• la bonne association des aliments optimise leurs atouts santé .

     

    Quelques ingrédients suffisent pour transformer votre repas en véritable cure de jouvence !

     

     

    Les bons mix pour une alimentation au top

    Assaisonner la salade avec une vinaigrette , arroser ses lentilles d'un jus de citron , donner un tour de moulin à  poivre ... Autant de gestes qui, mine de rien , aident à booster les bienfaits de nos repas . 

     

    De la vitamine C pour mieux assimiler le fer

     

    Il existe deux catégories de fer : le fer héminique , que l'on trouve dans la viande et le poisson , et le fer non héminique , issu des aliments d'origine végétales , les oeufs et produits laitiers . Ce dernier est naturellement moins bien assimilé par l'organisme : on n'en retiendrait pas plus de 10 % . Heureusement, les études montrent que la vitamine C peut multiplier par deux son absortion , à condition d'en consommer de 25 à 50 mg au cours de chacun des repas .

    Pour y arriver , il faut se nourrir de légumes colorés riches en vitamine C ( poivrons, brocolis... ) et terminer son menu par un fruit frais ( kiwi, ananas, orange, mangue ...)

    Autre astuce :arroser les légumes du jus d'un demi-citron qui apporte déjà 15 mg de vitamine C .

     

    Des légumineuses et des céréales pour un apport complet en protéines

     

    Bonne nouvelle pour ceux qui boudent la viande : on trouve aussi des protéines dans de nombreux aliments d'origine végétale , en particulier les céréales et les légumes secs . Comme ils n'apportent pas , à eux seuls , l'ensemble des acides aminés dont on a besoin , il faut en consommer plusieurs pour être sûr d'avoir un apport équivalent à celui d'un morceau de viande . on associe systématiquement céréales et légumineuses en s'inspirant de certains plats exotiques : dal (lentilles + riz ) , couscous ( pois chiches + semoule ) , minestrone ( pâtes + haricots blancs ) , salade mexicaine ( maïs + haricots rouges ) ...

     

    Des acides gras pour profiter à fond de certaines vitamines

     

    Les vitamines A et E , connues pour leurs vertus antioxydantes, sont liposolubles , ce qui veut dire qu'elles sont mieux assimilées lorsqu'elles sont associées à un corps gras . Pour faire le plein de vitamine A et de son précurseur , le bêtacarotène , on pense à assaisonner les légumes colorés ( carottes, brocolis , poivrons, tomates ...) d'une bonne vinaigrette à l'huile de colza ou de noix lorsqu'on les mange crus ou à les faire cuire ( très peu de temps ) dans un filet d'huile d'olive . on mise aussi sur les fruits secs oléagineux ( amande , noisette, noix ...) qui associent vitamine E et bons acides gras , pour une collation antioxydante .

     

     

    Du poivre pour renforcer le pouvoir des antioxydants

     

    La piperine contenue dans le poivre crée une petite perméabilité intestinale , qui permettrait à certains nutriments d'être mieux assimilés . Voilà pourquoi les études recommandent d'associer systématiquement le poivre noir au  curcuma  ( riche en curcumine ) si l'on souhaite bénéficier de ses effets anti-oxydants . On y ajoute un tour de moulin lorsqu'on prépare des plats en sauce de type curry , mais aussi en intégrant les épices dans la vinaigrette ou en assaisonnement d'une viande ou d'un poisson .

     

    La vitamine D pour faire le plein de calcium

     

    On sait que le calcium nous aide à constituer des os solides .  En revanche , on sit moins que la vitamine D ( par ailleurs de plus en plus réputée pourses vertus de santé et son action protectrice supposée contre certains cancers ) aide à bien l'assimiler au niveau digestif .S'il existe dans le commerce des laits ou yaourts enrichis en vitamine D , on peut aussi miser sur les sardines ou le maquereau en conserve qui apportent naturellement ces deux nutriments ( le calcium se trouve dans les petites arêtes ) .

     

    L' avis de l'expert

     

     

    Coauteure d' En bonne santé grâce à la micronutrition avec le Dr Chos  ( éd. Albin Michel )

    Coauteure d' En bonne santé grâce à la micronutrition avec le Dr Chos ( éd. Albin Michel )

    Que peuvent changer les bonnes associations alimentaires ?

     

    On sait que certains nutriments ont besoin d'autres éléments pour être correctement assimilés , c'est-à-dire pour être bien acheminés vers nos cellules . C'est le cas par exemple , des vitamines liposulubles qui sont mieux assimilées lorsqu'elles se trouvent sur un support en acides gras .

     

    Y a-t-il d'autres conseils pour bien assimiler les nutriments ?

