temps , c'est que l'homme y a trouvé la réponse à ses besoins nutritionnels majeurs . La semoule de blé dur nous procure , tout comme la farine et les grains entiers , de l'énergie : 350 kcal / 100 g .  Elle est aussi riche en glucides : 77,5 g / 100 g , mais pauvre en graisse avec seulement 12 g / 100g de lipides .

    Contrairement aux idées reçues , ce n'est donc pas la semoule de blé qui fait grossir, mais plutôt ce que l'on consomme avec . La semoule constitue une excellente source de potassium , qui sert entre autres à équilibrer le pH du sang . citons ses apports en magnésium , qui améliore le fonctionnement musculaire , et en phosphore , bon pour les os . Quant à sa teneur en vitamines B ( B1, B2 et B6 ) , elle est loin d'être négligeable .

    Et en cuisine ?

    La semoule ne se retrouve pas que dans les gnocchis à la romaine ou le couscous. Elle rentre dans la fabrication des pâtes . . . En entrée , on la retrouve dans les potages qu'elle permet d'épaissir et de faire des bouillies pour les enfants . En dessert , on ne présente plus les gâteaux de semoule .

    Des fibres à gogo

    L'un des intérêt de la semoule de blé st sa richesse en fibres ( 4 g pour 100 g ) . Celles-ci facilitent le transit intestinal et apportent plus rapidement une sensation de satiété .

    Un dessert à faire soi-même

    Portez à ébullition 1 l de lait dans une casserole .

    Ajoutez ensuite 100 g de sucre , 100 g de raisins secs et 1 gousse de vanille .

    Pensez à fendre la vanille en deux pour en obtenir toute sa saveur .

    A ébullition , retirez la vanille et versez 100 g de semoule de blé en pluie .

    Faites cuire à feu doux sans cesser de remuer jusqu'à ce que la préparation s'épaississe .

    La semoule absorbe tout le lait en 5 à10 mn .

    Laissez refroidir avant d'ajouter le jaune d'œuf .

    Versez le tout dans des ramequins .

    Le petit plus

    Le blé dur (triticum turgidum)

    La semoule de blé

    Culture . Le semis se pratique en automne ou au printemps . Plantez une grain à 2 cm de profondeur tous les 3 cm

    Arrosage . Le blé dur n'st pas exigeant en eau ; il aime les climats chauds et secs .

    Récolte . Les épis se moissonnent fin juillet ou début août .


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  • Le pilote britannique d’IndyCar Justin Wilson est mort lundi à 37 ans à l’hôpital d’Allentown après avoir été percuté à la tête par un débris dimanche lors des 500 miles de Pocono (Etats-Unis).Il sauve six vies grâce à son don d’organes

    le don d'organes de Justin

    Justin Wilson était plongé dans le coma après avoir été percuté au volant de sa monoplace par le cône de nez de la voiture de l’Américain Sage Karam (Chip Ganassi), qui avait percuté le muret extérieur de la piste et s’était en partie disloquée, lors du 179e des 200 tours de l’épreuve disputée sur le "tricky triangle" (triangle piégeux) de Pocono.

    Le pilote de l’écurie Andretti Autosport avait été immédiatement héliporté vers l’unité de soins intensifs de l’hôpital d’Allentown (Pennsylvanie), mais n’a jamais repris connaissance.

    Natif de Sheffield (Angleterre), père de deux enfants, Justin Wilson évoluait depuis 2008 en IndyCar, le championnat de monoplaces le plus populaire aux États-Unis, où il avait remporté trois victoires.

    Le Britannique était également passé par la Formule 1, où il avait disputé la saison 2003 au volant d’une Minardi, puis d’une Jaguar avec laquelle il avait marqué un point au Championnat du monde pour sa 8e place dans le Grand Prix des États-Unis.

    Wilson, qui participait à sa 174e course en IndyCar, avait remporté trois épreuves dans le championnat nord-américain, la dernière en 2012 au Texas. Entre 2004 et 2007, il avait remporté quatre Grand Prix en ChampCar, avant que ce championnat ne fusionne avec l’IndyCar.

    "C’est un jour extrêmement triste pour l’IndyCar et la communauté des sports automobiles toute entière", a déclaré Mark Miles, le directeur général du championnat Indycar, saluant son talent et son humilité qui en faisait "l’un des membres les plus respectés du paddock". Son écurie lui a rendu hommage dans un communiqué, décrivant un "pilote magnifique, un membre précieux de l’équipe".