     

    Il ne faut pas négliger les glucides que l'on réduit souvent au prétexte qu'ils feraient grossir , alors qu'ils sont indispensables pour bien stocker les nutriments . Chaque repas doit doncen contenir au moins une portion .

     

    Le rééquilibrage doit rester global ?

     

    Il faut avant tout veiller à avoir une alimentation la plus variée possible . En réalité , cet équilibre se fait d'ailleurs plutôt sur la journée que sur un seul repas . Quant auxnutriments qui pourraiententrer en compétition , comme le calcium et le magnésium , cela ne joue pas à l'échelle de l'alimentation , mais plutôt lorsqu'on a recours à des supplémentations.

     

    bon à savoir

     

    D'après une étude parue en 2014 , un filet d'huile d'olive sur une laitue serait bénéfique pour nos artères . En effet , des chercheurs ont motré que l'association des nitrites présents dans certains légumes ( salade, épinards.. ) et des acides gras insarurés entraîne une réaction qui aide à réduire la pression sanguine

     

    Attention aux interactions aliments /médicaments

     

    Certains nutriments peuvent affecter l'efficacité des traitements prescrits. le jus de pamplemousse est à supprimer en cas de crise d'anticholestèrol (statines). Il perturbe les enzymes de l'intestin qui entrent en jeu dans l'absortion de ces médicaments et peut multiplier la dose reçue .

    Certains antibiotiques ( énoxacine , ciprofloxacine , norfloxacine ) utilisés notamment pour traiter des infections urinaires , freinent l'élimination de la caféine . On se limite à une ou deux tasses par jour pour éviter la surdose .

    Ceux qui prennent des anticoagulents oraux ( aussi appelés << antivitamines K >> doivent veiller à ne pas consommer une quantité trop importante de cette vitamine présente dans de nombreux légumes verts .On se limite donc à une portion par jour

     

    Si vous prenez un traitement , des aliments peuvent ne pas convenir .

    Demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin


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  • En 2010, la fillette subissait une opération très rare et gardée secrète par l'hôpital Necker à Paris. Greffée de 7 organes, la petite miraculée va bien. Retour sur cette performance médicale extraordinaire.

     une petite fille greffée de 7 organes

    Il y a 4 ans se déroulait à l'hôpital parisien Necker une opération extraordinaire et gardée secrète, les médecins ayant choisi la discrétion et l'humilité. Erika, une petite fille allemande de 4 ans, était greffée de 7 organes en une seule et même opération,

     

    . Erika était atteinte de la maladie de Hirschsprung depuis sa naissance, une maladie empêchant son système digestif de fonctionner. Une grande partie de ses organes, de l'estomac au rectum, étaient touchés. La fillette était nourrie par intraveineuse pendant un temps, mais ses veines se bouchaient et ses reins avaient de plus en plus de mal à fonctionner. Une greffe était alors devenue nécessaire pour sauver la fillette dont les organes se dégradaient rapidement. Mais la recherche s'annonçait difficile car "le don chez l'enfant nécessite de trouver des organes adaptés en poids et en taille" et "tous les organes doivent provenir du même donneur", explique le professeur Olivier Bastien, directeur des prélèvements et de la greffe à l'agence de Biomédecine.

     

    Et en 2010, le miracle se produit : les équipes médicales trouvent enfin un donneur ! Erika est transportée à l'hôpital Necker (à l'époque, l'Allemagne était aux prémices des greffes pédiatriques de l'intestin) et est opérée par plusieurs chirurgiens. Au total, la petite fille subit une greffe de 7 organes (estomac, duodéno-pancrés, intestin grêle, colon droit, foie et deux reins) et l’opération est un succès. Un véritable miracle médical !

     

    Aujourd'hui, Erika à 8 ans et se porte bien. Elle revient 3 à 4 fois par an à l'hôpital Necker pour vérifier son état. Quand on demande à Erika ce qu’elle pense de sa greffe, elle répond avec innocence : "Je sais que j’ai eu un cadeau d’une autre petite fille : mon ventre. Nous nous entendons bien et je parle souvent avec ma sœur dans mon ventre".  ( source Famili . Article du figaro )


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  • Ingrédients pour 4 personnes

    crumble aux marrons, potimarron et Mont d'Or

     

    Préparation :   20 mn      cuisson :   30 mn

     

    lavez le potimarron et coupez -le en deux

     

    Evidez les graines puis détaillez sa chair en cubes

     

    Faites cuire à la vapeur environ 20 mn jusu'à ce que les cubes soit tendres

     

    Ecrasez à l'aide d'un presse purée et réservez

     

    Prépararez la pâte à crumble

     

    Egoutez les marrons cuits

     

    Mélangez aux noisettes mixées en poudre

     

    Incorporez le beurre ramoli en dès

     

    Sablez la pâte très rapidement du bout des doigts et réservez

     

    Préchauffez votre four à 180 °C ( th 6 )

     

    Dressez vos crumbles à l'aide de cercles : une couche de potimarron bien tassée dans le fond

     

    Parsemez de cubes de Mont d' Or pour finir pour finir par une couche de crumble

     

    Enfournez quelques minutes sous le grill jusqu'à obtention d'une belle coloration dorée

     

    Retirez délicatement vos cercles à la sortie du four

     

    Parsemez de quelques graines de sésame grillées

     

    Servez aussitôt

     

    Petit plus :

     

    Vous pouvez réaliser cette recette dans des plats individuels ou un plat famillial .

     

    Afin que le Mont d' Or reste crèmeux et continue de s'affiner une fois placé au réfrigérateur , pensez à humidifier sa boîte en élicéa en la passant sous l'eau .

     

     


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    Jacques Valente a entamé sa traversée de l’Atlantique en faveur de la promotion du don d’organes

     

    Le navigateur genevois a entamé, aujourd’hui, sa traversée de l’Atlantique destinée à sensibiliser le public à la problématique du don d’organes. Greffé en 2008, il a mis le cap sur Pointe-à-Pitre, ou l’attend sa donneuse.

    7 novembre 2014 - Le navigateur genevois Jacques Valente disputait, en 2007, la Mini Transat lorsqu’une grave insuffisance rénale a été diagnostiquée, le contraignant à l’abandon à Madère. Dès lors, sa vie bascule: il se retrouve en sursis, sur la liste suisse des demandeurs d’organes. L’année suivante, il reçoit enfin le rein d’une donneuse vivante compatible, qui n’est autre que sa meilleure amie.

    « Jusqu’à cet épisode, je n’avais jamais été malade de ma vie », raconte-t-il. « Cet événement a bouleversé ma vie et m’a rendu sensible à l’importance de la solidarité et de se prononcer en faveur du don d’organes alors que l’on est en pleine santé. Lorsqu’une famille est confrontée au départ prématuré d’un des siens, qui n’a pas clairement exprimé le souhait de donner ses organes, les médecins sont impuissants face à une réponse négative des proches en situation de drame. Il est essentiel de se prononcer avant, ce qui permet de gagner du temps et de sauver des vies. C’est le message que je souhaite faire passer.»

    Aujourd’hui, Jacques Valente a entamé sa traversée de l’Atlantique destinée à «boucler la boucle». Très ému, il a quitté Madère en mettant le cap sur Pointe-à-Pitre. « C’est énorme, pour moi, ces moments que je vis… », a-t-il déclaré peu avant de lâcher les amarres. « Je me suis retrouvé dans le même hôtel à 40 balles qu’en 2007, peu avant ma greffe, lorsque ma vie a basculé. Ça m’a replongé dans ce souvenir, avec beaucoup d’émotion. Aujourd’hui, je suis de retour, en pleine forme, avec le rein d’une donneuse qui m’attend de l’autre côté de l’Atlantique; c’est une sensation assez extraordinaire. »

    Se considérant comme un «miraculé de la vie», Jacques Valente a débuté son périple au mois d’août, avec une première étape entre la Grande-Motte et Madère. Il navigue désormais en direction de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, qu’il compte atteindre en marge de la Route du Rhum.

    Pleinement remis de sa greffe, le navigateur souhaite à la fois prendre sa revanche et contribuer à la promotion d’une cause essentielle. « Mon parcours lors de la Mini Transat 2007 m’a laissé un goût d’inachevé. Je tiens par ailleurs à remercier la vie, et tous ceux qui m’ont accompagné dans cette épreuve. Mon bateau sera l’ambassadeur de la générosité. »

    http://www.jacquesvalente.com/  ( Source : Heo annonces . Communiqué de presse MaxComm du 07 11 2014)

     

     

    Une transat pour la promotion du don d'organe

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  • Ingrédients pour 4 personnes

    Roulés de dinde à la Fourme d' Ambert

    Préparation :  20 mn       Cuisson :  10 mn + 15 mn

     

    Coupez vos escalopes dans l' épaisseur pour obtenir deux filets fins .

     

    Lavez  et émincez finement vos champignons .

     

    Lavez et ciselez le persil  .

     

    Epluchez et émicez vos échalotes .

     

    Faites-les revenir dans l'huile d'olive .

     

    Ajoutez vos champignons et le persil .

     

    Salez et poivrez .