    "Un homme bon"

    De nombreux autres grands noms des sports automobiles comme l’ancien champion du monde de F1 Nigel Mansell, l’Américain Dale Earnhardt Junior, vedette du Nascar, ou encore Danica Patrick, ont rendu hommage au plus grand pilote par la taille (1,93 m) à avoir conduit une F1. "Wow, quelle triste journée. Justin Wilson était un homme bon. Un grand homme. J’ai eu le plaisir de le connaître et je prie pour sa famille", a notamment écrit l’Américaine sur Twitter.

    L’accident mortel de Wilson est le premier depuis celui du Britannique Dan Wheldon, champion IndyCar 2005, en octobre 2011 sur le circuit de Las Vegas.

    La mort de Wilson doit servir à améliorer la sécurité en IndyCar a pour sa part réagi l’ancien pilote américain de F1 Eddie Cheever. "Je pense qu’il est temps que l’on cherche des solutions et je crois que les pilotes se réunissent et trouvent des idées", a déclaré le désormais commentateur pour la chaîne ESPN.

    "La sécurité est travail sans fin et, dans le passé, l’IndyCar a fait du bon boulot là-dessus. Mais, c’est quelque chose sur lequel ils vont devoir se pencher, et bien plus que dans le passé."

    Enfin, Stefan Wilson a révélé que son défunt frère a contribué à sauver six vies au travers de dons d’organes. "Avec @giftoflife @justin_wilson a sauvé six vies aujourd’hui", a écrit Stefan sur son compte Twitter. ( source : Le Dauphiné.com)


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  • Ingrédients pour 20 pièces

    Beignets de fleurs de sureau

    Préparation : 10mn        Cuisson : 5 mn

    Lavez délicatement les ombelles sous l'eau froide

    Déposez-les sur du papier absorbant

    Mélangez dans un saladier , la farine avec les œufs et la moitié du sucre

    Ajoutez le lait petit à petit 

    Mélangez au fouet ou au mixeur jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène

    Laissez reposer la pâte 30 mn

    Faites chauffer l'huile dans une casserole

    Vérifiez la température de l'huile à l'aide d'une spatule en bois ( elle est suffisamment chaude si des petites bulles montent le long du bois )

    Trempez les ombelles de sureau dans la pâte

    Plongez-les quelques minutes dans l'huile de friture

    Sortez-les et placez-les sur un papier absorbant pour enlever l'excès d'huile

    Saupoudrez du reste de sucre

     


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  • Je suis allé en visite à Lille lundi en diabéologie . Il n'y a pas de changement de traitement pour le moment mais une attente des résultats de contrôle ( échographie de la tyroïde , fond d'oeil , électrocardiogramme , mise en place d'un holster pour le diabète que je dois garder une semaine avec prise de 4 glycémie par jour .) avant de réevaluer les taitements .

     


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  • Il vous donne la pêche !

    Tout ridé, tout fripé , ce vieux pruneau reste une gloire de notre patrimoine gastronomique et, surtout , il n'a rien perdu de ses vertus . . .

    Le pruneau d' Agen (2)

    Entier , en jus , en crème , macéré dans le vin ou l'armagnac , en pâtisserie ou en plats salés , il se glisse partout et se fait apprécier de mille manières nature et sans façon ou dans des recettes sophistiquées .

    Une délocalisation de la Chine au Lot-et-Garonne !

    C'est bien sûr par la route de la soie que le prunier arrive de l'empire du milieu . Vite implanté par les Grecs tout autour du bassin méditerranéen , il est déjà cultivé sur les coteaux de la Garonne au temps des Gaulois . Mais ce n'est qu'au XIIIe siècle que les moines de l'abbaye de Clairac , près d'Agen ,hybrident leurs arbres avec des plants de pruniers rapportés de Syrie par les croisés , créant ainsi une nouvelle variété de prunier et la fameuse prune d'ente ( <<enter>> signifiant greffer en vieux français ) . Un fruit oblong à chair jaune et bien sucrée qui prend à maturité une belle couleur pourpre-violet sur fond bleuté . Le climat et la terre argilocalcaire de la région lui réussissent , et on constate vite que si l'exposition au soleil flétri sa beauté , elle fixe ses qualités gustatives et augmente infiniment sa conservation .

    Les pruneaux sont alors chargés à Agen sur des gabares qui, par la Garonne , rejoignent Bordeaux et les ports de l'Atlantique . C'est ainsi estampillés du nom de leur port d'expédition que les pruneaux du Lot-et-Garonne partent à la conquête de l'Europe , puis du monde . Et deviennent les << Pruneaux d'Agen >>.

    L'or noir d'Aquitaine

    Entre Agen et le pruneau , l'histoire dure depuis des siècles quand l'Union européenne reconnaît , en 2002 , l'appellation par une IGP  appellation géographique protégée ) qui précise les contours du terroir du pruneau . Ce sont les seuls pruniculteurs du Lot-et-Garonne  ( qui en produit les deux tiers ! ) et de cinq départements voisins ( Dordogne, Gironde, Tarn-et- Garonne, Gers et Lot ) qui, dans des vergers superbes , bichonnent et récoltent entre mi-août et mi-septembre les prunes d' Ente .

    En moyenne 165000 tonnes par an qui sont désormais séchées dans des fours à tunnels ventilés durant une vingtaine d'heures pour donner 50000 tonnes de pruneaux, eux même transformés et commercialisés par des entreprises obligatoirement implantées sur le territoire de production . Une interdépendance et une exigence de tous les acteurs , favorisées par le BIP ( bureau interprofessionnel du pruneau ) , créé en 1963, ont permis de faire de cette pépite une grande richesse économique .

    Le champion des gourmandises santé

    Le pruneau n'a pas de saison ! On peut profiter toute l'année de ses qualités énergétiques .Pour calmer une petite fringale ou soulager un coup de mou . Les sportifs le savent bien . Ce qui se sait surtout , dans la grande communauté des paresseux du transit intestinal, c'est son doux pouvoir laxatif ! Sa pauvreté en lipides , ses vertus antifatigue , ses propriétés anti oxydantes et protectrices du système cardio-vasculaire l'érigent en champion des gourmandises santé . 

    Le grand pruneau show

    C'est l'hommage de la ville d'Agen au fruit qui a fait sa notoriété mondiale . Evénement qui met les rues , les places et les cœurs en fête le dernier week-end avant la rentrée des classes . Scènes gratuites pour chanter et danser , stars internationales , parades de la compagnie des chevaliers du pruneau d'Agen et autres associations de fans , dégustation des prunes fraîchement cueillies et des premiers pruneaux de l'année sortis du grand four installé pour l'occasion .

    Prochain rendez-vous  du 28 au 30 août 2015.

    Les stars seront : Bénabar, Cats on Trees  et Daniel Guichard  .

    Le pruneau d' Agen (2)

    Pruneaux et prunes d'Ente  dans leurs clisses qui sont les signes de reconnaissance entre chevaliers du pruneau d'Agen

    Voir aussi l'article sur : http://don-de-vie-62.eklablog.com/le-pruneau-d-agen-a115171506

     


    2 commentaires
  • La légèreté au menu

    Concentré d'oligo-éléments , le merlan présente de réelles qualités nutritionnelle .

    Le merlan

    Poisson maigre , le merlan n'en est pas moins riche. Si sa chair , blanche et délicate , est pauvre en graisses et en cholestérol , elle affiche une belle teneur en vitamines D ( 3 ug /100 g ) . Un effet renforcé par sa concentration en phosphore ( 190 mg /100 g ) .  Le poisson contribue donc à renforcer la solidité des os . Le merlan apporte aussi du potassium ( 402 mg /100 g ) : cet oligo-élément reste indispensable au fonctionnement des nerfs et des muscles , dont le cœur . Le sélénium ( 25 ug <:100 g )et l'iode ( 90 ug /100g ) demeurent , eux essentiels à la bonne activité de la glande thyroïdienne . En outre , l'iode participe à la régulation de la température du corps , à l'équilibre des sucres et des graisses et à la synthèse des protéines . Impressionnant , non ?

    D'un prix abordable

    Le merlan est disponible sur les étals d'octobre à avril . Il s'apprête facilement , mais il a un gros défaut : il se délite facilement lors de la cuisson . Ce qui explique qu'il soit souvent grillé , pané ou frit . Vous pouvez le préparer en soupe ou cuire à la vapeur . Le secret pour lui donner du goût ? N'hésitez pas à utiliser des épices .

    Maigrir sans faiblir

    Moins de 1 % de lipides... Pas de doute , le merlan est un poisson maigre ! Il apporte cependant des calories ( 70 kcal / 100 g ). Cuisiné à la vapeur , c'est l'aliment parfait pour perdre du poids sans se priver .

    Le merlan beurre à faire soi-même

    Dans un plat , placez 3 citrons pelés et coupés en tanches .

    Disposez4 merlans écaillés et vidés

    Parsemez de 25 g de beurre

    Cuisez au four pendant 15 mn ( th 8 )

    Pendant ce temps , faites fondre 75 g de beurre et 5 cl de crème

    Ajoutez le jus de citron et servez .

    Le petit plus

    Le merlan

    (Merlangius merlangus )

    Le merlan

    Aire de répartition . Le poisson évolue en banc , surtout dans l'Atlantique du Nord-Est .

    Description . Le merlan mesure de 30 à 70 cm de longueur . Il est de couleur variable ; brun-jaunâtre , bleu foncé ou vert .

    Alimentation . Il se nourrit de petits pissons , crustacées et mollusques .


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