     

    Remuez pendant une dizaine de minutes .

     

    Faites bouillir de l'eau dans une grande casserole .

     

    Préparez vos roulés :

     

    Découpez de larges feuilles de film alimentaire . 

     

    Déposez un filet d'escalope , la garniture champignons , échalotes et des lamelles de fourme d'Ambert .

     

    Roulez l'ensemble bien serré et enfermez-le minutieusement en boudin dans le film alimentaire .

     

    Faites fondre à feu doux le reste de la fourme d'Ambert avec la crème fraîche en mélangeant bien dans une petite casserole .

     

    Sortez les rouleaux de l'eau puis retirez le film alimentaire .

     

    Servez aussitôt entiers ou découpés en tronçons dans des assiettes chaudes avec un peu de sauce .

     

     

     

     


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  • L'immunothérapie , une nouvelle arme contre les cancers

    Dans la guerre sans merci déployée contre les cancers, une multitude d'offensives mobilisent nos lignes de défense immunitaire. Ce sont les "immunothérapies des cancers". Les premières armes de ce combat ont été fourbies en 1891 par un chirurgien new-yorkais : "Chez de jeunes malades atteints d'ostéosarcome, une tumeur des os très agressive, William Coley constate qu'une infection aiguë provoque la régression des tumeurs", raconte Laurence Zitvogel, oncologue médicale à l'Institut Gustave-Roussy (IGR) à Villejuif (Val-de-Marne). En 1893, il injecte à ces malades un cocktail de bactéries inactivées qui font à leur tour régresser ces cancers. Comment ? En stimulant le système immunitaire, qui "libère" son agressivité vis-à-vis des tumeurs.

     

    Etonnamment, cette approche constitue encore le traitement standard de certains cancers de la vessie depuis quarante ans : après résection chirurgicale de la tumeur, des injections répétées de bacille du BCG sont pratiquées dans la vessie.

     

    Chez les patients, plusieurs observations confirment le rôle primordial du système immunitaire dans le contrôle des cancers - ou montrent ses défaillances dans leur développement. C'est d'abord le constat d'une fréquence accrue de certains lymphomes chez les patients immunodéprimés (à l'immunité affaiblie par une maladie ou un traitement).

     

    C'est ensuite cette découverte dans des cancers du côlon, du sein ou de l'ovaire : "Plus le site primitif de la tumeur est riche en certaines cellules immunitaires, moins le patient fait de récidive et plus sa survie est longue", explique Franck Pagès, de l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris). Avec l'équipe Inserm de Jérôme Galon, il a mis au point un "score immunitaire" à visée pronostique, fondé sur le nombre de lymphocytes qui infiltrent les tumeurs colorectales. A terme, ce score pourrait permettre d'adapter les traitements.

     

    LES CELLULES T

     

    Mais à mesure que la tumeur croît, elle s'allie rapidement à un régiment transfuge de l'immunité : les cellules T dites "régulatrices" qui freinent l'offensive destructrice des cellules T cytotoxiques. Ces manoeuvres félonnes s'appuient sur plusieurs molécules-clés, telle la protéine CTLA4. Lorsque celle-ci apparaît en nombre à la surface des cellules T, elle retarde ou freine l'action des cellules cytotoxiques... qui ne peuvent poursuivre leur attaque tumorale.

     

    "L'étape suivante a été le développement de stratégies visant à contrecarrer cette immunosuppression", relate Laurence Zitvogel. D'où la mise au point d'une première molécule thérapeutique : un anticorps anti-CTLA4, l'ipilimumab. Chef de file des immunothérapies des cancers, il est aujourd'hui approuvé dans le traitement des mélanomes métastatiques par les agences du médicament américaine et européenne. "Avec l'ipilimumab, la survie des patients est au moins doublée. Chez les répondeurs, cette survie apparaît durable, avec un recul de quatre à cinq ans, se réjouit Céleste Lebbé, onco-dermatologue à l'hôpital Saint-Louis, à Paris. L'immunothérapie a longtemps été un "serpent de mer" dans le mélanome, mais après quinze ans de déceptions ça marche enfin !".

     

    Pour autant, ce n'est pas la panacée. Le coût initial demandé par le laboratoire (Bristol-Myers Squibb) était si élevé - 80 000 euros par patient - que les négociations avec les autorités sanitaires bloquent. Pour l'heure, l'ipilimumab n'est pas remboursé. Certains hôpitaux français acceptent de le financer, mais beaucoup refusent.

     

    Autres faiblesses de l'ipilimumab : "Nous ne disposons pas encore de biomarqueurs pour prédire les 20 % de patients qui répondront, regrette Caroline Robert, onco-dermatologue à l'IGR. Et l'ipilimumab a un profil d'effets indésirables très inhabituel. Parce qu'il libère le système immunitaire, il peut déclencher une auto-immunité en s'attaquant aux tissus sains. Il faut bien connaître ces effets, en informer les patients et apprendre à les gérer."

     

    "MOLÉCULE DE L'ANNÉE"

     

    D'autres immunothérapies sont en cours d'évaluation. Parmi elles, un anticorps anti-PD1, qui "réveille" le système immunitaire en débloquant un de ses verrous. Au congrès mondial de cancérologie qui se tenait début juin à Chicago, l'ASCO, cet anticorps a été élu "molécule de l'année". Il a donné lieu à deux articles et à un éditorial, publiés en juin dans la prestigieuse revue New England Journal of Medicine. Des essais préliminaires suggèrent des taux de réponses prolongées chez 20 % à 30 % des patients dans des tumeurs très agressives : mélanome, cancer du rein et cancer du poumon non à petites cellules.

     

    "Une autre stratégie est d'éduquer les lymphocytes T naïfs du patient avec les antigènes isolés de son propre cancer", explique Laurence Zitvogel. Chez des patientes atteintes de cancer du col de l'utérus, cette "vaccination thérapeutique" donne des résultats prometteurs. Les antigènes administrés sont issus des papillomavirus de l'herpès HPV16 et 18, en cause dans le développement de ces cancers. Et dans un article publié, fin 2009, dans le New England, l'équipe de Cornelis Melief établit l'efficacité de la vaccination thérapeutique (par des "longs peptides" de ces virus) dans des cancers de la vulve. Le 11 octobre, une autre équipe montre, dans Science Translational Medicine, que des femmes atteintes de lésions précancéreuses déclenchent une réponse immune anticancer spécifique et durable après avoir reçu, par électroporation, des fragments d'ADN (des oncogènes des virus HPV16 et 18). Plusieurs autres vaccins thérapeutiques sont à l'essai contre des mélanomes, des cancers de l'ovaire ou du sein.

     

    FANTASSINS DE L'IMMUNITÉ

     

    Les chercheurs mobilisent aussi les "cellules dendritiques", ces fantassins de l'immunité chargés de présenter les antigènes aux cellules immunes pour leur apprendre à tuer les porteurs de ces antigènes. Les cellules dendritiques sont prélevées chez les patients, mises à incuber avec des fragments de molécules spécifiques de certains cancers ("antigènes tumoraux"), puis réinjectées aux patients. Dans les cancers de la prostate hormono-résistants métastatiques, cette méthode approuvée aux Etats-Unis "permet des gains de survie de six à huit mois", observe Laurence Zitvogel.

     

    Autre voie : réinjecter au patient ses propres lymphocytes après les avoir activés ex vivo par différentes manipulations. Au préalable, le patient doit avoir subi une ablation de ses cellules médullaires. "Ce sont des protocoles très lourds et coûteux mais assez révolutionnaires", souligne la chercheuse. Ils ont fait la "preuve du concept" dans des mélanomes et des leucémies lymphoïdes chroniques.

     

    Les tumeurs sont loin d'avoir signé leur reddition. Mais face aux charges réitérées des escadrons de l'immunité, renforcés de ces nouvelles armes thérapeutiques, elles amorcent un recul manifeste.

     

    Co-investigatrices des essais cliniques avec l'ipilimumab, les professeurs Caroline Robert et Céleste Lebbé déclarent des liens d'intérêt avec les laboratoires Bristol-Myers Squibb notamment. (Source : le monde sciences et techno du 14 11 2012 )

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    Le rôle des "régulateurs" par Florence Rosier

     

     Retour aux fondamentaux scientifiques, piliers de tout progrès. A l'Institut Curie (Paris), l'équipe Inserm de Sébastien Amigorena vient de préciser le rôle d'un des "régiments" de l'immunité, dans la revue Science du 26 octobre. Il s'agit des lymphocytes T régulateurs, une sous-population chargée d'inhiber les réactions de l'individu contre ses propres tissus, ou réactions auto-immunes. Ce sont aussi les cellules qui "trahissent" l'organisme dans sa lutte anticancer ! "Nous montrons que ces cellules sont également importantes lors des étapes précoces des réponses contre des antigènes externes, lors d'une infection par exemple. Elles favorisent le recrutement des lymphocytes de "forte affinité" pour l'antigène, explique Sébastien Amigorena. Cette découverte pourrait être importante pour la mise au point de stratégies de vaccination durable, y compris contre les cancers."

     

     

     

    </aside>

     


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